Saint Côme et Saint Damien, martyrs (c. 286). Fête le 26 Septembre.

Mardi 26 Septembre 2017 : Fête de Saint Côme et Saint Damien, martyrs (c. 286).

Saint come et saint damien

http://www.monasterodibose.it/fr/priere/martyrologe/972-septembre/2641-26-septembre

CÔME ET DAMIEN

Au début du IV è siècle, meurent martyrs en Palestine deux médecins, Côme et Damien, connus en Orient comme les saints « anargyres » (sans argent).

Selon la tradition, ils étaient arabes d’origine et exercèrent leur art avec grande charité, près d’Egée, en Cilicie. Côme et Damien se dévouèrent, leur vie durant, au soin des malades, sans demander d’honoraires pour leurs interventions, car ils étaient fermement persuadés qu’il n’était pas permis, pour un disciple du Seigneur, de posséder en propre quelque bien que ce fût.

Chrétiens convaincus, ils s’employèrent dans le même temps à confesser publiquement leur Foi, véritable appui et aliment pour leur activité de thaumaturges.
C’est pourquoi ils finirent victimes, toujours selon la tradition, des persécutions de Dioclétien et furent décapités.

Grâce à l’empereur Justinien, leur culte devint très populaire dans toute la chrétienté, et dans le monde entier les médecins en ont fait leurs patrons.
Côme et Damien ont été les derniers Saints dont les noms furent insérés dans le canon Romain ; la date de ce jour fait mémoire de la dédicace, au VI è siècle, de la Basilique qui leur est consacrée dans le Forum Romain.

Saints come et damien

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1921/Saints-Come-et-Damien.html

Saints Côme et Damien

Martyrs à Cyr (3ème s.)

Dès le Ve siècle, on trouve, en Orient et à Rome, des Basiliques, des Oratoires, de hôpitaux qui portent leurs noms.
Il est très vraisemblable qu'ils soient morts ensemble pour la Foi dans la ville de Cyr en Syrie.
Peut-être même étaient-ils frères, selon ce que dit la légende.

Venus d'Arabie pour exercer la médecine, ils soignaient les pauvres, délivraient les énergumènes, rendaient l'espoir aux pessimistes et la joie aux mélancoliques.
Le gouverneur Lysias qu'ils avaient soigné, les condamna cependant à d'horribles tortures puis à être décapités. Ils étaient Chrétiens.
Fêtés le 1er juillet ou le 1er novembre en Orient.

L’histoire qui suit, résumé des légendes entourant ces Saints jumeaux, justifie suffisamment qu’au Moyen Age, ils soient devenus les patrons des docteurs ainsi que d’une variété de professions associées à la médecine, comme, à un certain moment, les barbiers.

Côme et Damien sont les principaux et les plus connus de ces Saints vénérés en Orient comme 'anargyroi', les 'sans argent'.
Ils pratiquaient en effet la médecine sans demander de rémunérations à leurs patients. (Diocèse aux Armées françaises)

Le 26 Septembre, le martyrologe romain fait mémoire des Saints Côme et Damien, martyrs.
Leur martyre fit d’eux des frères et les miracles fleurirent sur leur tombe, à Cyr en Syrie du nord, au point qu’ils furent considérés comme des médecins guérissant les malades gratuitement.

Martyrologe romain

6 Le Seigneur a donné aux humains le savoir pour que ceux-ci célèbrent ses merveilles.
7 C'est de celles-ci que le pharmacien se sert pour faire des mélanges, et le médecin pour soulager la douleur.
8 Ceux que Dieu a créés restent ainsi en vie; sur toute la terre la santé vient de lui.
Ben Sirac le sage [ch. 38]: Le médecin et la maladie

San damiano ag 2

http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20170926&id=16590&fd=0

 Saints Côme et Damien
Médecins anargyres et martyrs
(† v. 286)

Saint Côme et saint Damien étaient deux frères, venus d'Arabie en Cilicie. On croit qu'ils étaient frères jumeaux.

Leur profession de médecin leur fournit l'occasion d'exercer un véritable apostolat ; car à travers les corps ils savaient voir les âmes, les toucher, les convertir.

La Grâce Divine vint relever leur science par le Don des guérisons miraculeuses : de toutes parts, on accourait à eux pour obtenir la délivrance des maux les plus invétérés et les plus incurables.

Le résultat ne trompait jamais leur Foi et leur confiance, et il ne se passait pas de jour sans qu'ils eussent opéré quelque cure souvent désespérée.

Auprès d'eux, les aveugles recouvraient la vue, les boiteux marchaient droit, les sourds entendaient, les estropiés étaient guéris.

Leur puissance s'étendait même au-delà de ce monde visible, et, à leur voix, les démons abandonnaient leurs victimes. Tout cela, ils le faisaient par pure Charité, ne recevant jamais aucune rétribution.

À cette gloire devait se joindre celle du martyre. Un jour on les accusa de séduire le peuple et de faire déserter les temples des dieux. Le préfet leur infligea une si longue et si rude flagellation, que les bourreaux n'en pouvaient plus de fatigue ; les deux martyrs bénissaient le Seigneur.

À la vue d'une foule immense, ils furent précipités du haut d'un rocher dans les flots ; mais un ange plana au-dessus des eaux et transporta les martyrs au rivage.

Les deux martyrs furent jetés dans une fournaise ardente ; mais ils s'y promenèrent comme sur des fleurs.

Après beaucoup d'autres supplices, le préfet leur fit trancher la tête.

36746495 2

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome03/144.htm.

Côme vient de cosmos, modèle, on orné. D'après Isidore, cosmos, en grec, signifie pur. En effet, il fut un modèle pour les autres par ses exemples; il fut orné de vertus, et pur de tout vice.

Damien vient de dama, daim, bête timide et douce. Damien peut se tirer encore de dogme, doctrine, et d'ana, en haut, ou de damum, sacrifice. Ou bien encore : Damien voudrait dire main du Seigneur.

En effet Damien eut des habitudes de douceur, il posséda la doctrine du ciel dans ses prédications et il fit de soi un sacrifice en macérant sa chair; il fut la main du Seigneur en guérissant à l’aide de la médecine.

Côme et Damien étaient jumeaux ils naquirent dans la ville d'Egée, d'une sainte mère nommée Théodote.

Instruits dans l’art de la médecine, ils reçurent une telle abondance de grâces du Saint-Esprit qu'ils guérissaient toutes les maladies non seulement des hommes, mais encore des animaux ; et ils donnaient leurs soins sans exiger de salaire.

Une dame appelée Palladie, qui avait dépensé tout son bien en frais de médecins, s'adressa à eux et ils lui rendirent une parfaite santé.

Alors elle offrit un petit présent à Saint Damien, et comme celui-ci ne voulait pas l’accepter, elle le conjura, avec les serments les plus terribles, de le recevoir.

Ce à quoi il acquiesça, non que la cupidité le poussât à se procurer cette récompense, mais bien par complaisance pour cette dame qui lui offrait ce témoignage de sa reconnaissance, et pour ne paraître pas mépriser le Nom du Seigneur par lequel elle l’avait conjuré.

Dès que Saint Côme sut cela, il commanda de ne pas mettre son corps avec celui de son frère. Mais la nuit suivante, le Seigneur apparut à Côme et disculpa Damien au sujet du don qu'il avait accepté.

Le proconsul Lysias, instruit de leur renommée; les fit appeler devant lui et commença par demander leur nom, leur patrie et quelle fortune ils possédaient.

Les saints martyrs répondirent : « Nos noms sont Côme et Damien, nous avons trois autres frères qui s'appellent Antime, Léonce et Euprépius notre patrie, c'est l’Arabie : quant à la fortune, les Chrétiens n'en connaissent point. »

Le proconsul leur ordonna d'amener leurs frères pour immoler ensemble aux idoles : mais comme ils refusaient absolument d'immoler, il donna l’ordre qu'ils fussent, tourmentés aux mains et aux pieds.

Et comme ils tournaient ces tourments en dérision, Lysias les fit lier avec des chaînes et précipiter dans la mer : mais aussitôt un ange les sauva des flots et il les amena devant le président.

Ayant vu cela : « Par la grandeur des dieux! dit-il, c'est à l’aide des maléfices que vous l’emportez, puisque vous méprisez les tourments et que vous calmez la mer. Enseignez-moi donc ces maléfices dont vous faites usage, et au nom du dieu d'Adrien, je vous suivrai. »

A peine eut-il parlé ainsi que parurent deux démons qui le frappèrent très rudement an visage. Alors, il se mit à crier : « Je vous en conjure, ô hommes de bien, priez pour moi votre Seigneur. »

Les Saints se mirent en prières et de suite les démons se retirèrent. Alors le président leur dit : « Vous voyez comme les dieux sont indignés contre moi pour avoir pensé à les abandonner, aussi, ne souffrirai-je plus que vous blasphémiez mes divinités. »

Aussitôt il les fit jeter dans un grand feu, dont ils n'eurent toutefois rien à souffrir. Bien au contraire, la flamme jaillit au loin et fit mourir une foule de ceux qui se trouvaient là.

On les suspendit ensuite à un chevalet, mais ils furent protégés par un ange qui les amena devant le juge, sans qu'ils eussent été blessés, bien que les bourreaux se fussent épuisés à les battre.

Alors Lysias fit emprisonner les trois frères et ordonna que Côme et Damien fussent crucifiés et lapidés par le peuple : mais les pierres retournaient sur ceux qui les lançaient et en blessaient un grand nombre.

Le président rempli de fureur, après avoir fait venir les trois frères et les avoir fait placer vis-à-vis de la croix, ordonna de crucifier Côme et Damien, ensuite de les faire percer à coups de flèches par quatre soldats : mais les flèches revenant en arrière, blessaient beaucoup de personnes, sans faire aucun mal aux saints martyrs.

Or, le président se voyant confus de toutes manières, en fut troublé comme s'il souffrait la mort, et le matin il fit décapiter les cinq frères ensemble.

Alors les Chrétiens, se rappelant ce qu'avait dit Saint Côme qu'il ne voulait pas être enseveli dans le même lieu, pensaient à la manière dont les martyrs voulaient être ensevelis, quand tout à coup arriva un chameau qui, avec une voix humaine, commanda que les Saints fussent ensevelis en un même endroit. Ils souffrirent sous Dioclétien qui commença à régner vers l’an du Seigneur 287.

Un paysan, après avoir travaillé à la moisson, dormait la bouche ouverte et un serpent pénétra jusque dans ses entrailles.

En se réveillant il ne sentit rien, et revint chez lui, mais le soir il éprouva d'atroces souffrances : il poussait des cris lamentables et invoquait à son secours les Saints de Dieu, Côme et Damien.
La douleur s'aggravant toujours, il se réfugia dans l’église des Saints martyrs, et s'y endormit subitement ; alors le serpent sortit par sa bouche comme il y était entré.

— Un homme qui devait faire un voyage lointain, recommanda sa femme aux Saints martyrs Côme et Damien, et lui donna un signe au moyen duquel elle connaîtrait qu'elle devait aussitôt se rendre auprès de lui, s'il lui arrivait de la mander.

Après quoi le diable, qui sut quel signe le mari lui avait donné, prit la figure d'un homme et lui dit eu lui présentant le signe convenu : « Ton mari  m’a envoyé de telle ville pour te conduire vers lui. »

Et comme cette femme craignait encore de partir, elle dit : « Je reconnais bien le signe, mais parce que j'ai été mise sous la protection des Saints martyrs Côme et Damien, jure-moi, sur leur autel, que tu me mèneras en toute sécurité, et aussitôt je partirai. »

Le diable fit le serment qu'elle demandait. Elle le suivit donc, et quand ils furent arrivés dans un lieu écarté, le diable voulut la jeter en bas de son cheval pour la tuer.

La femme s'en aperçut et cria : « Dieu des Saints Côme et Damien, aidez-moi. Je me suis fiée à vous et je l’ai suivi. »
Aussitôt apparurent là, accompagnés d'une multitude de personnages revêtus de robes blanches, les Saints qui la délivrèrent.

Or, le diable avait disparu ; et ils dirent à la femme : « Nous sommes Côme et Damien au serment desquels tu t'es confiée ; et c'est pour cela que nous nous sommes hâtés de venir à ton secours. »

— Le Pape Félix, aïeul de Saint Grégoire, fit construire à Rome une magnifique église en l’honneur des Saints Côme et Damien.

En cette église se trouvait un serviteur des Saints martyrs auquel un chancre avait dévoré toute une jambe.

Or, voilà que, pendant son sommeil, lui apparurent les Saints Côme et Damien qui portaient avec eux des onguents et des instruments.

L'un dit à l’autre : « Où aurons-nous de quoi remplir la place où nous couperons la chair gâtée ? »

Alors l’autre répondit : « Dans le cimetière de Saint Pierre-aux-Liens, se trouve un Éthiopien nouvellement enseveli; apporte de sa chair pour remplacer celle-ci. »

Il s'en alla donc en toute hâte au cimetière et apporta la jambe du maure. Ils coupèrent ensuite celle du malade, lui mirent à la place la jambe du maure, oignirent la plaie avec soin; après quoi ils portèrent la jambe du malade au corps du maure.

Comme cet homme en s'éveillant ne ressentait plus de douleur, il porta la main à sa jambe, et n'y trouva rien d'endommagé.

Il prit donc une chandelle, et ne voyant aucune plaie sur la jambe, il pensait que ce n'était plus lui, mais que c'était un autre qui était à sa place.

Enfin revenu à soi, il sauta tout joyeux hors du lit, et raconta à tout le monde ce qu'il avait vu en dormant et comment il avait été guéri.

On envoya de suite au cimetière, et on trouva la jambe du maure coupée et celle de l’autre mise dans le tombeau.

Ajouter un commentaire

Date de dernière mise à jour : 26/09/2017