Bienheureux Alain de la Roche, Restaurateur de la Dévotion du Rosaire (1428-1475). Fête le 09 Septembre.

Dimanche 09 Septembre 2018 : Fête du Bienheureux Alain de la Roche, Restaurateur de la Dévotion du Rosaire (1428-1475).

Alanus psalter 1492 h2Illustration: Alanus de Rupe, ouvrage du XVe sc. édité en Autriche, 'psautier et rosaire, comment on doit prier'

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1818/Bienheureux-Alain-de-la-Roche.html

Bienheureux Alain de la Roche

Dominicain (✝ 1475)

Né près de Plouër sur Rance (Côtes d'Armor) vers1428, il fut un grand prédicateur dominicain, parcourant la France, l'Allemagne et les Pays Bas pour développer la dévotion du chapelet et fonder des confréries du Rosaire. Il fonda la première à Douai.
C'est à Zwolle en Hollande qu'il partira contempler les mystères du Christ qu'il faisait méditer par le Rosaire.

"C’est le Bienheureux Alain de Roche, un des premiers disciples de saint Dominique qui coordonne le chapelet et l’enrichit en y ajoutant les méditations, ainsi que la vie de Jésus et de Marie.
Il l’appelle le chapelet du Rosaire parce qu’il ressemblait à un bouquet de roses qu’on dépose aux pieds de la Vierge." site du diocèse de Meaux.

Découvrez l'histoire des Équipes du Rosaire.

Beato alano de la roche a 1

http://voiemystique.free.fr/alain_de_la_roche.htm

ALAIN DE LA ROCHE
Restaurateur de la Dévotion du Rosaire
(1428-1475)

Le Bienheureux Alain de la Roche naquit en Bretagne, le 8 Septembre, vers l'année 1428. Il prit l'habit de Saint-Dominique au Couvent de Dinan, et y fit profession.
Lui-même avoue humblement dans ses écrits que les commencements de sa Vie Religieuse ne répondirent pas à l'idéal qu'il en conçut depuis.
Il quitta son pays natal pour rechercher la pratique de l'observance primitive, et alla demander aux Couvents de Hollande la science de la vie surnaturelle.

Le trait distinctif de sa vertu fut une tendre et filiale dévotion à Marie. Il aimait si cordialement sa Mère du Ciel, qu'il ne pouvait penser qu'à Elle, et ne pouvait rien dire, ni entreprendre, ni terminer qu'il ne L'eût saluée par l'Ave Maria.
Un de ses disciples a écrit que "sans cesse cette prière revenait sur ses lèvres dans ses prédications, dans ses entretiens privés, dans ses voyages et dans ses travaux."

Cet attrait remarquable pour le culte de Marie le préparait, à son insu, à la mission dont il allait être investi : celle de ressusciter la dévotion presque oubliée du Rosaire.
Et cependant cette mission, qui allait faire sa gloire, remplit un court espace de temps, deux ans environ.

On le voit, en attendant, enseigner dans les écoles dominicaines de philosophie et de théologie.
Dans ces fonctions, il porta sans doute sa dévotion au Rosaire; mais c'est seulement deux ans avant sa mort que Marie lui apparut dans tout l'éclat de Sa beauté Céleste et lui confia la mission de prêcher la pratique du Rosaire.

Elle lui prédit des épreuves; mais Elle le soutint par cette parole : "Confie-toi en Ma protection maternelle, Je ne t'abandonnerai jamais."
Il en vint à réciter plusieurs Rosaires chaque jour, s'infligeant un coup de discipline à chaque Ave Maria.

Il a raconté lui-même que sa Sainte Mère lui apparut plusieurs fois pour stimuler son zèle, et lui faire prêcher le Rosaire, pour écarter les fléaux qui menaçaient l'Église: Luther allait paraître.
Il parcourut nombre de provinces en France, en Flandre, en Saxe, et obtint, malgré les efforts de l'enfer, de merveilleux succès.
Rien de plus palpitant que l'histoire de ses combats et de ses travaux, où il fut soutenu par de nombreuses visions et par le don des miracles.
Il mourut au jour qu'il avait désiré, celui même de sa naissance, 8 Septembre 1475.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

47 bienheureux alain

http://iconesalain.free.fr/Presentations/47.Bienheureux.Alain.Presentation.htm

Présentation de l’icône d'Alain de la Roche

Le Frère Dominicain Alain de la Roche est représenté "en pied" avec l'habit de son Ordre qui n'a pas changé depuis sa création par St. Dominique au 13ème siècle.
Il consiste en une robe blanche sur laquelle est mis un scapulaire rectangulaire et un capuce également blanc.
Le capuce est arrondi devant et en pointe dans le dos, il comprend un petit capuchon. Une grande cape noire avec un grand capuchon couvre le Moine jusqu'aux pieds.

On peut voir dans la couleur de ces habits le symbole de la lumière intérieure dans les ténèbres du monde. A la taille il porte une ceinture de cuir à laquelle est attaché son grand rosaire de 15 dizaines.
Alain, planté sur un rocher avec comme fond la mer symbolisée par la couleur bleue - vert. Il prêche la dévotion à Marie mère de Dieu et tient dans sa main gauche un chapelet.

Sur son cœur apparaît Marie "orante" avec Jésus Bénissant, sous la représentation traditionnelle de la "Vierge du Signe" c'est à dire de l'incarnation, dans un cercle de flammes symbolisant la présence du Saint-Esprit.
Il se détache sur un fond rouge symbole de l'esprit d'amour qui l'habite.

La ligne de séparation du carré rouge avec le fond aquatique bleu partage l'icône selon la divine proportion (Nombre d'or).
Le centre théologique de l'icône se trouve sur le cœur du Moine coïncidant avec la gorge de Jésus (le Verbe), et le module de son corps est basé sur les chiffres 5 et 6 caractéristiques du Rosaire (3x5 = 15) et de Marie (étoile de David à 6 branches).

Le nom d'Alain est décomposé en AL qui écrit El signifie en hébreux le Divin et en ain qui écrit ayin signifie en hébreux source ou œil : Alain peut alors avoir le sens de "Dieu – source".

Le qualificatif "Bienheureux" qui lui a été attribué au 15ème siècle n'est pas marqué car sa Béatification n'a pas été ratifié officiellement par l'Église.

Alain nous invite à aller à Jésus par Marie et à lui faire cette prière rythmée :

 Sainte Marie, Mère de Dieu,
par L'Esprit Saint, soit dans nos cœurs
Mère de Jésus, notre Sauveur

Alain, mai 2002

Cette icône a été Bénie lors de la Célébration de la vigile de l'Assomption de Marie le 14 Août 2002 en l'Abbatiale de Sylvanès, par le Père André Gouze Dominicain

Qui est Alain de la Roche ?

La vie d'Alain de la Roche est mal connue. Des renseignements obtenus auprès des évêchés de Bretagne, il résulte qu'il s'agit d'un Frère Dominicain né aux environs de 1428 et mort le 8 Septembre 1475 en la Fête de la Nativité de Marie au Couvent de Zwoll en Hollande.

Il était docteur en théologie, enseignant et prédicateur infatigable de la dévotion à la Vierge Marie et propagateur, 200 ans après Saint Dominique, de la prière du Rosaire et de la première Congrégation du Rosaire à Douai.
Certains auteurs le font naître à Plumaudan, petit village des Côtes d'Armor (canton de Caulnes) où il serait issu d'une famille de petite noblesse, les Sieurs de la Vallée et de la Roche.
En tant que cadet de cette famille, il aurait pris le nom "de la Roche". D'autres relient ce nom à sa vision de la Vierge Marie sur un rocher au bord de la mer qu'il aurait eue en Bretagne en 1460.

Le Bienheureux Alain de la Roche a laissé de nombreux écrits en latin, publiés au 17ème siècle, principalement consacrés à la dévotion à la Vierge et au Rosaire.

Il a parcouru la Bretagne, toute la France et de nombreux pays dont l'Allemagne, la Belgique, la Hollande pour prêcher la récitation du chapelet du Rosaire et la méditation des saints mystères de la vie de Marie et de Jésus.
Il répandit les confréries du Rosaire approuvées par le Pape Sixte IV qui leur attribua de nombreuses "indulgences" ( sortes de "remises de peines" à valoir sur le temps de Purgatoire !).
La qualification de "Bienheureux" n'ayant pas été ratifiée officiellement par l'Église, aucune église en Bretagne n'a pu lui être consacrée et il n'a pas fait l'objet d'une dévotion particulière sauf à Plumaudan où existe une statue moderne de lui.

Qu'est-ce que le chapelet du Rosaire ?
Primitivement un chapelet était une couronne de fleurs. Le chapelet du Rosaire est un chapelet dont chaque grain représente une rose en référence à Marie "Rose mystique".
St. Dominique au 13ème siècle prêcha la dévotion à Marie sous la forme de récitation, à la portée de tous, de dizaines d' "Ave Maria" (Je vous salue Marie) entrecoupés de "Pater Noster" (Notre Père), introduits par le "Credo" (Je crois en Dieu) et l'invocation de la Sainte Trinité.

De plus, comme l'évoque bien l'expression poétique "cueillir les roses de la vie", sont associés aux 15 dizaines formant le Rosaire, les 15 mystères de la vie de Marie et de Jésus, 5 mystères Joyeux, 5 Douloureux et 5 Glorieux. (1)

Une autre image associe une pluie de roses aux Bénédictions divines obtenues par l'intercession de Marie (voir le célèbre tableau du Dominiquin de Bologne ou le miracle des roses de Ste Thérèse de l'Enfant Jésus).
Pour plus de maniabilité le chapelet des fidèles ne comprend que 5 dizaines à répéter 3 fois.

La prière répétitive est pratiquée et reconnue dans toutes les religions comme moyen d'ouvrir l'âme au divin, de mettre la personne en état de réceptivité au transcendant, à L'Esprit Saint dans l'état de prière perpétuelle du cœur cher aux orthodoxes et qui permet de vaquer à ses occupation en restant en prière.

Chaque "Ave" est comme une goutte d'eau qui creuse en nous le lieu de la présence divine, qui "transforme notre cœur de pierre en cœur de chair" capable d'aimer vraiment.
Alain, mai 2002

(1) Mystères Joyeux : annonciation, visitation, naissance de Jésus, présentation au Temple, Jésus retrouvé;
Mystères Douloureux : Gethsémani, flagellation de Jésus, couronnement d'épines, chemin de croix, Mort;
Mystères Glorieux : résurrection, ascension, Pentecôte, assomption et couronnement de la Vierge.

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Origine du Rosaire.
Au XIVe siècle, on aime couronner les statues de la Vierge avec des petits chapeaux de fleurs ou chapelets, ou avec des guirlandes de roses ou rosaires, comme ceux dont on coiffait les jeunes filles aux jours de fête. C'est alors qu'on baptise de ces jolis noms les cordelettes et les bouliers qui servent à compter les Pater et les Ave. Chaque Ave Maria est comme une rose offerte à la Vierge Marie!

Dominique le Chartreux père du Rosaire
Au XVe siècle
, en Prusse, le Prieur de la Chartreuse de Trèves conseille à un novice de réciter chaque jour cinquante Ave Maria en méditant la vie de Jésus.
Le jeune Chartreux Dominique rédige alors 50 courtes méditations, ou clausules, non seulement en latin mais aussi en allemand.
Son Prieur est séduit par cette proposition nouvelle et l'envoie à divers Monastères de son Ordre.
Puis Dominique rédige une série de trois fois 50 clausules, en parallèle avec les 150 psaumes.

Peu à peu, pour faciliter la mémorisation, on passe à l'usage de regrouper les Ave en quinze dizaines, toutes introduites par un Pater.
On réduit ainsi le nombre de clausules qui passe de 150 à 15. Le Rosaire est né.

Par la suite, on réserve l'usage du mot « Rosaire » aux quinze dizaines, le chapelet n'en désignant que cinq.
C'est au Frère Alain de la Roche, né en Bretagne en 1428, entré dans l'Ordre des Prêcheurs (Dominicains) que l'on doit sa diffusion.
Il prêche en Flandre puis à Lille où, en contact avec des Monastères Chartreux, il découvre les clausules de Dominique de Prusse qui l'enthousiasment.
Alain de la Roche devient le grand apôtre du Rosaire.
Il prône la création des Confréries du Rosaire dont le succès est immense, jusqu'en Italie et dans le reste de l'Europe occidentale.
Curieusement, Alain de la Roche attribue l'origine du Rosaire à Saint Dominique, le Fondateur de son Ordre, mort en 1221!
Bien que sans aucun fondement historique, cette légende sera répétée jusqu'à une époque très récente.

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Le Rosaire actuellement.
Aux précédents mystères, se joignent les mystères Lumineux

Le Baptême de Jésus au Jourdain
Les Noces de Cana
La Prédication du Royaume de Dieu
La Transfiguration de Jésus
L’institution de l’Eucharistie

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Date de dernière mise à jour : 09/09/2018