Sainte Marguerite, Reine et Patronne de l'Écosse (1046-1093). Fête le 16 Novembre.

Jeudi 16 Novembre 2017 : Fête de Sainte Marguerite, Reine et Patronne de l’Écosse (1046-1093).
Mémoire facultative pour l’Église universelle et Fête en Écosse.

Sainte marguerite d ecosse 11

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/9878/Sainte-Marguerite-d-Ecosse.html.

Sainte Marguerite d'Écosse

Reine d'Écosse (+ 1093)

Petite-fille du roi d'Angleterre, elle se réfugia en Écosse lors de l'invasion normande. Elle deviendra l'épouse du roi Malcom III dont la piété était fort grande.
Il associait sa femme aux affaires du royaume et son règne durant quarante ans fut des plus heureux : huit enfants dans un foyer très uni et un pays bien géré malgré des luttes avec les envahisseurs normands.
Elle meurt quelques jours après l'assassinat de son époux par les Normands d'Angleterre. Elle introduisit la Liturgie Romaine dans l'Église écossaise.

Elle était fêtée le 10 Juin et maintenant le 16 Novembre, date de sa mort le 16 Novembre 1093.
Fêtée le 16 Juin en Ecosse.
Lire aussi (en anglais) sa biographie sur le site de la paroisse Saint Margaret of Scotland à Chicago.

Mémoire de Sainte Marguerite d’Écosse. Née en Hongrie et mariée au roi d’Écosse Malcolm III, à qui elle donna huit enfants, elle s’intéressa grandement au bien du royaume et de l’Église, joignant à la Prière et aux jeûnes la générosité envers les pauvres et donnant ainsi un exemple excellent d’épouse, de mère et de reine.
Elle mourut en 1003 à Édimbourg, après avoir appris la nouvelle de la mort de son mari et de son fils aîné dans une bataille.

Martyrologe romain

La main des pauvres est l’assurance des trésors royaux. Ce coffre-fort, les cambrioleurs les plus retors ne sauraient le forcer.
Propos de Sainte Marguerite.

Saint margaret of scotland holy card front 2

http://www.icrsp.org/Calendriers/Le%20Saint%20du%20Jour/Marguerite-Reine-Ecosse.htm

Sainte Marguerite, Reine d'Écosse (1045 - 1093)

Leçon du Bréviaire Romain

Marguerite, de la famille royale d'Angleterre, naquit en Hongrie et y vécut une enfance toute pieuse.
Son père ayant été appelé par le roi des Anglais, Saint Édouard, son oncle, à monter sur le trône ancestral, elle vint avec lui en Angleterre, puis en Écosse.
Elle y épousa, sur l'ordre de sa mère, le roi Malcolm III et devint, par sa sainteté et ses bonnes œuvres, la providence du royaume, pendant les trente années qu'y dura son règne.

Très grande était l'austérité de sa vie, et très ardent le zèle de sa charité pour le prochain, surtout pour les pauvres, pour lesquels plus d'une fois elle épuisa le trésor.

Enfin, après avoir supporté, avec une admirable patience, de très vives douleurs et une longue maladie, elle rendit son âme à Dieu, le seize Novembre (mil quatre-vingt-treize).
Au même instant, son visage défiguré, pâle et amaigri, reprit une extraordinaire beauté.

Par l'autorité de Clément X, elle devint la patronne de l'Écosse, et elle est dans le monde entier très dévotement honorée.

St margaret of scotland 2 2http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20171116&id=8224&fd=0

Sainte Marguerite
Reine d'Écosse
(1046-1093)

Marguerite était la nièce de St Étienne de Hongrie. Elle vint au monde en 1046, et montra bientôt de merveilleuses dispositions pour la vertu qui lui mérita dans la suite le nom de mère des orphelins et de trésorière des pauvres de Jésus-Christ.
Forcée de chercher un asile en Écosse, elle donna l'exemple d'une sainteté courageuse dans les épreuves, si bien que le roi Malcolm III, plein d'estime pour elle et épris des charmes de sa beauté, lui offrit sa main et son trône.
Marguerite y consentit, moins par inclination que dans l'espoir de servir à propager le règne de Jésus-Christ. Elle avait alors environ vingt-trois ans.

Son premier apostolat s'exerça envers son mari, dont elle adoucit les mœurs par ses attentions délicates, par sa patience et sa douceur. Convertir un roi, c'est convertir un royaume : aussi l'Écosse entière se ressentit de la conversion de son roi : la cour, le clergé, le peuple furent bientôt transformés.

Marguerite, apôtre de son mari, fut aussi l'apôtre de sa famille. Dieu lui donna huit enfants, qui firent tous honneur à la vertu de leur pieuse mère et à la valeur de leur père. Dès le berceau elle leur inspirait l'Amour de Dieu, le mépris des vanités terrestres et l'horreur du péché.
L'Amour des pauvres, qui avait brillé dans Marguerite enfant, ne fit que s'accroître dans le cœur de la reine.

Pour les soulager, elle n'employait pas seulement ses richesses, elle se dépensait tout entière : « La main des pauvres, aimait-elle à dire, est la garantie des trésors royaux : c'est un coffre-fort que les voleurs les plus habiles ne sauraient forcer. »
Aussi se fit-elle plus pauvre que les pauvres eux-mêmes qui lui tendaient la main ; car elle ne se privait pas seulement du superflu, mais du nécessaire, pour leur éviter des privations.

Quand elle sortait de son palais, elle était toujours environnée de pauvres, de veuves et d'orphelins, qui se pressaient sur ses pas.
Avant de se mettre à table, elle servait toujours de ses mains neuf petites orphelines et vingt-quatre vieillards ; l'on vit même parfois entrer ensemble dans le palais jusqu'à trois cents pauvres.

Malcolm se faisait un plaisir de s'associer à sa sainte épouse pour servir les pauvres à genoux, par respect pour Notre-Seigneur, dont ils sont les membres souffrants.
Marguerite mourut à Édimbourg le 16 Novembre 1093 ; sa mort jeta le deuil dans tout le royaume.

Marguerite 2

http://jubilatedeo.centerblog.net/6573770-Les-saints-du-jour-16-Novembre.
Ste-Marguerite d'Écosse, petite-fille du roi d’Angleterre, elle est aussi la nièce de Saint-Étienne de Hongrie. Elle voit le jour dans ce pays, où ses parents se sont réfugiés pour échapper aux envahisseurs danois.
Dix ans plus tard, la famille réussit à rentrer en Angleterre, mais doit bientôt fuir à nouveau pour échapper aux troupes de Guillaume le Conquérant, qui débarque en Angleterre en 1066 avec ses troupes de Normands.

Marguerite, son frère Edgar, sa sœur Christine ainsi que leur mère s’enfuient alors en Écosse et sont accueillies par le roi Malcom III Canmore, qui les prend sous sa protection.
Puis le roi tombe sous le charge de Marguerite et la demande pour épouse.

Elle aurait souhaité devenir Religieuse, mais elle accepte tout de même et le mariage est célébré en 1068.
Elle réussit à adoucir le tempérament rude de son mari et parvient même à le convertir. Huit enfants naissent de cette union (six fils et deux filles).

Au cours de sa vie, Marguerite fonde plusieurs abbayes et profite de sa position privilégiée pour obliger le roi à entreprendre plusieurs réformes importantes du royaume.
Elle se dévoue également beaucoup pour les pauvres et utilise une partie de sa fortune pour racheter des esclaves.

Elle décède quatre jours après son époux, tué au cours d’une bataille (1045-1093) Sainte-Marguerite d’Écosse est la patronne des familles nombreuses et des reines. Elle est invoquée pour empêcher le décès d’un enfant.

Sainte17 2Pour un approfondissement biographique
> > > Sainte Marguerite, Reine d'Écosse

 

St margaret of scotlandhttp://missel.free.fr/Sanctoral/11/16.php.
Sainte Marguerite Reine d'Ecosse
Sa vie

Au martyrologe, on relève vingt-et-une Marguerite (dont le nom signifie perle précieuse), depuis la jeune martyre, décapitée à Antioche vers 303, jusqu'aux deux religieuses guillotinées à Orange le 9 juillet 1794 : Marguerite de Justaumont et Marguerite Charransol.

La Margaret anglo-saxonne fêtée aujourd’hui, arrive chronologiquement en seconde position, et mérita si bien son prénom que l’introït de sa messe, la salue comme admirable par son exquise charité envers les pauvres ; de plus, l'évangile (Matthieu XIII, 45-46) est la parabole de la perle précieuse.

Petite nièce du Saint roi Edouard le Confesseur 1 , née vers 1045, Marguerite naquit exilée en Hongrie où elle resta jusqu'à l'âge de neuf ans.
Revenue en Angleterre, elle dut fuir l'invasion normande (1066), et se réfugier en Ecosse où elle fut accueillie par le roi Malcolm III 2 qui l’épousa en 1070, au palais de Dunfermline 3. En vingt-trois ans de mariage, ce couple exemplaire eut huit enfants : six garçons (Edouard, Ethelred, Edmond, Edgard 4, Alexandre 5, David 6) et deux filles (Edith 7 et Marie) dont deux auront l’honneur des autels (David, roi d’Ecosse, et Edith, reine d'Angleterre).

Malcolm III était un rude guerrier, peu lettré, bien qu'il parlât trois langues vivantes, mais profondément amoureux et admiratif de sa femme qui, avec intuition et tact, devint l’inspiratrice des réformes du royaume : plusieurs Conciles nationaux où la reine s’entretenait doctement avec les théologiens et les pontifes, ramenèrent les Écossais aux pratiques romaines ; rappel des Commandements de l'Église, spécialement la Communion pascale et le repos dominical ; extirpation des rites païens, fâcheusement mêlés au culte, surtout pendant la Messe ; proscription des mariages entre proches parents ; début du carême fixé au mercredi des cendres ; Fondation d'une Abbaye locale sur le modèle de Cluny ; construction d'une église dédiée à la Sainte Trinité.

Chaque matin de l'avent et du carême, la souveraine lavait les pieds de six pauvres et soignait personnellement neuf orphelins, puis, l'après-midi, avec le roi, elle servait trois cents miséreux comme des hôtes privilégiés.

Si le peuple les surnommait la providence des pauvres gens, certains courtisans craignaient la ruine des finances publiques ; la reine leur répondit :
« La main des pauvres, voilà bien la sûre et unique assurance des trésors royaux. Ce coffre-fort, les voleurs les plus habiles ne parviendront jamais à le forcer ! »

Son ami et confesseur Thierri, son premier biographe écrivit : « Malcolm apprend de son épouse comment passer une nuit d'Adoration.
La ferveur du roi étonne. N'acquiert-il pas l'esprit de componction et le don des larmes, signe extérieur de repentir !...
Constamment, la souveraine encourage son illustre époux aux œuvres de Justice et de Miséricorde aussi bien qu'à la pratique de toutes vertus Chrétiennes.
 »

La chambre de la reine Marguerite était un véritable atelier tout rempli des ornements liturgiques qu’elle confectionnait avec de précieux tissus qu’elle faisait importer d’Italie.
La nuit, après avoir pris quelque repos, elle se relevait pour Prier, récitait les matines de la Sainte-Trinité, à quoi elle ajoutait celles de la Sainte-Croix ou celles de la Sainte-Vierge ;  souvent, elle disait aussi l’office des morts et lisait des psaumes avant que de dire des laudes.

Au matin, elle faisait quelques charités, entendait une ou plusieurs des Messes basses de ses chapelains, puis assistait à la Messe Solennelle.
« Elle gardait la plus rigoureuse sobriété dans ses repas, ne mangeant qu’autant qu’il fallait pour ne pas mourir, et fuyant tout ce qui aurait pu flatter la sensualité.
Elle paraissait plutôt goûter que manger ce qu’on lui présentait. En un mot, ses œuvres étaient plus étonnantes que ses miracles : car le don d’en faire lui fut aussi communiqué.
Elle possédait l’esprit de componction dans un degré éminent.

Quand elle me parlait des douceurs ineffables de la vie éternelle, ses paroles étaient accompagnées d’une grâce merveilleuse.
Sa ferveur était si grande en ces occasions, qu’elle ne pouvait arrêter les larmes abondantes qui coulaient de ses yeux ; elle avait une telle tendresse de dévotion, qu’en la voyant, je me sentais pénétré d’une vive componction.
Personne ne gardait plus exactement qu’elle le silence à l’église ; personne ne montrait un esprit plus attentif à la Prière.
 »

Réaliste et lucide, Marguerite d’Écosse établit la religion, la justice et la paix, pour le bonheur de ses sujets, et ses contemporains lui rendirent un hommage unanime :
« Si, dans tout notre pays, des Higlandes au Cheviot Hills, elle fonde églises, hospices et Monastères, sa réalisation principale demeure celle du bienfait. »

Sous son impulsion, Malcolm fit bâtir la Cathédrale de Durham, fonda le Monastère de la Trinité à Dunferline, et, avec l’accord du Pape, créa les évêchés de Murray et Carthneff qui s’ajoutèrent aux quatre évêchés existants.

Pour l'Écosse, les vingt-et-une années de ce règne demeurent un âge d'or venu, dirent les vieux hagiographes, de ce qu’« Une source pure donne de belles eaux ; une sainte mère, une sainte reine, forment de belles âmes. »

En 1093, Malcolm III défendait l’Écosse contre Guillaume le Roux 8, fils de Guillaume le Conquérant, quand, le 13 Novembre, à Alnwick (Northumberland), il fut tué au combat, avec son fils-aîné, comme la reine en eut le pressentiment :

« Le jour même de la mort du monarque, la reine apparaît triste et pensive. Elle confie à ses suivantes : Aujourd'hui, ce 13 Novembre, peut-être l'Écosse est-elle frappée d'un malheur si grand qu'elle n'en éprouva pas de semblable depuis de longues années.

Le quatrième jour (16 Novembre), lors d'une accalmie de santé car elle est malade depuis six mois, la souveraine se fait porter dans son Oratoire.
De retour en ses appartements, la fièvre qui redouble et les douleurs qui augmentent, l'obligent à s'aliter. Les chapelains recommandent son âme à Dieu.

Elle envoie chercher une Croix. Marguerite embrasse délicatement le Crucifix et forme à plusieurs reprises, sur elle-même, le signe sacré du Salut.
Ensuite, serrant la Croix entre ses mains, la pieuse reine y fixe don regard et récite le Miserere ...

Sur ce, arrive du front son fils Édouard qui croit prudent d'énoncer la pieuse restriction mentale : Malcolm se porte bien !
La reine réplique doucement : Certes, il se porte si bien que je vais vite le rejoindre là-haut. Et puis, tous les assistants, émus jusqu'aux larmes, écoutent la dernière Prière de la moribonde :

Dieu tout-puissant, merci de m'avoir envoyé si grande peine, à la fin de ma vie. Puisse-t-elle, avec votre Miséricorde, me purifier de mes péchés ! Seigneur Jésus qui, par votre mort, avez donné la vie au monde, délivrez-moi du mal !

Marguerite expira. Il y avait dans sa mort tant de tranquillité, tant de paix, qu’on ne saurait douter que son âme ait été admise dans le séjour de l’éternelle tranquillité, de la Paix éternelle.

Chose prodigieuse ! Son visage sur lequel la mort avait mis sa pâleur habituelle, reçut, après la mort même, une teinte si pure et si parfaite de rose et de blanc, qu’on n’eût pas dit que la reine était décédée, mais qu’elle dormait. »
On enterra la reine Marguerite dans l’église de la Sainte-Trinité de Dunfermline, contre l’autel, en face de la Croix qu’elle avait plantée, où elle fut bientôt rejointe par son époux.

Le 21 Septembre 1249, le Pape accorda une indulgence à qui visiterait l’église de Dunferline au jour de sa Fête ; elle fut Canonisée en 1251 par Innocent IV.
A l'époque de la réforme protestante (1538), ses restes furent pieusement enlevés par les Catholiques et transportés en Espagne où, pour les accueillir, Philippe II édifia une chapelle à l'Escurial.

En 1673, à la demande instante du recteur de l'église romaine Saint-André des Écossais, Clément X, proclama Marguerite patronne de l'Écosse.
A ce titre, ses clients, descendants des Pictes, des Scots et des Angles, vénèrent et invoquent dans une même Prière  « le bon et pieux roi Malcolm, avec son épouse, la charitable Marguerite qui, tous deux, jamais les pauvres n'oublièrent. »

Le chef de Sainte Marguerite, donné à Marie Stuart, fut sauvé par un Bénédictin qui le porta à Anvers (1597) ; on le donna aux Jésuites écossais de Douai d’où il disparut à la Révolution.

Stmargareth edinburgh castle2 1Vitrail de la chapelle Sainte-Marguerite d'Édimbourg.
Téléversé par Kjetilbjornsrud

http://fr.wikipedia.org/wiki/Marguerite_d%27%C3%89cosse_%28v._1045-1093%29.
Sainte Marguerite d'Écosse (née vers 1045 en Hongrie – 16 Novembre 1093), est la fille d'Édouard l'Exilé (ou d'Outremer), lui-même fils du roi d'Angleterre Edmond II, et la sœur d'Edgar Atheling. Elle épouse en 1070 le roi Malcolm III d'Écosse devenant ainsi reine.

Biographie

Elle naquit en Hongrie et y resta jusqu'à l'âge de neuf ans quand son père eut la possibilité de mettre fin à son exil. Son père mourut, presque aussitôt, à son retour, et devant l'invasion de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, Marguerite dut se réfugier à la cour écossaise auprès de Malcolm III Canmore, qui, veuf de Ingeborg Finndotir, la prit pour épouse en 1070.
Elle eut six fils et deux filles et devint la mère des rois d'Écosse Edgar, Alexandre le Brutal et David Ier.

Sa vie est connue par la chronique de son chapelain, un certain Turgot. Elle eut une grande influence sur son mari, notamment en matière religieuse.
Ainsi elle imposa le rite Romain dans la Liturgie et fonda une abbaye Bénédictine à Dunfermline, où elle fut enterrée.
On connaît mieux la date de sa mort : le 16 Novembre 1093, moins de quatre jours après la mort de son mari, Malcolm, et de son fils aîné, tués au cours d'une bataille contre le roi Guillaume II d'Angleterre.
La reine fut Canonisée en 1251 par Innocent IV, elle est patronne de l'Écosse et il ne faut pas la confondre avec une autre Sainte Marguerite, Marguerite d'Antioche, vierge et martyre des premiers siècles.

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Date de dernière mise à jour : 16/11/2017