Saint Antoine-Marie Claret, Évêque, Fondateur des Missionnaires Fils du Coeur Immaculé de Marie. Fête le 24 Octobre.

Mercredi 24 Octobre 2018 : Fête de Saint Antoine-Marie Claret, Évêque, Fondateur des Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie (1807-1870).

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http://nominis.cef.fr/contenus/saint/2070/Saint-Antoine-Marie-Claret.html

Saint Antoine-Marie Claret

Fondateur des Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie (✝ 1870)

Catalan, originaire des environs de Barcelone. Il fut d'abord apprenti-tisserand, profession familiale. Puis il fut typographe, juste le temps d'aimer la diffusion de la Parole de Dieu par la presse.
Il trouva sa voie à 22 ans en entrant au séminaire de Vicq.
Prêtre, il parcourt la Catalogne, chapelet en main, distribuant des brochures édifiantes qu'il avait lui-même imprimées.

Mais ces horizons étaient encore trop étriqués à ses yeux. En 1849, il fonde une nouvelle Congrégation à vocation Missionnaire : « les Fils de Marie Immaculée » qu'on appelle les Clarétins.
En 1850, le Pape le nomme Archevêque de Santiago de Cuba, et cela ne le déconcerte pas. Il y exerce un intense apostolat, homme de feu brûlé par l'Amour du Christ.

Là encore il imprime et distribue images et brochures, prend la défense des esclaves, condamne les exactions des grands propriétaires.
Ce qui lui attire bien des ennemis. Il échappe alors à quinze tentatives d'assassinat. En 1857, après 6 années d'un tel Ministère, la reine Isabelle l'appelle en Espagne comme conseiller et confesseur.
En 1868, la révolution éclate. Saint Antoine-Marie suit la reine, réfugiée à Paris. Les Claretains sont expulsés de leurs six maisons et fondent en France celle de Prades.
Il prend part au Concile du Vatican en 1869 et 1870. Au retour, il se retirera au Monastère Cistercien de Fontfroide où il meurt.

Mémoire de Saint Antoine-Marie Claret, Évêque. Après son Ordination presbytérale, il parcourut pendant plusieurs années la Catalogne, en prêchant au peuple, et fonda la Société des Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie.
Devenu Évêque de Santiago de Cuba, il se soucia plus que tout du Salut des âmes. Revenu en Espagne, il eut beaucoup à souffrir pour l’Église et finit ses jours en exil chez les Moines Cisterciens de Fontfroide près de Narbonne, en 1870.

Martyrologe romain

La meilleure disposition à l’union avec Dieu, c’est l’intimité avec Notre-Seigneur et la vie d’Amour.
Saint Antoine-Marie - Lettre à Micael.

Sant antonio maria claret w 2https://viechretienne.catholique.org/saints/156-saint-antoine-marie-claret-1807-1870

Né en 1807 au petit village de Sallent en Catalogne, Antoine-Marie Claret apprend d'abord le métier de tisserand à l'exemple de son père et se montra un modèle de piété pour ses camarades ouvriers. Ses dons intellectuels facilitent son orientation vers le séminaire et le Sacerdoce.

Après un essai en Chartreuse et chez les Jésuites, il exerce son ministère en région rurale, et là, constatant que le péché était souvent dû à l'ignorance, il se lance dans les missions populaires et dans l'apostolat par la presse dont il est l'un des pionniers.

Il crée pour son apostolat la Congrégation des Missionnaires de Cœur Immaculé de Marie, ou Clarétins.

Sa réussite exceptionnelle lui vaut d'être remarqué par Pie IX qui le fait ordonner évêque pour la ville de Santiago de Cuba.

Au delà de l'océan, il poursuit le même genre d'activités avec autant de succès et non moins d'épreuves, échappant même à un attentat sanglant.

Puis il est rappelé dans sa patrie pour être confesseur de la Reine d'Espagne Isabelle II. Là il montre comme toujours sa fidélité au Siège Apostolique, jointe à cette « dévotion à la mère de Dieu » qui est dans cette vie si riche en contraste, « la douce lumière illuminant tout » (Pie XII).

Banni par la Révolution de 1868, il vient finir ses jours à l'Abbaye Cistercienne de Fontfroide dans l'Aude, où il meurt le 24 Octobre 1870.
La Documentation catholique : 1950 col.705-710.

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http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20171024&id=13576&fd=0

Saint Antoine-Marie Claret
Évêque et Fondateur de la :
Famille Clarétaine dont les
 « Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie »

Antoine cinquième des onze enfants du tisserand Jean Claret et de Joséphine Clará, naît le 23 Décembre 1807, à Sallent, en Catalogne. En même temps qu'il s'initiait au métier de tisserand, il étudiait le latin avec le Curé de sa paroisse qui lui donna une solide formation religieuse et une tendre dévotion à la Sainte Vierge.

À dix-sept ans, son père l'envoya se perfectionner dans une entreprise de Barcelone où, aux cours du soir, il apprit, sans abandonner le latin, le français et l'imprimerie.
Après une terrible crise spirituelle où il fut au bord du suicide, il avait songé à se faire Chartreux mais, sur les conseils de son directeur de conscience, il choisit d'entrer au séminaire de Vich (29 septembre 1829).

Tonsuré le 2 Février 1832, minoré le 21 Décembre 1833, il reçut le sous-diaconat le 24 Mai 1834 ; fut ordonné diacre le 20 Décembre 1834 et Prêtre le 13 Juin 1835.
Il acheva ses études de théologie en exerçant le ministère de vicaire puis d'économe de sa ville natale.

Désireux de partir en mission, il se rendit à Rome pour se mettre à la disposition de la Congrégation Propaganda Fide.
Le Cardinal préfet étant absent, Antoine suivit les Exercices de saint Ignace chez les Jésuites qui lui proposèrent d'entrer dans leur compagnie.
Il commença son noviciat (2 novembre 1839) qu'une plaie à la jambe l'obligea à quitter (3 Mars 1840).

Revenu en Espagne, il fut curé de Viladrau où, à peine arrivé, pour le 15 Août, il prêcha une mission qui eut tant de succès qu'on le demanda ailleurs et l'Évêque le déchargea de sa cure pour qu'il se consacrât aux missions intérieures (Mai 1843) ; il prêcha et confessa dans toute la Catalogne et soutint ses prédications par plus de cent cinquante livres et brochures.

Sa vie étant menacée, l'Évêque l'envoya aux îles Canaries (Février 1848 à Mars 1849) où il continua son Ministère Missionnaire.
Avec cinq Prêtres du séminaire de Vich, il fondait la Congrégation des « Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie » (16 Juillet 1849).

A la demande de la reine Isabelle II d'Espagne, le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878) le nomma Archevêque de Santiago de Cuba dont le siège était vacant depuis quatorze ans ; il fut sacré le 6 Octobre 1850 et ajouta le nom de Marie à son prénom ; il s'embarqua, le 28 Décembre 1850, à Barcelone, et arriva dans son diocèse le 16 Février 1851.

Il s'efforça d'abord d'instruire le peu de Prêtres de son diocèse (vingt-cinq pour quarante paroisses) et de leur assurer un revenu suffisant ; il fit venir des Religieux ; il visita son diocèse et y prêcha pendant deux ans où il distribua 97.217 livres et brochures, 83.500 images, 20.665 chapelets et 8.397 médailles ; en six ans, il visita trois fois et demi son diocèse où il prononça 11.000 sermons, régularisa 30.000 mariages et confirma 300.000 personnes.

Il prédit un tremblement de terre, une épidémie de choléra et même la perte de Cuba par l'Espagne ; il fonda une maison de bienfaisance pour les enfants et les vieillards pauvres où il attacha un centre d'expérimentation agricole ; il créa 53 paroisses et ordonna 36 Prêtres.

Les esclavagistes lui reprochaient d'être révolutionnaire, les autonomistes lui reprochaient d'être espagnol et les pouvoirs publics lui reprochaient d'être trop indépendant : il n'y eut pas moins de quinze attentats contre lui et l'on pensa que le dernier, un coup de couteau qui le blessa à la joue, lui serait fatal (1° Février 1856).

Le 18 Mars 1857, l'Archevêque fut mandé en Espagne par la reine Isabelle qui le voulait pour confesseur et il fut nommé Archevêque titulaire (in partibus) de Trajanopolis sans pour autant cesser d'assurer de Madrid l'administration de Cuba.
Confesseur de la Reine, il eut assez d'influence pour faire nommer de bons Évêques, pour organiser un centre d'études ecclésiastiques à l'Escurial et pour imposer la morale à la cour.

Voyageant avec la Reine à travers l'Espagne, il continua de prêcher et ne manqua pas de s'attirer la haine des nombreux ennemis du régime.
Quand Isabelle II fut chassée de son trône (Novembre 1868), Mgr. Claret suivit sa souveraine en France.
Pendant ce temps, la Congrégation des « Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie »  se développait lentement : elle avait reçu l'approbation civile (9 Juillet 1859) et ses constitutions avaient été approuvées par Rome (decretum laudis du 21 Novembre 1860) et définitivement reconnues le 27 Février 1866 ; l'approbation perpétuelle, donnée le 11 Février 1870, fut confirmée le 2 Mai 1870.
D'abord établie au séminaire de Vich, puis installée dans l'ancien couvent des Carmes, la Congrégation, dirigée depuis 1858 par le P. Xifré, fonde à Barcelone (1860) et dans d'autres villes espagnoles avant d'ouvrir des maisons à l'étranger : en France (1869), au Chili (1870), à Cuba (1880), en Italie (1884), au Mexique (1884), au Brésil (1895), au Portugal (1898), en Argentine (1901), aux États-Unis (1902), en Uruguay (1908), en Colombie (1909), au Pérou (1909), en Autriche (1911), en Angleterre (1912), en Bolivie (1919), au Venezuela (1923), à Saint-Domingue (1923), au Panama (1923), en Allemagne (1924), en Afrique portugaise (1927), en Chine (1933), à Porto-Rico (1946), aux Philippines (1947), en Belgique (1949).

Après la révolution de 1868 ou un Prêtre de la Congrégation fut assassiné, le nouveau gouvernement ferma les six maisons espagnoles et les Missionnaires s'exilèrent en France (Prades).

Mgr. Antoine-Marie Claret, bien que sa santé fut de plus en plus mauvaise, s'occupa de la colonie espagnole de Paris ; le 30 Mars 1869, il partit pour Rome, afin de participer aux travaux du premier Concile du Vatican, mais il y tomba si malade qu'il dut se retirer à Prades où il arriva le 23 Juillet 1870.
Il parut pour la dernière fois en public à la distribution des prix au petit séminaire où il fit un discours en Catalan (27 Juillet 1870).
L'ambassadeur d'Espagne demanda son internement mais le gouvernement français fit en sorte que l'Évêque de Perpignan l'avertît et, lorsqu'on vint l'arrêter (6 Août 1870), il était réfugié chez les Cisterciens de Fontfroide où il mourut le 24 Octobre 1870.

Antonio María Claret y Clará a été Béatifié le 25 Février 1934 par Pie XI (Achille Ratti, 1922-1939) et proclamé Saint, le 08 Mai 1950, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958).

Pour un approfondissement :
>>> Missionnaires Clarétains

 

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine-Marie_Claret.

Antoine-Marie Claret (1807-1870) était un évêque espagnol, missionnaire et archevêque de Santiago de Cuba, fondateur des Fils du Cœur Immaculé de Marie (les Clarétains) et confesseur de la reine d'Espagne Isabelle II.

Il a été Canonisé en 1950; sa Fête est le 24 Octobre.

En Espagne

Antoine naquit à Sallent en Catalogne le 23 Décembre 1807, cinquième des onze enfants de Jean Claret, tisserand.

Il apprit le métier de son père, mais étudiait le latin avec le curé de la Paroisse qui lui donna une solide formation religieuse, et lui inculqua une grande dévotion à la Sainte Vierge.

Quand il eut 17 ans, son père l'envoya dans une entreprise à Barcelone pour se perfectionner. Tout en travaillant, il suivit des cours du soir, pour continuer l'étude du latin, et apprendre l'imprimerie.

Sa vocation religieuse s'étant révélée, il entra au séminaire en 1829 à 22 ans et fut ordonné Prêtre en 1835.

Tout en assumant sa charge de vicaire, il acheva ses études de théologie.

Souhaitant partir en mission, il partit pour Rome se mettre à la disposition de la Congrégation pour la Propagation de la foi.

Là, il fit un an de noviciat chez les Jésuites en 1839, et suivit les Exercices spirituels d'Ignace de Loyola. Toutefois, son état de santé lui interdit de persister dans cette voie. C'est ainsi qu'il retourna en Espagne.

Il fut alors curé de Viladrau, où, pas plus tôt arrivé, pour le 15 août, il prêcha une mission qui fut un tel succès que d'autres lieux le demandèrent. L'évêque le déchargea de sa cure pour l'envoyer dans les missions intérieures, dès mai 1843.

Il fit de nombreuses prédications, dans toute la Catalogne, et édita plus de 150 livres et brochures pour donner aux fidèles.

Il partit ensuite aux îles Canaries, de 1848 à 1849, et, avec cinq autres Prêtres, il fonda la Congrégation des Fils du Cœur Immaculé de Marie en juillet 1849.

C'est à la demande d'Isabelle II, reine d'Espagne que Pie IX le nomma archevêque de Santiago de Cuba le 20 mai 1850. Il fut alors ordonné évêque le 6 octobre 1850, et ajouta le nom de Marie à son prénom.

À Cuba

Il partit donc pour Cuba le 28 Décembre 1850 et arriva dans le diocèse qu'il prenait en charge le 16 février 1851.

Il commença par instruire les vingt-cinq Prêtres du diocèse, puis fit venir des religieux. Lui-même prêcha pendant deux ans, distribuant près de 100.000 livres et brochures, plus de 80.000 images pieuses, un grand nombre de chapelets et de médailles.

Sans repos, il parcourait son diocèse, prononçait d'innombrables homélies, Bénit des Mariages, confirma un nombre impressionnant de fidèles.

Il fonda une maison de bienfaisance pour les enfants, une autre pour les vieillards pauvres, créa une cinquantaine de paroisses, et ordonna 36 Prêtres.

Toutefois, les esclavagistes locaux lui reprochaient sa mansuétude, et le traitait de révolutionnaire, alors que les autonomistes lui reprochaient, eux, d'être espagnol et que les pouvoirs publics le trouvaient dangereusement indépendant. Il subit un grand nombre d'attentats, dont celui du 1er Février 1856 faillit lui être fatal.

La reine le rappela, le 18 Mars 1857, voulant se l'attacher comme confesseur, souhaitant qu'il ne cesse d'assurer, depuis Madrid, ses fonctions dans l'administration du diocèse de Cuba.

Il se retira cependant de sa charge épiscopale le 20 Juin 1859 et fut nommé archevêque in partibus de Traianopolis in Rhodope.

Retour en Espagne

A la cour d'Espagne, il organisa un centre d'études ecclésiastiques à l'Escurial, fit nommer des évêques, et s'efforça d'améliorer la moralité de la cour.

Antoine-Marie suivait la reine dans ses voyages, en continuant de Prêcher, s'attirant ainsi de plus en plus la haine des ennemis du régime en place.

En novembre 1868, la reine fut chassée du trône par la révolution menée par Joan Prim.

Elle dut s'exiler en France où Antoine-Marie la suivit. C'est ainsi qu'il quitta définitivement l'Espagne le 30 Septembre 1868.

Mort en France

Malgré une santé de plus en plus précaire, monseigneur Antoine-Marie Claret s'occupa activement de la colonie espagnole de Paris.

De plus, le 30 Mars 1869 il se rendit à Rome pour participer au premier Concile du Vatican. Mais, il dut s'arrêter à Prades, le 23 Juillet 1870, gravement malade.

Sa dernière parution publique fut au petit séminaire, où il fit un discours le 27 Juillet 1870, tandis que l'ambassadeur d'Espagne demandait à ce qu'il soit arrêté.

L'évêque de Perpignan, averti, put le prévenir à temps, et il se réfugia dans l'Abbaye Cistercienne de Fontfroide où il mourut, le 24 Octobre suivant.

La Congrégation des Fils du Cœur Immaculé de Marie

Tandis qu'Antoine-Marie partait à Cuba, la congrégation des Fils du Cœur Immaculé de Marie se développait.

Ses constitutions avaient été approuvées par Rome. D'abord installée à Vich, elle partira ensuite à Barcelone sous la direction du Père Xifré, et ensuite dans d'autres villes espagnoles, avant d'essaimer dans d'autres pays d'Europe et d'Amérique, jusqu'en Afrique. Elle ouvrira d'autres établissements encore après la Seconde Guerre mondiale.

Durant la révolution de 1868, en Espagne, un Prêtre de la Congrégation fut assassiné, le nouveau gouvernement en place ferma les six maisons espagnoles, et les missionnaires s'exilèrent en France.

Béatification - Canonisation

Antoine-Marie Claret a été Béatifié en 1934 par le Pape Pie XI et Canonisé en 1950 par le Pape Pie XII. Sa Fête a été fixée le 24 Octobre.

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http://missel.free.fr/Sanctoral/10/24.php.

Homélie de Pie XII lors de la canonisation

« Lorsque Nous évoquons la vie de saint Antoine-Marie Claret, dit Pie XII dans l’homélie de la Canonisation, Nous ne savons ce qu'il faut le plus admirer : l'innocence de son âme que, dès sa plus tendre enfance, des soins attentifs et sa prudence conservèrent intacte, tel un lis entre les épines ; ou l'ardeur de sa Charité qui le faisait tendre au soulagement de toutes les misères ; ou enfin son zèle apostolique qui le fit contribuer si fortement, par une activité de jour et de nuit, par des Prières instantes pour le Salut des âmes, par de nombreux voyages, par des discours enflammés d'Amour pour Dieu, à la réforme des mœurs privées et publiques selon l'esprit de l'Evangile.

Lorsque, jeune homme, il exerçait le métier de tisserand pour obéir à la volonté de son père, il donna à ses compagnons de travail de tels exemples de vertu chrétienne, qu'il excitait l'admiration de tous ; et dès qu'il pouvait cesser le travail et se reposer, il gagnait une église où il passait ses meilleures heures en Prières et en Contemplation devant l'autel du Saint Sacrement ou l'image de la Vierge.

Car il était dans les vues de la Providence qu'avant même d'être élevé à un état de vie supérieure, il donnerait aux travailleurs des exemples admirables et imitables d'honneur et de sainteté.

Après quelques années, surmontant bien des obstacles, il put enfin réaliser, le cœur rempli de gratitude pour Dieu, ce qu'il avait toujours souhaité et se consacrer totalement à Dieu.

Admis au séminaire diocésain, il se donna avec joie et courage à l'étude, obéissant avec soin au règlement, et s'efforça partout de développer en son âme les dons naturels pour reproduire par ses paroles et ses actes la vivante image de Jésus-Christ.

Aussi est-ce comme un infatigable soldat qu'ayant achevé ses études et devenu Prêtre, il se lança tout heureux dans le champ de l'apostolat, comptant moins sur les moyens humains que sur la puissance Divine ; et, dès le début de son Ministère Sacerdotal, il obtint d'admirables fruits de Salut.

En s'acquittant de ce Ministère, il prit toujours un soin particulier à rechercher ce qui lui paraissait répondre le mieux aux besoins de son époque.

C'est ainsi que voyant une ignorance assez générale des préceptes divins et la tiédeur d'un grand nombre vis-à-vis de la religion être cause d'un affaiblissement de la piété chrétienne, d'une désertion des églises et de la ruine lamentable des mœurs, il forma avec opportunité le projet d'entreprendre des courses missionnaires pour organiser dans diverses villes et villages des prédications de plusieurs jours.

Pendant qu'il prêchait, son visage rayonnait de la Charité dont brillait son âme : les paroles qui sortaient de ses lèvres, ou plutôt de son cœur, étaient telles que les assistants étaient souvent émus jusqu'aux larmes et, qui plus est, inclinés à tendre d'un cœur sincère vers une vie meilleure et plus sainte.

Aussi lui arrivait-il d'obtenir plus que de salutaires améliorations, le renouvellement des mœurs, qu'il confirmait efficacement en accomplissant au nom de Dieu d'extraordinaires miracles.

Comme sa réputation de sainteté se répandait chaque jour davantage, il fut jugé digne d'être promu Archevêque et de se voir confier l'île de Cuba.

Bien qu'il y rencontrât de graves difficultés et des obstacles sans cesse renaissants, il ne se laissa pas décourager par les travaux les plus durs, ni les périls de tous genres ; ce qu'en bon soldat du Christ il avait fait en Espagne, cet excellent, cet intrépide pasteur s'efforça de le réaliser dans l'île.

Rappelé ensuite dans sa patrie, et choisi comme confesseur de la Reine et son conseiller, il n'eut pas d'autres préoccupations que la recherche de ce qui était le plus utile au Salut de son auguste pénitente : la défense des droits de l'Eglise et le développement de tout ce qui pouvait concourir à l'expansion de la Religion Catholique.

L'œuvre si utile qu'il avait déjà commencée depuis longtemps, à savoir la fondation d'un groupe de missionnaires consacrés au Cœur Immaculé de la Vierge Marie fut achevée et si bien affermie et dotée de Règles très sages qu'elle se propagea peu à peu avec succès en Espagne, dans presque toutes les nations d'Europe et jusqu'aux Amériques, ainsi qu'en Afrique et en Asie.

Tels sont, vénérables frères et chers fils, les principaux traits de la physionomie de ce saint et le très bref résumé de ses œuvres.

On voit clairement combien saint Antoine-Marie Claret s'est signalé par sa sublime vertu et par tout ce qu'il accomplit pour le Salut de son prochain.

Si les ouvriers, les Prêtres, les évêques et tout le peuple chrétien tournent leurs regards vers Lui, ils auront certes tous des raisons d'être frappés par ses exemples lumineux et d'être entraînés, chacun selon son état, à l'acquisition de la perfection Chrétienne, seule source d'où pourront sortir les remèdes que réclame la situation troublée actuelle et d'où pourront naître des temps meilleurs.

Puisse le nouveau saint nous obtenir cela du Divin Rédempteur et de sa Mère Immaculée. Et que ce soit le fruit béni de cette solennelle Célébration. Amen.

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Saint Antoine-Marie Claret 1807 – 1870

Antoine CLARET naît le 23 Décembre 1807 à Sallent en Espagne non loin du site grandiose de Montserrat, dédié à la Vierge Marie. Il sera Baptisé le jour de Noël au milieu de la joie familiale.

Très jeune, il montre déjà une prédisposition à la prière et une dévotion à la Madone. Antoine est très aimé de ses camarades, pourtant ses meilleurs amis sont les livres.

Son père M. Jean CLARET l'initie au métier de tisserand et lui confie dès l'âge de 17 ans de grandes responsabilités dans sa propre fabrique. Son métier devient pour lui une passion.

Mais tout bascule lorsqu'il entend le prédicateur prononcer cette phrase au cours d'une homélie :

"Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il vient à perdre son âme ?"

Cette pensée le pénètre et germe en son esprit ; il fait part de son désir d'être prêtre à son père qui s'incline devant la volonté de Dieu et entreprend des études au séminaire de Vich à 21 ans.

Antoine est très rigoureux dans ses études et fait le contentement de ses supérieurs ; sa dévotion est intense ; l'hiver, il n'hésite pas à sortir par un temps glacial pour faire un quart d'heure d'adoration.

"La dévotion à la Sainte Eucharistie,
je l'ai reçue en héritage de mes parents,
ainsi que la dévotion à la Sainte Vierge."

Un jour, Antoine est obligé de garder le lit pour se guérir d'une forte grippe. Son corps tremble de fièvre et des images impures se présentent à son esprit. Il invoque alors la Sainte Vierge qui lui apparaît tenant dans ses mains une couronne de roses. "Antoine, lui dit-elle, si tu remportes la victoire, cette couronne est pour toi !". Antoine triomphe de la tentation et le calme revient dans son âme.

Ordonné Prêtre le 13 Juin 1835, Antoine devient vicaire puis curé de sa ville natale où il reçoit l'affection de ses paroissiens. Il visite les malades, aide les pauvres jusqu'à se démunir lui-même.

"Il vaut mieux se dit-il, qu'on abuse de moi plutôt
que de laisser sans secours de véritables nécessiteux".

Cependant l'ardeur de son zèle ne peut se contenter du cadre étroit de la ville de Sallent ; il demande alors à Monseigneur l'Evêque la permission de partir pour les Missions Etrangères. C'est ainsi qu'en Septembre 1839, le Père Claret prend le chemin de Rome pour s'inscrire à la Propagation de la Foi. Le personnel étant en vacances, il décide en attendant de faire une retraite chez les Jésuites qui lui proposent d'entrer dans la Compagnie. Mais la Providence a sur lui d'autres desseins. Il ressent alors une douleur aigüe à la jambe droite qui le cloue au lit et qu'aucun médicament ne peut apaiser. Le Révérend Père Général, qui a des intuitions surnaturelles lui dit : "Père Claret, retournez en Espagne. C'est la volonté de Dieu !"

Monseigneur l'Evêque de Vich, heureux de revoir ce prêtre, le charge de prêcher dans toutes les paroisses de son diocèse. Ainsi, le 15 août 1840, le Père Claret inaugure, sous les auspices de la sainte Vierge, l'oeuvre des "Missions dans les paroisses". Son apostolat est particulièrement efficace grâce à son intense dévotion à la sainte Vierge qu'il ne cesse de propager. Partout où il passe, il établit l'Archiconfrérie du saint Coeur de Marie et recommande la récitation du chapelet en famille. C'est par l'intercession de la Mère de Dieu qu'il réalise les plus surprenantes conversions.

Sa popularité franchissant peu à peu les frontières de la Catalogne, l'Evêque des Iles Canaries l'invite à prêcher des missions dans son immense diocèse. Le Père Claret voyagera à pied dans tout l'archipel, comme en Catalogne et la route lui imposera de nombreux sacrifices. Aussi les prodiges se multiplieront sur son passage.

De retour en Espagne, il fonde une imprimerie et une librairie religieuses et consacre tout l'argent qu'on lui offre à la presse catholique. "Il nous faut des livres !... Beaucoup de bons livres!... répète-t-il souvent et lui-même en compose plus de 120 (livres et brochures). Mais le chef d'oeuvre que réalise le Père Claret en Catalogne, le 16 juillet 1849, est la fondation de la Congrégation des Fils du Coeur Immaculé de Marie, Missionnaires Clarétains, pour perpétuer l'oeuvre entreprise.

En Août 1849, à sa grande surprise, il est nommé "Archevêque de l'île de Cuba" par le Nonce du Pape et suivant le désir de la Reine d'Espagne. Le 6 Octobre 1850, le Père Claret reçoit la Consécration épiscopale dans la Cathédrale de Vich ; pour marquer sa reconnaissance à la sainte Vierge, il ajoute à son nom Antoine celui de Marie.

Le 16 Février 1851, Mgr Claret arrive à l'île de Cuba où il est accueilli triomphalement. Il entreprend de visiter tous les villageois de son immense diocèse sans oublier les hôpitaux et les prisons.

"Seigneur, donnez-moi des âmes... le reste m'est indifférent !"

Il fonde des institutions religieuses et sociales, des "Ecoles Techniques et Agricoles" pour les jeunes et les adultes, des hospices pour les personnes âgées. Son esprit de charité le porte à lutter de toutes ses forces contre les inégalités entre les Blancs et les gens de couleur. Sa sainteté lui fait prédire des séismes et toute sorte de catastrophes. Mais elle suscite aussi des haines. On essaie plusieurs fois d'attenter à sa vie.

Toutes ses souffrances ne sont pas vaines ; au bout de quelques années, le changement des moeurs est tellement surprenant dans l'île, qu'en toute vérité Cuba peut être appelée : "La Perle des Antilles".

Cependant l'oeuvre la plus remarquable qu'il réalise à Cuba, le 25 Août 1855, c'est la Fondation de "l'Institut des Religieuses de Marie Immaculée Missionnaires Clarétaines" pour l'instruction et l'éducation des jeunes filles, dont la Supérieure sera Marie-Antoinette PARIS qu'il a connu à Tarragone en 1850 pendant un de ses voyages apostoliques.

Après un séjour de six ans à Cuba, Monseigneur Claret est prié, par le Nonce du Pape, de se rendre à Madrid pour remplacer l'Archevêque de Tolède comme conseiller spirituel et confesseur de Sa Majesté la reine Isabelle II qui gouverne l'Espagne. C'est la consternation dans tout le pays.

Arrivé à Madrid, il accomplit sa nouvelle tâche avec zèle et discrétion et recommence ses activités missionnaires dans la capitale. Mgr Claret doit subir aussi la fureur des ennemis de toutes les institutions catholiques, on colporte des calomnies, on essaie à nouveau d'attenter à sa vie. Il parcourt l'Espagne pendant huit ans à la suite de la Reine.

Parfois, tandis qu'il célèbre la sainte messe au palais royal de Madrid, on le voit en extase, rayonnant d'une lumière éclatante et qui remplit d'admiration toutes les personnes de la Cour. Une nuit de Noël, la sainte Vierge lui apparaît et lui pose l'Enfant-Jésus dans les bras. "Ah! qu'il était beau l'Enfant-Jésus!" disait-il en se souvenant de cette grâce.

Il nous révèle lui-même la plus grande des faveurs dont il fut gratifié :

"Le 26 Août 1861, comme j'étais en prière dans l'église du Rosaire de la Granja, à sept heures du soir, Notre-Seigneur m'accorda l'immense bonheur de conserver en moi, sans se consommer, la Sainte Hostie. Je la conservai d'une communion à l'autre".

C'est un privilège insigne qui le transforme en Tabernacle vivant.

Cependant, ses immenses efforts en vue de convertir son pays n'obtiennent pas les résultats attendus ; un jour, il prophétise devant son secrétaire : "Dieu est irrité contre l'Espagne. Dans très peu de temps, la reine perdra son trône".

Le 18 Septembre 1868, la république est proclamée. Isabelle II se réfugie précipitamment en France et Monseigneur Claret accompagne la famille royale vers l'exil.

A Paris, la reine et sa famille s'installent dans un château, tandis que son confesseur fixe sa résidence au collège Saint-Louis, rue de Monceau. Très souvent, il se rend à l'église Notre-Dame des Victoires, siège de l'Archiconfrérie du Saint Coeur de Marie. C'est pendant ce séjour que la reine d'Espagne, Isabelle II, offrit à l'église Notre-Dame des Victoires les deux tables en bronze portant les cierges, situées devant l'autel de la Vierge.

Six mois plus tard, Mgr Claret se rend à Rome pour participer activement à tous les travaux du Concile "Vatican I". Il intervient spécialement pour la définition de "l'Infaillibilité" du Souverain Pontife. Mais au mois de Mai 1870, la chaleur accablante le conduit à un commencement de congestion cérébrale ; sur le conseil des médecins, il décide de retourner en France et choisit Prades, près de Perpignan pour sa convalescence. Il retrouve là ses chers Missionnaires expulsés d'Espagne par la révolution. Mais le 3 octobre, les révolutionnaires sont là ! Il repart incognito pour une destination inconnue. La Providence le conduit à l'Abbaye Cistercienne de Fontfroide du XIème siècle, près de Narbonne.

claret-fontfroide-1.jpgMais une deuxième congestion cérébrale remet sa vie en danger ;

"Mon Jésus ! répète-t-il, je veux mourir avec vous !"

Le 24 Octobre 1870, Mgr Claret meurt comme il l'a toujours désiré : "Pauvre, sans dettes et sans péchés".

Sitôt la révolution d'Espagne terminée, on transporte le corps à Vich, où il fonda la Congrégation des Missionnaires. Soixante ans plus tard, le 25 février 1934, l'Eglise l'inscrit au nombre des "Bienheureux". Le 7 Mai 1950, le Pape Pie XII le proclame Saint. Aujourd'hui tous les admirateurs du Saint Archevêque peuvent contempler son corps, enfermé dans une châsse en argent, à Vich, dans l'église qui porte son nom.

Fidèles à l'exemple et au souvenir de leur Fondateur, les Pères Claretains n'ont jamais cessé de se dévouer à des multiples activités apostoliques : Missions Etrangères, Collèges, Paroisses, Oeuvres sociales, leur Institut est devenu universel et se manifeste dans les cinq parties du monde. ; de leur côté, les Religieuses de l'Enseignement de Marie Immaculée, appelées aussi Missionnaires Claretaines, ne cessent de se développer à travers le monde.

 

LE MOUVEMENT DES LAICS CLARETAINS :

Les origines du Mouvement des Laïcs Clarétains se trouvent dans les groupes de laïcs que Saint Antoine-Marie Claret créa pour l'évangélisation.

"Dans ces derniers temps, il parait que Dieu
veut que les laïcs aient une grande part dans le salut des âmes".

Parmi ces groupes certains ont une importance particulière. Ce sont : la Fraternité du Coeur de Marie (1847), la Fraternité de la Doctrine Chrétienne (1849), l'Académie de Saint Michel (1858) et les Bibliothèques Populaires et Paroissiales (1864). Dans cette même année, il forma le projet de créer une Association nommée Archiconfrérie du Coeur de Marie. La mort de Mgr Claret (1870) et la révolution de 1868 rendirent pratiquement impossible la survivance des groupes de laïcs créés par Mgr Claret. Mais le processus de réorganisation du laïcat clarétain commence en 1938 par la création de l'association des Collaborateurs Clarétains, œuvre approuvée par le Saint Siège en 1943.

"Je me dis à moi-même : un "Fils du Coeur Immaculé de Marie" est un homme enflammé de Charité et qui brûle partout où il passe ; qui désire efficacement que tous les hommes s'embrasent du feu de l'Amour Divin, et qui y travaille de toutes ses forces. Rien ne l'en décourage ; il se réjouit des privations ; il aborde hardiment les labeurs ; il accueille volontiers les difficultés ; il rit des calomnies ; il est joyeux dans les tourments. Il ne songe à rien d'autre qu'à la manière de suivre Jésus Christ et de l'imiter par la Prière, le travail, la Patience, en ayant pour perpétuel et unique souci la Gloire de Dieu et le Salut des âmes."

Saint Antoine-Marie Claret

Prière apostolique

O mon Dieu, faites
que je vous connaisse
et vous fasse connaître ;
que je vous aime
et vous fasse aimer ;
que je vous serve
et porte les autres
à vous servir ;
que je vous loue
et vous fasse louer
par toutes les créatures.
Donnez-moi, ô mon Père,
de voir tous les pécheurs
se convertir,
tous les justes
persévérer dans la grâce,
et arriver enfin
au bonheur éternel.

St-Antoine-Marie Claret (Autobiographie,233)

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http://saintespritdeverite.e-monsite.com/pages/autres-prieres/meditation-de-saint-antoine-marie-claret.html

Un quart d'heure en présence du Saint Sacrement

Méditation de St Antoine Marie Claret

(Ouvrir le lien ci-dessus pour vivre cette méditation).

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Date de dernière mise à jour : 24/10/2018