Sainte Cécile de Rome, Vierge et Martyre († 230). Fête le 22 Novembre.

Jeudi 22 Novembre 2018 : Fête de Sainte Cécile de Rome, Vierge et Martyre († 230).

Sainte cecile albi reliques et statue 11Sainte Cécile, reliques et statue à l'intérieur de la Cathédrale Sainte Cécile d'Albi.
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Sainte Cécile de Rome

Vierge romaine (+ 230)

Nous savons peu de chose sur cette grande figure de l'hagiographie féminine. L'histoire nous assure qu'elle appartenait à une grande famille romaine: les "Cecilii", qu'elle était Chrétienne, qu'elle aidait les premiers Papes de ses deniers et que, lorsque son époux se convertit, ils donnèrent à l'Église un terrain devenu cimetière: les catacombes de Saint Calixte où elle eut le privilège d'être enterrée au milieu des Papes.

Au IXe siècle, ses reliques furent transférées dans une église romaine proche du Tibre: Sainte Cécile au Transtévère.
Hors de là, ce ne sont qu'embellissements d'une poétique admiration. La Cécile légendaire, promue vierge et martyre, a suppléé la Cécile historique, dame romaine opulente et donatrice secourable qui "chantait dans son cœur la Gloire de Dieu."
Ce qui, en passant, est une belle référence pour tous ceux qui, chanteurs et chanteuses, veulent se mettre sous son patronage.

Sainte Cécile est titulaire de l’église Cathédrale et patronne principale du diocèse d'Albi. (Les saints de chez nous - diocèse d'Albi - Tarn)
"Selon la tradition, elle fut fiancée à un jeune homme prénommé Valérien, qu’elle convertit au Christianisme. Ayant refusé d’honorer les divinités romaines, ils souffrirent tous deux le martyre aux alentours de l’an 220; Tiburce, le beau-frère de Cécile, fut également martyrisé." Sainte Cécile dans les peintures de la voûte de la cathédrale.

La dévotion du monde Chrétien envers la sainte n’a pas cessé de se maintenir. Son nom figure au premier canon de la messe. Elle est devenue la patronne des musiciens. (Diocèse aux Armées françaises)

Depuis l’antiquité, à Rome, un titre d’église au Transtévère porte son nom, sa tombe est vénérée au cimetière de Calliste sur la voie Appienne et son culte s’est répandu dans toute l’Église grâce au récit de sa Passion, montrant en elle un exemple parfait de femme Chrétienne qui a embrassé la virginité et subi le martyre pour l’Amour du Christ.
Martyrologe romain.

O Sainte bien-aimée, je contemple ravie, Le sillon lumineux qui demeure après toi. Je crois entendre encore ta douce mélodie. Oui, ton céleste chant arrive jusqu’à moi.
Sainte Thérèse de Lisieux - Poésie en l’honneur de Sainte Cécile.

Sainte cecile 2

Sainte Cécile, patronne des musiciens.
Depuis l’antiquité, à Rome, un titre d’église au Transtévère porte son nom, sa tombe est vénérée au cimetière de Calliste sur la voie Appienne et son culte s’est répandu dans toute l’Église grâce au récit de sa Passion, montrant en elle un exemple parfait de femme chrétienne qui a embrassé la virginité et subi le martyre pour l’Amour du Christ.

Sainte-Cécile est la patronne des musiciens (les organistes en particulier), des académies de musique, des compositeurs, des facteurs d’orgues, des luthiers, des poètes et des chanteurs..
Ce patronage lui a été attribué sur la base de l’interprétation d’une phrase qui figure dans ses Actae :
"Et pendant que jouaient les orgues de la musique profane, elle chantait secrètement dans son cœur une prière à l’attention de Jésus, son véritable époux."

Cecile de rome 01Sainte Cécile, à l'intérieur de la Cathédrale d'Albi.

http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20171122&id=8422&fd=0

Sainte Cécile
Vierge et martyre
(† 230)

Cécile, l'une des fleurs les plus suaves de la virginité Chrétienne et du martyre, c'est sous l'empereur Alexandre Sévère que souffrit.
Fille d'un illustre patricien, seule Chrétienne de sa famille, qu'elle eût consacré sa virginité à Jésus-Christ, elle dut se résigner à sortir de la maison paternelle, où elle vivait dans la Prière, lecture des livres saints et le chant des cantiques, pour épouser le jeune Valérien, noble et bon, mais païen.

Le soir des noces, quand les époux se trouvèrent seuls, Cécile s'adressa doucement à Valérien : « Ami très cher, lui dit-elle, j'ai un secret à te confier : mais peux-tu me promettre de le garder ? » Ayant reçu le serment du jeune homme, elle reprit :
« Écoute. Un ange de Dieu veille sur moi, car j'appartiens à Dieu. S'il voit que tu m'aimes d'un mauvais amour, il me défendra, et tu mourras ; mais si tu respectes ma virginité, alors il t'aimera comme il m'aime, et sa grâce s'étendra aussi sur toi. »

Troublé, Valérien répondit : « Cécile, pour que je puisse croire à ta parole, fais-moi voir cet ange.
- Si tu crois au vrai Dieu et si tu reçois le Baptême des chrétiens, tu pourras voir l'ange qui veille sur moi. »

Valérien accepta la condition, se rendit près de l'Évêque Urbain, à trois milles de Rome, fut instruit, reçut le Baptême et revint près de Cécile.
Près d'elle, il aperçut un ange au visage lumineux, aux ailes éclatantes, qui tenait dans ses mains deux couronnes de roses et de lis, et qui posa l'une de ces couronnes sur la tête de Cécile, l'autre sur la tête de Valérien, et leur dit : « Je vous apporte ces fleurs des jardins du Ciel. »

Valérien avait un frère nommé Tiburce ; au récit de ces merveilles, il abjura les idoles et se fit Chrétien.
Les deux frères furent bientôt dénoncés, demeurèrent invincibles dans la confession et leur Foi et eurent la tête tranchée.

Quant à Cécile, elle comparut elle-même devant le tribunal du préfet de Rome :
« Quel est ton nom et quelle est ta condition? lui dit-il.
- Devant les hommes, je m'appelle Cécile ; mais Chrétienne est mon plus beau nom.
- Sacrifie aux dieux !
- Tes dieux ne sont que des pierres, de l'airain ou du plomb. »

Le préfet la fit reconduire chez elle et ordonna de la laisser mourir dans la salle de bains embrasée de vapeurs ; Dieu renouvela pour elle le miracle des Hébreux dans la fournaise.
Le bourreau vint pour lui trancher la tête ; mais il le fit si maladroitement, qu'elle ne mourut que trois jours après.
Sainte Cécile est la patronne des musiciens.

Cecilia raphael 2Sainte Cécile (au centre) peinte par Raphaël.

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome03/170.htm.
Cécile, vierge très illustre, issue d'une famille noble parmi les Romains, et nourrie dès le berceau dans la Foi Chrétienne, portait constamment l’évangile du Christ caché sur sa poitrine.
Ses entretiens avec Dieu et sa Prière ne cessaient ni le jour ni la nuit, et elle sollicitait le Seigneur de lui conserver sa virginité.

Elle avait été fiancée à un jeune homme appelé Valérien, et au moment où ses noces devaient être célébrées, elle portait, sur sa chair, un cilice que recouvraient des vêtements brodés d'or; et pendant que le chœur des musiciens chantait, Cécile chantait aussi dans son cœur, à celui qui était son unique soutien, en disant : « Que mon cœur, Seigneur, et que mon corps demeurent toujours purs, afin que je n'éprouve; point de confusion. »

Elle passa, dans la Prière et le jeûne, deux ou trois jours, en recommandant au Seigneur ses appréhensions.
Enfin, arriva la nuit où elle se retira avec son époux dans le secret de l’appartement nuptial. Elle adresse alors ces paroles à Valérien : « O jeune et tendre ami, j'ai un secret à le confier, si tu veux à l’instant me jurer que tu le garderas très rigoureusement. »

Valérien jure qu'aucune contrainte ne le forcera à le dévoiler, qu'aucun motif ne le lui fera trahir.
Alors Cécile lui dit : « J'ai pour amant un ange de Dieu qui veille sur mon corps: avec une extrême sollicitude. S'il s'aperçoit le moins du monde que tu me touches, étant poussé par un amour qui me souille, aussitôt il te frappera, et tu perdrais la fleur de ta charmante jeunesse ; mais s'il voit que tu  m’aimes d'un amour sincère, il t'aimera comme il  m’aime, et il te montrera sa Gloire. »

Alors Valérien, maîtrisé par la grâce de Dieu, répondit
« Si tu veux que je te croie, fais-moi voir cet ange, et si je  m’assure que c'est vraiment un ange de Dieu, je ferai ce à quoi tu  m’exhortes ; mais si tu aimes un autre homme, je vous frapperai l’un et l’autre de mon glaive. »

Cécile lui dit : « Si tu veux croire au, vrai Dieu, et que tu promettes de te faire Baptiser, tu pourras le voir.
Alors, va; sors de la ville par la voie qu'on appelle Appienne, jusqu'à la troisième colonne milliaire, et tu diras aux pauvres que tu trouveras là : « Cécile  m’envoie vers vous, afin que vous me fassiez voir le saint vieillard Urbain; j'ai un message secret à lui transmettre. »

Quand tu seras devant lui, rapporte toutes mes paroles, et après qu'il t'aura purifié, tu reviendras, et tu verras l’ange lui-même. »
Alors Valérien se mit en chemin, et, d'après les renseignements qu'il avait reçus, il trouva le saint évêque Urbain caché au milieu des tombeaux des martyrs.

Il lui raconta tout ce que Cécile lui avait dit. Urbain, étendant alors les mains vers le Ciel, s'écrie, les yeux pleins de larmes : « Seigneur J.-C., l’auteur des chastes résolutions, recevez les fruits des semences que vous avez jetées dans le sein de Cécile; Seigneur J.-C., le bon pasteur, Cécile, votre servante, vous a servi comme une éloquente abeille ; car cet époux, qu'elle a reçu comme un lion féroce, elle vous l’a dressé comme on fait de l’agneau le plus doux. »

Et voici que tout à coup apparut un vieillard couvert de vêtements blancs comme la neige, et tenant à la main un livre écrit, en lettres d'or. En le voyant, Valérien, saisi de terreur, tombe comme mort.

Relevé par le vieillard, il lit ces mots : « Un Dieu, une Foi, un Baptême; un seul Dieu, père de toutes choses, qui est au-dessus de nous tous, et au-dessus de tout et en nous tous. »
Quand Valérien, eut achevé de lire, le vieillard lui dit : « Crois-tu qu'il en soit ainsi, ou doutes-tu encore? » Valérien s'écria-: « Sous le ciel, aucune vérité n'est plus croyable » Aussitôt, le vieillard disparut, et Valérien reçut le Baptême dés mains d'Urbain.

En rentrant, il trouva, dans la chambre, Cécile qui s'entretenait avec l’ange. Or, cet ange tenait à 1a main deux couronnes tressées avec des roses et des lys; il en donna une à Cécile et l’autre a Valérien, en disant : « Gardez ces couronnes d'un cœur sans tache et d'un corps pur; car c'est du Paradis de Dieu que je vous les ai apportées.

Jamais elles ne se faneront, ni ne perdront leur parfum ; elles ne seront visibles: qu'à ceux qui aimeront la Chasteté.
Quant à toi, Valérien, pour avoir suivi un conseil profitable, demande ce que tu voudras, et tu l’obtiendras. »

Valérien lui, répondit : « Rien ne m’est plus doux en cette vie que l’affection de mon unique frère. Je demande donc qu'il connaisse la Vérité avec moi. »
L'ange lui dit : « Ta demande plaît au Seigneur, et tous deux vous arriverez auprès de Lui avec la palme du martyre. »

Après quoi, entra Tiburce, frère de Valérien, qui, ayant senti. une odeur de roses extraordinaire : « Je  m’étonne, dit-il, que, dans cette saison, on respire cette odeur de roses et de lys.
Quand je tiendrais ces fleurs dans mes mains, elles ne répandraient pas un parfum d'une plus grande suavité.

Je vous avoue que je suis tellement ranimé que je crois être tout à fait changé. » Valérien lui dit: « Nous avons des couronnes que tes yeux ne peuvent voir; elles réunissent l’éclat de la pourpre à la blancheur de la neige: et de même qu'à ma demande tu en as ressenti l’odeur, de même aussi, si tu crois, tu pourras les voir. »

Tiburce répondit : « Est-ce que je rêve en t'écoutant, Valérien, ou dis-tu vrai ? »
Valérien lui dit : « Jusqu'ici, nous n'avons vécu qu'en songe, au lieu que maintenant, nous sommes dans la vérité. »
Tiburce reprit: « D'où sais-tu cela? »
Valérien répondit : « L'ange du Seigneur  m’a instruit, et tu pourras le voir toi-même quand tu seras purifié et que tu auras renoncé à toutes les idoles. »

Ce miracle des couronnes de roses est attesté par saint Ambroise qui dit dans la Préface
« Sainte Cécile fut tellement remplie du don Céleste, qu'elle reçut la palme du martyre : elle maudit le monde et les joies du mariage.
A elle revient l’honneur de la confession glorieuse de Valérien, son époux, et de Tiburce que vous avez couronnés, Seigneur ; de fleurs odoriférantes par la main d'un ange.
Une vierge conduisit ces hommes à la gloire. Le monde connut combien a de valeur le sacrifice de la Chasteté. »

Alors Cécile prouva à Tiburce avec tant d'évidence que toutes les idoles sont insensibles et muettes, que celui-ci répondit : « Qui ne croit pas ces choses est une brute.»
Cécile embrassant alors la poitrine de son beau-frère, dit : « C'est aujourd'hui que je te reconnais pour mon frère. De même que l’Amour de Dieu a fait de ton frère mon époux, de même le mépris que tu professes pour les idoles fait de toi mon frère.

Va donc avec ton frère recevoir la Purification ; tu verras alors les visages angéliques. » Tiburce dit à son frère : « Je te conjure, frère, de me dire à qui tu vas me conduire. »
« C'est à l’Évêque Urbain, répondit Valérien. »
« N'est-ce pas, dit Tiburce, cet Urbain qui a été condamné si souvent et qui demeure encore dans des souterrains?

S'il est découvert, il sera livré aux flammes, et, nous serons enveloppés dans les mêmes supplices que lui.
Ainsi pour avoir cherché une divinité qui se cache dans les cieux, nous rencontrerons sur la terre des châtiments qui nous consumeront. »
Cécile lui dit: « Si cette vie était. la seule, ce serait avec raison que nous craindrions de la perdre : mais il y en a une autre qui n'est jamais perdue, et que Le Fils de Dieu nous a fait connaître.
Toutes les choses qui ont été faites, c'est Le Fils engendré du Père qui les a produites. Tout ce qui est créé, c'est L’Esprit qui procède du Père qui l’a animé.

Or, c'est ce Fils de Dieu qui, en venant dans le monde, nous a démontré par ses paroles et par ses miracles qu'il y a une autre vie. »
Tiburce lui répondit: «Tu viens de dire, bien certainement, qu'il y a un seul Dieu, et comment dis-tu maintenant qu'il y en a trois? »

Cécile répliqua : « De même que dans la sagesse d'un homme il se trouve trois facultés : le génie, la mémoire et l’intelligence, de même dans l’unique essence de la Divinité, il peut se trouver trois personnes. »
Alors elle lui parla de la venue du Fils de Dieu, de sa Passion dont elle lui exposa les convenances :

« Si le Fils de Dieu fut chargé de chaînes, c'était pour affranchir le genre humain des liens du péché. Celui qui est Béni fut maudit, afin que l’homme maudit fût Béni. Il souffrit d'être moqué afin que l’homme fût délivré de l’illusion du démon; il reçut sur sa tête une couronne d'épines pour nous soustraire à la peine capitale; il accepta le fiel amer pour guérir dans l’homme le goût primitivement sain; il fut dépouillé pour couvrir la nudité de nos premiers parents ; il fut suspendu sur le bois pour enlever la prévarication du bois. »

Alors Tiburce dit à son frère « Prends pitié de moi ; conduis-moi à l’homme de Dieu afin que j'en reçoive la Purification. »
Valérien conduisit donc Tiburce qui fut purifié; dès ce moment, il voyait souvent les anges, et tout ce qu'il demandait, il l’obtenait aussitôt.

Valérien et Tiburce distribuaient d'abondantes aumônes : ils donnaient la sépulture aux corps des saints que le préfet Almachius faisait tuer.
Almachius les fit mander devant lui et les interrogea sur les motifs qui les portait à ensevelir ceux qui étaient condamnés comme criminels.

« Plût au ciel, répondit Tiburce, que nous fussions les serviteurs de ceux que tu appelles des condamnés ! Ils ont méprisé ce qui paraît être quelque chose et n'est rien: ils ont trouvé ce qui paraît ne pas être, mais qui existe réellement. »
Le préfet lui demanda: «Quelle est donc cette chose? » «Ce qui paraît exister et n'existe pas, répondit Tiburce, c'est tout ce qui est dans ce monde, qui conduit l’homme à ce qui n'existe pas : quant à ce qui ne paraît pas exister et qui existe, c'est la vie des justes et le châtiment des coupables. »

Le préfet reprit: « Je crois que tu ne parles pas avec ton esprit. » Alors il ordonne de faire avancer Valérien, et lui dit: « Comme la tête de, ton frère n'est pas saine, toi, au moins, tu sauras me donner une réponse sensée.
Il est certain que vous êtes dans une grande erreur, puisque vous dédaignez les plaisirs et que vous n'avez d'attrait que pour tout ce qui est opposé aux délices. »

Valérien dit alors qu'il avait vu, au temps de l’hiver; des hommes oisifs et railleurs se moquer des ouvriers occupés à la culture des champs: mais au temps de l’été, quand fut arrivé le moment de récolter les fruits glorieux de leurs travaux, ceux qui étaient regardés comme des insensés furent dans la joie, tandis que commencèrent à pleurer ceux qui paraissaient les plus habiles.
« C'est ainsi que nous, poursuivit Valérien, nous supportons maintenant l’ignominie et le labeur; mais plus, tard, nous recevrons la gloire et la récompense éternelle.
Quant' à vous, vous jouissez maintenant d'une joie qui ne dure pas, mais plus tard, aussi, vous ne trouverez qu'un deuil éternel. »

Le préfet lui dit: « Ainsi nous, et nos invincibles princes, nous aurons en partage un deuil éternel, tandis que vous qui êtes les personnes les plus viles, vous posséderez une joie qui n'aura pas de fin ? »
Valérien répondit : « Vous n'êtes que de pauvres hommes et non des princes, nés à notre époque, qui mourrez bientôt et qui rendrez à Dieu un compte plus rigoureux que tous. »

Alors le préfet dit: « Pourquoi perdre le temps, en des discours oiseux ? Offrez des libations aux dieux, et allez-vous-en sans qu'on vous ait fait subir aucune peine. »
Les saints répliquèrent : « Tous les jours nous offrons un sacrifice au vrai Dieu.»

«Quel est son nom? demanda le préfet »
« Tu ne pourras jamais le découvrir, quand bien même tu aurais des ailes pour voler, répondit Valérien. »
« Ainsi, reprit le préfet, Jupiter, ce n'est pas le nom d'un dieu? »

Valérien répondit : « C'est le nom d'un homicide et d'un corrupteur. »
Almachius lui dit : « Donc, tout l’univers est dans l’erreur, et il n'y à que ton frère et toi qui connaissiez le vrai Dieu? »

Valérien répondit: « Nous ne sommes pas les seuls, car il est devenu impossible de compter le nombre de ceux qui ont embrassé cette doctrine sainte. »
Alors les saints furent livrés à la garde de Maxime. Celui-ci leur dit : « O noble et brillante fleur de la jeunesse romaine ! ô frères unis par un amour si tendre! Comment courez-vous à la mort ainsi qu'à un festin? »

Valérien lui dit que s'il promettait de croire, il verrait lui-même leur Gloire après leur mort : « Que je sois consumé par la foudre, dit Maxime, si je ne confesse pas ce Dieu unique que vous adorez ; quand ce que vous dites arrivera ! »

Alors Maxime, toute sa famille et tous les bourreaux crurent et reçurent le Baptême d'Urbain qui vint les trouver en secret.
Quand donc l’aurore annonça la fin de la nuit, Cécile s'écria en disant : « Allons, soldats du Christ, rejetez les œuvres des. Ténèbres, et revêtez-vous des armes de la Lumière. »

Les saints sont alors conduits au quatrième mille hors de la ville, à la statue de Jupiter; et comme ils ne voulaient pas sacrifier, ils sont décapités l’un et l’autre.
Maxime affirma avec serment, qu'au moment de leur martyre, il avait vu des anges resplendissants, et leurs âmes comme des vierges qui sortent de la chambre nuptiale. Les anges les portaient au Ciel dans leur giron.

Quand Almachius apprit que Maxime s'était fait Chrétien, il le fit assommer avec des fouets armés de balles de plomb, jusqu'à ce qu'il eût rendu l’esprit. Cécile ensevelit son corps à côté de Valérien et de Tiburce.

Cependant Almachius fit rechercher les biens de ces deux derniers; et ordonna que Cécile comparût devant lui comme la femme de Valérien, et sacrifiât aux idoles, sinon qu'il serait lancé contré elle une sentence de mort.

Comme les appariteurs la poussaient à obéir et qu'ils pleuraient beaucoup de ce qu'une jeune femme si belle et si noble se livrât de plein gré à la mort, elle leur dit :
« O bons jeunes gens, ceci n'est point perdre sa jeunesse, mais la changer; c'est donner de la boue pour recevoir de l’or; échanger une vile habitation et en prendre une précieuse : donner un petit coin pour recevoir une place brillamment ornée.

Si quelqu'un voulait donner de l’or pour du cuivre, n'y courriez-vous pas en toute hâte?
Or, Dieu rend cent pour un qu'on lui a donné.
Croyez-vous ce que je viens de vous dire? »
« Nous croyons, répondirent-ils, que Le Christ qui possède une telle servante, est le vrai Dieu. » On appela l’Évêque Urbain et plus de quatre cents personnes furent Baptisées.

Alors Almachius se fit amener Sainte Cécile. « Quelle est ta condition? » lui dit-il.
Cécile « Je suis libre et noble. »
— Almachius : « C'est au sujet de la religion que je t'interroge. »
 — Cécile : « Ton interrogation n'était pas exacte, puisqu'elle exigeait deux réponses. »
— Almachius : « D'où te vient tant de présomption en me répondant? »
- Cécile : « D'une conscience pure et d'une conviction sincère. »
— Almachins : « Ignores-tu quel est mon pouvoir ? »
Cécile : « Ta puissance est semblable à une outre remplie de vent, qu'une aiguille la perce, tout ce qu'elle avait de roideur a disparu, et toute cette roideur qu'elle paraissait avoir, s'affaisse. »
— Almachius « Tu as commencé par des injures et tu poursuis sur le même ton. »
— Cécile : « On ne dit pas d'injure à moins qu’on n'allègue des paroles fausses. Démontre que j'ai dit une injure, alors j'aurai avancé une fausseté : ou bien, avoue que tu te trompes, en me calomniant; nous connaissons la sainteté du nom de Dieu, et nous ne pouvons pas le renier. Mieux vaut mourir pour être heureux que de vivre pour être misérables. »
 — Almachius : « Pourquoi parles-tu avec tant d'orgueil? »
— Cécile : « Il n'y a pas d'orgueil; il y a fermeté. »
— Almachius : « Malheureuse, ignores-tu que le pouvoir de vie et de mort  m’a été confié? » — Cécile : « Je prouve, et c'est un fait authentique, que tu viens de mentir: Tu peux ôter la vie aux vivants; mais tu ne saurais la donner aux morts. Tu es un ministre de mort, mais non un ministre de vie. »
— Almachius : « Laisse là ton audace, et sacrifie aux dieux. »
— Cécile : « Je ne sais où tu as perdu l’usage de tes yeux : car les dieux dont tu parles, nous ne voyons en eux que des pierres. Palpe-les plutôt, et au toucher apprends ce que tu ne peux voir avec ta vue. »

Alors Almachius la fit reconduire chez elle, et il ordonna qu'elle serait brûlée pendant une nuit et un jour dans un bain de vapeur bouillante.
Elle y resta comme dans un endroit frais; sans même éprouver la moindre sueur.

Quand Almachius le sut, il ordonna qu'elle eût la tête tranchée dans le bain. Le bourreau la frappa par trois fois au cou, sans pouvoir lui couper la tête.
Et parce qu'une loi défendait de frapper quatre fois la victime; je bourreau ensanglanté laissa Cécile à demi morte.

Durant les trois jours qu'elle survécut, elle donna tout ce qu'elle possédait aux pauvres, et recommanda à l’Évêque Urbain tous ceux qu'elle avait convertis : « J'ai demandé, lui dit-elle, ce délai de trois jours afin de recommander ceux-ci à votre béatitude, et pour que vous consacriez cette maison qui  m’appartient afin d'en faire une église. »

Or, Saint Urbain ensevelit son corps avec ceux des Évêques, et consacra sa maison qui devint une église, comme elle l’avait demandé.
Elle souffrit vers l’an du Seigneur 223, du temps de l’empereur Alexandre. On lit cependant ailleurs qu'elle souffrit du temps de Marc-Aurèle, qui régna vers l’an du Seigneur 220.

Sainte cecile albi reliques 11Sainte Cécile, reliques et statue à l'intérieur de la Cathédrale Sainte Cécile d'Albi.
Téléversé par Jean-no

Commentaire à partir de ma Réflexion personnelle n°17a sur le Mariage Chrétien, avec à l’intérieure, différents extraits des Révélations de Jésus…où le Mariage de Cécile et Valérien (en deuxième partie) représente la Pureté, bien loin des images et tenues dégradantes, blasphématoires et décadentes  que ‘l’on peut malheureusement voir de nos jours.
http://reflexionchretienne.e-monsite.com/pages/reflexions-personnelles-1-25/17a-les-vocations-chretiennes-le-mariage-dans-le-plan-de-dieu-1ere-partie/

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta du 22 Juillet 1944 (dans les Cahiers de 1944).
(Épisode du Martyre de Sainte Cécile et Saint Valérien)
La foule augmente et finit par se rassembler dans une très vaste salle semi-circulaire : au sommet du cercle se trouve l’autel, tourné vers l’assistance, et entièrement recouvert de peintures et de mosaïques.
Un vieillard à l’aspect bon et majestueux entre en Bénissant. Je pense qu’il s’agit du Pape (Urbain), car tous se prosternent respectueusement.
Il est entouré de Prêtres et de diacres et passe au milieu de la haie de têtes inclinées avec un sourire d’une beauté inexprimable sur le visage.

Son seul sourire suffit à dire sa sainteté. Il monte à l’autel et se prépare pour le rite pendant que les fidèles chantent…
Après la lecture de l’Évangile, chanté par un jeune diacre, le Pape se lève. Le passage choisi était la parabole des 10 vierges, sages et folles.

Le Pape dit : « Propre aux vierges, cette parabole s’adresse néanmoins à toutes les âmes, puisque les mérites du Sang du Sauveur et la Grâce les rendent de nouveau vierges et font d’elles des enfants en attente de l’Époux…

Mais plus qu’aux âmes redevenues vierges par la Grâce, je m’adresse aujourd’hui à celles qui sont enfermées dans des corps vierges, avec la volonté de la rester.
Je me tourne vers les vierges sages qui ont compris l’invitation d’Amour de Notre Seigneur et les paroles de Saint Jean, demeuré vierge, et qui veulent suivre pour toujours l’Agneau dans l’armée de ceux qui ne sont pas souillés et qui rempliront éternellement les Cieux du Cantique que nul ne eut prononcer, excepté ceux qui sont restés vierges par Amour de Dieu.

Je m’adresse à la femme forte dans la Foi, l’Espérance et la Charité, qui se nourrit cette nuit des Chairs immaculées du Verbe et se fortifie par Son Sang comme par un Vin Céleste pour devenir plus ferme dans son entreprise.
L’une d’entre vous se lèvera de cet autel pour aller à la rencontre d’un destin dont le nom peut être « mort ».

Elle y va en se fiant à Dieu ; sa Foi n’est pas celle qui est commune à tous les Chrétiens, mais elle est encore plus parfaite ; elle ne se borne pas à croire pour elle-même, à croire en la protection Divine pour elle-même.
Mais elle croit aussi pour les autres et espère amener à cet autel celui qui demain sera aux yeux du monde son époux, mais aux yeux de Dieu, son frère bien-aimé.

C’est là une double virginité, une virginité parfaite qui se sent sûre de sa force au point de ne pas redouter de violation, de ne pas craindre la colère d’un époux déçu, la faiblesse sensuelle, la peur des menaces, les espoirs déçus, la peur et la quasi-certitude de martyre.

Lève-toi et souris à ton véritable Époux, chaste vierge du Christ, toi qui vas à la rencontre de l’homme en ayant les yeux tournés vers Dieu, et qui va amener l’homme à Dieu !
Dieu te regarde et te sourit, tout comme la Mère qui fut Vierge et les anges qui te font une couronne.
Lève-toi et viens te désaltérer à la Source immaculée avant de partir vers ta Croix, vers la gloire.
Viens, épouse du Christ, répète-lui ton chant d’Amour sous ces voûtes qui te sont plus chères que le berceau de ta naissance au monde, et emporte-le jusqu’au moment où ton âme le chantera au Ciel tandis que ton corps reposera de son dernier sommeil dans les bras de cette véritable Mère qu’est l’Eglise apostolique…

La Messe se termine…la vierge, après avoir prié plus longuement que toutes les autres qui sont présentes, se lève de sa place, se prosterne aux pieds de l’autel et en embrasse le bord. Elle donne bien l’impression d’une biche qui ne saurait se détacher de sa source d’eau pure.

J’entends qu’on l’appelle : « Cécile, Cécile ! », et je la vois enfin de face, car elle est maintenant debout à côté du Pape et a légèrement relevé son voile.
Elle est extrêmement belle, très jeune encore. Grande, d’une silhouette gracieuse, les traits distingués, elle une jolie voix ainsi qu’un sourire et un regard angéliques.
Des Chrétiens la saluent les larmes aux yeux, d’autres en souriant. Certains lui demandent comment elle a pu se décider à un mariage terrestre, d’autres si elle ne redoute pas la colère du patricien lorsqu’il découvrira qu’elle est Chrétienne.

Une vierge regrette qu’elle renonce à la virginité. Cécile lui répond pour répondre à tous :
«  Tu fais erreur, Balbina. Je ne renonce à aucune virginité. J’ai consacré à Dieu mon corps et mon cœur, et je lui reste fidèle.
J’aime Dieu plus que mes parents. Toutefois, je les aime encore au point de ne pas vouloir les amener à la mort avant que Dieu ne les rappelle à Lui.
J’aime Jésus, mon Epoux éternel, plus que tout homme. Mais j’aime les hommes au point de recourir à ce moyen pour ne pas perdre l’âme de Valérien.
Il m’aime, et moi le l’aime chastement, je l’aime parfaitement, au point de vouloir qu’il m’accompagne dans la Lumière et la Vérité. Je ne crains pas ses colères. J’espère dans Le Seigneur pour vaincre.

J’espère en Jésus pour amener mon époux terrestre au Christianisme. Si toutefois je n’obtiens pas la victoire et s’il me faut subir le martyre, je remporterais plus vite ma couronne. Mais non ! Je vois trois couronnes descendre du Ciel : deux semblables, et une autre faite de trois sortes de pierres précieuses.

Les deux semblables sont entièrement d’un rouge rubis.
La troisième se compose de deux bandes de rubis tout autour, et d’un grand cordon de perles très pures. Elles nous attendent. Ne craignez rien pour moi. La Puissance du Seigneur me défendra.
Nous nous retrouverons bientôt réunis dans cette église pour saluer de nouveaux frères. Adieu. En Dieu…


Le soir des noces…Il me semble que beaucoup de temps a du passer, car le soir descend. Le banquet n’en finit pas…Cécile sourit à son époux, qui lui parle et la regarde avec Amour. Elle me parait un peu distraite. Valérien lui demande si elle est fatiguée et, pour lui être agréable peut-être, il se lève pour congédier les invités.
Cécile se retire dans ses nouvelles pièces. Ses servantes Chrétiennes l’accompagnent. Elles prient et pour se faire une Croix, Cécile trempe un doigt dans une coupe et trace une légère Croix sombre sur le marbre d’un mur…

On la laisse seule. Valérien entre et, les mains tendues, s’avance vers Cécile. On voit qu’il l’aime beaucoup.
Cécile répond à son sourire par un sourire, mais ne va pas à lui. Elle reste debout au centre de la pièce…
-« Alors viens, ma Cécile, dit Valérien, en essayant de l’embrasser. Viens, je t’aime tellement ».

-Moi aussi. Mais ne me touche pas. Ne m’offense pas par des caresses humaines.
-Mais, Cécile !!!... tu es mon épouse.
-C’est à Dieu que j’appartiens, Valérien. Je suis Chrétienne. Je t’aime, mais de mon âme qui est au Ciel.
Tu n’as pas épousé une femme, mais une fille de Dieu que les anges servent. Et l’ange de Dieu est à mes côtés pour me défendre. N’offense pas cette Céleste créature par des actes d’amour trivial. Tu en serais châtié.

Valérien a changé de couleur. Au début, la stupeur le paralyse mais ensuite, la colère d’avoir été roulé le suffoque et il se démène, il hurle. C’est un violent, déçu dans ce qui lui tenait le plus à cœur.
-Tu m’as trahi !!! Tu t’es jouée de moi. Je ne te crois pas. Je ne peux pas, je ne veux pas croire que tu es Chrétienne.
Tu es trop bonne, trop belle et intelligente pour appartenir à cette sale bande. Mais non !... C’est une plaisanterie. Tu veux jouer comme une enfant. C’est ta fête. Mais cette plaisanterie est trop cruelle. En voilà assez. Viens à moi.

-Je suis Chrétienne. Je ne plaisante pas. Je me glorifie de l’être parce que cela signifie être grand sur Terre et dans l’au-delà.
Je t’aime, Valérien. Je t’aime tellement que je suis venu à toi pour t’amener à Dieu, pour t’avoir à mes côtés en Dieu.
-Tu es folle et parjure, sois maudite ! Pourquoi m’as-tu trahi ? N’as-tu pas peur de ma vengeance???...
-Non, parce que tu es noble et bon, et que tu m’aimes. Non, parce que je sais que tu n’oses pas condamner sans preuve de faute. Or je ne suis coupable de rien…
-Tu mens en parlant d’anges et de dieux. Comment pourrais-je y croire ? Il faudrait que je vois et, si je voyais…si je voyais, je te respecterais comme un ange. Mais, pour l’instant, tu es mon épouse. Je ne vois rien. Je ne vois que toi.

-Valérien, peux-tu croire que je mens ? Peux-tu vraiment le croire, toi qui justement me connais ? Les mensonges proviennent de gens vils.
Crois à ce que je te dis. Si tu veux voir mon ange gardien, crois-en-moi et tu le verras. Crois-en-moi qui t’aime.
Regarde : je suis seule avec toi. Tu pourrais me tuer. Je n’ai pas peur. Je suis à ta merci. Tu pourrais me dénoncer au Préfet. Je n’ai pas peur. L’ange me protège de ses ailes. Oh ! Si tu le voyais…
-Comment pourrais-je le voir ?

-En croyant en ce que je crois. Regarde : sur mon cœur, il y a un petit rouleau. Sais-tu ce dont il s’agit ???
C’est la Parole de mon Dieu. Dieu ne ment pas, et Dieu a dit de ne pas craindre, nous qui croyons en Lui, car les vipères et les scorpions resteront sans venin devant nos pieds…
-Vous mourrez pourtant par milliers dans les arènes…
-Non. Nous ne mourrons pas. Nous vivons éternellement. L’Olympe n’existe pas, mais le Paradis, oui.

On n’y trouve aucun dieu menteur, aucun qui ait des passions brutales, mais seulement des Anges et des Saints dans la Lumière et les Harmonies Célestes.
Je l’entends…Je le vois…Ô Lumière ! Ô Voix ! Ô Paradis ! Descend ! Descend ! Viens faire tien mon époux, ton fils. Que ta couronne soit sur lui avant d’être sur moi.
Que j’aie la douleur de rester sans son affection, mais la joie de le voir aimé de Toi, en Toi, avant ma propre venue.

O Ciel joyeux ! O Noces éternelles ! Valérien, nous serons unis devant Dieu, en époux vierges et heureux d’un Amour parfait… » Cécile est en extase.
Valérien la contemple avec admiration, tout ému. « Comment pourrais-je…comment pourrais-je obtenir cela ? Je suis patricien romain.

Jusqu’à hier, je faisais la noce et j’étais cruel. Comment puis-je être comme toi, un ange ? »
-Mon Seigneur est venu rendre Vie aux morts, aux âmes mortes. Renais en Lui et tu seras semblable à moi.

Nous lirons sa Parole ensemble, et ton épouse sera heureuse de t’enseigner. Ensuite, je te conduirais chez le saint Pontife.
Il t’apportera la Lumière complète et la Grâce. Comme un aveugle dont les yeux s’ouvrent, tu verras.

Oh ! Viens, Valérien, et écoute la Parole éternelle qui chante dans mon cœur.
Cécile prend alors son époux par la main ; il est maintenant tout humble et paisible comme un enfant.
Elle s’assied auprès de lui sur deux grands sièges, et lit le 1er chapitre de l’Évangile selon St Jean jusqu’au verset 14, puis l’épisode de Nicodème au chapitre 3.

A la lecture de ces pages, la voix de Cécile se fait musique de harpe ; Valérien, encore un peu dubitatif et incrédule, l’écoute tout d’abord la tête posée sur les mains, les coudes appuyés sur les genoux.
Puis il pose la tête sur l’épaule de son épouse et, les yeux clos, écoute attentivement ; quand elle s’arrête, il supplie : « Encore, encore ! ».

Cécile lit des passages de Matthieu et de Luc, tous propres à convaincre davantage son époux, puis elle termine en revenant à Jean, qu’elle lit à partir du Lavement des pieds.
Valérien pleure maintenant. Ses larmes tombent de ses paupières closes sans soubresaut. Cécile le voit et sourit, mais elle n’en montre rien. Une fois lu l’épisode de l’incrédulité de Thomas, elle se tait…

Ils restent ainsi, l’une absorbée en Dieu et l’autre en lui-même, jusqu’à ce que Valérien s’écrie : « Je crois. Je crois, Cécile. Seul un vrai Dieu peut avoir dit de telles paroles et aimé de cette manière.

Conduis-moi à ton Pape. Je veux Aimer ce que tu Aimes. Je veux ce que tu veux. Ne redoute plus rien de ma part, Cécile.
Nous serons comme tu le veux, des époux en Dieu et des frères ici. Allons-y, car je ne veux pas tarder à voir ce que tu vois : l’ange de ta Pureté ».

Cécile se lève alors, rayonnante, ouvre la fenêtre, écarte les rideaux pour permettre à la lumière de la nouvelle journée d’entrer et se signe en récitant le Notre-Père : lentement, très lentement pour que son époux puisse la suivre ; puis de sa main, elle lui fait un signe de Croix sur le front et sur le cœur ; enfin, elle lui saisit la main et la lui porte au front, à la poitrine et aux épaules en signe de Croix, après quoi, elle sort en tenant toujours son époux par la main et en le guidant vers la Lumière…

Albi sainte cecile martyre de sainte cecile 11Sainte Cécile, Cathédrale Sainte-Cécile, Albi.

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta du 23 Juillet 1944 (dans les Cahiers de 1944). (Épisode du Martyre de Sainte Cécile et Saint Valérien)
Je vois ainsi le Baptême des deux frères, instruits certainement par le Pape Urbain et par Cécile.
Je le comprends, parce que Valérien dit en saluant Urbain : « Toi qui m’as apporté la connaissance de cette Foi Glorieuse tandis que Cécile m’en a révélé la Douceur, ouvre-moi maintenant les portes de la Grâce. Que j’appartienne au Christ pour ressembler à cet ange qu’il m’a donné pour épouse et qui m’a ouvert les voies célestes dans lesquelles je m’avance en faisant table rase de tout mon passé.

Ne tarde pas davantage, ô Pape. Je crois, et je brûle de le confesser pour la Gloire de Jésus-Christ, Notre Seigneur.
Il dit cela en présence d’un grand nombre de Chrétiens qui semblent très émus et joyeux, et qui sourient au nouveau Chrétien et à Cécile, toute heureuse, qui le tient par la main : debout entre son époux et son beau-frère, elle rayonne de joie de cet instant.

L’église des catacombes est toute ornée pour la Cérémonie. Je reconnais des étoffes et des coupes précieuses qui se trouvaient dans la maison de Valérien.
Elles ont certainement été données pour l’occasion et pour marquer le début d’une vie de Charité des nouveaux Chrétiens.

Valérien et Tiburce sont vêtus de blanc sans aucun ornement. Cécile est tout en blanc elle aussi et semble être un bel ange.
Il n’y a pas de fonts Baptismaux à proprement parler, du moins dans cette catacombe-ci. Il y a un grand basin, richement orné, posé sur un bas trépied…

Cécile conduit les deux hommes près du bassin et reste à côté d’eux tandis que le Pape Urbain, se servant d’une des coupes apportées par Valérien, puise l’eau lustrale et la verse sur les deux têtes inclinées au-dessus du bassin, tout en prononçant la formule Sacramentelle.
Cécile pleure de Joie, et je ne saurais dire où elle regarde précisément, elle semble regarder au-delà et sourire à ce qu’elle est seule à voir.

Il n’y a pas d’autre Cérémonie. Celle-ci s’achève sur un hymne suivi de la Bénédiction du Pape.

Valérien, qui a encore des gouttes d’eau dans ses cheveux bruns et bouclés, reçoit le baiser fraternel des Chrétiens ainsi que leurs félicitations pour avoir accueilli la Vérité.
-« Je n’étais pas capable de faire un tel pas, moi qui étais un malheureux païen entouré d’erreur.

Tout le mérite revient à ma douce épouse que voici. Sa beauté et sa grâce m’avaient séduit en tant qu’homme. Mais sa Foi et sa Pureté ont séduit mon esprit.
Je n’ai pas voulu être différent d’elle pour pouvoir l’aimer et la comprendre encore mieux. Elle a fait de moi, qui étais irascible et sensuel, ce que vous voyez : un homme doux et pur et j’espère, avec son aide, grandir toujours plus pendant cette vie.

Désormais je te vois, ange à la Pureté virginal, ange de ma femme, et je te souris puisque tu me souris.
Désormais je te vois, splendeur angélique ! La Joie de te contempler est bien supérieure à toute la sévérité du martyre.

Cécile, toi qui est sainte, prépare-moi à cela. Je veux écrire de mon sang la Nom de l’Agneau sur cette étole ».
L’assemblée se dissout et les Chrétiens rentrent chez eux….

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Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta du 22 Juillet 1944 (dans les Cahiers de 1944). (Épisode du Martyre de Sainte Cécile et Saint Valérien)
Mais Jésus me dit :
Que de choses cet épisode de Cécile doit vous apprendre !!! C’est un Évangile de la Foi. Voyez : Elle va vers ses noces en me faisant confiance parce que j’ai dit : « Si vous avez de la Foi, gros comme une graine de moutarde… » Elle y va avec la certitude du triple miracle d’être préservée de toute violence, d’être apôtre pour son époux païen et d’être indemne, pour le moment, de toute dénonciation de sa part.

Elle aimait saintement Valérien, elle l’aimait mieux que charnellement. En épouse angélique, elle veut continuer à aimer ainsi son conjoint durant toute la vraie Vie.
Elle ne se borne pas à le rendre heureux ici-bas.
Elle veut son bonheur éternel. Elle n’est pas égoïste. Elle lui donne ce qui est bon pour lui : La connaissance de Dieu. Elle affronte le péril à condition de le sauver. Comme une mère, elle ne se soucie pas du danger pour donner la Vie à une autre créature.

La vraie Foi n’est jamais stérile. Elle suscite des ardeurs de paternité et de maternité spirituelles qui remplissent les siècles de saintes chaleurs…

Cécile vous enseigne une autre chose : pour mériter de voir Dieu, il importe d’être pur.
Elle l’enseigne à Valérien, mais aussi à vous.

Je l’ai dit : « Bienheureux les purs, car ils verront Dieu ».

Être pur ne veut pas dire être vierge. Il est des vierges impures, comme des pères et des mères purs.

La virginité est le fait d’être inviolé physiquement et (du moins cela devrait l’être aussi) spirituellement.
La pureté est la chasteté qui perdure malgré toutes les contingences de la vie.

Est pur celui qui ne pratique pas et ne satisfait pas les convoitises et les appétits de la chair. Est pur celui qui ne prend aucun plaisir aux pensées, paroles ou spectacles licencieux. Est pur celui qui, convaincu de l’omniprésence de Dieu, se comporte toujours comme s’il était au milieu de tout un public, qu’il soit seul ou avec d’autres.

Les purs de cœur !!! C’est un parterre parfumé et fleuri survolé par les anges. Les forts dans la Foi !!! C’est la roche dont chaque pierre est un cœur cimenté à l’autre dans la Foi commune qui les unit.

Je ne refuse rien à celui qui sait croire et vaincre la chair et les tentations. Comme à Cécile, Je donne la victoire à celui qui croit et qui es pur de corps et d’esprit.


C’est un combat constant contre le démon et contre la chair. Mais vous n’êtes pas seuls à combattre. Votre ange gardien et Moi-même sommes avec vous.

J’aurais tant à dire aux époux. Mais à quoi bon ??? J’ai déjà parlé.
(Dictées du 22 Mars 1944 et 21 Juin 1944). On ne veut pas comprendre.

Dans un monde en décadence, non seulement la virginité paraît une obsession anormale, mais la chasteté dans le mariage, la continence qui fait de l’homme un Homme et non une bête sauvage, n’est plus considérée autrement que comme de la faiblesse et une infirmité.

Vous êtes impurs et vous suintez l’impureté. Vous ne donnez pas de nom à vos maladies morales. Elles en portent trois, des noms de toujours et pourtant toujours nouveaux : orgueil, cupidité et sensualité.

Mais aujourd’hui, vous avez atteint la perfection en ces trois bêtes féroces qui vous mettent en pièces  et que vous recherchez avec une folle avidité.
C’est pour les meilleurs d’entre vous que j’ai livré cet épisode…pour les autres, cela est inutile : leur âme souillée par la corruption n’en ressent qu’un chatouillement qui les porte à rire…Mais vous les bons, soyez fidèles.

2/ Extraits de ma Réflexion n°45 : Carême…et Conversion.
Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta du 23 Juillet 1944 (dans les Cahiers de 1944).

La Foi est une force qui entraîne et la Pureté, un chant qui séduit. Vous en avez vu le prodige.

Le mariage doit être une école d’élévation, et non de corruption. Ne soyez pas inférieurs aux animaux, qui ne corrompent pas l’action d’engendrer par d’inutiles luxures.
Le mariage est un sacrement. En tant que tel, il est et doit rester saint pour ne pas devenir sacrilège.
Mais même si ce n’était pas un sacrement, c’est toujours l’acte le plus solennel de la vie humaine, et ses fruits vous rendent presque semblables au Créateur de toutes vies.
Comme tel, il doit au moins s’inscrire dans une morale humaine saine. S’il n’en n’est pas ainsi, cela devient un délit et de la luxure.

Deux personnes qui s’aiment saintement dès le début, cela est bien rare, car la société est trop corrompue.
Mais le mariage est une élévation réciproque. C’est du moins ce qu’il doit être.
L’époux le meilleur se doit d’être source d’élévation et ne pas se borner à être bon, mais tout faire pour que son conjoint parvienne lui aussi à la bonté.
Il est une phrase du Cantique des cantiques qui explique le pouvoir de la vertu : « Entraîne-moi sur tes pas, courons ! Nous courrons derrière toi à l’odeur de tes parfums ».


Le parfum de la vertu ! Cécile n’en n’a pas utilisé d’autre. Elle n’est pas allée vers Valérien avec des menaces ou de la condescendance.
Elle s’est avancée vers lui comme une épouse qui va être présentée au roi, tout imprégnée de ses mérites comme d’autant d’huiles parfumées.
C’est ainsi qu’elle a entraîné Valérien vers le bien.
« Entraîne-moi sur tes pas », m’a-t-elle répété sa vie durant, et en particulier à l’heure où elle s’avançait vers ses noces.
Elle était perdue en Moi au point de n’être plus qu’une partie du Christ. De même que le Christ est tout entier dans un fragment d’hostie, j’étais dans cette vierge, agissant et sanctifiant comme si je me trouvais de nouveau sur les routes du monde.

« Entraîne-moi sur tes pas pour que Valérien te sente à travers Moi, et nous (voici le véritable Amour de l’épouse), nous courrons derrière Toi ».
Elle ne se borne pas à dire : « Et je courrai derrière Toi parce que je ne peux plus vivre sans Te sentir ».
Elle veut que son conjoint courre avec elle vers Dieu et qu’il soit, lui aussi, saintement nostalgique de l’odeur du Christ.

Et elle y parvient. Comme le capitaine d’un navire envahi par les vagues (le monde), elle sauve ceux qui lui sont le plus cher et est la dernière à abandonner le bateau, seulement quand un port paisible leur est déjà ouvert.
Alors seulement, sa tâche est terminée. Il ne reste qu’à témoigner encore se sa Foi dans l’au-delà.

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta du 22 Mars 1944 (dans les Cahiers de 1944).
Certaines familles ne sont pas de vraies familles, et sont à l’origine de grands malheurs qui se propagent de l’intérieur de la cellule familiale pour détruire les structures des nations et, par là, menacent la paix mondiale. Ce sont ces familles dans lesquelles ce n’est pas Dieu qui domine, mais la sensualité et l’intérêt, par conséquent l’affiliation à Satan.

Fondées que sur la sensualité et l’intérêt, elles ne s’élèvent pas vers ce qui est Saint mais, comme des herbes malsaines nées dans la boue, rampent toujours en direction de la terre.

L’Ange dit à Tobie (Tobie 6,16) : Je t’apprendrai quels sont ceux sur qui le démon a pouvoir.


Oh ! En vérité, il y a des époux qui sont sous le pouvoir de démon dés la première heure de leur mariage ! Certains le sont avant même d’être mariés, d’autres le sont à partir du moment où ils décident de prendre un compagnon ou une compagne. Leur but n’est pas droit, ils font des calculs sournois sur lesquels l’égoïsme et la sensualité règnent en maître.

Rien de plus sain, rien de plus saint aussi que deux personnes qui s’aiment honnêtement et s’unissent pour perpétuer la race humaine et fournir des âmes au Ciel.

La Dignité de L’Homme et de La Femme devenus parents suit immédiatement celle de Dieu.
La dignité royale elle-même ne lui est pas semblable. En effet, le plus sage des rois ne fait qu’administrer des sujets. Au contraire, ces parents attirent sur eux Le Regard de Dieu et prélèvent à ce Regard une nouvelle âme qu’ils enferment dans l’enveloppe de chair qui naît d’eux.

Je pourrais presque dire que, à ce moment précis, ils ont Dieu pour sujet car Dieu, devant leur Amour droit qui s’unit pour donner à La Terre et au Ciel un nouveau citoyen, crée immédiatement une nouvelle âme.
S’ils pensaient à ce pouvoir qui est le leur et auquel Dieu consent aussitôt ! Les Anges n’ont pas la même possibilité.

Mieux, les Anges, comme Dieu, sont aussitôt prêts à adhérer à l’acte des époux féconds et à devenir les gardiens de la nouvelle créature.

Mais nombreux (Tobie 6 16-22) sont ceux qui, comme le dit Raphaël, embrassent l’état conjugal de manière à chasser Dieu d’eux-mêmes et de leur esprit, et à s’abandonner à la luxure. Le Démon a tout pouvoir sur eux.

Quelle différence y a-t-il entre le lit du péché et le lit de deux époux qui ne refusent pas la jouissance mais repoussent toute descendance ? Ne jouons pas aux équilibristes en mots et en raisonnement faussés. Il n’y a pas grande différence.
S’il est conseillé ou interdit, en cas de maladie ou d’imperfections, d’avoir des enfants, alors il convient de savoir être continent et de s’interdire ces satisfactions stériles qui ne sont rien d’autre qu’une satisfaction des sens.

En revanche, si aucun obstacle ne s’oppose à la procréation, pourquoi faites-vous d’une loi naturelle et surnaturelle un acte immoral en la détournant de sa finalité ???

Lorsqu’une réflexion honnête vous conseille de ne pas augmenter le nombre de vos enfants, sachez vivre en époux chastes et non en singes luxurieux.
Comment voulez-vous que L’Ange de Dieu veille sur votre maison quand vous en faites un nid de péché ? Comment voulez-vous que Dieu vous protège quand vous l’obligez à détourner Son Regard avec dégoût de votre nid souillé ?


Oh !!! Pauvres familles qui se forment sans préparation surnaturelle. Pauvres familles qui se forment sans que l’on pense à ce qui est supérieur, mais uniquement sous l’aiguillon d’un appétit sensuel et d’une réflexion financière !!!

Bien des époux n’ont plus la moindre pensée pour Dieu une fois passée la coutume inévitable de la cérémonie religieuse (Je parle bien de coutume, et Je le répète, car pour la majorité ce n’est rien d’autre, et en tout cas pas une aspiration de l’âme à avoir Dieu à ses côtés en un tel moment).
Ils font de ce Sacrement un festin, et du festin un exutoire pour leur bestialité, alors que dans Ma Pensée Le Sacrement, loin de se terminer avec la cérémonie religieuse, commence à cet instant et dure aussi longtemps que la vie des époux.

On peut le comparer aux vœux monastiques qui, loin de se limiter à la cérémonie Religieuse, durent aussi longtemps que la vie du Religieux ou de la Religieuse.
L’Ange apprend à Tobie que, si la prière précède l’acte, celui-ci devient Saint, Béni et Fécond en joies véritables et en descendance.

Voilà ce qu’il conviendrait de faire : aller se marier d’une part en étant poussé par le désir d’avoir des enfants, puisque c’est là le but de l’union humaine (tout autre but est un péché qui déshonore l’homme comme être raisonnable et blesse l’esprit, Temple de Dieu, qui s’enfuit avec indignation), d’autre part en gardant Dieu à l’esprit à tout moment.

Dieu n’est pas un garde-chiourme oppressif. C’est un Père bon, qui se réjouit des joies honnêtes de Ses enfants et qui répond à leurs étreintes par des bénédictions célestes et par l’approbation, ce dont la création d’une nouvelle âme est la preuve.
Mais qui comprendra cette page ??? Comme si J’avais parlé la langue d’une planète inconnue, vous la lirez sans en goûter la Sainte saveur. Elle vous semblera être su ressassé, or c’est La Doctrine Céleste.
Vous la tournerez en dérision, vous, les savants du moment.

Mais vous ne savez pas que Satan rit de votre stupidité, lui qui a réussi, grâce à votre manque de continence, grâce à votre bestialité, à tourner à votre condamnation ce que Dieu avait crée pour votre bien : Le Mariage en tant qu’Union Humaine et Sacrement.
Je vous répète les mots de Tobie à sa femme, pour que vous vous en souveniez et que vous vous comportiez en conséquence (si toutefois un reste de dignité humaine survit en vous et vous le permet) :

« Nous sommes enfants de Saints, et nous ne pouvons nous unir comme des païens qui ne connaissent pas Dieu » (Tobie 4,12)… (Voir ma Réflexion n°25 : Savoir dire Merci).
Qu’elles soient votre règle de conduite. Car, même si vous êtes nés là où La Sainteté était déjà morte, Le Baptême a fait de vous des enfants de Dieu, du Saints des Saints, de sorte que vous pouvez toujours affirmer que vous êtes des enfants de Saints, et vous y conformer.

Vous aurez alors « une descendance dans laquelle Le Nom du Seigneur sera Béni », et l’on vivra conformément à Sa Loi.
Or, quand les enfants vivent conformément à La Loi Divine, les parents en profitent, car elle enseigne La Vertu, Le Respect, L’Amour, si bien que les premiers à en bénéficier après Dieu sont les heureux parents, ces Saints époux qui surent faire de leur mariage un rite perpétuel, et non un vice déshonorant.

Autre extrait dans la même Réflexion :
Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta du 21 Juin 1944 (dans les Cahiers de 1944).

C’est pourquoi Je dis : « Il n’est pas permis à l’homme, pour aucune raison, il n’est pas permis au Chrétien de séparer ce qu’un Sacrement a uni au nom du Christ ».

Quand l’épouse quitte donc la maison paternelle pour devenir la femme de celui qui l’aime, elle atteint un degré d’amour plus élevé.
Ce ne sont plus deux personnes qui s’aiment, ils sont un qui s’aime dans son double. Chacun s’aime lui-même reflété en l’autre, car l’amour les enlace en un nœud si serré que la joie efface la personnalité, si bien que les deux individus jouissent d’une unique joie.

Une fois passée la période enthousiasmante de l’amour, celui-ci mûrit pour prendre une digne virilité. Il fait alors de l’homme comme de la femme (qui n’étaient auparavant rien de plus que deux habitants de la terre, puis sont devenus une seule chair), un père et une mère qui s’aiment (en se penchant) sur un berceau et se regardant en redisant ce que le Dieu Créateur avait dit en observant l’homme : « Nous avons fait un être éternel, qui appartient aux Cieux, à Dieu ».

Voyez, vous les parents, quelle est votre puissance !!! Tel est le destin de l’homme et telle est sa destinée glorieuse, à moins que sa malveillance ne le pervertisse.
Mais quand ils en arrivent à une union si parfaite, l’épouse ne devient-elle pas aussi mère, sœur et amie de l’époux ???
Oh ! Quel doux réconfort pour un homme qu’une femme qui sait l’aimer si parfaitement qu’il pourra lui partager toutes ses préoccupations en étant sûr qu’elles seront comprises et qu’il y trouvera consolation !

Comme elle est bénie, cette maison où la sainteté du Sacrement vit au vrai sens du terme et produit une inépuisable floraison d’actes d’amour !
Cet amour n’est plus charnel seulement, mais plutôt spirituel. Cet amour dure, et même grandit au fur et à mesure que les années passent et que les soucis augmentent. C’est un amour vrai.

En effet, il ne se borne pas à aimer pour jouir, mais embrasse les peines de conjoint et les prend sur lui pour en alléger le poids.
Deux personnes qui pleurent ensemble s’aiment-ils donc moins que deux autres qui s’embrassent et sourient ??? Non, Maria. Ils s’aiment davantage.

L’homme montre qu’il a une grande estime de sa femme s’il se confie tout entier à elle pour en obtenir conseils et réconfort. La femme montre qu’elle aime profondément son mari si elle sait comprendre ses soucis et l’aide bien volontiers à supporter ses tracas.

Ils n’en seront plus aux baisers enflammés et aux mots poétiques. Mais il s’agira de caresses d’âme à âme et de ces mots secrets que les esprits se murmurent, en se donnant l’un à l’autre la paix de l’amour véritable, du mariage vrai.

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Date de dernière mise à jour : 22/11/2018