67. Fête de La Transfiguration de Notre Seigneur Jésus…2ème Partie.

 

LA PAIX DU SEIGNEUR SOIT AVEC VOUS, VOTRE FAMILLE ET VOS PROCHES.

FÊTE DE LA TRANSFIGURATION…2ème Partie.

 

DEUXIEME PARTIE.

J’ai déjà parlé de l’importance de ce moment là, à l’occasion de cette Fête de L’Ascension, et pourquoi Jésus a pris avec Lui spécialement ces trois apôtres afin de les préparer au Martyr qui attend chacun d’eux, mais aussi afin qu’ils puissent se relever après La Passion de Jésus, en se souvenant de ce qu’ils avaient vu ce jour là (voir mes deux Réflexions à la suite…n°42 : Notre Regard, et n°43 : En ce début de Carême).

 

Dieu ne fait jamais rien d’inutile. Toutes les actions qu’il entreprend ont un but bien précis pour nous conduire, au milieu des épreuves qui surgissent tout au long de notre vie, sur le chemin de Son Amour…un chemin qui conduit à La Croix, car c’est au pieds de La Croix que se révèle L’Amour infini de Dieu pour nous et que se révèle aux yeux de Dieu, notre Amour pour Lui.

L’Amour est un chemin de souffrance (en effet comment ne pourrait-on pas souffrir en voyant tous les drames que vivent ceux qui nous sont chers…si nous n’avons ni Compassion, ni Miséricorde pour nos frères qui souffrent, c’est que nous n’avons pas d’Amour pour eux !!!).

 

Mais ce chemin de L’Amour nous conduit après le passage au pied de La Croix, au Bonheur éternel dans Le Royaume de Dieu.

Matthieu 11 28-30.

Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi, je vous soulagerais. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes.

Oui mon joug est aisé et mon fardeau léger.

 

Matthieu 10 39.

Jésus dit : Qui ne prend pas sa croix et ne suit pas derrière Moi, n’est pas digne de Moi. Qui aura trouvé sa vie la perdra et qui aura perdu sa vie à cause de Moi, la trouvera.

Pour rappel : Le joug est la pièce de bois en forme de croix qui relie deux bœufs ensemble pour tirer la charrue et creuser les sillons dans les champs.

Ainsi lorsque l’on se charge du joug de Jésus (donc de Sa Croix) pour soulager sa souffrance extrême du supplicié et torturé qui va à la mort chargé de tous nos péchés (comme l’a fait Simon de Syrène)…c’est, en fait, Jésus qui nous soutient pour porter cette Croix…voilà pourquoi, Il peut dire…mon joug est aisé et mon fardeau léger.

 

Jésus sachant que l’épreuve de La Croix est une épreuve terrible nous fortifie d’abord, dans notre Foi, en se montrant à nous avec Sa chair Glorifiée.

Jésus est à la fois 100% Dieu et 100% Homme, et Il montre à ceux qui seront témoin de Sa Passion et de Sa Mort…qu’ils n’ont pas à craindre et à douter dans leur Foi.

Il nous montre aussi (comme je l’ai déjà fait remarqué dans ma Réflexion sur La Fête de L’Ascension) quel sera le chemin que nous prendrons à sa suite, après notre propre mort. En effet, si la chair (qui est sa partie humaine et non pas sa partie divine) de Jésus nous est montré glorieuse, il en sera de même pour nous, après Le Jugement dernier, lorsque chacun retrouvera son corps.

 

Par L’Ascension, Jésus nous montre le chemin que prendra notre âme et notre esprit pour rejoindre (si nous avons choisi Dieu pour notre Roi éternel) la demeure que Jésus nous a préparé dans Le Royaume de Son Père

Jean 14 1-4.

« Que votre cœur cesse de se troubler ! Croyez en Dieu, croyez aussi en Moi. Dans la maison de Mon Père, il y a de nombreuses demeures, sinon Je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et quand Je serai allé et que Je vous aurai préparé une place, à nouveau Je viendrais et Je vous prendrai près de Moi, afin que, Là où Je suis, vous aussi, vous soyez. Et du lieu où Je vais, vous savez Le Chemin ».

   

 Par La Transfiguration, Jésus nous montre comment notre corps deviendra (à l’image de celui de Moïse et d’Elie) après Le Jugement dernier, si nous avons choisi Dieu pour notre Roi éternel).

Aujourd'hui, en cette Fête de La Transfiguration, se manifeste ce que des yeux de chair ne peuvent pas voir : un corps terrestre rayonnant de splendeur divine, un corps mortel débordant de la gloire de la divinité... Les choses humaines deviennent celles de Dieu, et les divines celles de l'homme.

 

Les trois témoins (Pierre, Jean et Jacques) gardèrent le secret, mais plus tard ce fait extraordinaire servit admirablement à tous les Apôtres pour prouver la divinité du Sauveur ; il leur servit aussi pour supporter avec courage les épreuves de leur apostolat.

Ce mystère confirme plusieurs articles de notre foi. La Trinité nous apparaît dans les trois personnes divines qui interviennent : le Père, qui rend témoignage à son Fils ; le Fils, qui montre sa gloire ; le Saint-Esprit, qui couvre tout ce tableau sous la forme d'une nuée resplendissante.

L'Incarnation brille avec éclat dans la Transfiguration, puisque Jésus nous apparaît en même temps comme homme et comme Dieu, vrai Fils de Dieu : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. »

 

Enfin nous y voyons une image de la résurrection du Sauveur et de la résurrection de tous les justes à la vie glorieuse ; et c'est ce qui fait dire à l'Église cette belle prière :
« Ô Dieu, qui, dans la glorieuse Transfiguration de Jésus votre Fils unique, avez confirmé les mystères de notre foi et avez marqué l'adoption parfaite de vos enfants par la voix céleste qui est partie de la nue, rendez-nous cohéritiers de ce Roi de gloire, et donnez-nous part aux splendeurs de son règne. »

             

Je voudrais donc en profiter pour parler de Jésus « pleinement homme » qui nous montre, à travers lui, ce que nous, les hommes, devrions être !!!

Comme nous le voyons au travers des trois années de la vie publique de Jésus, celui-ci se montre à tous, aux petits, aux pauvres, aux simples d’esprits, aux incroyants, aux rejetés, aux petits et grands pécheurs (prostituées, adultères, tueurs, voleurs, etc…), aux petits et grands malades (maladies de cœurs blessés, lépreux, mourants et même aux morts), aux rejetés (comme les Samaritains et ceux dont on a honte), comme aux grands, aux riches, aux intellectuels, aux grands-prêtres, à ceux qui font les lois…et condamnent ceux qui ne sont pas comme eux !!!

Jésus, Notre Dieu, n’a peur de personnes et se montre à tous…sans jamais voiler La Vérité, sans compromis pour faire passer Son Message qui est Amour Vrai, Pur, Sincère, pour tous, en particulier envers ceux qui sont rejetés, envers ceux qui sont des « petites gens ».

 

Jésus, Notre Dieu, s’est montré en tant que Dieu, mais aussi en tant qu’Homme (tel que l’Homme devrait être…et tel que chacun de nous devrait essayer de devenir de toutes ses forces, de tout son esprit, de toute son âme et de tout son corps…et cela à chaque instant que Dieu nous prête vie)…en tant que Dieu et en tant qu’Homme venu expliquer La Loi de Dieu et comment nous devons la vivre, non pas comme quelque chose d’extérieur (l’apparence que l’on veut paraître devant les autres), mais du plus profond de notre cœur (même si personne ne le voit, et nous félicite…Dieu le voit…et cela suffit…car Le Seul Juge, à la fin de notre vie sur terre, sera Dieu).

L’Amour ne se fit pas aux apparences, mais est Pureté de Cœur, Compassion, Miséricorde, Don de Soi en toute circonstance.

L’Amour ne garde rien pour lui, mais partage tout ce qu’il reçoit avec ceux qui en ont besoins…sûr que Dieu interviendra pour subvenir à tous les besoins (comme j’en ai parlé dans ma Réflexion sur La Fête de Saint Benoît).

L’Amour ne connaît ni fatigue ni découragement pour aider son Prochain moins favorisé que lui.

L’Amour conduit au chevet des malades, des mourants, des blessés (moralement, physiquement, humainement, spirituellement, financièrement, etc…), des rejetés, des petits, etc…

L’Amour ne vole pas, ne détourne pas à son profit le bien d’autrui (aussi bien de l’argent, du pouvoir qu’une affection, un amour, etc…).

 

La liste de L’Amour tel que Dieu nous le montre est Infini…car L’Amour est Dieu…Dieu est L’Amour…et n’a aucune limite.

 

Alors Jésus est venu sur terre pour nous montrer qu’il était possible de ne plus vivre comme « des animaux »…mais comme « des Hommes » qui avons été crées « à l’image et à la ressemblance de Dieu ».

L’expression classique excusant nos faiblesses « C’est normal, je suis un homme »…devient après le passage de Jésus dans notre vie « Je ne peux pas faire cela, car je suis un homme et non pas un animal…j’ai été crée par Dieu et à son image…et non pas à l’image des animaux ».

 

Extrait de ma Réflexion n°30 : L’Homme.

Extrait des Révélation de Jésus à Maria Valtorta du 5 Mars 1944 (dans les Cahiers de 1944). 

Jésus dit :

Vous, chrétiens du vingtième siècle, vous prenez les histoires de Mes Martyrs pour des fables et vous dites : « Cela ne peut être vrai ! Comment pourrait-il l’être ? Après tout, ils étaient eux aussi des hommes et des femmes ! C’est de la légende ! »

Et bien, sachez que ce n’en n’est pas une. C’est de l’histoire…pourquoi ne voulez-vous pas croire à ces vertus surnaturelles ? Pourquoi ne sentez-vous pas votre esprit s’exalter au récit des grandeurs et des héroïsmes de Mes Héros et vous inciter à les imiter de façon élevée ?

Après tout, dites-vous, c’étaient des hommes et des femmes. Bien-sûr ! C’étaient des hommes et des femmes.

Vous dites là une grande vérité et vous vous condamnez sévèrement. C’étaient des hommes et des femmes, or vous êtes des bêtes.

De votre ressemblance avec Dieu, de votre Filiation de Dieu, vous vous êtes rabaissés au niveau des animaux uniquement guidés par leur instinct et apparentés à Satan.

 

C’étaient des hommes et des femmes. Ils étaient redevenus « hommes et femmes » au moyen de La Grâce, comme l’étaient le premier homme et la première femme au Paradis Terrestre.

 

C’est vrai, Jésus n’aurait jamais été condamné s’il avait fait des compromis…s’il ne disait pas les choses dans leur pure Vérité…touchant de Sa Divine Lumière les âmes au milieu de leurs péchés demeurés cachés aux yeux du monde !!!

Mais Jésus veut rappeler La Loi d’Amour…car ce n’est qu’en la suivant du plus profond de notre cœur, de notre esprit, de notre âme…que nous hériterons du Royaume de Dieu où nous attend un Bonheur Infini et Eternel.

 

Dieu se montre à tous…mais qui le voit ???

Celui qui cherche à le trouver dans son esprit en disséquant chaque parole, chaque phrase, chaque expression…ne le rencontre pas.

Celui qui a mis une carapace sur son cœur…pour ne pas aimer…et être blessé…ne le rencontre pas.

Le petit…sans grande intelligence…mais un avec un cœur « énorme »…découvre La Grandeur de Dieu et La Grandeur de Son Amour…Lui comprend qu’il doit vivre tel que Dieu le demande…et ne se pose aucune question…Il fait, agit et vit…comme « un Homme » tel que Dieu l’a crée.

 

Regardez le bébé…dont Jésus dit qu’il n’y a pas plus grand que lui dans Le Royaume de Dieu.

Sa maman lui tend sa poitrine pour lui donner à manger…et lui se précipite pour manger et boire ce que sa maman lui donne.

Il ne se demande pas si c’est bon, si cela a suffisamment de calories ou au contraire trop de calories, si c’est bon pour son foie ou non, si cela va le faire grossir ou pas…non, il ne raisonne pas…il est amour et prend l’amour qu’on lui donne…sans se poser de questions !!!

 

Jésus s’est offert, dans Son Amour Infini, comme Victime sans tâche, comme L’Agneau Immolée que les Juifs offraient pour obtenir le pardon de leurs fautes…Il l’a fait pour notre Rédemption à tous.

Et comme il sait que nous ne le supporterons pas, il se montre à nous dans Sa Gloire avec des hommes comme nous…qui ne sont pas « des morts », mais « des vivants » et qui sont vêtus de La Gloire de Dieu.

(Jésus n’est pas Le Dieu des morts, mais des vivants).

 

Il nous apprend ainsi qu’il y a plus fort et plus grand qu’Aimer ses amis, qu’il y a plus fort et plus grand que de donner sa vie pour ceux qu’on aime…

Il nous apprend à Aimer tous nos ennemis, quoiqu’ils nous aient faits, à être prêt à donner sa vie pour tous nos ennemis (en fait, nous ne devrions pas avoir d’ennemis, car Dieu nous Aime tous, et ceux qui prennent le chemin du mal en suivant la haine de Satan, devraient être source, pour chacun de nous, de tristesse, de pleurs et de compassion, car ils risquent,  pour quelques instants sur Terre, de passer leur éternité dans des souffrances inimaginables qui n’auront jamais de fin)…ce fut le cas de tous les martyrs…qui Bénissaient leurs bourreaux et demandaient à Dieu d’obtenir le pardon pour ceux-ci…afin qu’ils soient sauvés.

Il nous apprend que la plus grande force qui existe…plus forte que tout, plus forte que toutes les puissances sataniques…c’est Le Pardon.

  

Extrait de ma Réflexion n° 45 : Carême…et Conversion.

Et que dit Jésus, à nous, ses assassins…regardons dans les Révélations à Maria Valtorta du 29/08/1947 :

Jésus dit :

« La vengeance de Dieu, c’est Le Pardon ».

Du haut de La Croix, J’aurais pu foudroyer les coupables. Les éclairs striaient le ciel et j’aurais fort bien pu les diriger sur la foule assemblée qui m’insultait.

J’aurais encore pu me venger de quelque autre manière.

J’étais toujours Dieu. Mais Je n’ai jamais été autant Dieu qu’en utilisant Le Pardon pour unique vengeance. Si J’avais puni ceux qui m’offensaient, j’aurais été un homme puissant, rien qu’un homme qui peut, avec la faveur de Dieu, se servir des forces cosmiques elles-mêmes pour terrifier ses ennemis.

L’histoire de Mon peuple est remplie de tels épisodes provoqués par des patriarches et des prophètes, toujours par des justes.

Mais en me vengeant par Le Pardon, J’ai été Dieu, autrement dit un être surnaturel, d’autant plus au-dessus des hommes que J’ai su me servir de la vengeance que l’homme n’utilise pas : Le Pardon.

Et Je vous l’ai enseigné, à vous Mes disciples, pour que les disciples du Christ, c’est-à-dire les Saints, deviennent, comme il est dit : « enfants de Dieu, dieux, héritiers de Royaume de Dieu ».

 

L’AMOUR VA JUSQUE LA…Pardonner alors que l’on est Crucifié !!!

Jésus (Notre Dieu) a Pardonné à ses assassins (nous !!!), La Très Sainte Vierge Marie a Pardonné aux assassins de Son Fils, Notre Dieu (à nous…pour aussi devenir Notre Maman !!!)…et nous…jusqu’où sommes-nous prêt à Pardonner ???...

(Voir l’évangile de ce jour, Mardi 17/03/2009, dans Matthieu 18 23-35…un Roi remet une dette colossale (la dette que nous avons vis-à-vis de Notre Dieu…Il nous Pardonne) à un de ses serviteurs (à chacun de nous)…mais ce dernier refuse de remettre une toute petite dette à un ami (une dette de notre Prochain vis-à-vis de nous…qui attend notre pardon…et que nous refusons !!!)…résultat, le Roi rappellera son serviteur…pour le jeter…aux bourreaux !!!). 


Mais pour reprendre cet épisode de La Crucifixion de Jésus, notre Dieu, et La Parole de Pardon qu’Il a dite, alors qu’Il était en train de mourir, cloué sur le bois de La Croix, relisons dans les évangiles ce moment de La Crucifixion, notamment dans (Luc 23 33-56)…

« Père, pardonne-leur. Ils ne savent pas ce qu’ils font ».


Aujourd’hui, Jésus se montre à nous dans Sa Gloire, avec une chair glorieuse…mais comme Dieu sait que ce n’est pas suffisant pour nous, alors, Il a décidé de nous accorder « Le Don suprême », « le miracle des miracle », Il s’offre en holocauste permanent pour devenir notre nourriture…et ainsi vivre en nous pour nous aider (de l’intérieur) dans notre lutte continuelle contre les assauts de Satan contre nous.

Jean 6 55-56.

Car Ma Chair est vraiment une nourriture, et Mon Sang, vraiment une boisson. Qui mange Ma Chair et boit Mon Sang demeure en Moi et Moi en lui. 

Jésus se sert des mains de ses Prêtres pour transformer le pain et le vin en Son Corps et Son Sang…et Il nous donne cette nourriture pour qu’elle fortifie nos âmes (et nos esprits par Sa Parole) et guérisse nos blessures.

Par cette nourriture, Dieu envahit notre âme (à condition que Satan n’y soit pas et qu’elle est été auparavant nettoyée par le regret sincère de nos péchés dans Le Sacrement de Réconciliation au travers duquel Jésus déverse toute Sa Miséricorde dans notre âme), détruit toutes les cochonneries que nous y laissons pourrir, grâce à Son Sang, fait s’élever vers Le Ciel et vers Son Trône tous nos actes d’Amour, nourrit notre âme par Son Corps qui est Parole et Vie pour nous conduire à La Vie Eternelle, qui est Force dans nos épreuves et nos combats, qui est médicaments contre nos blessures, nos faiblesses, nos maladies, nos incapacités.


Extrait de ma Réflexion n° 39 : Les Noces de Cana.

Extrait des Révélation de Jésus à Maria Valtorta du 19 Janvier 1947 (dans les Cahiers de 1945 à 1950)…(suite du passage ci-dessus)

Jésus dit : 


Qu’avais-je trouvé au début de ma mission ?

« Des jarres de pierre destinées aux purifications des juifs », autrement dit aux purifications matérielles.

Voilà, après des siècles et des siècles d’assimilation impure de la Sagesse, les cœurs s’étaient changés en jarres de pierre.

Non pas pour se purifier soi-même, du reste, mais pour servir à purifier. C’est là le rigorisme, l’extériorité des rites. Ce rigorisme endurcissait sans servir à nettoyer personne, pas même soi.

 

C’est l’habituel péché d’orgueil qui consiste à se croire parfait et à considérer les autres comme impurs, la dureté opaque de la pierre opposée à la lumière et à la souplesse de la Sagesse qui illumine et aide à comprendre et à aimer.

Des cœurs fermés. Même l’eau dont ces jarres sont remplies ne les adoucit pas. Elle sert à les glacer, rien de plus.

Une fois l’eau jetée, elles restent sèches, dures et sans parfum.

Voilà l’extériorité des rites qui remplissent sans pénétrer, sans transformer, sans rendre doux ni parfumé.

Ces outres, ces cœurs, étaient vides. Elles ne contenaient même pas ce minimum utile qu’est l’eau pour purifier les autres. Elles étaient vides. Elles n’avaient même pas pensé à se remplir du minimum.

Elles étaient vides, hargneuses, rêches, inutiles, sombres intérieurement comme un antre, et extérieurement grises de poussière et de vieillesse.

 

« Remplissez d’eau ces jarres ».Ah, que d’eau vive n’ai-je pas versé dans les cœurs de pierre des juifs pour qu’ils aient au moins ce minimum qui leur permette de servir à quelque chose !

Mais ils n’ont pas changé et, dans leur grande majorité, ils ont rejeté l’eau pour rester vides, durs, sombres et hargneux.

 

« Puisez maintenant ».Dans les cœurs qui accueillirent l’eau, elle se changea en un vin choisi, à tel point que le maître du repas remarqua :

« Tout homme sert d’abord le bon vin, et quand les gens sont ivres, le moins bon. Toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent ».

 

En effet, j’ai gardé le meilleur pour la fin, Moi, l’époux du grand Festin.

A la dernière Cène (le dernier acte du Maître) Moi, l’Epoux, j’ai changé non pas l’eau en vin, mais le vin en mon Sang pour une nouvelle transformation destinée à vous aider à être heureux de mon Bonheur, qui est Saint et éternel.

 

Trois années durant, J’avais rempli les jarres vides de l’Eau venue du Ciel. Désormais, l’eau ne suffisait plus.

Le temps du combat et de la joie était venu. Or le vin est utile au combattant et il ne saurait être absent des festins.

Je vous ai donc donné L’Eucharistie, Mon propre Sang, afin que vous buviez ma Force pour devenir forts, ainsi que ma joyeuse volonté de servir Dieu, pour que vous deveniez des héros à l’instar de votre Maître, et que ma Joie soit en vous.

 

Ce miracle de la transformation d’une espèce en l’autre n’a pas connu de fin.

Les jarres du banquet de Cana se sont rapidement vidées, laissant enivrés les invités aux noces.

En revanche, Mon Eucharistie remplit toujours les Calices et les Ciboires de la Terre entière depuis des siècles.

 

Et jusqu’à la fin des siècles les affamés, les épuisés, les assoiffés, les fatigués, les affligés, les mourants et ceux qui commencent à peine à faire preuve de raison, les purs comme les repentants, les malades comme les bien-portants, les prêtres comme les laïcs, les hommes de toute race et condition, qu’ils habitent sur les sommets ou dans les plaines, dans les neiges polaires ou à l’équateur, sur les eaux ou sur terre, viennent boire, manger, se nourrir, se sauver, vivre de mon Sang et de mon Corps, de ce Vin offert à la fin du Banquet, au seuil de la Rédemption,pour qu’il soit le Banquet perpétuel de l’Epoux pour ceux qui l’aiment et pour que se poursuive la Rédemption de vos faiblesses et de vos chutes. 

 

Les noces de Cana voient la transformation de l’eau en vin.

La Cène de Pâques, la transsubstantiation du pain et du vin en mon Corps et mon Sang.

 

La première marque le début de ma mission de transformation des juifs de l’Antiquité en disciples du Christ.

La seconde marque le début de la transsubstantiation des hommes en enfants de Dieu par la Grâce qui revit en eux.

C’est le dernier miracle de l’Homme-Dieu, le premier et perpétuel miracle de l’Amour humanisé.


EN UNION DE CŒUR, D’AMOUR FRATERNEL ET DE PRIERES.

                                 

                               PIERRE

 

POUR LIRE LA SUITE, ALLER DANS LA TROISIEME PARTIE.

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Date de dernière mise à jour : 06/08/2012