Saint Wilfrid, Évêque d'York (634-709). Fête le 12 Octobre.

Jeudi 12 Octobre 2017 : Fête de Saint Wilfrid, Évêque d'York (634-709).

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http://nominis.cef.fr/contenus/saint/2006/Saint-Wilfrid.html

Saint Wilfrid

Archevêque d'York (✝ 709)

Depuis les invasions anglo-saxonnes, l'Église était divisée comme le pays. D'un côté les Bretons ou celtes de vieille chrétienté qui refusaient l'envahisseur. De l'autre les Angles et les Saxons.
L'Église celte refusait l'Archevêque anglais de Cantorbery et vivait pratiquement autonome. L'Église anglo-saxonne fondée par saint Augustin, cent ans auparavant, était soumise au siège romain.
Ce fut grâce à Saint Wilfrid et à quelques autres que ces chrétientés fusionnèrent au VIIème siècle et que l'unité religieuse régna dans le pays.

Mais la vie de Wilfrid fut très mouvementée. Moine de Lindisfarn, le jeune garçon poursuivit ses études à Cantorbery.
Un saint Moine, Benoît Biscop, le prit alors comme accompagnateur pour aller à Rome. Et ce voyage fut, pour Saint Wilfrid, le début de toute une série.
Lorsque les voyageurs passèrent par Lyon, l'Évêque de ce diocèse, Delphin, le retint auprès de lui une année entière.
A Rome, il se familiarisa avec la pratique de la liturgie et, en rentrant en Angleterre, il se fit l'apôtre de la liturgie romaine.

Il fonda le Monastère de Ripon en Angleterre. Devenu Évêque d'York, il fit entrer au Couvent la femme du roi Egfrid qui ne le lui pardonna pas et l'empêcha de rester dans son diocèse.
Saint Wilfrid connut ainsi l'emprisonnement puis, par deux fois, l'exil dont il profita pour évangéliser le Sussex, la Hollande et même l'Austrasie où il faillit devenir Évêque de Strasbourg.
Il put enfin retourner dans son pays et y passer à peu près tranquillement les quatre dernières années de sa vie.
Un historien anglais écrit de lui: "Il a fait tant de bien qu'on lui pardonne aisément ses imperfections et ses foucades."

Pendant quarante-cinq ans d’épiscopat, il travailla avec ardeur, et non sans peine. Contraint plusieurs fois de céder à d’autres son siège d’York, il se retira soit parmi les Moines de Ripon, dont il avait été Abbé, soit parmi ceux de Hexham, une de ses Fondations.
Il mourut à Oundle, une autre de ses Fondations, et fut inhumé à Ripon. (24 Avril au martyrologe romain).

Martyrologe romain


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Saint Wilfrid
Évêque d'York
(634-709)

Depuis les invasions anglo-saxonnes, l'Église était divisée comme le pays. L'Église celte refusait l'Archevêque anglais de Cantorbery et vivait pratiquement autonome.

L'Église anglo-saxonne fondée par Saint Augustin, cent ans auparavant, était soumise au siège romain.

Ce fut grâce à Saint Wilfrid et à quelques autres que l'unité fut rétablie entièrement.

 

Un fait extraordinaire signale la naissance de Saint Wilfrid, en 634, Honorius Ier étant Pape, Héraclius empereur d’Orient et Dagobert Ier roi des Francs.

La maison de ses parents semble enveloppée dans un incendie ; les voisins, effrayés, accourent pour éteindre le feu, mais ils s’aperçoivent avec admiration que le feu s’élance vers le Ciel sans rien consumer. C’est ainsi que brûlera le flambeau du zèle de Saint Wilfrid dans la Sainte Église de Dieu.

Tout jeune encore, il résolut de se donner au Seigneur. Après un court séjour dans un Couvent, s'apercevant que certains usages, contraires à ceux de Rome, s'étaient glissés dans les cérémonies, il se décida à visiter le tombeau des Saints Apôtres, afin de bien discerner la Vérité au centre même de la Lumière.

Un saint Moine, Benoît Biscop, le prit alors comme accompagnateur pour aller à Rome. Bientôt le pieux pèlerin aura beaucoup d'imitateurs, et ce pèlerinage sera en grand honneur en Angleterre, grâce à son exemple.

Après un séjour de quelques années dans les Gaules, Wilfrid rentre enfin dans sa patrie, où son dévouement aux usages de Rome lui attire des ennemis et des admirateurs. Il n'a que trente ans, quand le pieux roi Alfred lui fait accepter l'évêché d'York.

Sous sa houlette, l'Évangile prend, dans ce pays, un développement merveilleux : les monastères se multiplient, de magnifiques Cathédrales s'élèvent sur le sol anglo-saxon ; le saint Évêque préside lui-même à la construction de ces édifices grandioses qui ravissent d'admiration des populations, chez lesquelles l'on ne connaissait encore que les édifices de bois.

L'Évêque ne se bornait pas à l'organisation matérielle : il réformait les mœurs de son troupeau et faisait régner, avec Jésus-Christ, la Paix, la Justice et la Charité.

Un jour qu’il donnait la Confirmation, une pauvre femme le supplia de ressusciter son enfant mort ; Saint Wilfrid, ému de ses larmes, Bénit l’enfant et lui rendit la vie.

 

Incapable de céder à la peur et de manquer à sa conscience, le vaillant pontife est déposé et exilé plusieurs fois ; il avait fait entrer au Couvent la femme du roi Egfrid qui ne le lui pardonna pas et l'empêcha de rester dans son diocèse.

Saint Wilfrid connut ainsi l'emprisonnement puis, par deux fois, l'exil dont il profita pour évangéliser le Sussex, la Hollande et même l'Austrasie où il faillit devenir Évêque d'Argentoratum (Strasbourg).

Il put enfin retourner dans son pays et y passer à peu près tranquillement les quatre dernières années de sa vie.

Il achève enfin paisiblement sa carrière agitée, mais féconde, au milieu de son troupeau, le 12 octobre. C’était l’an 709, Constantin étant Pape, Dioclétien empereur d’Orient, Osred roi de Northumberland et Childebert III roi des Francs.

Un historien anglais écrit de lui : "Il a fait tant de bien qu'on lui pardonne aisément ses imperfections et ses foucades."

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http://nouvl.evangelisation.free.fr/leblanc_wilfrid_de_york.htm.

Tout d'abord, notons qu'un fait extraordinaire signale la naissance de saint Wilfrid: la maison de ses parents sembla, soudain, comme enveloppée dans un incendie. Les voisins, effrayés, accoururent pour éteindre le feu, mais ils s'aperçurent qu'en réalité, ce feu s'élançait vers le ciel sans rien consumer. Qu'est-ce que cela pouvait signifier? Nous le découvrirons bientôt: soyez patients…

La vie de saint Wilfrid fut particulièrement mouvementée. Il naquit à Ripon en Northumbrie, royaume médiéval situé au nord de l'Angleterre actuelle. Son père appartenait à la petite noblesse.

Quand il eut atteint l'âge de 13 ans, Wilfrid fut placé à la maison du roi Oswiu, et devint le favori de la reine Eanflede qui l'envoya à Lindisfarne pour son éducation, dont se chargea Cudda, un ancien noble devenu moine.

Vers 653, la reine Eanflede autorisa Wilfrid à se rendre à Rome en compagnie du jeune moine Benoît Biscop. En effet, alors qu'il était encore très jeune, Wilfrid avait résolu de se donner au Seigneur.

Après un court séjour dans un couvent, il s'était aperçu que certains usages étaient contraires à ceux de l'Église Catholique.

Aussi voulut-il aller à Rome afin de bien discerner la vérité. C'est alors qu'il fut confié au moine, Benoît Biscop.

Lors de son passage à Lyon, l'archevêque Ennemond, remarquant ses qualités, voulut le marier à sa nièce, mais, déclinant ces propositions, le jeune homme alla à Rome, reçut la Bénédiction papale, puis, respectant une promesse, revient à Lyon, où il resta trois ans, jusqu'au meurtre de son protecteur.

À son retour en Northumbrie, en 658, Alchfrith, fils d'Oswiu, lui donna un monastère à Ripon et, peu de temps après, Agilbert, évêque des Gewissae (Saxons du Wessex), l'ordonna Prêtre.

 

Un schisme ravageait alors le pays où Wilfrid travaillait à la défense de l'Église Catholique. En 664, il fut nommé évêque d'York, mais refusa d'être consacré en Northumbrie par les évêques du nord de l'Angleterre qui étaient considérés comme des schismatiques.

Comme Agilbert était devenu l'évêque de Paris, Wilfrid se fit consacrer à Compiègne. Wilfrid n'avait que trente ans. Wilfrid avait déjà vécu une vie bien tourmentée, mais ce n'était rien compte tenu de ce qui l'attendait. À son retour de voyage, il échappe de peu aux naufrageurs païens du Sussex, et quand il arrive dans son propre pays, c'est pour trouver Chad (saint Chad) installé dans son évêché.

Pendant trois ans, son évêché n'étant pas disponible, de 665 à 668, Wilfrid dirigea son monastère de Ripon en Paix, tout en se chargeant des épiscopats de Mercie et du Kent pendant les vacances de ces évêchés.

En 669, à l'arrivée de Théodore, récemment nommé archevêque de Cantorbéry, Wilfrid fut rétabli dans son évêché d'York auquel il consacra neuf années, et dans lequel il fit construire de nombreuses églises.

Les tribulations continuent. En 678, sur les instances d'Egfrid, le roi qui avait succédé à Oswiu, l'archevêque Théodore divisa l'évêché d'York en quatre diocèses malgré les protestations de Wilfrid, qui fut déposé.

Wilfrid se rendit alors à Rome pour faire appel de cette décision. Le Pape Agathon réunit en octobre 679, un synode qui décida que le diocèse d'York serait effectivement partagé, mais que c'est Wilfrid lui-même, archevêque d'York, qui nommerait les évêques.

Après être passé en Austrasie, (Royaume Franc situé dans le nord-est de la Gaule et appelé successivement Royaume de Reims ou Royaume de Metz) Wilfrid revint en Angleterre, en 680.

Mais le roi Egfrith refusa d'accéder à la demande de réintégration de Wilfrid et l'emprisonna pendant 9 mois.

Enfin libéré, Wilfrid se réfugia dans le Sussex (sud-est de l'Angleterre) et évangélisa les Saxons, païens du Sud, convertissant la quasi totalité de la population. Il construit un monastère à Selsey sur une terre qui lui a été donnée par le roi Æthelwalh.

Après la mort du roi Egfrith en 685, Wilfrid rencontra Théodore, qui lui demande son pardon pour l'avoir déposé, et avoir ordonné les quatre évêques des nouveaux diocèses dans la cathédrale d'York.

En 686, à la demande de Théodore, le roi Aldfrid rappela Wilfrid et le rétablit à Ripon. Mais cinq ans plus tard, en 691, il l'exila… Wilfrid se rendit en Mercie, où il administra l'évêché vacant de Litchfield, à la demande du roi Ethelred.

En 703, saint Berhtwald, le successeur de Théodore, convoque un synode qui, sur l'instigation d'Aldfrid, ordonne à Wilfrid de renoncer à l'épiscopat et de se retirer à Ripon.

Il n'accepte toujours pas la division de son évêché, et se rend à nouveau à Rome, où le Pape Jean VI le soutient et ordonne à Berhtwald de convoquer un synode afin de blanchir Wilfrid. Ce n'est qu'au moment de la mort d'Aldfrid en 705, celui-ci se repentant de ses actions contre Wilfrid, qu'un compromis est trouvé par lequel Wilfrid est nommé évêque d'Hexham tandis que Jean de Beverley prend l'évêché de York.

Wilfrid mourut en 709 au monastère saint André d'Oundle, dans le Northamptonshire, au cours d'une visite des monastères qu'il avait fondés en Mercie.

Wilfrid avait beaucoup souffert, mais il avait largement participé au rétablissement de l'unité de l'Église d'Angleterre.

Sous sa houlette, les conversions se multiplièrent, de nombreux monastères furent fondés, et de magnifiques églises et Cathédrales s’élevèrent sur le sol anglo-saxon. 

Doué, d'un courage exceptionnel, et malgré tous les obstacles et les menaces qu'il rencontra, Wilfrid s'attacha avec force à la réforme des mœurs et à faire régner la doctrine de l'Évangile: Paix, Justice et Charité.

Pour conclure, nous ajouterons le fait divers suivant: un jour que Wilfrid donnait le Sacrement de Confirmation, une pauvre femme le supplia de ressusciter son enfant mort. Wilfrid, ému de ses larmes, Bénit l'enfant et lui rendit la vie.

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Date de dernière mise à jour : 12/10/2017