Bienheureux Jerzy Popieluszko, Prêtre et martyr (1947-1984). Fête le 19 Octobre.

Jeudi 19 Octobre 2017 : Fête du Bienheureux Jerzy Popieluszko, Prêtre et martyr (1947-1984).

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http://nominis.cef.fr/contenus/saint/12617/Bienheureux-Jerzy-Popieluszko.html.

Bienheureux Jerzy Popieluszko

Prêtre et martyr (+ 1984)

...Le Prêtre polonais Jerzy Popieluszko (1947-1984), assassiné à 37 ans, fut notamment l'aumônier des ouvriers du syndicat 'Solidarnosc' à Varsovie.

Reconnu martyr par le Pape Benoît XVI en décembre dernier, il a été Béatifié le 6 Juin 2010 à Varsovie...
Le prêtre polonais Jerzy Popieluszko reconnu martyr par le Pape Benoît XVI
...En août 1980, pendant la grève de Solidarité aux aciéries de Varsovie, le père Jerry Popieluszko devient, à la demande des sidérurgistes et par nomination du primat Wyszynski, aumônier des ouvriers.

Il s'engage profondément dans la pastorale des travailleurs et accompagne le syndicat Solidarité pendant l'état de guerre.

C'est à partir de Janvier 1982 que le dernier Dimanche de chaque mois, le père Jerzy Popieluszko célèbre des Messes à l'intention de sa patrie.

Ces Messes regroupent des milliers de fidèles venant de Varsovie et de différentes régions de Pologne, devant des hommes à la recherche de la vérité, de liberté et de justice, assoiffés d'amour et de paix.
C'est le 19 Octobre 1984 que le père Jerzy Popieluszko est attaqué alors qu'il revient en voiture de son service pastoral à Bydgoszcz. Torturé, il est ensuite jeté dans la Vistule, près de la ville de Wloclawek...

...Son Ministère zélé et son martyre sont un signe éloquent de la victoire du bien sur le mal. Puissent son exemple et son intercession nourrir le zèle des prêtres et faire naître la Foi dans l’Amour... (Benoît XVI - angelus du 6 juin 2010 )
...Il a exercé son Ministère généreux et courageux aux côtés de ceux qui s'engageaient pour la liberté, pour la défense de la vie et sa dignité.

Son œuvre au service du bien et de la vérité était un signe de contradiction pour le régime qui gouvernait alors en Pologne.

L'Amour du Cœur du Christ l'a conduit à donner sa vie, et son témoignage a été la semence d'un nouveau printemps dans l'Église et dans la société... (Benoît XVI - angelus du 13 juin 2010)
...L’Abbé Jerzy Popieluszko, cruellement assassiné en 1984, devint aussi un symbole dans le même sens, lui que l’on considère souvent comme le protecteur spirituel du monde du travail polonais... (Jean-Paul II au corps diplomatique le 8 juin 1991)
Mission Catholique Polonaise de France

Jerzy popieluszko (Pour voir la photo en grand format : jerzy-popieluszko.jpg jerzy-popieluszko.jpg)

Béatification, Canonisation - 03 Juin 2010

Jerzy Popieluszko Béatifié Dimanche !

Le prêtre polonais Jerzy Popieluszko (1947-1984), assassiné à 37 ans, fut notamment l'aumônier des ouvriers du syndicat « Solidarnosc » à Varsovie.

Reconnu martyr par le Pape Benoît XVI en décembre dernier, il sera Béatifié le 6 Juin 2010 à Varsovie.

Vingt-six ans déjà que le Père Jerzy Popieluszko était jeté dans la Vistule après avoir été torturé à mort.

Elément gênant pour le régime dictatorial, ce jeune prêtre de trente sept ans, ami de Lech Walesa et proche de Jean-Paul II était devenu insupportable en raison de sa popularité.

On peut faire taire un homme. On n'aliène pas sa conscience. On peut canaliser le pouvoir temporel d'une Eglise. On ne maîtrise pas le rayonnement de ses martyrs.

La Pologne fête, ce 6 Juin 2010, une de ses grandes figures nationales, en pleine Célébration de la Fête Dieu, dévotion particulière pour ce prédicateur qui remuait les foules.

Sur décision de Benoît XVI, l'Église Catholique célèbre sa Béatification à Varsovie. Les Catholiques de l'Église en France expriment leur sentiment de fraternité à la communauté Polonaise.
Mgr Bernard Podvin
Porte-parole de la Conférence des évêques de France

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Béatification, Canonisation - 21 Décembre 2009

Le Prêtre polonais Jerzy Popieluszko reconnu martyr par le Pape

Le Pape Benoît XVI a autorisé samedi 19 décembre la publication des décrets concernant le martyre du père Jerzy Popieluszko.


Né Alphonse Popieluszko le 14 septembre 1947, le Père Jerzy Popieluszko a été Baptisé dans l'église du village d'Okopy, près de Suchowola.

Il a été élevé dans une famille très Catholique, où la Prière était quotidienne et la fidélité à l'Evangile.
Entré au séminaire de Varsovie, il effectue son service militaire de 1966 à 1968, où il est assigné à la caserne de Bartosczyce, dans la zone frontalière nord-est du pays.

De santé fragile, le Père Jerzy Popieluszko a particulièrement souffert des pressions exercées à l'encontre des séminaristes.

Sous une Pologne communiste, les séminaristes étaient en effet soumis à des pressions très fortes : la Prière, en commun ou personnelle, à voix haute était interdite, de même que le port des insignes religieux et la lecture de livres sur les sujets religieux.
Le père Jerzy Popieluszko est ordonné prêtre le 28 mai 1972 par le cardinal Stefan Wyszynski.

Il exerce ses fonctions pastorales en tant que vicaire de paroisses à Zabki, à proximité de Varsovie, de 1972 à 1975, puis à Anin de 1975 à 1978, et à Varsovie même, à la paroisse de l'Enfant Jésus.

En 1979-1980, il assure la catéchèse des étudiants en médecine à l'église académique Sainte Anne à Varsovie.

Il est également nommé membre du Corps consultatif national pour la pastorale du service de santé et, sur le territoire de l'archidiocèse de Varsovie, aumônier diocésain du personnel de santé.
A partir de mai 1980, il exerce son ministère dans la paroisse Saint-Stanislas-Kostka à Varsovie, où il dirige la pastorale spécialisée du personnel de santé.

Il organise des rencontres religieuses de formation et de Prière pour les étudiants en médecine, pour les infirmières des hôpitaux et pour les médecins.
En août 1980, pendant la grève de Solidarité aux aciéries de Varsovie, le père Jerry Popieluszko devient, à la demande des sidérurgistes et par nomination du primat Wyszynski, aumônier des ouvriers.

Il s'engage profondément dans la pastorale des travailleurs et accompagne le syndicat Solidarité pendant l'état de guerre.

C'est à partir de janvier 1982 que le dernier dimanche de chaque mois, le père Jerzy Popieluszko célèbre des messes à l'intention de sa patrie.

Ces messes regroupent des milliers de fidèles venant de Varsovie et de différentes régions de Pologne, devant des hommes à la recherche de la vérité, de liberté et de justice, assoiffés d'Amour et de Paix.
C'est le 19 octobre 1984 que le Père Jerzy Popieluszko est attaqué alors qu'il revient en voiture de son service pastoral à Bydgoszcz. Torturé, il est ensuite jeté dans la Vistule, près de la ville de Wloclawek.
Les funérailles du Père Jerzy Popieluszko furent Célébrées le 3 novembre 1984 à Varsovie. Son corps repose sur la terre de sa dernière paroisse, Saint-Stanislas-Kostka à Varsovie.
D'après Nous voulons Dieu, de Didier Rance, éd. Aide à l'église en détresse.

Topic 3http://www.aleteia.org/fr/religion/article/un-miracle-dans-le-val-de-marne-ouvre-la-voie-a-la-canonisation-du-pere-popieluszko-5783467879038976

Un miracle dans le Val-de-Marne ouvre la voie à la Canonisation du Père Popieluszko

C'est ce samedi 20 Septembre 2014, lors d’une Messe Célébrée au Monastère de l’Annonciade à Thiais, que Mgr Santier annonce l’ouverture de l’enquête pour la Canonisation du Père Popieluszko.
"On est toujours trop petit pour une telle grâce. Devant le passage de Dieu,  on se sent tout petit", confie Mgr Michel Santier, au micro de Cyprien Viet, de Radio Vatican.
L'Évêque de Créteil ne cache pas son émotion face à cette étonnante aventure spirituelle (lire notre article à ce sujet), lui qui avait justement confié son diocèse à l’intercession du martyr polonais lors d’un voyage en Pologne, un an avant cette guérison, le 14 Septembre 2012.

Ce samedi, lors d’une Messe Célébrée au Monastère de l’Annonciade à Thiais, dans le département français du Val-de-Marne, l’Évêque de Créteil annonce donc officiellement que la Congrégation pour la cause des Saints a ouvert la procédure de Canonisation du Père Jerzy Popieluszko.
Le monde entier se souvient de ce Prêtre polonais, torturé et tué par la police politique polonaise en 1984. Il était alors devenu l’icône de la résistance polonaise au régime communiste.

Le Père Jerzy Popieluszko avait été Béatifié en 2010 lors d’une Cérémonie organisée à Varsovie, à laquelle avait assisté sa mère, décédée depuis.
" Il est déjà béatifié, mais il n'y a pas eu besoin de miracle puisqu'il est martyr", explique Mgr Santier.
Mais il n'en va pas de même pour la Canonisation. Et c’est justement une guérison aussi étonnante que soudaine, qui pourrait bien être reconnue comme le miracle initiant la procédure.

"La guérison s'est passée dans le diocèse, à l'hôpital Albert-Chenevier, raconte l'Évêque de Créteil.
La personne présumée guérie souffrait d'un cancer. Les médecins avaient décidé d'arrêter le traitement, et avaient dit à son épouse que c'était la fin. Elle avait déjà pris contact avec les pompes funèbres."

Mais une Sœur polonaise de l'aumônerie de l'hôpital l'a convaincue de faire appel à un Prêtre. "Le Père Bernard Brien, qui venait tout juste d’être ordonné Prêtre en « vocation tardive » était né le même jour que le martyr polonais, le 14 Septembre 1947.
Il lui a donné le Sacrement des malades, et a terminé en sortant une image du Père Popieluzko.
Il a prié, il s'est adressé au Seigneur en disant "aujourd'hui c'est notre anniversaire. Il faut que tu fasses quelque chose, c'est le moment d'intervenir."
L'épouse que j'ai reçu m'a dit qu'aussitôt après, il avait ouvert les yeux. Le lendemain, la Sœur est venue le visiter ; elle a vu qu'il n'était pas dans son lit, et a cru qu'il était décédé. Puis elle a vu qu'il était débout et qu'il marchait.
Le rapport des médecins a constaté qu'il n'y avait plus de cellules cancéreuses."

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Il revient donc à l’ordinaire du lieu, en l’occurrence l’Évêque de Créteil, d’annoncer officiellement l’ouverture de l’enquête pour la Canonisation du Père Popieluszko.
" La Sœur polonaise était très heureuse, c'est elle qui a prévenu Varsovie, se souvient Mgr Santier.
A la demande du Cardinal Nisz, Archevêque de Varsovie, qui a prévenu la Congrégation des Saints, nous allons ouvrir cette enquête ce samedi, en vue de la reconnaissance d'une guérison miraculeuse mais présumée.
C'est la cause des Saints qui instruira et la présentera au Pape, qui en définitive prend la décision.
Après, si cette guérison est reconnue, cela initiera le processus de Canonisation du père Popieluszko."

Découvrez sur KTO un documentaire consacré à la vie du P. Jerzy Popieluszko

Vers la reconnaissance par l eglise d un miracle a creteil

http://www.famillechretienne.fr/eglise/vie-de-l-eglise/pere-jerzy-popieluszko-ultime-etape-vers-la-canonisation-176939

Père Jerzy Popieluszko : ultime étape vers la Canonisation

L’enquête (voir ci-dessus) du diocèse de Créteil concernant une guérison attribuée à l’intercession du Bienheureux Jerzy Popieluszko, a été envoyée à Rome ce Lundi 14 Septembre 2015.
C’est la fin d’une longue et minutieuse enquête pour le diocèse de Créteil. Les conclusions de l’équipe d’experts chargés d’étudier la guérison attribuée à l’intercession du bienheureux Père Jerzy Popieluszko, devaient être envoyées à Rome ce lundi 14 septembre 2015.
Mgr Michel Santier, Évêque du Val-de-Marne, annoncera officiellement la nouvelle au cours de la Messe célébrée à la Cathédrale de Créteil ce même jour.
Une date symbolique, qui commémore à la fois l’anniversaire de la naissance du Père Popieluszko et la guérison inexpliquée de François A., un français âgé aujourd’hui de cinquante-huit ans, hospitalisé à Créteil.

Le 14 Septembre 2012 en effet, le Père Bernard Brien, un Prêtre du Val-de-Marne confie le patient atteint d’une leucémie rare depuis plus de dix ans, à l’intercession du Bienheureux. Le lendemain, François se lève de son lit, alors qu’il venait de recevoir les derniers Sacrements. Quelques semaines plus tard, il est totalement guéri de façon inexpliquée.

La Canonisation pourrait être proche
Ce sont les détails de cette guérison que les experts ont dû explorer durant plusieurs mois. L’enquête doit désormais être approuvée par la Congrégation pour la cause des Saints, pour que l’Église puisse officiellement décréter le caractère miraculeux de la guérison.
Si celle-ci était confirmée par Rome, le Père Popieluszko pourrait être cCanonisé rapidement.

Ordonné Prêtre en 1972 en Pologne, ce jeune Prêtre polonais fut l’aumônier du syndicat Solidarność de Lech Walesa.
Après l’instauration de la loi martiale par le général Jaruzelski en Décembre 1981, il aide les militants du syndicat poursuivis et persécutés.
Vicaire à la paroisse Saint-Stanislas de Varsovie, le Père Popieluszko célèbre des Messes qui attirent des milliers de fidèles, venus de toute la Pologne.
Il dénonce inlassablement la violence, invitant à « vaincre le mal par le bien ». Fiché parmi les « Prêtres extrémistes », il est enlevé puis assassiné en octobre 1984, à l’âge de 37 ans, par un commando de la police du régime communiste.

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https://fr.zenit.org/articles/un-pretre-exemple-pour-la-nouvelle-evangelisation/

Un Prêtre, exemple pour la nouvelle évangélisation.
« Jerzy Popieluszko, messager de la Vérité »

Anita Bourdin 

ROME, Lundi 22 Octobre 2012 (ZENIT.org) – Le Bienheureux Prêtre polonais Jerzy Popieluszko est un « exemple pour la nouvelle évangélisation », estime Mgr Eterovic.

Les pères synodaux et les autres participants à la XIIIe assemblée générale ordinaire du synode des évêques ont en effet été invités à la projection du film “Jerzy Popieluszko, messager de la Vérité” à l’Institut Maria Bambina, près du Vatican, à mercredi 17 octobre.

Des extraits du film sur la vie du bienheureux ont également été projetés au terme de la 15eCongrégation générale du 17 octobre en la salle du synode.

Le secrétaire général du synode des Évêques, Mgr Nikola Eterovic, a qualifié la vie du Prêtre polonais « d’exemple pour la nouvelle évangélisation ».

Le P. Jerzy Popieluszko (1947-1984) a été  assassiné à 37 ans. Il était notamment l'aumônier des ouvriers du syndicat « Solidarnosc » à Varsovie. Reconnu martyr par le pape Benoît XVI en décembre dernier, il a été béatifié le 6 juin 2010 à Varsovie.

Lors de l’angélus du 13 juin, 2010, Benoît XVI a évoqué le martyr polonais en disant : « Il a exercé son ministère généreux et courageux aux côtés de ceux qui s'engageaient pour la liberté, pour la défense de la vie et sa dignité. Son œuvre au service du bien et de la vérité était un signe de contradiction pour le régime qui gouvernait alors en Pologne. L'amour du Cœur du Christ l'a conduit à donner sa vie, et son témoignage a été la semence d'un nouveau printemps dans l'Eglise et dans la société ».

Le 6 juin, le Pape avait dit : « En août 1980, pendant la grève de Solidarité aux aciéries de Varsovie, le père Jerry Popieluszko devient, à la demande des sidérurgistes et par nomination du primat Wyszynski, aumônier des ouvriers. Il s'engage profondément dans la pastorale des travailleurs et accompagne le syndicat Solidarité pendant l'état de guerre. C'est à partir de janvier 1982 que le dernier dimanche de chaque mois, le père Jerzy Popieluszko célèbre des messes à l'intention de sa patrie. Ces messes regroupent des milliers de fidèles venant de Varsovie et de différentes régions de Pologne, devant des hommes à la recherche de la vérité, de liberté et de justice, assoiffés d'amour et de paix.
C'est le 19 octobre 1984 que le père Jerzy Popieluszko est attaqué alors qu'il revient en voiture de son service pastoral à Bydgoszcz. Torturé, il est ensuite jeté dans la Vistule, près de la ville de Wloclawek (
...). Son ministère zélé et son martyre sont un signe éloquent de la victoire du bien sur le mal. Puissent son exemple et son intercession nourrir le zèle des prêtres et faire naître la foi dans l’amour ».

L'une des phrases les plus célèbres du P. Popieluszko touche la proclamation de la vérité : « Le devoir du Chrétiens est de promouvoir la Vérité même si le prix est très élevé. Parce que la Vérité se paie (...). Prions pour ne pas se laisser intimider, pour être libérés de la peur et surtout du désir de la violence et de la vengeance. »

Il a été assassiné le 19 octobre 1984. L'Eglise célèbre sa Fête le 19 octobre, jour de sa « naissance au Ciel », son « dies natalis ».

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http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20171019&id=14196&fd=0

Bienheureux Jerzy Popiełuszko
Prêtre et martyr

Jerzy Aleksander (au Baptême : Alfons) Popiełuszko naît le 14 Septembre 1947 à Okopy, un petit village de Voïvodine, au nord-est de Białystok (Pologne), au sein d’une famille de paysans profondément Chrétienne.
Entré au grand séminaire de Varsovie en 1965, il a été appelé, un an plus tard, sous les drapeaux, pour faire ses trois années de service militaire dans une unité spéciale.
Les autorités militaires procédaient à un endoctrinement anticlérical et antireligieux pour détourner les séminaristes de leur vocation. Il fut l'objet de vexations et de persécutions qui portèrent atteinte à sa santé.

Jerzy Popiełuszko fut ordonné Prêtre le 28 Mai 1972 par le Cardinal Stefan Wyszyński, primat de Pologne, et choisit pour devise Sacerdotale les paroles du prophète Isaïe et de l'Évangile de Luc : « Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, panser les plaies des cœurs brisés ».
Il exerça ses fonctions pastorales en tant que vicaire de paroisses à Ząbki, à proximité de Varsovie, puis à Anin, et enfin à Varsovie même, à la paroisse de l'Enfant Jésus.
En 1979-1980, il assura la catéchèse des étudiants en médecine à l'église académique Sainte-Anne à Varsovie.
Il fut également nommé membre du Corps consultatif national pour la pastorale du service de santé et aumônier diocésain du personnel de santé.

Dès Mai 1980, il exerça son ministère dans la paroisse Saint-Stanislas-Kostka à Varsovie.
En Août 1980, pendant la grève de Solidarność aux aciéries de Varsovie, le père Jerry Popiełuszko devient, à la demande des sidérurgistes et par nomination du primat Wyszyński, aumônier des ouvriers.
Il s'engage profondément dans la pastorale des travailleurs et accompagne le syndicat Solidarność pendant l'état de guerre.

Après le coup de force du général Wojciech Jaruzelski contre Solidarność en Décembre 1981, le père Popieluszko s'était mis à célébrer des « Messes pour la patrie », où les homélies affrontaient des thèmes religieux et spirituels mais aussi des questions d'actualité, à caractère social, politique et moral.
Ces messes regroupent des milliers de fidèles venant de Varsovie et de différentes régions de Pologne, suscitant la fureur du pouvoir communiste.

Considéré comme « dangereux », Jerzy Popiełuszko fut enlevé par trois officiers de la police politique (SB) le 19 Octobre 1984, alors qu'il revient en voiture de son service pastoral.
Après avoir été torturé jusqu'à ce que mort s'ensuive, le corps est lesté puis jeté dans un réservoir d'eau de la Vistule (à 120 km au nord de Varsovie).
Son corps méconnaissable ne sera découvert, par des plongeurs, que plusieurs jours plus tard dans ce réservoir, grâce aux aveux des trois officiers.
Ses funérailles, auxquelles participèrent plus de 1.000 Prêtres et des centaines de milliers de fidèles, furent célébrées le 3 novembre 1984 à Varsovie.

Le Père Popiełuszko symbolise, aux yeux des Polonais, la lutte commune de l'opposition démocratique et de l'Église Catholique contre un régime totalitaire.
Jerzy Popiełuszko à été Béatifié le 6 juin 2012 par le Cardinal Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, qui représentait le Pape Benoît XVI.

La Célébration, qui a eu lieu en Pologne, à Varsovie, sur la place du Maréchal Józef Pilsudski, réunissait des fidèles venus de tout le pays, les membres du syndicat « Solidarność », les autorités civiles et militaires, les Prêtres, les personnes consacrées, la mère du Bienheureux, Marianna Popiełuszko, et la famille du Prêtre martyr.

Pour un approfondissement biographique :
>>> Jerzy Popiełuszko

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http://nouvl.evangelisation.free.fr/jerzy_popieluszko_fr.htm.

“Jerzy Popieluszko a eu le courage de défendre les idéaux de vérité, de liberté et de justice”.

“L'aumônier charismatique de Solidarnosc a payé le prix suprême pour être resté fidèle à sa vocation.

Il symbolise la grandeur et la sainteté de l'homme, les valeurs que nous devons défendre toujours et partout si nous voulons vivre dans un État libre et démocratique”,

Le Père Jerzy Popieluszko, actif défenseur du Syndicat Solidarité, est mort martyrisé le 19 octobre 1984, à l’âge de 37 ans, sous les coups de la police politique polonaise.

Jeune Prêtre de Varsovie nommé aumônier des aciéries de Huta Warszawa par le Cardinal Wyszynski, il était alors un des jeunes Prêtres Polonais les plus populaires.

Les hommes de la police Polonaise ont cherché à enlever secrètement le Père Poieluszko, afin de le faire disparaître mystérieusement.

Ils espéraient pouvoir continuer leur macabre besogne sur d’autres Prêtres défenseurs de Solidarité, afin de créer un climat de terreur en Pologne, dans la tradition des meilleures heures du stalinisme.

Leur but était de faire plier à la fois l’Église et le peuple Polonais, dans un contexte mêlé d’incertitude et d’angoisse.

Mais en échappant à leurs mains, un homme à réussi à casser la machine infernale des agents du terrorisme d’État. Cet homme là était Waldemar Chrotowski, le chauffeur et l’ami du Père Popieluszko. Enlevé en même temps que le Prêtre, il est parvenu à sauter en marche de la voiture des policiers

53809336-p-1.jpgJerzy Popieluszko est né le 14 Septembre 1947 à Okopy près de Suchowola en Podlasie. (nord-est de la Pologne) Ses parents, Marianne et Ladislas, dirigeaient une exploitation agricole.

A partir de 1961, Jerzy étudie au Lycée à Suchowola. À l'école, les enseignants le définissent comme un élève moyen, capable, mais ambitieux. Un individualiste.

Dès son plus jeune âge il est enfant de chœur. Cela dit, la vocation à la Prêtrise, lui vint qu’a la période du baccalauréat. Après son diplôme en 1965, il rejoint le Grand Séminaire de Varsovie.

Au début de sa seconde année d’étude, il est mobilisé dans l'armée.

Les années 1966 – 68 ont étés consacrées au service militaire dans une unité spéciale pour les séminaristes à Bartoszyce (Warminsko-mazurskie).

Rappelons que le recrutement des séminaristes dans l'armée (en dépit d'un accord entre l'État et l'Église en 1950) était une manière pour les autorités communistes de soustraire les jeunes séminaristes de l’environnement des évêques récalcitrants de l'Église.

Il était prévu que par un astucieux système d'endoctrinement effectué par un personnel sélectionné, et des officiers capables de persuader les séminaristes d’abandonner leurs études cléricales.

Jerzy Popieluszko fut un soldat distingué, d'un grand courage défendant ses convictions, ce qui la conduit à subir diverses formes de persécution.

En revenant de l'armée Jerzy tomba malade. A partir de ce moment jusqu'à la fin de vie il aura à faire face a des problèmes de santé.

Le 28 Mai, 1972, il est ordonné, Prêtre des mains du Cardinal Stefan Wyszynski, Primat de Pologne.

Les images distribuées lors de sa première Messe comportent la phrase suivante : “Dieu m'envoie, pour prêcher l'Évangile et à panser les plaies des cœurs blessés.”

Jerzy a vécu son Sacerdoce dans les paroisses suivantes : l'église St. Trinity Zabkach ; p.w. Notre-Dame Reine de la Pologne à Aninie et p.w. L'enfant Jésus à Zoliborzu.

Il avait dans son Ministère Pastoral un penchant pour le travail avec les enfants et les jeunes. Malheureusement, les problèmes de santé s'aggravent.

En Janvier 1979, Jerzy s'évanouit pendant la Célébration de la Messe Après quelques semaines de séjour à l'hôpital il ne retourne pas à son travail régulier de vicaire.

Pendant l'année scolaire 1979/80, il a officié à l’aumônerie de l'église universitaire. Sainte Anne. Il organisé un séminaire pour les étudiants en médecine.

Fin 1978, il a été nommé pasteur de l'équipe médicale. Depuis lors, chaque mois, il a Célébré la Messe à la chapelle Saint Res Sacra Miser.

A partir du 20 Mai 1980, il est à la paroisse St. Stanislas Kostka. En tant que responsable du ministère du personnel médical, depuis août 1980 il s’est engagé dans des activités pastorales auprès des travailleurs.

C’est en août 1980 que le Cardinal Wyszynski, lui a demandé d’être l’aumônier des aciéries de la capitale.

C’est ainsi que le jeune abbé Popieluszko est devenu un ardent défenseur de l’idéal du syndicat de Solidarité, né à la même époque, lors des « accords de Gdansk ».

jp02-1.jpgÀ 10h00, chaque dimanche, il a Célébré la sainte Messe pour eux. Il s'est entretenu avec eux régulièrement, tous les mois.

Il a organisé une sorte de « laboratoire » pour les travailleurs. Il a dirigé leur catéchèse, mais aussi à travers une série de conférences il veut les aider à acquérir des connaissances dans divers domaines – l'histoire de la Pologne et de la littérature, de la doctrine sociale de l'Église, droit, économie, et même les techniques de négociation

En Octobre 1981, il fut nommé aumônier diocésain pour la santé et aumônier auprès de la maison de santé des employés des services de santé dans la rue Elekcyjnej 37. Chaque semaine, la messe sera célébrée dans la chapelle, qu’il a en partie aménagée.

Après le coup d’État du 13 décembre 1981, il avait pris la défense du syndicat Solidarité, mis brutalement hors-la-loi.

Tous les mois, depuis cette date fatidique, le Père Popieluszko Célébrait une « messe pour la patrie » dans sa paroisse St Stanislas-Kotska, dans la banlieue de Varsovie.

Il y prononçait de vibrantes homélies pour la justice sociale et le respect de la liberté de l’homme.

Le texte de ses allocutions courageuses était enregistré par de nombreux militants sociaux chrétiens de Solidarité, et diffusé par cassettes à travers toute la Pologne.

Autant dire que le jeune Prêtre était considéré comme un dangereux agitateur par les séides du régime Communiste Polonais.

A l’automne 1983, une liste de 69 « prêtres extrémistes » a été établie par le gouvernement du Général Jaruzelski et remise au Cardinal Glemp, successeur de l’intrépide Mgr Wyszynski. Prière était faite au nouveau Primat de Pologne de faire taire ces gêneurs en soutane.

Le Père Popielszko figurait en bonne place sur cette liste, en compagnie, il est vrai, de deux évêques, Mgr Tokarczuk et Mgr Kraszewski, auxiliaire de Varsovie, et du confesseur de Lech Walesa, l’ineffable Père Jankowski.

image015-1.jpgDès les 12 et 13 décembre 1983, l’Abbé Popieluszko a été placé en garde à vue pendant deux jours.

La police prétendait avoir découvert chez lui des armes et des explosifs, ainsi que des tracts de Solidarité.

Au cours de la nuit suivant sa garde a vue, il échappa de justesse à un attentat, une grenade ayant explosé dans son vestibule après qu’un inconnu eut sonné à sa porte.

Accusé d’« abus de Sacerdoce », le jeune Prêtre fut convoqué treize fois par la milice, dans les quatre premiers mois de l’année 1984.

Le porte-parole du gouvernement communiste, Jerzy Urban, aujourd’hui reconverti dans la presse pornographique et anticléricale, qualifiait Jerzy Popieluszjo de « fanatique politique ». Le vendredi 19 octobre à 22 heures, trois officiers de police arrêtèrent la voiture du Père Popieluszko en rase campagne, sous prétexte d’un contrôle d’alcooltest. Alors que son chauffeur parvint à s’enfuir, le Prêtre martyr resta entre leurs mains.

Pendant plusieurs jours, aucune nouvelle ne fut donnée sur le sort du père Popieluszko, jusqu’à ce que le 27 octobre, le capitaine Grzegorz Piotrowski déclare : « C’est moi qui l’ai tué, de mes propres mains ».

Le corps de l’aumônier fut retrouvé dans un lac artificiel formé par le barrage de Wloclawek, sur la Wisla à une centaine de kilomètres au nord de Varsovie.

La nouvelle eut un impact impressionnant mais le peuple polonais y fit face sans céder à la colère ou à la violence, se souvenant des paroles que le père Jerzy aimait répéter : « Nous devons vaincre le mal par le bien ».

Le père Jerzy a certainement Pardonné à ses assassins et il aurait sans doute voulu qu’on ne parle pas trop du procès de Torun, mais sachez simplement que ceux qui ordonnèrent ce crime, raconté dans les moindres détails par les assassins, au cours d’un procès dramatique, ne furent jamais jugés.

Les accusés furent condamnés, mais leur peine fut ensuite réduite. Tous sont déjà sortis depuis bien longtemps de prison.

La tombe du père Popieluszko, située à Varsovie près de l’église où il Célébrait les messes pour la patrie, est devenue un lieu de pèlerinage où se sont déjà rendues des millions de personnes qui le vénèrent comme témoin de la résistance morale et spirituelle du peuple polonais.

Le Martyre du Père Popieluszko a entraîné de nombreuses conversions, et même l’éclosion de vocations Sacerdotales.

Il a soudé davantage encore l’Église de Pologne et les militants de Solidarités. Aux yeux de l’Église Universelle, il revêt la valeur d’un témoignage suprême contre l’oppression du totalitarisme athée.

Le 31 octobre 1982, le Père Pupieluszko déclarait : « Pour rester un être libre intérieurement, il faut vivre dans la vérité. La vie dans la vérité, c'est de témoigner autour de soi, de reconnaître la vérité, la réclamer dans chaque situation.

Nous ne sommes pas directement persécutés, nous ne sommes pas menacés de mort. Sommes-nous libres pour autant ? Le chemin de la liberté s'ouvre devant celui qui témoigne avec courage ».

« Il nous en faut, du courage – disait-il encore –, pour témoigner de la vérité sur l'homme et sur la vie. La vérité ne change pas, on ne peut pas la détruire par des décisions ou des lois ».

Deux ans avant sa mort, il terminait ainsi un de ses sermons : « Nous prions Dieu de nous donner l'espérance, car seulement ceux qui sont forts par l'espérance sont capables de surmonter toutes les difficultés ».

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Date de dernière mise à jour : 19/10/2017