Saint Simon et Saint Jude, Apôtres (Ier s.). Fête le 28 Octobre.

Dimanche 28 Octobre 2018 : Fête de Saint Simon (le Zélote) et Saint Jude (Thaddée), Apôtres (Ier s.).

Stssimon jude 2

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Saints Simon le Cananéen et Jude Thaddée
Apôtres et martyrs (Ier siècle)

Ces deux Apôtres ont leur fête le même jour parce qu'ils ont travaillé ensemble à la conversion des Gentils.

- Saint Simon, qui était originaire de Cana, où Jésus changea l'eau en vin, reçut le surnom de Cananéen, pour le distinguer de Simon-Pierre, chef des Apôtres.

Saint Jude était frère de Saint Jacques le Mineur et de Saint Siméon, Évêques de Jérusalem, et comme eux cousin du Sauveur. Avant son élévation au ministère évangélique, il était agriculteur.

Saint Simon prêcha d'abord en Égypte, en Mauritanie, en Libye ; Saint Jude, après avoir prêché en Afrique avec beaucoup de succès, revint en Orient et annonça l'Évangile dans la Judée, la Samarie, la Syrie et la Mésopotamie.
Simon et Jude se rejoignirent en Perse, et là ils combattirent et moururent ensemble.

Les choses extraordinaires que Dieu opéra par leurs mains les firent traiter avec respect par le roi de ce pays, qui leur laissa la liberté de prêcher leur doctrine si sainte et si nouvelle.

Un fait vint ajouter à leur prestige : deux tigres, échappés de leur cage, étaient la terreur du pays.

Au nom de Jésus-Christ, les Apôtres commandèrent à ces bêtes féroces de les suivre, et ils les emmenèrent dans leur maison. Le roi, toute sa cour et plus de soixante mille Perses se firent Chrétiens.
Des églises s'élevèrent sur les ruines des temples des idoles ; le triomphe du Christ était complet.

Mais l'ennemi des âmes déchaîna toute sa fureur pour arrêter les progrès de l'Évangile. Simon et Jude étant allés annoncer Jésus-Christ en d'autres villes, les païens voulurent les contraindre à sacrifier au soleil, qu'ils adoraient comme un dieu :

"Mon frère, dit alors Jude à Simon, je vois Le Seigneur qui nous appelle.
- Et moi, reprit Simon, j'ai vu aussi Jésus-Christ entouré de ses Anges, et un des Anges m'a dit : « Je vous ferai sortir du temple et je ferai crouler sur eux tout l'édifice.
- Qu'il n'en soit pas ainsi ! ai-je répondu, peut-être quelques-uns se convertiront-ils ! »

Et voici qu'en ce moment un Ange leur dit à tous les deux : « Que choisissez-vous, ou la mort pour vous, ou l'extermination de ce peuple impie ? 
- Miséricorde pour ce peuple ! crièrent les deux Apôtres. Que le martyre soit notre partage ! »

Cependant les prêtres des dieux les exhortaient à sacrifier : « Le soleil, dit Simon, n'est que le serviteur de Dieu ; ce sont les démons qui résident en vos idoles ; je leur ordonne de sortir».
Et les démons, sous une forme horrible, sortirent des statues brisées.

Alors le peuple se jeta sur les deux Apôtres et les massacra, pendant qu'ils Bénissaient Dieu et Priaient pour leurs bourreaux.

Simon et jude 2Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Simon le Cananéen et Jude Thaddée  
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]
 

Simon and jude 11Vitrail de Saint Jude Thaddée (à gauche) et Saint Simon le Zélote (à droite). (Pour voir en grand format : simon-and-jude.jpg simon-and-jude.jpg)

http://christroi.over-blog.com/article-saint-simon-et-saint-jude-apotres-ier-s-59743763.html

Le principal attribut de Simon est la scie. Crucifié à l’âge de cent vingt ans, Simon le Zélote est représenté avec une scie pour avoir été sauvagement coupé en deux d’après une tradition de l’église d’Orient.
Cette représentation se retrouve notamment dans les églises de Saint Jean du Latran et Saints Achille et Nérée, à Rome.
Il peut également être accompagné de Saint Jude, et représenté tenant un livre ou un phylactère en référence aux Évangiles.

Jude Thaddée est reconnu comme étant le Saint de l'espoir, puisque c'était un être bon. C'est le saint protecteur des causes désespérées pour les catholiques, à l'instar de Sainte Rita de Cascia.
Il est le saint patron des causes perdues, celui qui continue quand plus rien ne retient, à part l'espoir et la foi d'aller au bout de ces espoirs...

Jude est traditionnellement représenté portant l'image de Jésus à la main ou près de sa poitrine.
Attribut : la massue. Souvent placé aux côtés de Simon avec qui il prêche en Syrie et en Mésopotamie, il porte la massue avec laquelle il fut achevé lors de son martyre en Perse.

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http://missel.free.fr/Sanctoral/10/28.php.

Biographies

Plût à Dieu, écrivait Saint Jean Chrysostome, qu'il y eût eu quelqu'un pour nous transmettre soigneusement l'histoire des apôtres !

Ce vœu ne s'est pas réalisé pour Saint Simon ni pour Saint Jude dont l'Évangile ne nous a guère conservé que les noms.

L'obscurité qui enveloppe Saint Simon a semblé autoriser quelques historiens ecclésiastiques à le confondre avec Saint Syméon, qui, après Saint Jacques le Mineur, fut Évêque de Jérusalem.
Néanmoins il paraît plus probable qu'il faut distinguer l'un de l'autre les deux Saints, rapprochés seulement par le nom.

Dans la liste des Apôtres que nous ont transmise les Évangiles de Saint Matthieu et de Saint Marc, Simon est nommé à l'avant-dernier rang, avec le surnom Cananæus.

Beaucoup ont affirmé que ce surnom marquait peut-être le lieu de sa naissance, Cana ; de là à penser qu'il était l’époux des noces de Cana, il n'y avait pas loin, et certain n’ont pas manqué de le suggérer.

Cependant, il semble bien que Saint Luc donne le vrai sens de ce surnom, lorsqu'il qualifie Simon (placé par lui au dixième rang des apôtres), de Zelote, c'est-à-dire plein de zèle : en hébreu Qan'ani, d'où la transcription Cananæus.

Nous pouvons en conclure que Simon s'était attaché à la secte qui se décorait du titre de Zélotes, dont les membres faisaient profession d'un spécial attachement à la Loi et à toutes ses prescriptions ; ils poussaient le zèle jusqu'à être prêts à réprimer les violations de ce saint Code, fût-ce à main armée, comme le fit jadis Phinèès.

Ils s'étaient groupés lorsque, Hérode mort, les Romains, vers l'an 6 de l'ère Chrétienne, avaient pris l'administration directe de la Palestine, et ils prétendaient s'opposer à la domination étrangère, attendant du Messie la libération de leur race.

Plus tard ils joueraient un rôle important et funeste dans les derniers jours de Jérusalem et, sous prétexte de combattre les usurpateurs, couvriraient leur pays de ruines et de cadavres. Simon sans doute, s'il donna effectivement son nom à ce parti, n'avait de commun avec lui que l'ardeur pour l'observance de la Loi, mais non point la farouche violence.

Le Saint apôtre Jude, frère de Jacques le Mineur et cousin de Notre Seigneur Jésus-Christ, était désigné, lui aussi, par un surnom ; on lui en donnait même deux : Lebbée et Thaddée, ce qui fait dire à Saint Jérôme qu'il était trinomius, à trois noms.

Les deux surnoms peuvent se traduire par l’expression : homme de cœur ; encore que le premier exprime plutôt le courage, tandis que le second exprime plutôt la tendresse, qui, sans doute, étaient les caractéristiques de cet apôtre.

Et c'est peut-être pour son âme affectueuse, que le peuple chrétien l'a de préférence nommé Thaddée.

A la suite de Notre-Seigneur, saint Simon et saint Jude ne se distinguèrent pas des autres apôtres.

Très attaché à sa personne, mais ne voyant en lui que le restaurateur temporel du royaume d'Israël, ne comprenant guère les hauts enseignements et les terribles prédictions par lesquels Jésus s'efforçait d'ouvrir et d'élever l'intelligence de ses apôtres, Jude fut peut-être, avec ses frères Simon et Josès, de ces frères du Seigneur qui doutaient de lui et le poussaient à se manifester au monde[1], et qui, après la Résurrection, eurent quelque peine à reconnaître sa vérité, comme le leur reprocha le Maître[2].

Ainsi le permettait la Providence Divine pour donner à notre Foi une base plus inébranlable. Il fallait la diffusion du Saint-Esprit dans ces âmes d'enfants du peuple, pour y faire germer la Foi inébranlable et les vues sublimes.

Après la Pentecôte, Simon et Thaddée unirent leurs efforts à ceux de leurs frères pour l'évangélisation de la Palestine.

Bientôt la persécution éclata. Jacques, fils de Zébédée, mis à mort, Simon Pierre emprisonné par Hérode et miraculeusement délivré, il sembla que l'heure était venue d'obéir à l'ordre du Seigneur :

« Si on vous poursuit dans une ville, sortez-en, secourant la poussière de vos pieds, et fuyez dans une autre [3]. »

Les apôtres se partagèrent donc le monde avec une émouvante audace, et partirent. « On aime à se représenter cette suprême réunion où les Douze, tout pénétrés encore de la Bénédiction et de la Parole de Pierre, qui leur a rappelé les Bontés du Maître, se séparent en s'embrassant.

Ils ont au front un rayonnement Céleste. Leur main serre énergiquement le bâton de voyageur qui sera leur houlette ou leur sceptre.

Ils n'ont rien autre pour lutter contre l'ennemi, que la Foi au Maître qui les envoie, et cependant on sent que leur triomphe est certain. C'est par ces paysans galiléens pauvres, ignorants, inexpérimentés, que le paganisme sera vaincu, comme Goliath l'avait été par David, le pâtre de Bethléem. »

Vers quelles nations se dirigèrent Thaddée et Simon ? Il est difficile de l'établir. Quelques-uns ont cru voir Simon chez le roi d'Edesse [4] qui l'aurait envoyé au roi d'Assyrie pour le guérir d'une maladie dangereuse.

Selon d'autres, après avoir évangélisé l'Égypte, poursuivant sa route à travers l'Afrique, il serait parvenu jusqu'en Angleterre.

Une tradition prétend qu’il passa d'Edesse en Mésopotamie, d'où il revint mourir à Edesse. Il semble plus probable qu'après l'Égypte, Simon s’en fût en Perse, puis que, revenant sur ses pas, il aurait rejoint en Mésopotamie Thaddée, au martyre de qui il aurait été associé.

Jude avait accompli à la lettre le précepte de détachement du Maître et laissé sa famille, car il aurait été marié au moment de sa vocation par Notre-Seigneur, et avait eu des enfants : sous le règne de Domitien ses descendants, dénoncés à l'empereur comme fils de David, furent mandés à Rome, soigneusement interrogés sur leur fortune, qui était petite, sur leur travail, qui avait durci leurs mains, sur leurs espérances au Christ, qui étaient toutes surnaturelles ; enfin ils furent renvoyés dans leur pays, où ils vécurent en paix jusqu'au règne de Trajan.

Thaddée, sans doute, commença par prêcher en Samarie et en Idumée, puis en Arabie et en Syrie.

C'est alors qu'il écrivit l'épître qui porte son nom où il stigmatise les erreurs que Saint Pierre condamne dans sa seconde épître ; entre ces deux documents il existe des ressemblances qui forcent à conclure à une influence mutuelle, à une imitation volontaire de l'un des écrivains par l'autre, constatations nécessaires mènent à placer la composition de l'épître de Saint Jude à une époque peu avancée de sa vie apostolique.

Du reste, si particulièrement utile qu'elle fût pour ses contemporains, cette lettre ne le reste pas moins pour nous, lorsqu'elle nous apprend à « élever de plus en plus haut l'édifice de notre foi, à nous conserver dans l'amour de Dieu, en attendant la miséricorde de Notre-Seigneur Jésus-Christ.[5] »

Elle porte à chaque ligne la justification de ce nom de Thaddée, l'homme de cœur, que fut Jude et qui se montre si à découvert dans la doxologie qui la termine : « A celui qui a le pouvoir de vous préserver de toute chute et de vous faire paraître irrépréhensibles et pleins d'allégresse devant le trône de sa Gloire, au seul Dieu ; Notre Sauveur, par Notre-Seigneur Jésus-Christ, soient Gloire, majesté, force et empire dès avant tous les siècles et maintenant et dans tous les siècles ! Amen ! [6]»

Sortant d'Arabie, marchant vers l'est, il entra en Mésopotamie, il pénétra en Perse. Il semble toutefois que c'est entre les fleuves de l'Euphrate et du Tigre qu’il prêcha et fut, selon la tradition la plus vraisemblable, martyrisé, en un lieu mal défini qu'on appelle Arat ou Arara. Dans des circonstances absolument ignorées, il aurait été cloué à la Croix, et son supplice se serait achevé sous les traits ou les pierres dont on l'aurait accablé.

Les corps de Saint Simon et de Saint Jude, d'abord ensevelis à Babylone, furent portés à Rome, sans doute à l'époque où les Mahométans s'emparèrent de la Perse (VII° siècle).

On pense que le Pape Saint Léon III les donna à Charlemagne, après l'avoir couronné empereur (800), en reconnaissance des signalés services rendus par ce prince au Saint-Siège. Charlemagne donna ces insignes reliques, avec beaucoup d'autres, à la Basilique Saint-Sernin, à Toulouse.

L'insigne Basilique Saint-Sernin (Saint-Saturnin), de Toulouse, est connue dans le monde entier par l'antiquité de son origine (IV° siècle), mais surtout par le nombre et la dignité des corps Saints qu'elle possède.

Entre ses précieuses reliques, celles de Saint Jude attirent particulièrement l'attention des fidèles qui ont à recommander à Dieu des affaires difficiles.

Ottoni stjudethaddaeus 1 Statue de Saint Jude Thaddée à La Basilique Saint-Jean-de-Latran

 

Moratti stsimon 1Statue de Saint Simon le Zélote à La Basilique Saint-Jean-de-Latran

Pour approfondir la vie de ces deux apôtres, Simon et Jude, je voudrais laisser la place aux Révélation de Jésus à Maria Valtorta, avec en préambule, une explication sur les mots « frères et sœurs » de Jésus !

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 2, chapitre 65 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé (page 372)…
Jésus dans la maison de l'oncle Alphée et puis dans sa maison.

Jésus défend la Virginité de Marie et dit :

Oncle et Tante : "Pour les chicaneurs, je dis que j'ai employé les termes "oncle" et "tante", qui n'existent pas dans les langues de Palestine, pour apporter des éclaircissements et mettre un point final à une question irrespectueuse sur ma condition de Fils Unique de Marie, et sur la Virginité de ma Mère, avant et après l'enfantement, sur la nature spirituelle et divine de l'union dont j'ai reçu la vie.

Je le redis encore une fois, ma Mère ne connut pas d'autres unions et n'eut pas d'autres enfants.

Chair Inviolée, que Moi-même je n'ai pas déchirée, fermée sur le mystère d'un sein-tabernacle, trône de la Trinité et du Verbe Incarné".

Val arbre 3L’Évangile parle des frères et des sœurs de Jésus, cette question fait parfois polémique. Qu'en dit l'œuvre de Maria Valtorta ?

La famille de Jésus, telle que la restitue la lecture de Maria Valtorta, se trouve exprimée dans l'arbre généalogique reconstitué. (Ouvrir ce lien ci-contre pour comprendre l’arbre généalogique de la famille humaine de Jésus, descendance du Roi David.)

Daniel-Rops dans "Jésus en son temps" (p. 141) rappelle que le mot "aha" en araméen ou "ah" en hébreu, désigne aussi bien le frère, le demi-frère, le cousin, voir même le proche parent. Plusieurs langues utilisent d’ailleurs cette globalisation.
On peut donc retenir deux acceptations : une acceptation littérale qui ne retient comme "frères" que ceux issus de la filiation d’un même père ou d’une même mère et une extensive qui désigne comme "frères" les cousins ou les proches.

C'est cette dernière acceptation qui prévaut dans l'œuvre de Maria Valtorta. Il faut dire que l'autre acceptation supposerait de concilier deux affirmations de l'Évangile : celle de Matthieu selon laquelle : "Jacob fut père de Joseph, l’époux de Marie : c’est d’elle qu’est né Jésus, appelé le Messie" (Matthieu 1,16) et celle de Paul : "je n’ai vu aucun autre apôtre, mais seulement Jacques, le frère du Seigneur" (Galates 1,19).

Or il n’y a que deux Jacques apôtre : l’un est fils de Zébédée et frère de Jean; l’autre est fils d’Alphée et frère de Simon, Joset(ph) et Jude. Cet apôtre, fils d'Alphée - que Marie aurait épousé en seconde noces Jésus ayant 13 ans au minimum - serait donc âgé de 15 à 17 ans au moment de la vie publique. Il est difficile d'imaginer cet adolescent affrontant les périples de l'évangélisation et devenant évêque de Jérusalem.

Les "sœurs" de Jésus sont la femme de Joseph, l'aîné des cousins, qui reste anonyme et celle de Simon, prénommée Salomé et dont Jésus guérira l'enfant.

Les fratries.
Maria Valtorta décrit trois fratries parmi les apôtres et non deux comme habituellement : Simon (Pierre) et son frère André, les fils de Jonas. Jacques dit le majeur et son frère Jean, les fils de Zébédée.
Auxquels elle rajoute Jacques dit le mineur et Jude son frère (cousins de Jésus), les fils d'Alphée.(frère de Joseph, l’époux de Marie et père « adoptif » de Jésus).

Ceci peut surprendre car toutes les traductions donnent Jude "fils de Jacques". Il n'y a que la Bible Osty, réputée traduite au plus proche du texte original, qui en note de bas de page précise :"Jude, fils de ou frère de Jacques".

Jacques, fils d'Alphée, dit le mineur, l'apôtre cousin de Jésus, deviendra le premier Évêque de Jérusalem.

De cette dernière fratrie sortira aussi Simon (Siméon) qui succédera à son frère Jacques à la tête de la communauté Chrétienne de Palestine et se réfugiera avec elle à Pella, après la destruction du Temple comme le rapporte la Tradition.
Simon est celui qui lui succédera, après bien des hésitations, dans la charge d'Évêque de la communauté d'Israël et Jude est l’apôtre qui le précède dans son engagement à la suite de Jésus.

Jacques (le mineur…ce surnom lui est donné suite à son engagement tardif à suivre Jésus) est  l'avant-dernier apôtre à rejoindre Jésus. Cet engagement tardif n'est dû qu'à son souci de convaincre sa famille hostile à Jésus (c'est un fou ! dit-elle).

Il reste, tant qu'il le peut, auprès de son père mourrant avant d'être mis en demeure de choisir entre sa famille et Jésus (2.60). 

C'est le dernier des quatre cousins germains de Jésus : Joseph, son frère aîné, obtus et rigide, Simon qui lui succédera, après bien des hésitations, dans la charge d'Évêque de la communauté d'Israël et Jude l’apôtre qui le précède dans son engagement à la suite de Jésus.

Leur père Alphée est le frère aîné de Saint Joseph (à qui Jacques ressemble d’ailleurs) (4.116). Leur mère, Marie de Cléophas sera l'une des saintes femmes qui suivront Jésus jusqu'au pied de la Croix.

Jacques, fils d'Alphée sera le premier Évêque de Jérusalem, un des tous premiers personnages de l'Église naissante (10.27) et un de ses grands martyrs.

 

Groupe des apôtres: les douze colonnes de l'Église

Ordre chronologique d'appel

(8) Simon (le Zélote) – Judéen probablement de Jérusalem ou de Béthanie, rentier, célibataire

(9) Jude d’Alphée (le Thaddée). – Judéen d'ascendance né en Galilée à Nazareth, cousin de Jésus, célibataire

Imjuda 2Jude, fils d'Alphée

dit le Thaddée (plein de cœur) - l’Apôtre cousin de Jésus

http://www.maria-valtorta.org/Personnages/JudeAlphee.htm

Présentation générale.

Galiléen de Nazareth par sa mère, Marie de Cléophas, mais de souche judéenne et de la race de David par son père, Alphée, le frère aîné de Joseph. Jude est donc le cousin germain de Jésus à qui d’ailleurs il ressemble (4.116).

Il devient le 9ème disciple de Jésus en rupture avec son père. C'est le troisième des fils d'une fratrie qui comptera un autre apôtre, Jacques le mineur le benjamin, puis deux disciples sur le tard : Joseph l'aîné et Simon le suivant.

Il est surnommé le Thaddée (de l’araméen Thaddaj, courageux ou peut-être du grec Theudas, don de Dieu).

Il est lié d'amitié avec Simon le Zélote, un autre apôtre.

La tradition les donnent évangélisateurs de la Perse où ils subissent en commun le martyr.

Judethaddeeb 2

Caractère et aspect.

Jude est de même âge que Jésus, mais légèrement plus vieux.

Maria Valtorta le décrit ainsi en 2.13 :

"Jude Thaddée est un bel homme, dans la plénitude de la beauté virile. Grand, bien que pas autant que Jésus, fort et bien proportionné, brun, comme l'était Saint Joseph lorsqu'il était jeune, le teint olivâtre sans être terreux, des yeux qui ont quelque chose de commun avec ceux de Jésus, car ils sont d'une teinte azurée, mais presque pervenche.

Sa barbe, de forme carrée est brune, les cheveux ondulés, moins bouclés que ceux de Jésus, et bruns comme la barbe."

Son aspect se précise plus loin : Il a un visage aristocratique avec une dignité qui toujours en impose. (7.233). Un profil sévère (8.36). Un visage pâle encadré dans une barbe très noire et des cheveux frisés, avec des yeux d'un azur qui tire sur le violet et qui rappellent vaguement ceux de Jésus (2.647.194).

Son caractère est fougueux et sévère :

"Contrairement à son habitude, rit de bon cœur" (5.32). Voix de baryton (3.56). Caractère fougueux. Grand et sévère. Regarde quels traits de roi. (7.222).

Au moment de la prière qui précède l'élection de Mathias, on le voit "Visage dominateur et avec un regard qui rappelle si bien pour la couleur des yeux et l’expression celui de Jésus : un vrai dominateur de foules.

Pourtant, de son involontaire majesté royale, on voit affleurer le sentiment d’un cœur plein de componction" (10.24).

Marie, à la fin de sa vie, le présentera comme : "le noble et loyal, toujours. La descendance de David était visible en lui" (10.35).

Jude ne supporte pas son homonyme Judas, "d'une répulsion irraisonnée car elle s'est produite à la première rencontre" (6.997.194).

 

Parcours apostolique.

Témoin de : la Cène (9.19) - la Résurrection (10.12) - l'Ascension (10.23) - la Pentecôte ( 10.25)

C'est le "compagnon d’enfance et de jeunesse", selon Jésus.

Il prophétise son destin d'évangélisateur fougueux, lié à Simon le Zélote :

- "Viens, Simon qui n'as pas eu de fils. Viens Jude, qui perds ton père pour mon amour. Je vous unis dans un même sort". (2.19)

– Cet accord parfait entre les deux se confirme (6.127)

- Jude a un tempérament entier. Il fera très bien là où s’agit d’abattre le paganisme (4.121) et plus loin : "Tu t'appelles Jude, et tu es comme notre grand Jude : comme un géant.

Tu es celui qui protège. Tes actions sont du lion et du lionceau qui rugit. Tu découvriras les impies qui reculeront devant toi, et les gens iniques seront terrifiés". (9.19).

 

Son nom :יהודה (Yehouda) ג 'וד(Jude)
Alphabet hébreu sur croixsens.net

Jude ou Judas (Iehouda) et son féminin Judith viennent de l’hébreu “yehoudi” Judéen, Juif. Référence historique : Juda, le fils de Jacob. Judas Maccabée, l’artisan de la libération du peuple juif. Cette proximité de nom entre Jude et Judas, provoque certaines ambiguïtés : 7.158, page 36

Jude est appelle Thaddée (de l'araméen Thaddaï, plein de cœur) ou Lebbée (de l'hébreu Libbay, courageux ou cordial) dans certains manuscrits, dont le codex Bezae. ("cordial ou courageux", signification proche de "plein de cœur") Cette appellation le distinguait de Judas, son homonyme.

 

En savoir plus sur ce personnage.

Dans les Pères de l'Église :

Eusèbe de Césarée, un historien du IVème siècle, citant Hégésippe, une source historique aujourd'hui disparue, rapporte la comparution des petits-fils de Jude, le frère du Seigneur, devant l'empereur Domitien (81-96) lors de la première persécution d'ampleur contre les chrétiens (Eusèbe de Césarée – "Histoire ecclésiastique", Livre III - chap. 19 et 20.

Devant la pauvreté de ces deux personnes, il les relâche. Ces deux descendants, selon la même source, auraient vécus jusqu'à l'empereur Trajan (98-117).

Source que reprend Daniel-Rops dans "Jésus en son temps" : "Quand, plus tard, l’empereur Domitien (81-96), mis au courant de la prophétie qui promettait à un descendant de David d’abaisser devant lui les puissants et les trônes, fera comparaître les derniers représentants de la lignée royale d’Israël, les pauvres campagnards qu’on lui amènera – deux petits-fils de Jude l’apôtre – lui paraîtront si humbles, si inoffensifs qu’il leur laissera la vie et les renverra à leurs hoyaux." (p. 109.)

Comment Jude, donné pour célibataire par Maria Valtorta, a-t-il eu une descendance ? Deux hypothèses :

1 – Il s'est marié sur le tard, mais la tradition ne mentionne aucun nom.

2 – Il a adopté des enfants ou peut-être ceux de son frère aîné Joseph (Simon, père lui aussi, lui survivra).

En tous cas, les sources le disent : il n'y avait plus d'autres survivants de la descendance d'Alphée à la fin du premier siècle.

Saint Thomas d’Aquin, dans la "Catena Aurea" (commentaire de l’Évangile selon saint Marc - Chapitre III, verset 13-19) note cette phrase de Bède le vénérable :

"Thadée est celui que Saint Luc, dans son Évangile (Lc 6), et dans les Actes des Apôtres (Ac 1), désigne sous le nom de Jude, frère de Jacques.

Il était en effet frère de Jacques, lequel était lui-même frère, c'est-à-dire cousin germain du Seigneur, comme il l'écrit dans son Épître".

 

Dans la tradition.

Saint Jude est fêté le 28 octobre dans l'Église latine et le 19 juin dans les Églises d'Orient. Sa tombe se trouve dans "l'église noire" (Ghara Kelisa), faite de basalte noir et de pierre jaune pâle.

Cette église arménienne, très ancienne et fameuse, est située près de la ville de Maku dans le nord de l'Iran, non loin du mont Ararat (Cette région, appelée Azerbaïdjan de l'ouest, est frontalière de la Turquie et de l'Arménie). Elle fait l'objet d'un pèlerinage annuel des arméniens d'Iran.

Saint Jude est souvent placé aux côtés de Simon le zélote avec qui la tradition dit qu'il prêcha en Syrie et en Mésopotamie, il porte la massue avec laquelle il fût achevé lors de son martyre en Perse (vers l'an 80).

zelote.gifSimon le zélote

L'apôtre qui a souffert jusqu'à la sagesse

Illustration ci-dessus de Renato Ammanito d'après les descriptions de Maria Valtorta.

http://www.maria-valtorta.org/Personnages/SimonZelote.htm

Présentation générale.

Lépreux (atteint d’un serpigo héréditaire) guéri par Jésus (2.17), en son corps et en son âme (5.12) . 8ème disciple de Jésus et le plus âgé (3.72).

Judéen natif probablement de Béthanie, fils d’une maison puissante ruinée. Son père, sans descendance a eu Simon d’une esclave cananéenne.
"Il a dilapidé le patrimoine. Il était vicieux, cruel, sans cœur, sans affection. Il m’a refusé la santé, les caresses, la paix. Il m'a marqué d'un nom qui me fait mépriser et m'a transmis une maladie déshonorante...
Il s'est rendu maître de tout, même de l'avenir de son fils. Il m'a tout enlevé, même la joie d'être père".  

Cet enfant sevré d'affection, souffrant de sa bâtardise, de son métissage et de sa déchéance sociale, se révolte. Il devient un activiste traqué avant de devenir lépreux.

"J'y ai été (à Gamala) comme fugitif, une nuit il y a bien longtemps. Après la lèpre est venue et je ne suis plus sorti des tombeaux.

Je venais de la Syrie (Antioche) où j'étais allé chercher refuge, mais ils me découvrirent et seule la fuite en ces terres empêcha ma capture.

Après, je suis descendu lentement et toujours menacé jusqu'au désert de Tecua et de là, désormais lépreux, à la Vallée des Morts. La lèpre me sauvait de mes ennemis..." (3.47 - p.268)

Simon ne conserve, pour tout bien qu'un serviteur fidèle et une maison à Béthanie, proche de celle de Lazare dont il est l’ami (2.21) s'étant connus par leur pères respectifs (2.33). Redevenu sain, par la grâce de Jésus, il recouvre le reste de ses biens, il les vend sous réserve que son fidèle serviteur y ait une demeure.

Un acheteur anonyme accepte ses conditions (c’est en fait Lazare lui-même (2.84 - p.479). Le prix de la vente, dont Lazare est gérant puisque Simon s’est entièrement dépouillé pour suivre Jésus, est réservé pour le secours des malheureux.

Une occasion se présente avec le rachat de Jonas, le régisseur martyrisé de Doras (2.70). Ce sera encore Lazare qui anonymement interviendra pour répondre aux exigences exorbitantes de Doras (2.84 - p.479).

C'est dans cette maison retrouvée grâce à Lazare, que logera parfois la Vierge Marie. Sans doute préfère-t-elle cette maison plus humble et moins passagère que celle, voisine, de Lazare (8.42)

Simon est surnommé "le zélote" par Luc et "le cananéen" par Matthieu et Marc. Voir l'explication de cette différence désignant le même homme en 2.19.

 

Caractère et aspect.

L'âge et la souffrance l’ont mûri comme un sage (2.49)

Visage grêlé, voix grave, teint brunâtre. Une figure laide et honnête... yeux plutôt bovins ... bouche aux lèvres épaisses et presque violettes...

C'est un homme laid, décidément. Aux traits disgracieux, au teint olivâtre foncé, se joint la trace bleuâtre et profonde des cicatrices laissées par son mal.

Mais il a un regard si bon que sa laideur disparaît (2.47). "Il est grand et maigre. Il a le teint foncé d'un sang-mêlé, des yeux profonds et très noirs sous des sourcils blancs comme la neige, des cheveux couleur du lin et plutôt frisés, un nez long épaté à l'extrémité, comme les Libyens, des lèvres épaisses, surtout l'inférieure, et proéminentes. Il est tellement olivâtre que la lèvre tire sur le violet.

Au front, une vieille cicatrice est restée et ce sera l'unique tache, maintenant qu'il est purifié des croûtes et des crasses (de la lèpre)" (2.18).

Apprécié de Jacques et surtout de Jude d’Alphée avec qui il se liera d'amitié. Ils confessent cette piété filiale à leur mère :

"Maman, justement dans cette maison (Nazareth) et dans une soirée bien triste pour nous, il nous a donné une affection de père et nous l'a gardée. Nous ne pouvons l'oublier. Pour nous il est "le père". Nous sommes pour lui des "fils". Quels fils ne se réjouiraient pas de revoir un bon père ?" 

Un des plus âgés parmi les apôtres. Il souffre de rhumatismes et s’en plaint. Mais Jésus l'alerte : "A toi Satan conseille inutilement d'avoir soin de ta santé. Conseil rusé pour chercher à t'enlever à Moi." (6.100)

Sa sagesse, acquise au prix de l'épreuve, servira dans les temps tragiques de la dispersion des apôtres après la mort de Jésus. C'est lui qui ira les rechercher pour les réunir.

Visage qui n’est pas beau mais rendu attrayant par sa distinction austère (10.24). Le prudent, selon Marie (10.35).

Assez volontiers élégant : (les apôtres) vêtus très modestement sauf Judas Iscariote, Matthieu, Simon et Barthélemy - je les ai mis par ordre décroissant d'élégance (2.65).

 

Parcours apostolique.

Témoin de la Cène - de la Résurrection - de l'Ascension - de la Pentecôte.

Un de ceux qui, avec Jean, comprend le mieux Jésus qui se confie à lui. "Mon ami". Simon, peut-être du fait de sa maturité obtenue par l’âge et le parcours de vie, comprend d’instinct la destinée Rédemptrice de Jésus plus que tous les autres apôtres.

Il le prouve lorsque, dès la première année de vie publique, Jésus annonce sa Passion, prophétiquement au gué du Jourdain, là où Jean-Baptiste baptisait (2.78 - p.441)

- Il évangélise les lépreux, ses anciens compagnons d’infortune (3.9 - p.36) et prononce le premier des "sermons" d’apôtres à l’invitation de Jésus après l’élection des apôtres, suivi par Jean (3.26 - p.116). Thème : "la reconstruction de l’édifice spirituel de chacun au regard de la nouvelle doctrine".

"J'ai l'impression que le Zélote exerce beaucoup ce rôle dans le groupe apostolique. C'est le modérateur, le conciliateur, le conseiller de ses compagnons sans compter qu'il est celui qui comprend si bien le Maître." remarque Maria Valtorta (3.86 – p. 530)

Lié par Jésus à Jude : "Viens, Simon qui n'as pas eu de fils. Viens Jude, qui perds ton père pour mon amour. Je vous unis dans un même sort" (2.19) – Cet accord parfait entre les deux se confirme (6.127).

Il est spirituellement proche de Jean, comme le note la Vierge Marie :

"Regarde alors le Zélote. Ce n'est pas un garçon. Il a vécu, il a lutté, il a haï. Il le reconnaît sincèrement. Mais il a appris à méditer. Et lui aussi, crois-moi, est bien haut.

Tu vois ? Ils se cherchent tous les deux (avec Jean), parce qu'ils se ressemblent. Ils ont atteint le même âge parfait de l'esprit et par le même moyen : l'oraison mentale.

C'est par elle que le garçon est devenu viril en son esprit et c'est par elle que celui qui était déjà vieux et fatigué est revenu à une forte virilité." (4.110 – p.140). C'est sans doute ce niveau spirituel atteint qui en fait l'un des confidents de Jésus.

 

Son nom :סיימון
Alphabet hébreu sur croixsens.net

Simon, comme Siméon (Chimon- Shim'ôn), veut dire "qui entend". Les surnoms que l'on voit apparaître dans l'Evangile : "Zélote" (Luc 6,15, Actes 1,13) ou "Cananéen ou Cananite" (Matthieu 10,4 et Marc 3,18 selon les traductions) viennent, pour l'un, de ses engagements politiques, et pour l'autre, de ses origines familiales et de son aspect physique.

Dans Maria Valtorta, c'est surtout le surnom de Zélote qui est employé.

 

En savoir plus sur ce personnage.

L'amitié réciproque de Simon le zélote et de Jude les conduira à évangéliser conjointement, selon la Tradition, la Perse et à y mourir martyrs.

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Date de dernière mise à jour : 27/10/2018