Saintes Flora et Maria, vierges et martyres († 851). Fête le 24 Novembre.

Vendredi 24 Novembre 2017 : Fête des Saintes Flora et Maria, vierges et martyres († 851).

Flora 2

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/176/Saintes-Flora-et-Marie.html

Saintes Flora et Marie

Martyres à Cordoue (✝ 854)

Sainte Flora ou Flore et sainte Marie qui, durant la persécution des Maures, furent jetées en prison en même temps que saint Euloge et périrent décapitées à Cordoue pour avoir refusé de devenir musulmanes.
À Cordoue en Andalousie, l’an 854, les Saintes Flora et Marie, vierges et martyres, qui, durant la persécution des Maures, furent jetées en prison en même temps que saint Euloge et périrent par l’épée.
Martyrologe romain
 

http://www.peintre-icones.fr/PAGES/CALENDRIER/Novembre/24.html
Même ceux qui donnaient asile aux chrétiens risquaient leur vie, dans le califat de Cordoue, à cette époque.
Repoussée de partout, la jeune Flore crut entendre Jésus qui lui disait : " Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père (Jn 14, 2) ; viens chez nous, tu sera reçue "; et elle alla se livrer au juge.
Comme elle entrait dans l'église Saint-Aciscla pour dire une dernière Prière, elle rencontra Maria, jeune Moniale de son âge, dont le frère venait de subir le martyre, et qui elle aussi, traquée comme une bête, ne savait plus où aller.
Elles se rendirent ensemble au tribunal où le juge, ayant vainement tenté de les faire apostasier, les condamna à être décapitées.
 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Flore_et_Marie_de_Cordoue
Flore et Marie de Cordoue ont accompli leur martyre ensemble à Cordoue le 24 Novembre 851, sous le règne d'Abd al-Rahman II.
L'Église les honore comme vierges et martyres et les fête le 24 Novembre. En Espagne, on les nomme Flora et Maria.

Histoire et tradition

Flore est née à Cordoue, en Espagne, d'un père Musulman et d'une mère Chrétienne. La loi islamique faisait d'elle une Musulmane mais, en secret, elle avait été élevée dans la Foi Chrétienne.
Son frère était Musulman et dès qu'il apprit sa Foi Chrétienne, il fit emprisonner des clercs sachant qu'elle ne supporterait pas de voir quelqu'un souffrir à cause d'elle.
Puis il la dénonça au juge (le cadi) qui la força à apostasier (renoncer publiquement à sa religion).

Elle refusa et fut condamnée à être fouettée avec des verges. Les coups qu'elle reçut la blessèrent à la tête au point de mettre à nu les os de son crâne.
Suite à cela, elle fut remise à son frère, chargé de la convaincre de revenir à l'islam. On considérait en effet qu'elle avait abjuré cette religion et que pour cette raison, elle méritait la mort.

Flore réussit à tromper la vigilance de son frère et à s'échapper. Elle trouva refuge à Ossaria, chez une sœur où elle put reprendre des forces.
Après quelques jours, elle retourna à Cordoue pour aller prier publiquement dans l'église Saint-Ascicle, un martyr des premiers siècles.

Là, elle rencontra Marie, Chrétienne, sœur du diacre Valabonsus (récemment martyr). Les deux vierges, emplies de zèle, décidèrent de se présenter ensemble devant le juge pour confesser leur Foi.
Elles furent immédiatement emprisonnées dans un cachot obscur peuplé de femmes grossières et de prostituées.

Après un dernier interrogatoire, elles furent condamnées à être décapitées pour avoir, selon le cadi et selon la loi, abjuré l'islam et embrassé la Foi Chrétienne. Leurs corps furent laissés aux chiens et aux oiseaux, puis jetés dans le fleuve.
C'est pour elles que l'Évêque de Tolède, Euloge de Cordoue, témoin de ce martyre survenu à Cordoue le 24 Novembre 851, rédigea son Exhortation au martyre.
Saintes flora et maria vierges et martyres

http://jubilatedeo.centerblog.net/6573794-Les-saints-du-jour-24-Novembre

Sainte Flore et sainte Marie * qui, durant la persécution des Maures, furent jetées en prison en même temps que saint Euloge et périrent décapitées à Cordoue pour avoir refusé de devenir musulmanes.
À Cordoue en Andalousie, l’an 854, les saintes Flora et Marie, vierges et martyres, qui, durant la persécution des Maures, furent jetées en prison en même temps que saint Euloge et périrent par l’épée.

*Marie, fille d’un père Chrétien et d’une mère arabe convertie au Christianisme, elle est originaire de Froniano, un village situé non loin de Cordoue.
Sa mère étant décédée, son frère Walabonse et elle sont élevés dans la Foi Chrétienne par leur père.
Marie devient Religieuse à Cuteclara sous la direction d’Artemia, et son frère Moine à Saint-Félix sous la direction de Salvator.
Au décès de ce dernier, Walabonse devient diacre, mais il est bientôt arrêté et exécuté par les Maures.
Très affectée par la perte de son cher frère, elle recherche dès lors la couronne du martyr. Un jour qu’elle entre à l’église Saint-Aciscle, elle fait la rencontre de Flora.

Autre biographie:
Euloge était l'animateur de la résistance Chrétienne contre l'Islam à Cordoue, quand il vit Flora pour la première fois. Elle avait été scalpée à coups de fouet.
"Et moi, écrit-il, moi, ce pécheur, ce riche en iniquités, qui dès le début de son martyre ai joui de son amitié, j'ai touché de mes mains jointes les cicatrices de cette tête vénérable et délicate, après que par des coups de fouet la chevelure virginale était tombée" (P. L., t. 115, col. 838 D; cf. 831 B).
On peut lire vers la fin de l'Instruction "Puissé-je tirer profit, moi pécheur, de ce médiocre petit livre, que j'ai écrit brûlant de votre amour spirituel, dans le dessein de vous sauver" (833 B).
Née d'un loup et d'une brebis, rose épanouie sur des épines, comme parle Euloge (831 A), Flora était vers 845 dans la fleur de sa beauté, physique et morale.
Sa mère, originaire d'un bourg à l'ouest de Cordoue, était Chrétienne et de famille noble. Son père, un païen de Séville, avait élu domicile dans la capitale : il y mourut bientôt.
La mère restait avec un fils et 2 filles. Elle fit de Flora, la plus jeune, une Chrétienne.
Elle racontait plus tard à Euloge que la petite donnait aux pauvres la portion qu'on lui servait, et "furtivement accomplissait le bienheureux jeûne".
Il fallait se gendarmer pour qu'elle mangeât, et seulement le soir. Cependant, en grandissant, Flora trouvait honteux d'avoir un Christianisme tout caché.
Son frère, Musulman fanatique, la gênait fort. Elle s'enfuit un jour avec sa sœur Baldegothone et se réfugia chez des Chrétiens.
Le frère prit des clercs comme otages et les fit incarcérer. Flora ne voulait pas qu'on souffrît pour elle : elle revint dans sa maison et se déclara prête à tout endurer pour Jésus-Christ.
Le frère, après avoir essayé de la séduire, la mena au juge.
Elle déclara avec crânerie qu'elle était au Christ depuis son enfance et qu'elle lui gardait son corps intègre.
Alors 2 satellites la maintiennent par ses bras étendus, et l'on fouaille sa tête jusqu'à la rendre chauve.
On la rend presque évanouie à son frère: qu'il la soigne, l'instruise et la ramène, si elle ne se convertit point.
Dès qu'elle se sent guérie Flora monte la nuit sur le mur du logis et saute dans la rue. Un Chrétien la recueille dans ce "chaos nocturne".
Puis elle se cache près de Tucci (Martos, diocèse de Guadix) avec Baldegothone. Cette retraite dura 6 ans (831 C).

Et Maria, compagne de Flora dans son martyre? Son père était Chrétien, originaire d'Ilipula (= Cortijo de Repla? on préfère en général Niebla). Sa mère, arabe, se convertit.
Ils eurent 2 enfants, Maria, puis un garçon, Walabonse, et se fixèrent à Froniano, village dans la montagne à l'ouest de Cordoue.
Le père, devenu veuf, s'orienta vers la vie Monastique. Walabonse devint Moine à Saint-Félix sous le Prêtre Salvator, et Maria Nonne à Cuteclara près de Cordoue, sous une sainte femme, Artemia.
Salvator étant mort, Walabonse revint chez lui et devint diacre. Maria l'aimait comme une seconde mère.
Mais il se permit de lui fausser compagnie par le martyre. Pauvre petite sainte, sans son frère... Il apparut à une Nonne : patience! Maria le rejoindrait bientôt.
"De ce jour, la vierge sentait son cœur brûler d'amour pour le martyre.
Brusquement éclairée par le Ciel, elle soupirait après le martyre avec impatiente ardeur" (840 B).
Un jour, elle partit pour le tribunal, afin de conquérir la couronne. En route, elle entra à Saint-Aciscla, et y trouva Flora, à qui le Christ avait donné rendez-vous sur sa Croix. Elles se baisèrent, firent alliance : pas de repos, tant qu'elles n'auraient pas Flora son Christ, et Maria son Walabonse.
L'assaut du juge fut facile. Flora attaqua, puis Maria. "Et moi, juge, naguère j'ai eu un frère parmi ces confesseurs magnifiques, mort après avoir démoli votre prophète.
J'imite leur courage en affirmant que Le Christ est Dieu en vérité, et jure que les rites de votre loi et vos cérémonies sont des rêveries démoniaques" (841 A).
Le cadi les envoie en un cachot malpropre, parmi des femmes de mauvaise vie. Elles se mettent à jeûner, à prier; le chant des hymnes fait passer l'horreur de l'ergastule.

Cependant Euloge, pour les fortifier contre toute tentation d'apostasie, rédigea son Instruction, à laquelle il joignit une Prière, pour obtenir la grâce de consommer le martyre (834 AD).
Enfin, après un 3ième avertissement du cadi, elles sont menées au tribunal pour être humiliées.
On les interroge, ensemble, séparément. C'est ainsi, que 10 jours avant la fin, Flora comparut seule. Il n'obtint rien et la renvoya au cachot.
Euloge, lui aussi détenu, eut alors une audience de "sa dame".
Écoutons son récit (843 B) : "Elle était belle comme un Ange, brillante de la grâce d'une clarté céleste, l'air enjoué, le visage pudique, déjà épanouie par les joies de la Patrie céleste; elle me dit en souriant 'Maître, aujourd'hui j'ai passé devant le juge, avec mon frère en face de moi, cet adversaire de notre Foi, qui m'a persécutée jusqu'à me faire choir en cette fosse.
On me demanda si je le connaissais. Je dis que c'était mon propre frère. Comment se fait-il, demanda le juge, que celui-ci soit un pilier de notre foi, et que toi tu professes le Christ?
- Je répondis : Juge, avant la 8ième année, moi aussi je vivais sous les ténèbres de l'ignorance, esclave des lois de mes pères, et servais l'erreur des gentils.
Mais, illuminée par l'auteur de la piété, je choisis la Foi des Chrétiens, pour laquelle j'ai résolu
de combattre à mort.
 - Quel est, aujourd'hui, ton dernier mot par rapport à ce que tu m'as déjà exprimé?...
- Juge, je répète exactement ce que tu as entendu. Si tu m'interroges encore, ce que je dirai sera encore plus raide que la première fois.
Alors, il enfle sa gueule, tire de sa gorge gonflée des sons stridents, me menace de mort et ordonne de me ramener à la geôle."
Et après que ma dame m'eut fait son rapport avec sa voix de miel, je l'encourageai comme je pus, je lui rappelai l'espoir de la couronne méritée, puis, incliné profondément, j'adorai son visage angélique, me recommandant à ses Prières et à ses heureux mérites. Renouvelé par ses paroles très vénérables, je revins à la retraite de mon cachot."

Finalement, Flora et Maria sont menées rapidement au lieu du supplice. Elles tracent sur leur visage les signes sacrés (de la Croix).
Puis elles tendent le cou, et après la bienheureuse Flora, sainte Maria est prosternée. Les corps sont laissés aux chiens et aux oiseaux, puis on les jette au fleuve.
Le cadavre de Maria fut retrouvé, mais non celui de Flora. Leurs 2 têtes furent recueillies dans la Basilique Saint-Aciscle.
Elles moururent le 24 novembre 851, à l'heure de none (3 heures). Euloge fut libéré grâce à leur Prière, assure-t-il - le 29.
Le tour de l'entraîneur entraîné viendrait en 859. Il fit parvenir à Baldegothone la ceinture que Flora portait dans la prison.

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Date de dernière mise à jour : 24/11/2017