Bienheureux John Henry Newman, Cardinal, Fondateur de Communauté Religieuse de l’Oratoire, théologien (1801-1890). Fête le 09 Octobre.

Mardi 09 Octobre 2018 : Fête du Bienheureux John Henry Newman, Cardinal, Fondateur de Communauté Religieuse de l’Oratoire, théologien (1801-1890).
NB. Le Bienheureux John Henry Newman, est fêté, dans le calendrier liturgique Catholique, le 09 Octobre et non le jour anniversaire de sa mort, le 11 Août.
Ce jour étant déjà celui de la Fête de Sainte Claire d'Assise, c'est le 09 Octobre, date de l'accueil officiel dans l'Église Catholique de John Henry Newman, qui a été retenu
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John henry newman 2

http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20171009&id=13991&fd=0

Bienheureux John Henry Newman
Prêtre anglican converti au Catholicisme en 1845
Cardinal, Fondateur, théologien
(1801-1890)

(Source).
http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/homilies/2010/documents/hf_ben-xvi_hom_20100919_beatif-newman_fr.html.

VOYAGE APOSTOLIQUE AU ROYAUME-UNI
(16-19 SEPTEMBRE 2010)

MESSE ET BÉATIFICATION
DU VÉNÉRABLE CARDINAL JOHN HENRY NEWMAN

HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI

Cofton Park de Rednal - Birmingham
Dimanche 19 Septembre 2010

(Vidéo)

Chers Frères et Sœurs dans Le Christ,

Ce jour qui nous rassemble ici à Birmingham est un jour particulièrement béni. D’abord, parce que c’est le Jour du Seigneur, Dimanche, jour où Notre Seigneur Jésus-Christ est sorti vivant d’entre les morts et a changé pour toujours le cours de l’histoire humaine, offrant une vie et une espérance nouvelles à tous ceux qui vivent dans les ténèbres et l’ombre de la mort. C’est pourquoi les Chrétiens dans le monde entier se réunissent ce jour-là pour rendre Gloire à Dieu et le remercier de toutes les merveilles qu’il a accomplies pour nous.

Ce Dimanche-ci évoque en outre un moment significatif de la vie de la nation britannique, car c’est le jour choisi pour commémorer le soixante-dixième anniversaire de la «Bataille d’Angleterre».

Pour moi, qui ai vécu et subi les souffrances liées aux jours sombres du régime nazi en Allemagne, il est très émouvant de me trouver ici parmi vous en cette occasion et de faire mémoire de vos si nombreux concitoyens qui ont sacrifié leur vie, résistant courageusement contre les forces de cette terrible idéologie.

Ma pensée rejoint d’une manière spéciale la ville voisine de Coventry qui fut frappée au cours du mois de Novembre 1940 par des bombardements massifs et de lourdes pertes en vies humaines.

Soixante-dix ans plus tard, nous nous souvenons avec des sentiments de honte et d’horreur de l’effrayant coût en vies humaines et en destructions que la guerre entraîne, et nous renouvelons notre résolution de travailler pour la Paix et la réconciliation là où pèse la menace de conflits.

Toutefois, un autre motif, plus joyeux, fait de ce jour un moment particulièrement porteur de promesses pour la Grande-Bretagne, pour les Midlands, pour Birmingham. Car c’est le jour qui voit le Cardinal John Henry Newman officiellement élevé aux honneurs des autels et proclamé Bienheureux.

Je remercie Monseigneur Bernard Longley pour ses paroles de bienvenue au début de cette Messe. Et j’exprime mon appréciation à tous ceux qui ont travaillé fermement au long de nombreuses années pour promouvoir la Cause du Cardinal Newman, en particulier les Pères de l’Oratoire de Birmingham que les membres de la Famille spirituelle Das Werk (l’Œuvre). Je salue toutes les personnes présentes ici, de Grande-Bretagne, d’Irlande et d’ailleurs; je vous remercie d’être venus à cette Célébration où nous rendons Gloire et Louange à Dieu pour la vertu héroïque d’un saint Anglais.

L’Angleterre a une longue tradition de saints martyrs, dont le témoignage courageux a soutenu et inspiré la communauté Catholique durant des siècles ici.

Mais il est également juste et bon de reconnaître aujourd’hui la sainteté d’un confesseur, un fils de cette nation qui, bien qu’il n’ait pas été appelé à répandre son sang pour le Seigneur, lui a cependant rendu un témoignage éloquent durant une longue vie consacrée au ministère sacerdotal, et spécialement en prêchant, en enseignant et en écrivant.

Il mérite bien de prendre place dans une longue lignée de saints et d’érudits de ces Iles, saint Bède, sainte Hilda, saint Aelred, le bienheureux Dun Scott, pour n’en nommer que quelques-uns.

Dans la personne du Bienheureux John Henry, cette tradition d’élégante érudition, de profonde sagesse humaine et d’ardent Amour du Seigneur a porté des fruits abondants, signe de la présence pleine d’Amour de L’Esprit Saint dans les profondeurs du cœur du peuple de Dieu, faisant mûrir d’abondants dons de sainteté.

La devise du Cardinal Newman, Cor ad cor loquitur, ou «le cœur parle au cœur» nous donne une indication sur la manière dont il comprenait la vie chrétienne: un appel à la sainteté, expérimenté comme le désir profond du cœur humain d’entrer dans une intime communion avec le Cœur de Dieu.

Il nous rappelle que la fidélité à la Prière nous transforme progressivement à la ressemblance de Dieu.

Comme il l’écrivait dans l’un de ses nombreux et beaux sermons, «pour la pratique qui consiste à se tourner vers Dieu et le monde invisible en toute saison, en tout lieu, en toute situation d’urgence, la Prière, donc, a ce qu’on peut appeler un effet naturel, en ce qu’elle élève et spiritualise l’âme.

L’homme n’est plus ce qu’il était auparavant: progressivement, il s’est imprégné de tout un nouvel ensemble d’idées, il a assimilé de nouveaux principes» (Sermons paroissiaux, IV, p. 203, Le paradoxe chrétien, Cerf, 1986).

L’Évangile d’aujourd’hui nous enseigne que personne ne peut servir deux maîtres (Lc 16,13), et l’enseignement du Bienheureux John Henry sur la Prière montre comment le fidèle Chrétien est définitivement pris pour le service du seul véritable Maître, le seul qui puisse prétendre recevoir une dévotion sans conditions à son service (cf. Mt 23,10).

Newman nous aide à comprendre ce que cela signifie dans notre vie quotidienne: il nous dit que notre Divin Maître a donné à chacun de nous une tâche spécifique à accomplir, «un service précis» demandé de manière unique et à chaque personne individuellement: «J’ai une mission», écrivait-il, «Je suis un chaînon, un lien entre des personnes. Il ne m’a pas créé pour rien. Je ferai le bien, j’exécuterai la tâche qu’il m’a confié; je serai un ange de Paix, je prêcherai la Vérité à la place où je suis… si j’observe ses Commandements et le sers à la place qui est la mienne)» (Méditations sur la doctrine chrétienne, Ad Solem, Genève 2000, pp. 28-29).

Le service particulier auquel le Bienheureux John Henry a été appelé consistait à appliquer son intelligence fine et sa plume féconde sur les nombreuses et urgentes «questions du jour». Ses intuitions sur le rapport entre Foi et raison, sur la place vitale de la religion révélée dans la société civilisée, et sur la nécessité d’une approche de l’éducation qui soit ample en ses fondements et ouverte à de larges perspectives ne furent pas seulement d’une importance capitale pour l’Angleterre de l’époque victorienne, mais elles continuent à inspirer et à éclairer bien des personnes de par le monde.

Je voudrais rendre un hommage particulier à sa conception de l’éducation, qui a eu une grande influence pour former l’éthos, force motrice qui soutient les écoles et les collèges Catholiques d’aujourd’hui.

Fermement opposé à toute approche réductrice ou utilitaire, il s’est efforcé de mettre en place un environnement éducationnel où l’exercice intellectuel, la discipline morale et l’engagement religieux pourraient progresser ensemble.

Le projet de fonder une Université Catholique en Irlande lui donna la possibilité de développer ses idées à ce sujet, et l’ensemble des discours qu’il a publiés sur «L’idée d’une Université» met en évidence un idéal dont tous ceux qui sont engagés dans la formation académique peuvent continuer à s’inspirer.

En effet, quel meilleur objectif pourraient avoir des professeurs de religion que celui que le Bienheureux John Henry a présenté dans son célèbre appel en faveur d’un laïcat intelligent et bien formé: «Je désire un laïcat qui ne soit pas arrogant, ni âpre dans son langage, ni prompt à la dispute, mais des personnes qui connaissent leur religion, qui pénètrent en ses profondeurs, qui savent précisément où ils sont, qui savent ce qu’ils ont et ce qu’ils n’ont pas, qui connaissent si bien leur Foi qu’ils peuvent en rendre compte, qui connaissent assez leur histoire pour pouvoir la défendre» (The Present position of Catholics in England, IX, 390).

En ce jour où l’auteur de ces lignes est élevé à l’honneur des autels, je prie pour que, par son intercession et son exemple, tous ceux qui sont engagés dans l’enseignement et la catéchèse se sentent poussés par la conception qu’il a si clairement exposée devant nous à entreprendre de nouveaux efforts.

S’il est bien compréhensible que l’héritage intellectuel de John Henry Newman ait été l’objet d’une large attention dans la vaste littérature qui illustre sa vie et son œuvre, je préfère, en ce jour, conclure par une brève réflexion sur sa vie de Prêtre, de Pasteur des âmes.

La chaleur et l’humanité qui marquent son appréciation du ministère pastoral sont magnifiquement mises en évidence dans un autre de ses célèbres sermons: «Si des anges avaient été vos Prêtres, mes frères, ils n’auraient pas pu souffrir avec vous, avoir de la sympathie pour vous, éprouver de la Compassion pour vous, sentir de la Tendresse envers vous et se montrer indulgents avec vous, comme nous; ils n’auraient pas pu être vos modèles et vos guides, et n’auraient pas pu vous amener à sortir de vous-mêmes pour entrer dans une vie nouvelle, comme le peuvent ceux qui viennent du milieu de vous» («Hommes, non pas Anges: les Prêtres de l’Évangile», Discourses to Mixed Congregations, 3).

Il a vécu à fond cette vision profondément humaine du Ministère Sacerdotal dans l’attention délicate avec laquelle il s’est dévoué au service du peuple de Birmingham au long des années qu’il a passées à l’Oratoire, fondé par lui, visitant les malades et les pauvres, réconfortant les affligés, s’occupant des prisonniers.

Il n’est pas étonnant qu’à sa mort, des milliers de personnes s’alignaient dans les rues avoisinantes tandis que son corps était transporté vers sa sépulture à moins d’un kilomètre d’ici.

Cent vingt ans plus tard, de grandes foules se sont rassemblées à nouveau pour se réjouir de la reconnaissance solennelle de l’Église pour l’exceptionnelle sainteté de ce père des âmes très aimé.

Comment pourrions-nous mieux exprimer la joie de ce moment, sinon en nous tournant vers notre Père des cieux dans une vibrante action de grâce, et en priant avec les paroles mêmes que le Bienheureux John Henry a mises sur les lèvres du chœur des anges dans le ciel:

Loué soit le Très Saint dans les hauteurs
Et loué soit-Il dans les profondeurs;
Très admirable en toutes Ses paroles;
Infaillible en toutes Ses voies!
(Le songe de Gerontius).

NB. Le Bienheureux John Henry Newman, est fêté, dans le calendrier liturgique Catholique, le 09 Octobre et non le jour anniversaire de sa mort, le 11 Août.
Ce jour étant déjà celui de la Fête de sainte Claire d'Assise, c'est le 09 Octobre, date de l'accueil officiel dans l'Église Catholique de John Henry Newman, qui a été retenu.

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http://nominis.cef.fr/contenus/saint/12243/Bienheureux-John-Henry-Newman.html

Bienheureux John Henry Newman

Cardinal (✝ 1890)

Né le 21 Février 1801 à Londres, mort le 11 Août 1890 à Birmingham, ordonné Prêtre anglican, John Henry Newman s'est converti au Catholicisme en 1845 -
Le 9 Octobre 1845, Newman est reçu dans l’Église Catholique romaine par le Père Dominique Barberi, théologien italien et membre de la Congrégation des Passionistes. Il a été créé Cardinal en 1879.
Il a été Béatifié le 19 Septembre 2010.

Né à Londres en 1801, John Henry Newman fut un des grands intellectuels Chrétiens du XIXe siècle. En recherche de spiritualité depuis l'adolescence, il étudia la théologie à l'Université d'Oxford, où il enseigna aussi un certain temps et devint pasteur anglican.
Il dirigea le Mouvement d'Oxford qui cherchait les racines Catholiques de la Foi en Angleterre.

En 1842, alors qu'il écrivait son Essai sur le développement de la Doctrine Chrétienne, il mûrit sa conversion au Catholicisme.
Il fut admis dans l'Église Catholique en 1845 et y fut ordonné Prêtre le 1er Juin 1847 à Rome. Après son Ordination, encouragé par Pie IX, il fonda le premier Oratoire de Saint Philippe Neri en Angleterre.
En 1851, il fut nommé Recteur de l'Université cCatholique de Dublin, charge qu'il exerça jusqu'en 1854.
Léon XIII le créa Cardinal en 1879 et il mourut en 1890 à l'oratoire de Edgbaston. (VIS 20100919)


Birmingham, le 19 Septembre 2010, Messe et Béatification du Vénérable Cardinal John Henry Newman, Homélie de Benoît XVI
John Henry Newman (1801-1890) - qui est cet homme qui écrivait dans son Journal: "La sainteté, voilà le grand but. C'est un combat et une épreuve"?

"...c'est un grand enseignant, un grand auteur. Newman est certainement un Saint mais ce qui est particulier dans son cas, c'est qu'il est aussi un penseur, un écrivain."
(Newman, un guide spirituel pour notre temps)

"Théologien, historien, philosophe, prédicateur, romancier, poète, accompagnateur et guide spirituel, Newman est l’auteur de plus d’une quarantaine d’ouvrages et d’une vaste correspondance d’un grand intérêt."
Association Française des Amis de Newman

"En béatifiant Newman, l'Église Catholique donne une place d'honneur à celui qui, Baptisé dans l'anglicanisme, demeura toute sa vie marqué par le patrimoine liturgique et spirituel de l'Église de son Baptême."
La passion d'un 'converti' - Éditorial par le frère Franck Lemaître, directeur du service national pour l'unité des chrétiens.

John Henry Newman (1801 – 1890) - site de la paroisse Saint-Bonaventure – Cœur de Lyon
Religieux, éducateur, mais aussi historien, philosophe, poète et romancier, curé de paroisse et accompagnateur spirituel, Newman a été tout cela, au long de sa longue vie, passée pour moitié dans l’Anglicanisme, surtout dans la ville universitaire d’Oxford, et pour moitié dans l’Église Catholique, essentiellement à Birmingham.
Infatigable chercheur de Dieu, il n’a jamais voulu se présenter comme théologien, mais comme un Chrétien qui, en scrutant son expérience et l’histoire de l’Église, y repère des traces du passage de Dieu, et en tire une certaine idée de la manière de se laisser conduire par sa Providence.

Newman a été un prédicateur, et peut-être un prédicateur avant tout... Serviteur de la Révélation pour ses frères, Newman l’a été dans l’Angleterre victorienne, il l’est encore aujourd’hui pour l’Église universelle qui l’accueille comme un vrai témoin du Seigneur.
P. Martin Charcosset, aumônier de jeunes à Villefranche-sur-Saône

- John Henry Newman (1801-1890) Le 19 Septembre 2010, Benoît XVI préside la Béatification du Cardinal Newman, à Birmingham, tout près du lieu même où, devenu Catholique trois ans plutôt, celui-ci avait fondé l'Oratoire en 1848 et où il vécut jusqu'à sa mort.
Mais qui est cet homme qui écrivait dans son Journal: "La sainteté, voilà le grand but. C'est un combat et une épreuve"?

Témoins - site de l'Église catholique en France

Nous pouvons nous confier à sa prière avec les mots de la collecte de sa Fête: «Dieu qui as donné au Bienheureux John Henry Newman la grâce de suivre ta douce lumière et de trouver la paix dans ton Église, accorde-nous, par son intercession et à son exemple, de nous laisser conduire, au-delà des ombres et des images, jusqu’en la plénitude de ta vérité.»

John henry newman by emmeline deane 2Le Cardinal Newman dans ses dernières années, portrait par Emmeline Deane

http://www.la-croix.com/Religion/Approfondir/Spiritualite/John-Henry-Newman-un-intellectuel-converti-fidele-a-lui-meme-et-a-la-verite-_NG_-2010-09-16-578827

De l'Église anglicane à l'Église Catholique, l'itinéraire intellectuel et spirituel du Cardinal Newman témoigne d'une grande continuité spirituelle.

Le 8 Octobre 1845. Logé sur l'impériale de la diligence, le P. Dominique Barberi, religieux Passioniste italien, a voyagé toute la journée sous une pluie battante.

Ce soir-là, il arrive trempé à Littlemore, à cinq kilomètres d'Oxford, dans la cure du Prêtre anglican John Henry Newman.

Depuis trois ans, ce dernier y mène avec quelques amis une vie quasi Monastique.
À peine le P. Barberi a-t-il commencé à se sécher devant le feu de cheminée que son hôte s'agenouille à ses pieds et lui demande d'entendre sa confession générale.

Elle dure une partie de la nuit et le lendemain matin, Newman est reçu dans l'Église Catholique, à l'âge de 44 ans, avec deux autres membres de sa communauté.

Cette conversion est pour lui une rupture personnelle terrible. Cet homme timide, mais qui aime s'entourer d'amitiés solides, perd ses compagnons et se voit rejeter par sa famille.

Il doit aussi renoncer aux honneurs et aux revenus de son poste prestigieux d'enseignant-chercheur d'Oriel College, à Oxford, où il a passé vingt-huit ans.

Renouveler l'Église anglicane en l'enracinant dans la tradition apostolique

Et pourtant, ce 9 Octobre 1845 s'inscrit pour lui dans une continuité, la fidélité à tout ce qu'il a vécu jusque-là.

Il a l'impression, comme il l'écrira par la suite, de « rentrer au port après une violente tempête ».

« Vivre c'est changer ; être parfait, c'est avoir changé souvent », résume-t-il aussi dans son Essai sur le développement de la doctrine chrétienne, ajoutant aussitôt que si « l'idée » du christianisme change, c'est « afin de rester fidèle à elle-même ».

Une première expérience de Dieu vécue à l'âge de 15 ans (« moi-même et mon Créateur ») a été décisive dans cette évolution personnelle.

Ordonné Prêtre en 1825, célibataire par vocation, il devient bientôt le chef de file du Mouvement d'Oxford : les « Tractariens » veulent renouveler l'Église anglicane en l'enracinant de nouveau dans la tradition apostolique, la liturgie, la prière et les sacrements.

Très soucieux de ses paroissiens de l'Oratoire de Birmingham

Leur source privilégiée : les Pères de l'Église. Newman retire de leur lecture la conviction que la tradition n'est pas un dépôt figé et répétitif, mais se déploie dans une fidélité créatrice à l'enseignement des apôtres.

Reste à discerner où cette fidélité est la plus grande. Newman est alors l'un des prédicateurs anglais les plus renommés.

On vient de loin pour écouter ses sermons paroissiaux prêchés le dimanche à Oxford. Ses pamphlets polémiques, où il manie volontiers l'ironie, sont diffusés dans toute l'Angleterre.

Mais après des années d'efforts et de débats intérieurs, désespérant de parvenir à réformer l'Église anglicane, cet anglican viscéralement anti-papiste en vient à estimer que l'Église Catholique est le véritable successeur de l'Église des apôtres.

Entré dans l'Église Catholique, il est ordonné Prêtre en 1847 et retrouve dans l'Oratoire de Saint Philippe Néri la vie communautaire fraternelle qu'il avait recherchée à Littlemore. Comme dans sa paroisse anglicane, il se montre très soucieux de ses paroissiens de l'Oratoire de Birmingham.

John henry newman by sir john everett millais 1st btJohn Henry Newman par Sir John Everett Millais (1881)…(Pour voir la photo en grand format : john-henry-newman-by-sir-john-everett-millais-1st-bt.jpg john-henry-newman-by-sir-john-everett-millais-1st-bt.jpg).

 http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Henry_Newman.

Le Bienheureux cardinal John Henry Newman, né à Londres le 21 février 1801 et mort à Edgbaston le 11 août 1890, est un ecclésiastique britannique converti au catholicisme en 1845.

Étudiant à l'Université d'Oxford, il est ordonné prêtre anglican. Ses travaux sur les Pères de l'Église le conduisent à analyser les racines chrétiennes de l'anglicanisme et à défendre l'indépendance de sa religion face à l'État britannique, sous la forme de « tracts ». Ainsi naît le Mouvement d'Oxford, dont John Newman est l'un des principaux acteurs. Ses recherches sur les Pères de l’Église et sa conception de l’Église l'amènent à se convertir au Catholicisme, qu'il voit désormais comme la confession la plus fidèle aux racines du christianisme. C'est au cours de cette période qu'il écrit le célèbre poème Lead, kindly Light.

Il part pour l'Irlande afin de fonder une université catholique à Dublin, à la demande des évêques de ce pays.

Pour mieux faire comprendre sa conception de l’éducation et de la science il donne un cycle de conférences : L'Idée d'université, avant de démissionner en 1857 à cause du manque de confiance de la part des évêques irlandais face à son entreprise.

Sa conversion au Catholicisme est incomprise et critiquée par ses anciens amis anglicans. Il est aussi regardé avec méfiance par une partie du clergé Catholique anglais du fait de ses positions considérées comme très libérales.

En réaction à des calomnies, John Newman décrit sa conversion au Catholicisme dans Apologia Pro Vita Sua.

Cet ouvrage change la perception des anglicans à son égard et accroît sa notoriété. L’incompréhension suscitée par la proclamation du dogme de l’infaillibilité pontificale conduit Newman à défendre l’Église et la place primordiale de la conscience dans sa Lettre au duc de Norfolk.

Sa conception de la conscience sera en partie développée lors du Concile Vatican II. Il écrit par la suite la Grammaire de l'assentiment, qui se veut une défense de la foi face au développement du positivisme.

Le nouveau pape Léon XIII, élu en 1878, décide de le créer Cardinal en 1879. John Newman meurt onze années plus tard à l’âge de 89 ans.

Théologien et christologue reconnu, il est l'une des figures majeures du Catholicisme britannique, avec Thomas More, Henry Edward Manning et Ronald Knox. Il a exercé une influence considérable sur les intellectuels Catholiques, notamment les auteurs venus de l'anglicanisme.

John Henry Newman a été proclamé vénérable par la Congrégation pour les causes des saints en 1991. Il a été béatifié à Birmingham, le 19 septembre 2010, par le Pape Benoît XVI.

J h newman 2Portrait de John Henry Newman daté du 23 juin 1824, jour de sa première homélie.

Prêtre anglican

Le 13 juin 1824, dimanche de la Trinité, Newman est ordonné diacre au sein de l'Église anglicane.

Dix jours plus tard, il prononce son premier sermon à l'église d'Over Worton (Oxfordshire), et en profite pour rendre visite à son ancien professeur Walter Mayers.

Grâce à Pusey, il obtient la cure de Saint-Clément à Oxford et exerce deux années durant ses activités paroissiales tout en publiant des articles pour l’Encyclopædia Metropolitana sur Apollonius de Tyane, Cicéron et les miracles.

C'est aussi l'époque où il découvre l’Analogie de la religion naturelle de Joseph Butler, dont les thèmes se rapprochent des siens.

En 1825, à la demande de Richard Whately, il devient vice-principal de Saint-Alban's Hall, mais ne demeure qu'un an à ce poste.

La sympathie intellectuelle qu'il éprouve pour Whately , écrit-il plus tard, a grandement contribué à son « amélioration mentale » et à sa victoire partielle contre la timidité.

D'autre part, la réflexion qu'il mène avec lui sur la logique lui permet d'ébaucher une première définition précise de l'Église chrétienne.

Cependant, lorsque Robert Peel, auquel il s'oppose pour des raisons personnelles, est réélu en 1827 député de l'Université d'Oxford, il met un terme à leur collaboration.

En 1826, il est nommé tuteur à Oriel College, où le rejoint comme enseignant Richard Hurrell Froude, qu'il décrit comme l'« un des hommes les plus perspicaces, intelligents et profonds qui soient ».

Ensemble, Froude et Newman élaborent une conception exigeante du tutorat, plus cléricale et pastorale que séculière.

Cette nouvelle collaboration marque sa pensée spirituelle : comme il l'indiquera plus tard, « Il [Froude] m'apprit à regarder avec admiration l'Église de Rome et par là même à me détacher de la Réforme.

Il grava profondément en moi l'idée de la dévotion à la Sainte Vierge et m'amena graduellement à croire en la Présence réelle. »

C'est à cette période que Newman se lie aussi d'amitié avec John Keble et qu'il est retenu, en 1827, pour le prêche de Whitehall.

Maladie et deuil

À la fin de l'année 1827, deux épreuves incitent Newman à se détacher de l'intellectualisme de sa formation.

Examinateur, il est victime d'un effondrement nerveux le 26 novembre 1827, sans doute dû à un excès de travail. Il part alors chez son ami Robert Isaac Wilberforce afin de se reposer, mais quelques semaines plus tard, le 5 janvier 1828, sa sœur Mary Sophia meurt après une grande fatigue ; cette disparition brutale le bouleverse et l'amène, alors qu'il se met à la poésie, à concevoir une forme de réminiscence vivante lui permettant d'appréhender la réalité éternelle de la défunte et à relier son destin à la volonté divine.

Pendant cette période, il se rapproche de John Keble, dont le recueil de poèmes, The Christian Year, influence sans doute sa propre poésie et confirme l'importance qu'il accorde aux sentiments dans la vie spirituelle.

Newman poursuit son étude de la patristique, commencée peu avant sa maladie le 18 octobre 1827 sur les conseils de Charles Lloyd, et favorisée par ses lectures et les articles qu'il rédige pour l'Encyclopædia Metropolitana.

Sa réflexion aboutit à la publication en 1833 d'un livre sur l'arianisme, Les Ariens du quatrième siècle ; il décèle chez les Pères de l'Église un authentique humanisme chrétien. Pendant ses vacances de 1828 il lit Ignace d'Antioche et Justin de Naplouse, puis se penche en 1829 sur Irénée de Lyon et Cyprien de Carthage.

Il entreprend dans la même période l'étude des œuvres complètes d'Athanase d'Alexandrie et de Grégoire le Grand.

Mais ces recherches l'inquiètent lorsqu'il reçoit le 10 juin 1830 la charge de nouveaux élèves. Il craint alors de ne pouvoir autant se consacrer aux Pères de l'Église qu'il le souhaiterait.

Doutes et évolutions

L'influence de Newman à Oxford atteint un point culminant en 1839, année où, pourtant, son étude de l'hérésie monophysite l’amène à douter : contrairement à ce qu'il croyait, la doctrine Catholique, constate-t-il, est restée fidèle au concile de Chalcédoine (451) ; en d'autres termes, elle ne s'est pas écartée du Christianisme d'origine, interrogation qui redouble à la lecture d'un article de Nicholas Wiseman paru dans la Dublin Review, où figurent les mots de saint Augustin contre les donatistes : « Securus judicat orbis terrarum » (« le verdict du monde est concluant »). Newman explique ainsi sa réaction :

« Cette petite phrase, ces mots de saint Augustin, me frappèrent avec une force que des mots ne m'avaient jamais fait ressentir jusqu'alors...

C’était comme ces mots, “Tolle, lege... Tolle, lege”, prononcés par l'enfant, qui avaient converti saint Augustin lui-même. “Securus judicat orbis terrarum” ! Ces grandes paroles d'un Père de l'Église, interprétant et résumant tout le cours de la longue histoire de l'Église, réduisaient en miettes la théologie de la “Via Media” ».
« For a mere sentence, the words of St Augustine, struck me with a power which I never had felt from any words before ... they were like the "Tolle, lege, - Tolle, lege," of the child, which converted St Augustine himself. "Securus judicat orbis terrarum!" By those great words of the ancient Father, interpreting and summing up the long and varied course of ecclesiastical history, the theology of the Anglican Via Media was absolutely pulverised »

 

Newman poursuit cependant ses travaux de théologien pour la Haute Église, jusqu'à la publication du Tract 90, le dernier de la série, dans lequel il examine en détail les Trente-neuf articles fondateurs de l'anglicanisme et affirme leur compatibilité avec les dogmes catholiques.

Les Trente-neuf articles, ajoute-t-il, ne s'opposent pas à la doctrine officielle de l'Église Catholique, mais uniquement à certains excès et à des erreurs communément partagées.

Cette théorie n’est pas nouvelle, mais elle provoque l'indignation générale à Oxford. Archibald Campbell Trait, futur archevêque de Cantorbéry, ainsi que trois autres professeurs, dénoncent cette thèse comme « ouvrant une voie par laquelle des hommes pourraient violer leurs engagements solennels vis-à-vis de l'université ».

L'inquiétude est partagée par de nombreuses autorités de l'institution, et, à la demande de l'évêque d'Oxford, la publication des Tracts est interrompue.

Newman, comme il l'explique plus tard, est « sur son lit de mort pour ce qui était de son appartenance à l’Église anglicane ».

Il démissionne alors de son poste de rédacteur en chef à la British Critic. Désormais, il pense que la position des anglicans est similaire à celle des semi-ariens lors de la controverse de l'arianisme, et le projet d'un diocèse anglican à Jérusalem, avec des nominations relevant alternativement des gouvernements britannique et prussien, achève de le convaincre du caractère non apostolique de l'Église d'Angleterre.

En 1842, il se retire à Littlemore, où il vit dans des conditions monacales avec un petit groupe de proches, auxquels il demande de rédiger des biographies des saints anglais, tandis qu'il achève son Essai sur le développement de la doctrine Chrétienne, où il cherche à se réconcilier avec la doctrine et la hiérarchie de l'Église catholique romaine.

Il étudie les écrits d'Alphonse de Liguori, dont il retire la certitude que l'Église Catholique n'est pas, comme il le croyait, une Foi superstitieuse.

En février 1843, il publie anonymement dans l'Oxford Conservative Journal une rétractation officielle des critiques qu'il a adressées à l'Église Romaine, et en Septembre, il prononce son dernier sermon anglican à Littlemore, puis il démissionne de Saint-Mary le 18 Septembre 1843.

Conversion au Catholicisme

Le 26 septembre 1843, Newman écrit son dernier sermon anglican, « On the Parting of Friends ».

John Keble, s'affirmant ainsi comme l'une des rares personnes à le soutenir à travers sa correspondance, assigne son retrait aux vives critiques et aux calomnies dont il est l'objet. Newman, quant à lui, soutient qu'il doute depuis plus de trois ans de la validité de l'anglicanisme, que sa décision a été longuement mûrie, qu'il ne se sent plus en sécurité dans une Église schismatique.

D'ailleurs, ajoute-t-il, sa conversion au Catholicisme ne saurait être le fruit que de sa réflexion sur la Foi, car loin d'y trouver son intérêt, il perdra son statut et ses amis, et s'engagera dans une communauté où il ne connait personne.

Cependant, il diffère sa décision définitive, préférant poursuivre son étude des Pères de l'Église et, comme il l'explique dans sa correspondance, prier pour savoir s'il « [est] victime d'une illusion ».

Au cours de l'été, il achève ses travaux sur Athanase d'Alexandrie et commence à rédiger un nouvel ensemble de réflexions théologiques.

 

Deux années s'écoulent avant qu'il ne soit officiellement reçu dans l'Église catholique romaine le 9 octobre 1845 par Dominique Barberi, passioniste italien au Collège de Littlemore, conversion, assure-t-il, qui lui apporte la Paix et la Joie.

Le 22 février 1846, il quitte Oxford pour le Collège théologique d'Oscott près de Birmingham, où résidait Nicholas Wiseman, vicaire apostolique pour le district central d'Angleterre.

Il publie alors l'une de ses œuvres majeures, fruit de ses réflexions théologiques : Essay on the Development of Christian Doctrine.

Se séparer d'Oxford lui est difficile, encore que sa conversion soit suivie par d'autres, de plus en plus nombreuses, parmi les membres du mouvement d'Oxford.

À l'instigation de Nicholas Wiseman, il part pour Rome en octobre 1846 afin de se préparer à la Prêtrise Catholique et poursuivre ses études.

Il est reçu par le Pape Pie IX, mais son arrivée devient très vite source d'incompréhension auprès des théologiens.

Ainsi, l'Église Catholique américaine condamne son Essay on the Development of Christian Doctrine, décision que reprennent certains doctrinaires italiens sous le chef d'hérésie.

Dans l'espoir de lever les incompréhensions dont il est l'objet, Newman se voit contraint de faire traduire son ouvrage.

Statue cardinal newman brompton oratory 1Statue du Cardinal Newman à l'Oratoire de Londres.
Téléversé par Oosoom

   L'Oratoire

À Rome, John Henry Newman s'interroge sur sa vie en tant que Catholique ; d'abord attiré par les dominicains, et notamment par les écrits d'Henri Lacordaire, il se détourne progressivement de cet ordre au profit de la congrégation de l'Oratoire et de son fondateur, saint Philippe Néri, qui, entre autres, ne pratiquant pas la profession de vœux religieux, lui convient mieux après des années passées dans l'anglicanisme.

Le pape Pie IX, enthousiaste, lui en facilite l'entrée, de même que celle de certains de ses amis anglicans convertis, le noviciat se réduisant pour eux à trois mois.

Newman est donc ordonné Prêtre le 30 mai 1847 par le Cardinal Giacomo Filippo Fransoni, préfet de la Congrégation pour la propagande de la foi.

Après avoir reçu la Bénédiction du Pape le 9 août 1847, il décide de partir le 6 décembre 1847 pour le Royaume-Uni et d'y fonder le premier oratoire de l'Angleterre, l'Oratoire de Birmingham.

Arrivé à Londres la veille de Noël 1847, il s'installe à Maryvale où, de fait, le premier Oratoire d'Angleterre est érigé canoniquement le 2 février 1848.

Parmi les oratoriens présents à Maryvale, se dessinent deux tendances : l'une, gravitant autour de Frederick William Faber et des plus jeunes , est plus critique envers les anglicans et, à l'instar du Catholicisme italien, cherche par la conversion à changer l'anglicanisme ; l'autre s'articule autour de la conception de Newman d'une Église Catholique vue comme la fidélité au vrai Christianisme des Pères de l'Église.

Toutefois, la tendance que représente Frederick William Faber le conduit provisoirement à critiquer l'anglicanisme en des termes particulièrement sévères.

Mgr Nicholas Wiseman invite les Oratoriens à prêcher pendant le carême à Londres, prêches qui se révèlent un échec, mais qui aboutissent à la fondation de l'Oratoire de Londres avec Frederick William Faber comme supérieur, Newman, quant à lui, restant au sein de l'Oratoire de Birmingham.

Cette période est marquée par une nouvelle vague de conversion d'anglicans au Catholicisme, dont celle de Henry Edward Manning, futur Cardinal.

À la demande de Nicholas Wiseman, Newman reçoit de Pie IX le titre de doctor honoris causa en théologie.

En 1847, il réside successivement à St. Wilfrid's College (Cheadle, Staffordshire), à St Ann's (Birmingham) et Edgbaston.

Pie IX nomme Nicholas Wiseman Cardinal et Archevêque de Westminster, et en 1851 il rétablit la hiérarchie Catholique au Royaume-Uni en y créant de nouveaux diocèses, initiative que le protestantisme populaire conteste vigoureusement en s'en prenant non seulement au Vatican, mais aussi aux catholiques en général, dont Newman assume la défense non pas en condamnant les anglicans, mais en dénonçant leur opinion erronée.

Dernières années

En 1870, Newman publie sa Grammaire de l'assentiment, son travail le plus abouti, dans laquelle la Foi religieuse est étayée par des arguments souvent différents de ceux qu'emploient les théologiens Catholiques.

En 1877, lors de la réédition de ses travaux anglicans, il ajoute une longue préface et de nombreuses notes aux deux volumes sur la Via Media en réponse aux critiques anti-Catholiques qu'il émettait alors.

En 1878, à son grand plaisir, son ancien collège le choisit comme « Honorary Fellow » (membre honoraire) de l'université d'Oxford.

La même année meurt le Pape Pie IX qui n'avait guère confiance en lui, et son successeur, Léon XIII, suivant la suggestion du duc de Norfolk, décide de l'élever au cardinalat, distinction remarquable dans la mesure où il est simple Prêtre.

La proposition est faite en février 1879 et son annonce publique est largement approuvée dans le monde anglophone.

Ainsi, John Henry Newman est institué Cardinal le 12 mai 1879, recevant le titre de San Giorgio al Velabro.

Il profite de sa présence à Rome pour souligner sa constante opposition au libéralisme en matière religieuse.

À Rome, il tombe gravement malade, mais rejoint, peu après son apparente guérison, l'Oratoire en Angleterre, où, frappé par une récidive, il s'éteint le 11 août 1890 à 89 ans.

Le Cardinal Newman est enterré dans le cimetière de Rednall Hill (Birmingham). Il partage sa tombe avec son ami, Ambrose St. John, qui s’est converti au Catholicisme en même temps que lui.

Sur la pierre tombale est inscrit : Ex umbris et imaginibus in veritatem (« Des ombres et des images vers la vérité »).

Procès en Béatification

Le procès en béatification de John Henry Newman commence en 1958.

Après un examen approfondi de sa vie par la Congrégation pour les causes des saints, Jean-Paul II le proclame vénérable en 1991.

En 2005, le postulateur de la cause annonce la guérison, attribuée à l’intercession de Newman, de Jack Sullivan, souffrant d’une maladie de la moelle épinière.

Après un examen par des experts mandatés par le Vatican, la Congrégation pour les causes des saints ne trouve aucune explication scientifique à cette guérison et un conseil des experts atteste de son caractère inexplicable.

Aussi, le 24 avril 2009, les Cardinaux de la Congrégation pour les causes des saints se prononcent-ils par un vote pour l'attribuer à un miracle, ce qui permet d'ouvrir la procédure de Béatification.

Le 3 juillet 2009, Benoît XVI reconnaît la guérison de Jack Sullivan comme miraculeuse. Le même jour, il autorise le Cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation, à ouvrir le procès en canonisation.

La Béatification de John Henry Newman est Célébrée le 19 septembre 2010 à Birmingham par Benoît XVI, lors de sa visite au Royaume-Uni.

C'est la première Béatification, et la seule avec celle de Jean-Paul II le 1er mai 2011, présidée par ce Pape-là depuis le début de son pontificat.

À l'occasion de ce voyage, le souverain visite également l'Oratoire saint Philippe Néri, dans le quartier d'Edgbaston, lieu de résidence de Newman de 1854 jusqu'à sa mort en 1890.

 

Le 15 janvier 2011, le Bienheureux John Henry Newman est choisi comme patron pour l'ordinariat personnel de Notre-Dame de Walsingham qui est érigé le jour même.

Il s'agit d'une structure destinée à accueillir les groupes d'anglicans d'Angleterre et du Pays de Galles qui demandent à entrer en pleine communion avec l'Église Catholique.

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Date de dernière mise à jour : 09/10/2018