Eucharistie du Samedi 07 Avril 2018 : L’Église Célèbre la Solennité du Samedi dans l’Octave de Pâques.

Eucharistie du Samedi 07 Avril 2018 : L’Église Célèbre la Solennité du Samedi dans l’Octave de Pâques.

L’Église fait mémoire (obligatoire) de la Fête de Saint Jean-Baptiste de La Salle, Fondateur des Frères des Écoles Chrétiennes (✝ 1719).

(Mais la Célébration de la Solennité du Samedi dans l’Octave de Pâques a la préséance sur la Célébration de la mémoire de Saint Jean-Baptiste de La Salle).

Fête de Saint Hermann-Joseph, Prêtre Prémontré (✝ 1241).

Textes du jour (1ère lecture, Psaume, Évangile) :
Livre des Actes des Apôtres 4,13-21... Psaume 118(117),1.14-15ab.16-18.19-21... Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 16,9-15.
Commentaire de Saint Jean de la Croix (1542-1591), Carme, Docteur de l'Église.
Autre commentaire de Saint Léon le Grand (?-v. 461), Pape et Docteur de l'Église.
CATÉCHÈSE DE JÉRUSALEM AUX NOUVEAUX BAPTISÉS : Le Corps et le Sang.
Autres commentaires du  Père Jacques PHILIPPE (Cordes sur Ciel, France) et de l’Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP (San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie).
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

Saint jean baptiste de la salle

Samedi 07 Avril 2018 : Fête de Saint Jean-Baptiste de La Salle, Fondateur des Frères des Écoles Chrétiennes (1651-1719).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Saint Jean-Baptiste de La Salle.

Statue17

Samedi 07 Avril 2018 : Fête de Saint Hermann-Joseph, Prêtre Prémontré (✝ 1241).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Saint Hermann-Joseph.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre des Actes des Apôtres 4,13-21.
En ces jours-là, les chefs du peuple, les Anciens et les scribes constataient l’assurance de Pierre et de Jean et, se rendant compte que c’était des hommes sans culture et de simples particuliers, ils étaient surpris ; d’autre part, ils reconnaissaient en eux ceux qui étaient avec Jésus.
Mais comme ils voyaient, debout avec eux, l’homme qui avait été guéri, ils ne trouvaient rien à redire.
Après leur avoir ordonné de quitter la salle du Conseil suprême, ils se mirent à discuter entre eux.
Ils disaient : « Qu’allons-nous faire de ces gens-là ? Il est notoire, en effet, qu’ils ont opéré un miracle ; cela fut manifeste pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons pas le nier.
Mais pour en limiter la diffusion dans le peuple, nous allons les menacer afin qu’ils ne parlent plus à personne en ce nom-là. »
Ayant rappelé Pierre et Jean, ils leur interdirent formellement de parler ou d’enseigner au nom de Jésus.
Ceux-ci leur répliquèrent : « Est-il juste devant Dieu de vous écouter, plutôt que d’écouter Dieu ? À vous de juger.
Quant à nous, il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu. »
Après de nouvelles menaces, ils les relâchèrent, faute d’avoir trouvé le moyen de les punir : c’était à cause du peuple, car tout le monde rendait gloire à Dieu pour ce qui était arrivé.

 

Psaume 118(117),1.14-15ab.16-18.19-21.
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Ma force et mon chant, c'est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.
Clameurs de joie et de victoire
sous les tentes des justes :

« Le bras du Seigneur se lève,
le bras du Seigneur est fort ! »
Non, je ne mourrai pas, je vivrai
pour annoncer les actions du Seigneur.
il m'a frappé, le Seigneur, il m'a frappé,
mais sans me livrer à la mort.

Ouvrez-moi les portes de justice :
j'entrerai, je rendrai grâce au Seigneur.
« C'est ici la porte du Seigneur :
qu'ils entrent, les justes ! »
Je te rends grâce car tu m'as exaucé :
tu es pour moi le salut.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 16,9-15.
Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons.
Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient.
Quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire.
Après cela, il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne.
Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus.
Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité.
Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. »

Allez dans le monde entier proclamez l evangile a toute la creation

Commentaire du jour.
Saint Jean de la Croix (1542-1591), Carme, Docteur de l'Église.
La Montée du Carmel, 3,31 (trad. OC, Cerf 1990, p. 869 rev.)

« Il leur reprocha leur incrédulité »

Là où il y a une abondance de signes et de témoignages, il y a moins de mérite à croire... C'est pourquoi Dieu n'opère des œuvres merveilleuses que lorsqu'elles sont absolument nécessaires pour amener les hommes à croire.
Pour ce motif et afin que ses disciples ne soient pas privés du mérite de la Foi s'ils avaient expérimenté par eux-mêmes sa Résurrection, avant de leur apparaître, il a disposé les choses pour qu'ils croient sans le voir Lui-même.

À Marie-Madeleine il a montré d'abord le tombeau vide ; ensuite il l'a fait instruire par les anges, parce que « la Foi naît de ce qu'on entend » comme dit Saint Paul (Rm 10,17).
Ainsi, il voulait qu'elle croie en entendant et avant de voir ; et quand elle l'a vu, c'était sous la forme d'un jardinier, afin d'achever de l'instruire dans la Foi.

Aux disciples il a envoyé d'abord les saintes femmes pour leur dire qu'il était ressuscité. Aux pèlerins d'Emmaüs, il a enflammé d'abord le cœur par la Foi avant de se découvrir à eux. Finalement, il a repris tous ses disciples de n'avoir pas cru.
Quant à Thomas, qui avait voulu toucher ses plaies, il lui a dit : « Bienheureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru » (Jn 20,29).

 

Commentaire du jour.
Saint Léon le Grand (?-v. 461), Pape et Docteur de l'Église.
Sermon 58 (71), le 20e sur la Passion (trad. cf coll. Icthus v.10, p. 284 et SC 74, p. 252)

« Ceux qui avaient été ses compagnons étaient dans le deuil et les larmes... Il leur dit : ' Allez dans le monde entier, proclamer la Bonne Nouvelle ' »

Ne soyons pas pris par le spectacle des choses de ce monde ; que les biens de la Terre ne détournent pas nos regards du Ciel. Tenons pour dépassé ce qui n'est déjà presque plus rien ; que notre esprit, attaché à ce qui doit demeurer, fixe son désir aux promesses d'éternité.
Bien que nous ne sommes encore « sauvés qu'en espérance » (Rm 8,24), bien que nous portions encore une chair sujette à la corruption et à la mort, on peut bien affirmer pourtant que nous vivons hors de la chair, si nous échappons à l'emprise de ses passions.
Non, nous ne méritons plus le nom de cette chair dont nous avons fait taire les appels...

Que le peuple de Dieu donc prenne conscience qu'il est « une créature nouvelle dans Le Christ » (2Co 5,17). Qu'il comprenne bien qui l'a choisi, et qui il a Lui-même choisi.
Que l'être nouveau ne retourne pas à l'inconstance de son état ancien. Que « celui qui a mis la main à la charrue » (Lc 9,62) ne cesse de travailler, qu'il veille au grain qu'il a semé, qu'il ne se retourne pas vers ce qu'il a abandonné.
Que personne ne retombe dans la déchéance d'où il s'est relevé. Et si, parce que la chair est faible, quelqu'un gît encore dans une de ses maladies, qu'il prenne la ferme résolution de guérir et de s'en relever.
Telle est la voie du Salut ; telle est la manière d'imiter la Résurrection commencée dans Le Christ... Que nos pas quittent les sables mouvants pour marcher sur la terre ferme, car il est écrit : « Le Seigneur mène les pas de l'homme et sa marche lui plaît. Quand le juste vient à tomber, il ne reste pas à terre, car Le Seigneur lui tient la main » (Ps 36,23s).

Frères bien-aimés, gardez bien ces réflexions à l'esprit, non seulement pour célébrer les Fêtes de Pâques, mais pour sanctifier toute votre vie.

 

CATÉCHÈSE DE JÉRUSALEM AUX NOUVEAUX BAPTISÉS

Le Corps et le Sang.

La nuit même où il était livré, notre Seigneur Jésus Christ prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit et dit à ses disciples : Prenez, mangez ; ceci est mon corps. Ayant pris la coupe et rendu grâce, il dit : Prenez, buvez ; ceci est mon sang.
Quand Lui-même a déclaré, au sujet du pain : Ceci est mon Corps, qui osera encore hésiter ? Et quand Lui-même affirme catégoriquement : Ceci est mon Sang, qui pourra en douter, et dire que ce n'est pas son Sang ?

C'est donc avec une pleine conviction que nous participons à ce repas comme au Corps et au Sang du Christ.
Car, sous la figure du pain, c'est le Corps qui t'est donné ; sous la figure du vin, c'est le Sang qui t'est donné, afin que tu deviennes, en participant au Corps et au Sang du Christ, un seul Corps et un seul Sang avec Le Christ.
C'est ainsi que nous devenons des « porte-Christ », son Corps et son Sang s'étant répandus dans nos membres.
De cette façon, selon Saint Pierre, nous devenons participants de la nature divine.

Jadis Le Christ, s'entretenant avec les Juifs, disait : Si vous ne mangez pas ma chair, et ne buvez pas mon sang, vous n'aurez pas la vie en vous.
Mais eux, comme ils n'entendaient pas spirituellement ses paroles, se retirèrent scandalisés, en s'imaginant que le Sauveur les invitait à manger de la chair.

Il y avait aussi, dans l'ancienne Alliance, les pains de l'offrande ; mais ces pains, appartenant à l'Alliance ancienne, ont pris fin.
Dans l'Alliance nouvelle, il y a un pain venu du Ciel, et une coupe du Salut. Car, comme le pain est bon pour le corps, le Verbe s'accorde bien avec l'âme.

Ne t'attache donc pas au pain et au vin comme à des aliments ordinaires, car ils sont Corps et Sang selon la déclaration du Maître.
Si la connaissance sensible te dit autre chose, la foi doit te donner toute assurance.

Tu as reçu cet enseignement et tu en es pleinement convaincu : ce qui paraît du pain n'est pas du pain, bien qu’il soit tel pour le goût : c'est le Corps du Christ ; ce qui paraît du vin n'est pas du vin, bien que le goût en juge ainsi : c'est le Sang du Christ.
Et jadis David chantait à ce sujet : Le pain fortifie le cœur de l'homme, et l'huile donne la joie à son visage.
Fortifie ton cœur en prenant ce Pain comme une nourriture spirituelle, et rends joyeux le visage de ton âme.

Puisses-tu avoir le visage dévoilé, grâce à une conscience pure, refléter la Gloire du Seigneur, et marcher de gloire en gloire, dans Le Christ Jésus Notre Seigneur.
À Lui la Gloire pour les siècles des siècles. Amen.

 

Autres commentaires de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/III_10
Père Jacques PHILIPPE (Cordes sur Ciel, France).

«Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la Création»

Aujourd'hui comptant sur Jésus ressuscité, nous devons redécouvrir l'Évangile comme une "bonne nouvelle".
L'Évangile n'est pas une loi qui nous opprime. Nous avons pu parfois tomber dans la tentation de penser que ceux qui ne sont pas Chrétiens sont plus tranquilles que nous et font ce qu'ils veulent, alors que nous nous devons obéir à une liste de Commandements. C'est une vision des choses purement superficielle.

Personnellement, une de mes principales préoccupations est que l'Évangile se présente toujours comme une bonne nouvelle, une nouvelle joyeuse, qui nous remplit le cœur de joie et de consolation.

L'enseignement de Jésus est évidemment exigeant, mais Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus nous aide à le percevoir réellement comme une bonne nouvelle, car pour elle l'Évangile n'est rien d'autre que la révélation de la Tendresse de Dieu, de la Miséricorde de Dieu pour chacun de ses enfants, et qu'il indique les lois de la Vie qui mènent au Bonheur.
Le centre de la Vie Chrétienne est d'accueillir avec reconnaissance la Tendresse et la Bonté de Dieu – révélation de son Amour Miséricordieux – et de se laisser transformer par cet Amour.

L'itinéraire spirituel pris par la petite Sainte Thérèse, le "petit chemin", est un authentique chemin de sainteté, un chemin ouvert à tous, fait de telle façon que personne ne puisse se décourager, ni les plus humbles ni les plus pauvres, ni les plus pécheurs.
Thérèse est ainsi en avance sur le Concile Vatican II qui affirme avec certitude que la sainteté n'est pas un chemin exceptionnel, mais un appel pour tous les Chrétiens, dont personne ne doit être exclu.
Même le plus vulnérable et le plus misérable des hommes peut répondre à l'appel de la sainteté.

Cette sainteté consiste en un "chemin de Confiance et d'Amour". Ainsi, "l'ascenseur qui doit m'élever jusqu'au Ciel ce sont tes bras, Jésus !" (…).
Toi, Mon Dieu, tu as dépassé mes espérances, et je veux chanter tes miséricordes" (Sainte Thérèse de Lisieux).

 

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP (San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie).

«Marie Madeleine partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s'affligeaient et pleuraient. Ils refusèrent de croire»

Aujourd'hui l'Évangile nous permet de méditer quelques aspects de notre expérience familière: nous sommes certains d'aimer Jésus; nous le considérons comme notre meilleur ami; cependant, qui d’entre nous pourrait affirmer ne l'avoir jamais trahi?
Ne l'avons-nous jamais mal vendu contre un bien illusoire, le pire des oripeaux. Et même si, fréquemment nous sommes tentés de nous surestimer en tant que Chrétiens, le témoignage de notre propre conscience nous exhorte à nous taire et à nous humilier, comme le publicain qui n'osait même pas lever les yeux vers le Ciel, et en se frappant la poitrine, répétait instamment: «Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis» (Lc 18:13).

Dans ces conditions, la conduite des disciples ne peut pas nous étonner. Ils ont connu personnellement Le Christ Jésus, ils ont apprécié ses dons intellectuels, son cœur, les qualités incomparables de sa prédication.
Or, alors, que Jésus-Christ est déjà ressuscité, et que l'une des femmes du groupe —Marie Madeleine— «partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s'affligeaient et pleuraient» (Mc 16:10) ces derniers, au lieu d'interrompre leurs pleurs et de commencer à danser de joie, choisissent de ne pas la croire.
C'est bien là le signe que la Terre est notre centre de gravite.

Les disciples ont devant eux la nouvelle inédite de la Résurrection mais ils préfèrent continuer de se plaindre.
Nous avons péché, oui! Nous l'avons trahi, oui! Nous l'avons enterré à la manière des païens, oui!
Mais qu'il n'en soit jamais plus ainsi: après nous être frappé la poitrine, jetons-nous aux pieds du Seigneur, les yeux levés au Ciel, et... en avant! Marchons à sa suite, à son rythme.

Gustave Flaubert à très sagement dit: «Je crois que si nous regardions le Ciel sans arrêt, nous finirions par arriver à avoir des ailes».
L'homme, immergé dans le péché, dans l'ignorance et dans la médiocrité spirituelle, doit savoir que, dès aujourd'hui, et à tout jamais, grâce à la Résurrection de Christ, «il va plonger dans la lumière du midi».

 

HYMNE : LUMIÈRE DU MONDE, Ô JÉSUS

Lumière du monde, ô Jésus,
Bien que nous n’ayons jamais vu
Ta tombe ouverte,
D’où vient en nous cette clarté,
Ce jour de fête entre les fêtes,
Sinon de toi, ressuscité ?

Quand sur nos chemins on nous dit :
Où est votre Christ aujourd’hui
Et son miracle ?
Nous répondons : D’où vient l’Esprit
Qui nous ramène vers sa Pâque,
Sur son chemin, sinon de lui ?

Nous avons le cœur tout brûlant
Lorsque son amour y descend
Et nous murmure :
L’amour venu, le jour viendra
Au cœur de toute créature,
Et le Seigneur apparaîtra.

Et si l’on nous dit : Maintenant
Montrez-nous un signe éclatant
Hors de vous-mêmes !
Le signe est là qu’à son retour
Nous devons faire ce qu’il aime
Pour témoigner qu’il est amour.

 

HYMNE : QUE CHERCHEZ-VOUS AU SOIR TOMBANT

Que cherchez-vous au soir tombant
Avec des cœurs aussi brûlants ?
Où courez-vous en abaissant
Vos têtes ?
Tout simplement le jour promis
À ceux qui auront accueilli
Cette lumière que Dieu dit
Luire aux ténèbres.

N’étiez-vous donc pas prévenus ?
Ce nouveau jour qui apparut
Lors de la Pâque de Jésus,
Il monte ;
Où irions-nous si ce n’est là ?
Quand notre lumière décroît,
Nous savons bien qu’il est déjà
Le jour du monde.

Et vous aussi, venez le voir,
Mais hâtez-vous, car il est tard !
Chacun de nous aura sa part
De grâce ;
Chacun de vous, s’il prend l’esprit,
Et l’esprit vous mène à sa nuit,
Verra surgir ce jour promis :
C’est Dieu qui passe.

Voici pourquoi nous accourons
À sa nouvelle création :
Dieu fait toujours ce qui est bon
Pour l’homme.
Il le découvre peu à peu,
Doucement il ouvre nos yeux,
Car rien n’est impossible à Dieu,
Puisqu’il se donne.

 

HYMNE : O NUIT, DE QUEL ÉCLAT TU RESPLENDIS !

Ô nuit, de quel éclat tu resplendis !
La mort n'a pu garder dans son étreinte
Le Fils unique.
Jésus repousse l'ombre
Et sort vainqueur :
Christ est ressuscité !
Mais c'est en secret,
Et Dieu seul connaît
L'instant
Où triomphe la vie.

Quelqu'un, près de la croix, n'a pas douté ;
La Femme jusqu'au jour a porté seule
L'espoir du monde.
Sa foi devance l'heure
Et sait déjà :
Christ est ressuscité !
Mais c'est en secret,
Et Dieu seul connaît
La joie
Dont tressaille Marie.

Jésus, lumière et vie, demeure en nous !
Pourquoi chercher encore au tombeau vide
Un autre signe ?
L'amour jaillit et chante
Au fond du cœur :
Christ est ressuscité !
Mais c'est en secret,
Et Dieu seul connaît
Le feu
Qui s'éveille aujourd'hui.

 

Oraison du matin (Office des Laudes).
Dieu qui donnes sans cesse ta grâce pour augmenter le nombre de tes enfants, veille sur ceux que tu viens d’agréger à ton peuple ; ils ont pris naissance dans le Baptême : qu’ils soient revêtus de l’immortalité du Christ, pour se présenter à la table de ses noces.
Lui qui règne avec Toi et Le Saint-Esprit pour les siècles des siècles.

 

Parole de Dieu : (Rm 14, 7-9)... (Office des Laudes).
Aucun d’entre nous ne vit pour soi-même, et aucun ne meurt pour soi-même : si nous vivons, nous vivons pour Le Seigneur ; si nous mourons, nous mourons pour Le Seigneur.
Dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur.
Car, si Le Christ a connu la mort, puis la Vie, c’est pour devenir Le Seigneur et des morts et des vivants.

 

Parole de Dieu : (1 P 2, 9-10)... (Office des Vêpres).
C’est vous qui êtes la race choisie, le sacerdoce royal, la nation sainte, le peuple qui appartient à Dieu ; vous êtes donc chargés d’annoncer les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable Lumière.
Car autrefois vous n’étiez pas son peuple, mais aujourd’hui vous êtes le Peuple de Dieu. Vous étiez privés d’Amour, mais aujourd’hui Dieu vous a montré son Amour.

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