Saint Gérard de Brogne, Fondateur de l'Abbaye de Brogne († 959). Fête le 03 Octobre.

Mardi 03 Octobre 2017 : Fête de Saint Gérard de Brogne, Fondateur de l'Abbaye de Brogne († 959).

Gerard de brogne statue moderneStatue moderne de Saint Gérard de Brogne, Fondateur de l'Abbaye de Saint-Gérard (se trouvant (à Saint-Gérard) sur la place de Saint-Gérard, Belgique).

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1957/Saint-Gerard-de-Brogne.html

Saint Gérard de Brogne

Fondateur de l'Abbaye de Brogne (✝ 959)

Il commença d'abord par la carrière des armes, mais quand son père mourut, il décida de se faire Bénédictin, s'initia à la vie Monastique à Saint Denis près de Paris et fonda une Abbaye sur son domaine familial.
Pendant vingt ans, à la demande du comte de Flandre, il réforma de nombreuses Abbayes qui étaient sous la juridiction du duc de Lotharingie ou Lorraine.
On ne sait s'il y parvint, mais du moins s'endormit-il en Paix en l'Abbaye de Brogne dans la province de Namur à quelques kms au nord-est de Maredsous.
C'est au XVIIe siècle que la localité de Brogne prend le nom de Saint-Gérard: ce Moine doux et conciliant avait été Canonisé en 1131, lors du Concile de Reims.

Au pays de Namur, en 959, Saint Gérard, premier Abbé du Monastère de Brogne, qu’il avait construit.
Il travailla à restaurer la discipline Monastique en Flandre et en Lotharingie, et ramena plusieurs Monastères à l’observance primitive de la Règle.

Martyrologe romain

Ne soyez ni trop riches ni trop nombreux, mes fils. Souciez-vous de la qualité plus que du nombre ! Croyez-moi, la richesse et la prospérité attirent infailliblement la convoitise des princes.
Saint Gérard à ses frères.

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Saint Gérard de Brogne
Fondateur de l'Abbaye de Brogne
(† 959)

Né à Namur (Belgique), il refusa tôt la vie aisée qui lui était promise, pour entrer chez les Bénédictins de Saint-Denis près de Paris.
Poursuivant ses études, il devint Prêtre.

Envoyé fonder, en 931, un Monastère à Brogne et s'étant acquitté à merveille de sa tâche, on le chargea de réformer certaines Communautés où on avait constaté quelque relâchement. Il visita ainsi les Monastères de Flandres, de Champagne et de Lorraine où sa sainteté et sa fermeté opérèrent les redressements nécessaires.
Il revint enfin à Brogne où il finit paisiblement sa vie.

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http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_de_Brogne.

Saint Gérard de Brogne est né à la fin du IXe siècle. Il fonda en 919 à Brogne, aujourd'hui Saint-Gérard (Belgique) une abbaye bénédictine. Il mourut à Brogne en 959. Liturgiquement Saint Gérard est commémoré le 3 octobre.

La jeunesse de Gérard

Saint Gérard est né vers 890 à Stave, petit village du canton de Florennes, au cœur même de l’ancien territoire de Lomme, comprenant presque tout l’Entre-Sambre-et-Meuse.

Par son père Sancius, Gérard se rattachait à la famille du duc d’Austrasie, et par sa mère, il était neveu d’Étienne, évêque de Liège. Entre autres domaines, les parents de Gérard possédaient la terre de Brogne.

C’était un grand domaine enclavé dans un site de la forêt de Marlagne, très étendue à cette époque ; exploitation agricole ou villa et, sans aucun doute aussi, pied–à–terre où les chasseurs se réunissaient de temps à autre.

Une chapelle très ancienne consacrée, dit–on, par saint Lambert de Maastricht à saint Michel et à saint Pierre, y subsistait du temps de Gérard.

La tradition y rattache l’existence d'une source et d'un puits remontant à une haute antiquité; et l’existence de la chapelle Saint–Pierre que l’on voit encore aujourd’hui le long de la grand’route.

De bonne heure, les parents de Gérard choisirent pour lui la carrière des armes, selon l’usage de son temps, et il fut admis dès lors en qualité de page à la cour de Béranger, comte de Namur.

Ses vertus et ses dons remarquables lui valurent bientôt la confiance et l’amitié du comte, au point que Gérard acquit en peu de temps une grande influence dans l’administration du comté, et il se voyait de préférence confier par Béranger les affaires les plus difficiles.

La vocation

Militaire de carrière, Gérard prend l'habit bénédictin après la mort de son père, le seigneur de Brogne, et fonde une abbaye sur le domaine familial.

Gérard en toute occasion, donnait aux choses spirituelles le pas sur les choses corporelles. Ne serait–ce pas au cours d’une partie de chasse, d’une réunion dans son domaine de Brogne, où il avait convié ses jeunes amis, que, s’écartant du groupe bruyant des chasseurs, Gérard vint se recueillir quelques moments dans la vieille chapelle ?

Absorbé dans la Prière, il s’y assoupit et, il reçut, dans un songe, les indications et les ordres de l'apôtre saint Pierre. La vision est nette. Il lui faut amener ici les reliques de saint Eugène de Tolède, martyr, et ériger aussitôt un temple plus vaste à la gloire de Dieu et de saint Eugène, dans la forme révélée par la vision.

Peu après, au cours d'un voyage en France, Gérard, de passage à l'abbaye bénédictine de Saint-Denis près de Paris, y apprend la présence des reliques de saint Eugène et est assez heureux pour en obtenir une partie pour le sanctuaire restauré de Brogne.

L'église paroissiale de Saint-Gérard possède encore aujourd'hui cette insigne relique: l'avant-bras du saint martyr. Elle est exposée à la vénération des fidèles à l'autel latéral de Saint-Pierre.

Répondant à l'appel divin, Gérard renonce ensuite au monde pour embrasser la vie religieuse des moines bénédictins de l'abbaye de Saint-Denis.

Un acte de l'an 919 atteste de sa volonté de devenir moine. Quelques années plus tard, il revient, moine et prêtre dans sa patrie, à la tête de douze autres religieux pour fonder un modeste monastère auprès du sanctuaire de Brogne. Il a le titre d'abbé en 923.

Le réformateur

Formé à Saint-Denis, près de Paris, il aurait sans doute préféré vivre dans la solitude et paix de son monastère, mais les seigneurs de Flandre (Arnould le Vieux) et de Hainaut (Gislebert de Hainaut) le mirent fréquemment à contribution pour réformer des monastères sous leur juridiction.

Les princes de l'époque, sans être des saints, veillent à la bonne tenue des monastères dans leurs états. La biographie de Gérard nous parle de 18 monastères.

On est certain que Gislebert lui confia la réforme de l'abbaye de Saint-Ghislain et Arnoul celles des deux abbayes de Gand, Saint-Bavon et Saint-Pierre, et de celles de Saint-Bertin (Saint-Omer) et Saint-Amand.

C'est de la réforme de Saint-Bertin (en 949) que nous sommes le mieux renseignés, grâce à la chronique de Folcuin (écrite en 961-962), moine de l'abbaye.

Si réforme veut bien dire 'rétablissement de la discipline religieuse et expulsion des moines récalcitrants', elle comporte également des aspects pratiques comme la prospérité matérielle du monastère (et le recouvrement de son indépendance vis-à-vis des seigneurs locaux) avec renouvellement de la vie intellectuelle et liturgique.

Même si elle est contemporaine de la réforme commencée à Cluny (fondée en 910) la réforme de Saint Gérard en est indépendante.

Ayant renoncé à tous ses titres Gérard ne garda, à la fin de sa vie que celui de Brogne. Il s'éteignit à Brogne (aujourd'hui Saint-Gérard), le 3 Octobre 959, Gérard est canonisé par Innocent II, lors du Concile de Reims, en 1131.

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Date de dernière mise à jour : 03/10/2017