Saint Joseph de Cupertino, Frère Mineur conventuel (1603-1663). Fête le 18 Septembre.

Mardi 18 Septembre 2018 : Fête de Saint Joseph de Cupertino, Frère Mineur conventuel (1603-1663).

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Saint Joseph de Cupertino

Frère Mineur (✝ 1663)

Joseph Desa est né à Cupertino dans les Pouilles (Italie) dans une famille très pauvre où il reçut une éducation très pieuse de sa mère qui était Tertiaire de saint François.
Maladroit, d'esprit lent, il voulait néanmoins devenir fils de saint François. Les Capucins n'en veulent pas.
Les Franciscains l'accueillent mais comme garçon d'écurie. Ils finissent par l'admettre au Sacerdoce quand ils découvrent sa richesse spirituelle et humaine.
Porteur de dons mystiques étonnants, il attire les foules: miracles, extases, lévitations.

L'Inquisition se méfie et ordonne à plusieurs reprises de le mettre à l'écart. Saint Joseph accepte ces mesures avec une grande simplicité et une profonde humilité, sans jamais se plaindre.
La réputation de lévitation qui marqua la vie du saint explique qu’il ait été spontanément considéré comme le patron de tous les métiers liés à l’aviation et aussi des cosmonautes.
Il a toujours été considéré comme le patron des étudiants et en particulier des candidats aux examens à cause des énormes difficultés scolaires qu’il rencontra jusqu’à son ordination. (Diocèse aux Armées françaises)
Voir aussi:
Saint Joseph de Cupertino, saint patron des étudiants.

Un internaute nous envoie cette prière à saint Joseph de Cupertino retrouvée dans les affaires de sa grand’tante. Elle date, du moins le papier sur lequel elle est tapée, d'environ 1930.
À Osima dans la Marche d’Ancône, en 1663, Saint Joseph de Cupertino, Prêtre de l’Ordre des Mineurs.
Reçu chez les conventuels, il se fit remarquer par sa pauvreté, son humilité et sa charité envers les pauvres au milieu des circonstances difficiles de sa vie.

Martyrologe romain.

"Ce n’est pas en Paradis que se fabriquent les Saints. C’est sur Terre."
Paroles de sagesse de Saint Joseph de Cupertino

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Saint Joseph de Copertino s'élevant pour regarder la Basilique de Loreto.
Ludovico Mazzanti

http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20160918&id=6702&fd=0

 Saint Joseph de Copertino
Prêtre o.f.m. conventuel
(1603-1663)

Giuseppe, au Baptême Giuseppe Maria, naît, de Felice Desa et Franceschina Panaca, à Copertino, dont le surnom, petite ville des environs de Salente, diocèse de Nardo, le 17 juin 1603…
Il passa son enfance et sa jeunesse dans une grande simplicité et innocence de mœurs.
Délivré d'une cruelle maladie, par sa bonne Mère du ciel, Joseph s'appliqua avec une nouvelle ardeur aux œuvres de la piété et à la pratique des vertus.
Après bien des difficultés, il parvint enfin à la réalisation de ses désirs et entra chez les Pères Capucins, où, vu son ignorance des lettres humaines, il fut d'abord reçu parmi les Frères-lais.
Toujours ravi en Dieu, il mettait un temps si considérable à exécuter des travaux de peu d'importance que les supérieurs, le jugeant incapable de rendre le moindre service à la communauté, le renvoyèrent dans le siècle.
Il se trouva alors dans une bien triste position. Aucun de ses parents ne voulait lui donner asile, tous le considérant comme un paresseux et un insensé.

Enfin, sur les instances de sa mère, les Frères Mineurs Conventuels consentirent à lui donner l'habit de saint François, en le chargeant de soigner la mule du couvent.
Dans cet humble emploi, il se distingua tellement par la sainteté de sa vie que ses supérieurs s'aperçurent bientôt de la valeur de cette âme.
Ils conçurent pour lui la plus haute estime, et le reçurent enfin dans la communauté sous le nom de Frère Joseph.
Mais notre Saint n'était pas encore satisfait. Il ne lui suffisait pas d'être religieux, il aspirait au Sacerdoce.
Ambition selon toute apparence présomptueuse ! De toute l'Écriture, il ne put jamais expliquer qu'un texte : « heureuses entrailles qui vous ont porté ».
Marie cependant, contente de l'amour de son serviteur, le seconda dans ses desseins. Par une disposition de la Providence, dans tous ses examens, il ne fut jamais interrogé que sur cet évangile, qu'il avait si bien approfondi.
Ordonné Prêtre, au mois de mars 1628, Joseph se sépara complètement du monde. Il recherchait les emplois les plus humbles du couvent, il pratiquait des austérités inouïes, ne mangeait que tous les trois ou quatre jours, et cela avec tant de modération, qu'il était facile de voir que son corps même vivait d'une nourriture cachée, que les hommes ne connaissaient pas.
Son corps, aussi bien que son âme, était soutenu par la sainte Eucharistie; qu'il célébrait tous les jours, avec une grande dévotion.

Comme à Saint François, les animaux lui obéissaient, les éléments étaient dociles à sa voix ; à son attouchement, les malades étaient guéris. En un mot, la nature semblait n'avoir plus de lois en présence des désirs de Joseph.
Le centre qui l'attirait, ce n'était pas la terre, mais le Ciel. Aussi était-il souvent élevé, à la vue de ses frères, à une distance considérable au sol, et là, il demeurait en Contemplation, tout absorbé en Dieu.
Chaque fois qu'on récitait en sa présence les Litanies de la Sainte Vierge, il s'élevait en l'air et allait embrasser l'image de la Mère de Dieu.
Ces transports aériens, ces vols dans l'espace furent si habituels à notre Saint que les actes du procès de Canonisation en rapportent plus de soixante-dix survenus dans le seul territoire de Cupertin.

Le 18 septembre 1663, à Osimo, à l’âge de 60 ans, il quitte sa demeure terrestre pour la rencontre avec Dieu.
Il est depuis le saint patron des aviateurs !
Giuseppe de Copertino a été Béatifié le 24 février 1753 par Benoît XIV (Prospero Lorenzo Lambertini, 1740-1758) et Canonisé le 16 juillet 1767, par le Pape Clément XIII (Carlo Rezzonico, 1758-1769).

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http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2007/09/18/18-septembre-saint-joseph-de-copertino-de-l-ordre-des-freres.html.

Après ses vœux solennels on l'éleva au Sacerdoce au mois de mars 1628. Notre saint se sépara complètement du monde.

Il recherchait les emplois les plus humbles du couvent, il pratiquait des austérités inouïes, ne mangeait que tous les 3 ou 4 jours, et cela avec tant de modération, qu'il était facile de voir que son corps même vivait d'une nourriture cachée, que les hommes ne connaissaient pas.

En effet, son corps, aussi bien que son âme, était soutenu par la sainte Eucharistie ; et après la Messe qu'il célébrait tous les jours, avec une grande dévotion, l'augmentation de force qu'il avait puisée dans la sainte Communion se manifestait par l'animation de ses traits et la vigueur de sa démarche.

Comme à saint François, les animaux lui obéissaient, les éléments étaient dociles à sa voix ; à son attouchement, les malades étaient guéris. En un mot, la nature semblait n'avoir plus de lois en présence des désirs de Joseph.

Brisant dès lors toutes les attaches du monde et se dépouillant pour ainsi dire du nécessaire même, il affligea son corps par les cilices, les chaînes, les disciplines, par tous les genres de châtiments et de tourments, tandis qu'il nourrissait assidûment son esprit des saintes douceurs de la Prière dans la plus haute Contemplation.

Aussi la Divine Charité, qui dès le plus jeune âge était déjà répandue dans son cœur, prenait-elle en lui chaque jour d'admirables et tout extraordinaires accroissements.

L'ardeur de son très grand Amour parut spécialement dans les très suaves extases qui l'emportaient vers Dieu et les ravissements prodigieux qui lui étaient ordinaires.

Chose admirable ! Si prononcée que fût l'extase, la seule obéissance le rappelait à lui aussitôt. Il se distinguait en effet par son zèle pour la pratique de cette vertu, ayant coutume de dire qu'elle le menait et ramenait comme un aveugle, et qu'il eût préféré mourir plutôt que de ne pas obéir.
La pauvreté du patriarche séraphique l'avait pour imitateur si fidèle que, près de mourir, il put en toute vérité déclarer à son supérieur qu'il n'avait rien à résigner comme font d'autres religieux.

Mort donc au monde comme à lui-même, il manifestait dans sa chair la Vie du Seigneur Jésus.

Lui qui sentait en quelques-uns la honteuse odeur du vice impur, exhalait de son corps un parfum miraculeux ; c'était le signe de cette Pureté resplendissante que, malgré les efforts prolongés de l'esprit immonde pour l'obscurcir, il avait conservée sans une tache, opposant à la violence des assauts une garde étroite de ses sens, une macération continuelle de son corps.

Mais cette victoire, il la devait encore à la particulière protection de la très pure Vierge Marie, qu'il avait coutume d'appeler sa Mère, qu'il entourait en effet comme une très douce mère de sa vénération et des plus tendres sentiments de son cœur.

Combien grand n'était pas son désir de la voir aussi vénérer par d'autres, pour qu'avec son patronage, comme il disait, ils trouvassent tous les biens !
Cette sollicitude du bienheureux provenait de sa très ardente Charité pour le prochain ; le zèle des âmes qui le pressait lui faisait chercher par tous les moyens à procurer le Salut de tous.

Sa Charité s'étendait aussi aux besoins des pauvres, des malades, des affligés de toutes sortes, qu'il soulageait autant qu'il était en lui.

Il n'en excluait pas ceux qui le poursuivaient de reproches, d'injures, d'outrages de tout genre ; il les supportait avec cette même patience, cette même douceur, cette même affabilité joyeuse qu'on vit briller en lui au milieu des vicissitudes infinies de ces changements de résidence que lui imposèrent les supérieurs de l'Ordre ou la sainte Inquisition.

Mais Dieu exalte les humbles : il avait durant la vie comblé son serviteur, l'enrichissant de la sagesse du ciel, de l'esprit de prophétie et de discernement des cœurs, de la puissance des miracles, de tous les dons ; il rendit aussi sa mort précieuse et son sépulcre glorieux.

Pour chasser les démons, il avait recours à trois armes peu conformes au rituel, mais efficaces : les Litanies de la Vierge, la feuille d’obédience que lui remettait son supérieur et le Répons de saint Antoine : " Si quæris miracula ". Il recommandait d’ailleurs cette prière, comme tout simple dévot, pour aider à retrouver objets ou animaux égarés.

Un jour, dans une ferme deux bœufs avaient disparu. Les bergers coururent aussitôt au couvent pour demander que l’on chante un Si quæris à saint Antoine pour les retrouver. Les Frères se rassemblèrent en cercle devant l’autel, tandis que Joseph se tenait seul dans le chœur, absorbé en extase. Se voyant découvert, il voulut s’enfuir, mais auparavant il dit aux bergers : " Les bœufs ne sont pas perdus : ils ont enfermé dans une masure à tel endroit ". Et c’est là que les bergers purent récupérer les bêtes volées.

le-corps-incorrompu-de-saint-joseph-de-copertino-conserve-dans-la-basilique-d-osimo-1.jpgLe corps incorrompu de Saint Joseph de Copertino,
conservé dans la Basilique d'Osimo.

Saint Joseph de Copertino mourut aux temps et lieu qu'il avait auparavant prédits, en la soixante et unième année de son âge, à Osimo dans le Picénum. Ses miracles continuant après sa mort de le mettre en lumière, Benoît XIV l'inscrivit dans les fastes des Bienheureux, Clément XIII dans ceux des Saints ; Clément XIV, qui était du même Ordre, en étendit l'Office et la Messe à toute l'Eglise.

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PRIERES.

" Nous louons Dieu pour les dons prodigieux qu'il daigna vous faire ; mais vos vertus sont merveilles plus grandes. Sans elles, les premiers demeuraient suspects à l'Eglise, à l'Eglise défiante encore, le plus souvent, lorsque depuis longtemps déjà le monde applaudit et admire.

L'obéissance, la patience, la charité croissant dans l'épreuve, donnèrent en vous leur cachet d'authenticité divine incontestable à ces faits extraordinaires, dont une contre-façon grimaçante ne dépasse pas le pouvoir naturel de l'ennemi.

Satan peut promener Simon dans les airs ; il ne saurait faire un homme humble. Digne fils du séraphin d'Assise, puissions-nous à votre suite nous envoler, non par les airs, mais dans les régions de la lumière véritable où, loin de la terre et de ses passions, notre vie soit cachée comme la vôtre avec Le Christ en Dieu
(Collecte et Ant. propres de la fête. Col. III, 3)."

"Ce n’est pas en Paradis que se fabriquent les Saints. C’est sur Terre."
Paroles de sagesse de Saint Joseph de Cupertino.

36http://missel.free.fr/Sanctoral/09/18.php#biographie.

Biographie.

La vie de Joseph de Cupertino est assurément l’une des plus extraordinaires et des plus déroutantes de l’hagiographie, mais que son procès de Canonisation se soit déroulé sous les yeux des Lumières, suffit à garantir que l’Eglise s’est posé toutes les questions qu’on était en droit d’attendre en pareil cas.

Le père de Joseph Désa, un menuisier de grande vertu, avait si peu d’entendement dans les affaires que sa femme, pour se protéger des agents de justice, dut se cacher dans une étable où elle accoucha (17 juin 1603).

L’enfant fut Baptisé à Notre-Dame-des-Neiges de Cupertino (diocèse de Nardo), petite ville du royaume de Naples, entre Brindes et Otrante, où il vécut toute son enfance sous la conduite énergique de sa mère, Françoise Zanara.

Si, comme le disent les actes de sa Canonisation, dès sa plus tendre enfance, à l’âge de cinq ans, il donna de tels signes de sainteté que, pour être déjà vénéré comme un homme parfait, l’âge seul lui manquait, il n’en n’était pas moins extrêmement maladroit, manuellement et intellectuellement.

Atteint d’une étrange maladie, il attribua sa guérison à la Sainte Vierge et, résolu à consacrer sa vie à Dieu, il s’imposa de grandes mortifications.

A dix-sept ans, comme deux de ses oncles étaient Franciscains conventuels, il se présenta dans leur Ordre où il fut refusé pour insuffisance intellectuelle.

Les Capucins l’acceptèrent comme frère convers mais, en extase continuelle, il se montra si malhabile dans les travaux qu’ils le congédièrent pour manque d’esprit, d’aptitude et de santé. Sa mère qui était fort humiliée et ne voulait plus s’occuper de lui, réussit à fléchir son frère, Jean Donato, qui était Franciscain conventuel et l’on reçut Joseph, sous l’habit du Tiers-Ordre, au couvent de Grottella où il fut chargé de s’occuper de la mule.

Or, Joseph, toujours joyeux, fit preuve de tant d’obéissance et d’humilité, de tant de piété et de pénitence, que ses supérieurs décidèrent de le recevoir comme clerc.

Au mois de juin 1625, à Altamura, il reçut l’habit de l’Ordre. Il arriva péniblement à lire et à mal écrire mais jamais à apprendre.

Le 3 janvier 1627, l’évêque de Narto, Jérôme de Franchis, qui lui faisait passer l’examen d’admission aux ordres, ouvrit la Bible au hasard et lui fit expliquer le passage Beatus venter qui te portavit (heureux le sein qui t’a porté) ; à la surprise générale, Joseph fit un superbe commentaire et l’évêque, le jour même, lui conféra les ordres mineurs puis le sous-diaconat (27 février) et le diaconat (20 mars).

L’année suivante, l’examen pour le Sacerdoce, fait par le sévère évêque de Castro, Jean-Baptiste Deti, se passa à Bogiardo.

Joseph était accompagné de jeunes moines savants dont les premiers firent si vive impression sur l’évêque qu’il admit indistinctement tous les candidats ; Joseph fut admis au Sacerdoce qu’il reçut le 4 mars 1628, et devint ainsi le patron des candidats aux examens.

 

Lors d’un voyage qu’il fit sur l’ordre de ses supérieurs pour visiter les couvents du royaume de Naples, il se fit un peu trop remarquer par un vicaire général qui le dénonça à l’inquisition napolitaine.

Déclaré innocent du crime d’imposture dont on l’accusait, il venait de célébrer la messe à Saint-Grégoire-l’Arménien, il fut ravi en extase.

Les inquisiteurs l’envoyèrent à Rome, près du général de son Ordre qui, après avoir montré beaucoup de méfiance, fut si persuadé de sa sainteté qu’il voulut le présenter au Pape Urbain VIII.

Lorsque Joseph se prosterna pour baiser le pied du Pape, considérant qu’il était devant le vicaire du Christ, il entra en extase et fut transporté jusqu’au plafond de la salle d’audience ; Urbain VIII se tourna vers le Père général et lui dit : Si frère Joseph mourait sous notre pontificat, nous voulons servir de témoin à son procès de Canonisation pour déposer du prodige dont nous venons d’être témoin.

Joseph eut fort voulu qu’on le renvoyât dans son couvent de Grottella, mais on l’envoya au couvent d’Assise où il eut fort à souffrir du dédain du gardien (supérieur).

Il perdit alors toutes les consolations divines qu’ils connaissaient depuis l’enfance et fut assailli de terribles tentations.

Averti, le général de l’Ordre le fit revenir à Rome où il retrouva plus abondamment les consolations divines.

Pour avoir assisté à une extase de Joseph, Jean-Frédéric, duc de Brunswick et de Hanovre, abjura le protestantisme.

Au prince Casimir de Pologne, second fils de Sigismond III, qu’Innocent X avait fait Cardinal et qui lui demandait s’il devait recevoir les ordres, Joseph répondit : Ne le faites pas, vous seriez obligé de rentrer dans le monde ; Dieu ne tardera pas à vous faire connaître sa volonté ; en effet, le frère aîné du prince mourut et Casimir fut élu roi de Pologne.

De retour au couvent d’Assise où les esprits avaient changé, il fut reçu triomphalement par les religieux et les notables de la ville ; lorsqu’il entra dans l’église, voyant une image de la Vierge de Grottella, il s’écria : O ma Mère, vous m’avez accompagné jusqu’ici ! Puis, en extase, il s’éleva jusqu’à l’image.

En 1653, on parvint à prévenir, contre Joseph, Innocent X qui chargea l’inquisiteur de Pérouse, Vincent-Marie Pellegrini de le tenir enfermé au couvent des Capucins de Petra-Rubea, puis dans celui de Fossombre.

Au matin du 7 janvier 1655, alors que les sacristains cherchaient les ornements Sacerdotaux pour qu’il célébrât la messe, il leur commanda de prendre les ornements noirs car le Pape venait de mourir.

Le nouveau Pape, Alexandre VII Chigi le fit libérer et conduire au couvent d’Osimo, dans la Marche d’Ancône, où il mourut, un peu avant minuit, le mardi 18 septembre 1663.

Il fut Béatifié par Benoît XIV, en 1753, et Canonisé par Clément XIII, le 16 juillet 1767.

9-18-joseph-cupertino4-1.jpgPrière pour les examens.

O bienheureux Joseph de Cupertino, qui aimez à vous montrer favorable envers vos dévoués serviteurs, je viens implorer votre aide pour cet examen que je dois subir. Malgré mon travail, ma bonne volonté, je crains de me laisser troubler et de ne pouvoir répondre convenablement.

Rappelez-vous que vous vous êtes trouvé dans la même difficulté et que par l’obéissance et la puissante protection de votre père spirituel vous en êtes sorti heureusement.

Faites de même à mon égard. Accordez-moi l’assurance dans mes réponses, donnez à mon intelligence la promptitude et la vivacité. Je vous le demande pour l’amour de Jésus, de Marie et de saint François dont vous fûtes l’enfant et le serviteur fidèle. En vous je me confie, très saint Patron des examens, et je suis convaincu que mon espoir ne sera pas trompé.

 

Prière.

1/ Je suis mort au monde et ma vie est cachée en Dieu avec Le Christ.

2/ Le Seigneur a conduit le juste par les voies droites

- Et lui a montré le Royaume de Dieu.

3/ O Dieu, qui avez voulu attirer toute chose à votre Fils unique, Jésus-Christ, faites que, par les mérites et à l’exemple de votre séraphique confesseur Joseph de Cupertino, nous élevant au-dessus de toutes les cupidités terrestres, nous méritions d’arriver à Jésus qui, avec vous et Le Saint-Esprit, vit et règne dans les siècles des siècles. - Amen.

St joseph de cupertino

http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_de_Cupertino.

Lévitations et extases

La première fois que Joseph fit une lévitation, c'était à Copertino, le 4 Octobre 1630, lors de la procession en l'honneur de Saint François d'Assise.

L'histoire raconte qu'il était en train d'assister à la procession quand tout à coup, il s'éleva dans le Ciel, et resta à flotter au-dessus de la foule.

Quand il redescendit et qu'il réalisa ce qui venait de lui arriver, il prit peur et s'enfuit pour se cacher.
A partir de ce moment, la vie de Joseph fut bouleversée. Ses vols continuèrent, et leur fréquence s'amplifia de plus en plus.

Il lui suffisait d'entendre les noms de Jésus, de Marie, de chanter un psaume à la Messe, pour s'élever au-dessus du sol, restant là jusqu'à ce que son supérieur, au nom de l'obéissance, lui ordonne de redescendre.
Tout ceci intriguait et distrayait les autres Moines, et déplaisait de plus en plus à ses supérieurs.

Mais ces manifestations étaient indépendantes de la volonté de Joseph.
La lévitation la plus connue de Joseph fut celle qui se produisit lors d'une audience papale devant le Pape Urbain VIII.

Quand Joseph s'agenouilla pour baiser les pieds du Pape, il fut élevé au-dessus du trône pontifical, et resta ainsi jusqu'à ce que son supérieur, qui l'accompagnait, lui ordonna de redescendre sur le plancher.

Le Pape dit au Père supérieur : «Si frère Joseph mourait sous notre pontificat, nous voulons servir de témoin à son procès de Canonisation pour déposer du prodige dont nous venons d’être témoin. ».

L'Inquisition

Toutefois, la renommée de Joseph, les phénomènes qu'il déclenchait, les miracles de prémonition et de guérison qu'on lui attribuait, soulevèrent les suspicions de l'inquisition.
En 1653, sur ordre d'Innocent X l'inquisiteur de Pérouse, Vincent-Marie Pellegrini le fit enfermer au Couvent des Capucins de Petra-Rubea, puis dans celui de Fossombre l'accusant d'attirer l'attention sur lui, mettant en doute la véracité des phénomènes vécus par Joseph et la réalité de ses miracles.

Il fut interrogé, retenu pendant plusieurs semaines, et finalement relâché, quand les juges ne trouvèrent rien à lui reprocher.

L'exil

Après s'être justifié devant l'Inquisition, Joseph fut envoyé à Assise. Malgré la proximité du tombeau de saint François qu'il vénérait, l'éloignement le rendit fort triste, et ses phénomènes de lévitation cessèrent temporairement.

Il resta neuf ans à Assise, fut fait citoyen d'honneur de la ville, fut aussi visité par une foule nombreuse, attirée par les prodiges que l'on disait de lui, et par les miracles qu'elle espérait, mais aussi par de nombreuses personnalités Religieuses.

Il était heureux de les recevoir, mais la tristesse de l'exil ne le quittait pas, d'autant plus qu'il n'était pas autorisé à entendre les Confessions, ni à participer aux processions.

Toutefois, sa présence attirait toujours autant les foules, à tel point que le Pape Innocent X décida de l'envoyer dans un endroit secret, sous la juridiction des Capucins, à Petrarubbia.

Là, Joseph fut étroitement surveillé, avec l'ordre de ne recevoir ni d'écrire de lettres. Mais il attirait toujours autant les foules.

Le Pape l'éloigna encore en le déplaçant à Fossombrone.

Finalement, l'épreuve de Joseph se termina à la mort du Pape Innocent X. Les Frères mineurs capucins demandèrent au nouveau Pape Alexandre VIII de faire cesser son exil et de le ramener à Assise.

Mais celui-ci refusa, et l'envoya à Osimo où il lui fut interdit de parler à quiconque, sauf à l'Évêque, au Vicaire Général de l'Ordre, à ses Frères Moines, et éventuellement au médecin. Joseph ne se plaignit pas, même quand le Frère cuisinier oublia de lui apporter à manger dans sa cellule pendant deux jours.

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La fin de sa vie

Le 10 Août 1663, Joseph eut une forte fièvre. Il conserva sa gaîté en disant qu'il allait bientôt rejoindre Dieu.

Il s'envola une dernière fois en disant la Messe, le 15 Août. Début Septembre, ses Frères l'entendirent murmurer : «L'âne a commencé à gravir la montagne », faisant allusion à son corps.

Il reçut les derniers Sacrements, et mourut en récitant la Litanie de Notre-Dame. C'était le 18 Septembre 1663.

Il fut enterré dans la chapelle en présence d'une grande foule de fidèles.

Béatification - canonisation

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Commentaires (2)

1. Vovota Venerande 18/09/2013

Priez pour moi ......

2. SILVIA 30/05/2016

Vie extraordinaire.
"Ce n' est pas dans le ciel que se fabriquent les saints.
C' est sur terre." Saint Joseph de Cupertino

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Date de dernière mise à jour : 18/09/2018