Bienheureux Guillaume de Saint-Thierry, Cistercien et auteur mystique (1085-1148). Fête le 08 Septembre.

Samedi 08 Septembre 2018 : Fête du Bienheureux Guillaume de Saint-Thierry, Cistercien et auteur Mystique (1085-1148).

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http://nominis.cef.fr/contenus/saint/8136/Bienheureux-Guillaume-de-St-Thierry.html

Bienheureux Guillaume de St Thierry

Abbé de Saint-Thierry (✝ 1149)

Abbé Clunisien de Saint-Thierry au diocèse de Reims, il était un grand admirateur de saint Bernard dont il fut le premier biographe.
Il finit par embrasser l'observance Cistercienne au Monastère de Signy dans les Ardennes. Nous avons de lui une admirable lettre aux Frères de la Chartreuse du Mont-Dieu, récemment installés, eux aussi, dans les Ardennes.

Il est fêté le 9 Septembre au Monastère de Saint-Thierry - Propre du diocèse de Reims - Fêtes célébrées en certains lieux du diocèse.
La catéchèse de l’audience générale du 2 Décembre 2009 a été consacrée à Guillaume de St.Thierry, ami de Saint Bernard, né vers 1080 dans une noble famille de Liège.
Après avoir fréquenté les meilleures écoles du temps, il entra à l’Abbaye Bénédictine St.Nicaise de Reims, puis fut Abbé de St.Thierry, un Monastère qu’il ne put réformer et qu’il quitta pour rejoindre l’Abbaye Cistercienne de Signy.
C’est là qu’il rédigea ses œuvres de spiritualité si importantes pour l’histoire de la théologie Monastique médiévale.

Le traité De Natura et Dignitate Amoris, a dit Benoît XVI, contient “une des idées fondamentales de Guillaume de St.Thierry, toujours valide aujourd’hui: l’amour est l’énergie fondamentale qui meut l’âme humaine...
Tout être n’a qu’un but, apprendre à aimer sincèrement, gratuitement, authentiquement. C’est seulement à l’école de Dieu que l’homme peut y parvenir et atteindre le but pour lequel il a été créé...
Apprendre à aimer implique un long et difficile cheminement...et une ascèse efficace, c’est-à-dire en mesure d’éliminer tout désordre...et de rendre la vie cohérente en Dieu, source, but et force de l’amour”.

Ainsi, selon Guillaume de St.Thierry, peut-on atteindre le sommet de la vie spirituelle qu’il appelle Sagesse et qui conduit à la sérénité parfaite.
Il attribue aussi, a rappelé le Saint-Père, une grande importance à la dimension affective car, “dotés d’un cœur de chair, lorsqu’on aime Dieu Amour, nous exprimons nos sentiments au plus haut point dans cette relation avec le Seigneur”.

Pour le théologien Cistercien, l’amour “éclaire l’intelligence et permet de mieux percevoir Dieu, et en lui les personnes et les évènements...
L’amour produit attraction et communion au point de créer transformation et assimilation  entre celui qui aime et celui qui est aimé”.

Citant ensuite la Epistola Aurea, adressée par Guillaume aux chartreux de Mont-Dieu, Benoît XVI a dit qu’elle contenait une synthèse de la pensée du célèbre théologien Cistercien sur la science et l’amour.
L’image de Dieu présente en lui pousse l’homme vers la ressemblance, vers une identité plus complète entre volonté propre et volonté divine...

Cette perfection, il l’appelle unité d’esprit, à laquelle on ne peut accéder grâce au seul effort personnel...mais grâce à l’action de L’Esprit ”, qui purifie et transforme en “charité tout élan d’amour humain...
Ainsi, par la grâce de Dieu, l’homme devient-il ce qu’il est par nature”. (source: VIS 091202 410)

 

http://www.peintre-icones.fr/PAGES/CALENDRIER/Septembre/8.html.

Né dans une famille noble de Liège, Guillaume fut envoyé dans le nord de la France pour y étudier les lettres ; Comme il s’était persuadé que pour trouver la parole de Dieu contenue dans les Écritures il fallait se libérer des approches érudites et intellectualistes en honneur dans les écoles, Guillaume entra en 1113 au monastère Bénédictin de Saint-Nicaise à Reims. Il comprit que Dieu, par son Esprit, est présent au cœur de l’homme et qu’il précède donc les doctes recherches des hommes ; il entreprit ainsi un chemin monastique qui fera de lui, grâce à la rigueur de la méthode qu’il avait acquise dans les académies, un des plus grands spirituels de tout le Moyen Age et, sans doute, le plus éminent chantre de l’amour de Dieu.

Vers 1120, il fut élu abbé du monastère Bénédictin de Saint-Thierry, mais ne cachait pas son admiration pour le style de vie des cisterciens, grâce aussi à St Bernard de Clairvaux, qu’il avait rencontré quelque temps auparavant et à qui il était lié par des rapports de profonde amitié et de collaboration réciproque.

Comme St Bernard lui-même l’avait dissuadé d’abandonner Saint-Thierry pour passer chez les cisterciens, il s’employa alors à réformer la vie de son monastère.

Mais, en 1135, il prit sa décision et devint simple moine cistercien à Signy, où il put s’adonner davantage à la rédaction de ses œuvres théologiques et spirituelles, qui allaient connaître une ample diffusion.

Désormais très affaibli, en guise de dernier acte d’amour envers son ami de Clairvaux, Guillaume voulut se mettre à rédiger la Vie de Bernard ; mais il ne put la terminer, car la mort l’interrompit, le 8 septembre 1148.


http://voiemystique.free.fr/guil_st_thierry_extrait.htm.

                            EXTRAIT BIOGRAPHIQUE

Figure discrète, effacée de ce XIIe siècle où jette ses derniers feux une « théologie spirituelle » faisant déjà pressentir la synthèse scolastique, Guillaume de Saint-Thierry n’est bien connu que depuis un quart de siècle.

Né à Liège, il s’expatrie de bonne heure, à la recherche d’un maître dans les centres estudiantins du nord-est de la France.

Reims ou Laon ? Les historiens ne sont pas d’accord.

On ignore les raisons qui l’amènent, à vingt-huit ans, à se faire moine en l’abbaye de Saint-Nicaise.

Six ans plus tard, il est abbé d’un monastère Bénédictin, dont il fera la célébrité, Saint-Thierry, près de Reims.

Très vite, il se fait un nom et par son zèle pour la réforme monastique et par la qualité et l’éclectisme de sa doctrine.

L’enseignement qu’il dispense passe les portes du monastère et se répand sous la forme d’opuscules où il est traité De la nature du corps et de l’âme, De la nature de l’amour divin, Du Corps et du Sang du Seigneur. Une série d’élévations Sur la contemplation de Dieu  et des Prières méditatives  connaissent aussi grand succès et révèlent, sous une pensée philosophique très ferme, une âme contemplative et, comme on l’a écrit, «un mystique raisonnable». Cependant, l’administration d’une abbaye richement dotée cause à Guillaume bien des soucis.

Peu avant son élévation à l’abbatiat, il s’est lié d’amitié avec saint Bernard, dont il partage les aspirations pour une vie dépouillée et plus conforme à la pensée de saint Benoît.

En 1135, à cinquante ans, il donne sa démission et se retire comme simple moine en l’abbaye de Signy, une fondation de Cîteaux dans les Ardennes.

L’idéal de cette maison le rapproche de son ami et lui permet, en le déchargeant de tout souci administratif, de se livrer, comme il écrit, au « fécond repos » de la contemplation.

Durant quelques années, il peut vaquer librement aux recherches spirituelles, pour lesquelles il se sent fait.

Elles prennent rapidement la forme d’un Exposé sur le Cantique des cantiques, ce chant d’amour qui, à l’époque, inspire tant de hardis commentateurs.

Mais son repos n’a qu’un temps. On parle beaucoup en France de Pierre Abélard, ce grand esprit qui inaugure, en théologie, une méthode assez neuve, vouée à un grand avenir, mais qui n’inspire alors que des craintes assez fondées.

Guillaume, au temps de sa jeunesse, a connu Pierre Abélard. Il dira « l’avoir aimé ». Mais son sens théologique est heurté par la hardiesse et surtout la logomachie du novateur.

Il relève dans ses écrits, puis réfute des propositions erronées ou des abus de langage. Sa Dispute contre Abélard, communiquée à saint Bernard, est à l’origine du procès qui aboutit, en 1140, à la condamnation définitive du malheureux professeur.

Cet incident nous révèle un Guillaume soucieux d’orthodoxie et nous vaut, de sa part, une vigoureuse apologie de la Foi traditionnelle: le Miroir de la Foi , l’Énigme de la Foi  (traité de la Trinité), un Commentaire sur l’épître aux Romains .

Le chef-d’œuvre de Guillaume, son testament, c’est, en 1144, la Lettre aux frères du Mont-Dieu, une apologie encore, mais cette fois de l’idéal et du genre de vie des disciples de saint Bruno, les Chartreux, en butte à la chicane.

C’est, par ailleurs, un traité complet, et d’une rare discrétion, de vie ascétique et mystique. Son succès s’avère immense: sous le nom de saint Bernard, l’opuscule pénétrera tous les milieux, religieux, cléricaux, universitaires aussi (les manuscrits connus : plus de 270, en font foi) de l’Europe. Par la Styrie, l’Allemagne, il atteindra les pays Baltes.

Guillaume s’éteint discrètement, comme il a vécu. Plus qu’une simple nomenclature, l’examen de ses travaux, la mise au jour des sources de sa pensée révèlent un homme dont la science et la doctrine n’ont d’égale que l’humilité, le zèle pour les nobles causes, enfin l’ouverture au monde philosophique et religieux de l’Antiquité, tant de l’Occident latin que de l’Orient lointain, d’une des gloires de la littérature chrétienne du Moyen Âge.

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Date de dernière mise à jour : 08/09/2018