Saint Jean-Baptiste (Nativité de Saint Jean-Baptiste). Fête le 24 Juin.

Dimanche 24 Juin 2018 : Fête de la Nativité de Saint Jean-Baptiste. Fête nationale de la province Canadienne du Québec et Patron des Canadiens français.

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Saint Jean est considéré comme le dernier des prophètes de l'Ancien Testament. Cousin du Christ, il est de six mois son aîné.
Prêchant un Baptême de Pénitence dans le Jourdain, il voit venir à lui Jésus, qu'il désigne à ses disciples qui vont se mettre à sa suite, comme "l'Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde".

Il mourra décapité dans la prison d'Hérode, au début de la prédication du Christ. Il le précède donc par sa naissance et sa mort, préparant ses chemins, ce qui lui vaut ce surnom de "précurseur", préféré par les Orthodoxes à celui du "Baptiste" qui le désigne en Occident.
(Pour un complément, ouvrir le lien sur mon site dans le menu déroulant à la « Réflexion personnelle n°59 » ou sur le lien suivant) :
http://reflexionchretienne.e-monsite.com/pages/reflexions-personnelles-51-75/nativite-de-st-jean-baptiste/mercredi-24-juin-2009-fete-de-la-nativite-de-saint-jean-baptiste-1ere-partie.html

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http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1380/Saint-Jean-Baptiste.html.

Saint Jean-Baptiste

Nativité de Saint Jean-Baptiste (1er s.)

L'ange Gabriel dit à Marie au jour de l'Annonciation: "Voici qu'Élisabeth, ta parente, en est à son sixième mois."
Trois mois plus tard, l'Église Fête donc la Naissance de Jean-Baptiste, le précurseur du Messie.

Parce qu'un doute l'avait saisi, lors de l'annonce de l'ange, sur la fécondité tardive de sa femme, Zacharie, l'époux d'Élisabeth, avait perdu l'usage de la parole.
La naissance de Jean lui délie sa langue afin qu'elle proclame "son nom est Jean." Nom qui signifie, Dieu fait grâce.

A Jean, Jésus rendra ce témoignage: "Parmi les enfants des femmes, il n'en est pas un de plus grand que Jean-Baptiste."
Dès avant sa naissance, Jean avait reconnu Le Christ et tressailli d'allégresse en sa présence.
Plus tard, il le Baptisera et guidera vers Lui ses meilleurs disciples, s'effaçant pour lui laisser la place
"Voilà ma joie, elle est maintenant parfaite. Il faut qu'il grandisse et que je diminue."

À part la Vierge Marie, Jean-Baptiste est le seul Saint dont la Liturgie célèbre la naissance, et elle le fait parce que celle-ci est étroitement liée au mystère de l’incarnation du Fils de Dieu.
Dès le sein maternel, en effet, Jean est le précurseur de Jésus : sa conception prodigieuse est annoncée par l’ange à Marie, comme le signe que 'rien n’est impossible à Dieu' (Lc 1, 37)... (Angelus - Benoît XVI - le 24 juin 2012)


La Saint Jean-Baptiste est la Fête nationale de la province Canadienne du Québec.
Un internaute du Canada ajoute "c'est aussi la Fête de tous les Canadiens français".

La Solennité de Saint Jean Baptiste, précurseur du Seigneur. Rempli de L’Esprit Saint dès le sein de sa mère, il exulta de Joie à la venue du Salut des hommes, et sa propre naissance annonça celle du Christ Seigneur.
La grâce brilla tellement en lui que Le Seigneur Lui-même déclara que, parmi les enfants des hommes, il n’en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste.

Martyrologe romain

Jean naît d’une vieille femme stérile. Il est au terme des Prophètes. Le Christ naît d’une jeune vierge. Il est l’avenir Dieu.
La naissance de Jean affronte l’incrédulité et son père devient muet. Marie croit à la naissance du Christ et elle l’engendre par la Foi.
Saint Augustin - Sermon sur la Naissance de Jean Baptiste

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http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20160624&id=214&fd=1

Nativité de Saint Jean-Baptiste
Solennité

Jean, cousin de Jésus, né de Zacharie et Élisabeth, est appelé « Baptiste » car il Baptisait dans le Jourdain pour préparer le Baptême dans L'Esprit.
L'Église, dit Saint Augustin, célèbre ordinairement la vie des Saints au jour de leur mort, qui est, à proprement parler, le jour de leur Naissance à la Vie éternelle.
La Nativité de Saint Jean-Baptiste a été exemptée de cette règle générale, parce qu'il fut sanctifié avant de naître, dans le sein de sa mère, par la présence de Jésus-Christ, dans la visite que fit la très Sainte Vierge à Sainte Élisabeth.

La naissance de Saint Jean-Baptiste fut une grande Joie pour la terre, puisqu'elle lui annonçait l'approche de sa Rédemption.
La puissance Divine était intervenue d'une manière extraordinaire dans la naissance de quelques prophètes, de Samuel et de Jérémie, par exemple; mais elle éclata bien davantage dans celle du Saint Précurseur, que la dignité de son Ministère futur et le degré éminent de grâce et de sainteté auquel il était élevé rendaient, selon la Parole de Jésus-Christ Lui-même, bien supérieur à tous les patriarches et à tous les prophètes.

Le message d'un Ange à Zacharie pour lui annoncer la Naissance de Jean-Baptiste, la maternité d'Élisabeth à un âge très avancé, le mutisme subit de Zacharie depuis l'annonce de l'Ange jusqu'à la circoncision de l'enfant, et sa guérison miraculeuse, qui lui permit d'entonner le beau cantique Benedictus : tout est merveilleux dans l'apparition du Précurseur, qui allait montrer bientôt le Sauveur promis et attendu depuis quatre mille ans.

Parmi les récits évangéliques, il en est peu d'aussi intéressants ni d'aussi touchants que celui de la Naissance de Saint Jean-Baptiste.
Les miracles s'ajoutaient aux miracles autour du berceau de l'enfant ; les habitants du voisinage furent saisis d'une crainte respectueuse, et le bruit de ces merveilles se répandit dans toutes les montagnes de la Judée, de sorte que tous se disaient les uns aux autres : « Que pensez-vous de l'avenir de cet enfant ? »

Saint Jean-Baptiste occupe dans l'histoire de l'humanité une place incomparable : il sert de trait d'union entre les deux mondes, il résume en lui tout l'Ancien Testament et prépare le Nouveau ; il ferme la mission des prophètes et ouvre celle des Apôtres.
« Prophète, apôtre, docteur, solitaire, vierge, martyr, il est plus que tout cela, parce qu'il est tout cela en même temps. Il réunit tous les titres à la sainteté, et, rassemblant en lui seul tout ce qui constitue les différentes classes des Saints, il forme au milieu d'eux une classe particulière. » (La Luzerne)

Le culte de Saint Jean-Baptiste a toujours joui d'une immense popularité. Sa Fête a été souvent célébrée par des feux de Joie. Il est Patron de nombreuses paroisses, de nombreuses confréries et des Canadiens français.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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http://nouvl.evangelisation.free.fr/nativite_jean_baptiste_com.htm.

Nativité de Saint Jean-Baptiste

Solennité

Méditation
L'Église célèbre la Naissance du Sauveur au solstice d'hiver et celle de Jean-Baptiste au solstice d'été.
Ces deux Fêtes, séparées l'une de l'autre par un intervalle de six mois, appartiennent au cycle de l'Incarnation ; elles sont, par leur objet, dans une mutuelle dépendance ; à cause de ces relations, on peut leur donner le même titre, c'est en latin : nativitas, naissance ; natalis dies, Noël.

Pourquoi Célébrer la naissance de Jean-Baptiste, se demande Saint Augustin, dans un sermon qui se lit à l'office nocturne ?
La Célébration de l'entrée de Jésus-Christ dans ce monde s'explique fort bien ; mais les hommes — et Jean-Baptiste en est un — sont d'une condition différente ; s'ils deviennent des Saints, leur Fête est plutôt celle de leur mort : leur labeur est consommé, leurs mérites sont acquis ; après avoir remporté la victoire sur le monde, ils inaugurent une Vie nouvelle qui durera toute l'éternité.

Saint Jean-Baptiste est le seul à qui soit réservé cet honneur ; et cela dès le cinquième siècle, car la Nativité de la Vierge Marie ne fut instituée que beaucoup plus tard.
Ce privilège est fondé sur ce fait que Jean a été sanctifié dès le sein de sa mère Élisabeth, quand elle reçut la visite de Marie sa cousine ; il se trouva délivré du péché originel ; sa naissance fut sainte, on peut donc la célébrer.

C'est un homme à part, il n'est inférieur à personne, non surrexit inter natos mulierum major Jobanne Baptista.
L'ange Gabriel vint annoncer sa naissance, son nom et sa mission, nous dit saint Maxime, dans une leçon de l'octave ; sa naissance merveilleuse a été suivie d'une existence admirable, qu'un glorieux trépas a couronnée ;
L'Esprit Saint l'a prophétisé, un ange l'a annoncé, Le Seigneur a célébré ses louanges, la Gloire éternelle d'une sainte mort l'a consacré. Pour ces motifs, l'Église du Christ se réjouit dans tout l'univers de la naissance du témoin qui signala aux mortels la présence de celui par lequel leur arrivent les joies de l'éternité.

Saint Augustin, qui s'appliquait à découvrir les raisons mystérieuses des événements, a voulu savoir pourquoi Jésus-Christ est né à l'équinoxe d'hiver et Jean-Baptiste à celui d'été.
Dans le sermon du quatrième jour dans l'octave, il nous propose ce qu'il a découvert :
Jean est un homme, Le Christ est Dieu. Que l'homme se fasse petit, pour que Dieu apparaisse plus grand, suivant ces paroles dites par Jean au sujet du Sauveur : il faut qu'il croisse et que moi, je diminue.
Pour que l'homme soit abaissé, Jean naît aujourd'hui, où les jours commencent à diminuer ; pour que Dieu soit exalté, Le Christ naît au moment où les jours commencent à grandir.
Tout cela est très mystérieux. La naissance de Jean-Baptiste, que nous célébrons, est, comme celle du Sauveur, pleine de mystère.
Quel est ce mystère, si ce n'est celui de notre humiliation, comme la naissance du Christ est pleine du mystère de notre élévation.


Ces témoignages de Saint Maxime et de Saint Augustin prouvent que cette Fête est l'une des plus anciennes du calendrier.
Sa célébration est constatée dès le milieu du quatrième siècle. Elle a déjà sa place parmi les solennités importantes ; on lui donna bientôt une octave et une vigile et elle traversa le moyen âge avec ce complément.
Les Pères du Concile de Bâle, dans leur quarante-troisième session (1441), firent suivre son octave d'une Fête nouvelle, la Visitation, et Eugène IV eut soin de confirmer plus tard cette mesure.
Ce n'est pas le Concile de Bâle, il est vrai, qui établit cette Fête, il n'eut qu'à la fixer au 2 juillet ; son institution remonte au pontificat d'Urbain VI qui espérait, par ce moyen, appeler la protection de Notre Dame sur l'Église menacée d'un nouveau schisme ; la bulle qui lui assignait un jour après l'Annonciation fut promulguée par Boniface IX (1389).

Le Noël d'été a, comme celui d'hiver, son cortège liturgique. Sa vigile est une réduction de l'Avent :
L'Église présente à nos réflexions le récit évangélique de la mission de l'ange Gabriel auprès de Zacharie, pour lui prédire la naissance d'un enfant : l'envoyé Céleste lui dit qu'il sera grand devant Le Seigneur ; L'Esprit Saint le remplira de sa vertu, dès le sein de sa mère ; il convertira un grand nombre de fils d'Israël au Seigneur leur Dieu ; il précédera Le Seigneur, dans l'esprit et la vertu d'Élie ; il conciliera aux fils le cœur des pères ; il amènera les incrédules à la prudence des justes ; il préparera au Seigneur un peuple parfait.

L'octave de la Fête pourrait fort bien être appelée la circoncision de Jean-Baptiste : en ce jour, son père lui donna son nom et il entonna ce Benedictus Dominus Deus Israël que nous chantons tous les jours de l'année, à l'office du matin, en l'honneur de l'Oriens ex alto.

La Visitation est, en quelque sorte, l'épiphanie de Jean-Baptiste : il confesse par un tressaillement la manifestation de Jésus, caché dans le sein maternel.
Notre Dame chante au Seigneur le Magnificat anima mea Dominum.
Ce Noël d'été précède le Noël d'hiver, comme Saint Jean-Baptiste est le précurseur de Jésus-Christ ; elle l'annonce ; nous le verrons paraître quand le soleil sera au terme de ses diminutions.

Historique

L'objet historique de la Fête et la doctrine qui l'éclaire sont exposés par saint Luc, au chapitre premier de son Évangile.
Les trois passages qui nous intéressent sont lus aux Messes de la vigile, de la Nativité et de la Visitation ; il est nécessaire d'y ajouter quelques lignes de l'évangile de Saint Jean, qui termine la Messe : Fuit homo missus a Deo, cui nomen erat Johannes ; his venit in testimonium, ut testimonium perbiberet de lumine, ut omnes crederent per illum ; non erat ille lux, sed ut testimonium perbiret de lumine.

Il est le témoin, le précurseur, la voix de Dieu...
Une mission de ce caractère n'a pu échapper aux Prophètes de l'Ancien Testament ; il faut nous attendre à trouver, sous leur plume, des figures lumineuses qui aident à la saisir.
Le plus expressif est Jérémie. Le début de sa prophétie s'applique aussi bien à Saint Jean-Baptiste qu'à lui-même ; l'analogie est frappante ; il n'y a qu'à le reproduire et chacun, à première vue, pourra s'en convaincre :

La parole du Seigneur s'est fait entendre ; il me disait : Je te connaissais avant de te former dans le sein de ta mère ; je t'ai sanctifié avant que tu en sortes ; je t'ai choisi pour être mon prophète devant les nations.
Et j'ai bégayé, A, a, a, Seigneur, Mon Dieu ; mais je ne sais pas parler, je ne suis qu'un enfant.

Et le reste. L'Église fait lire Jérémie aux matines de la Fête et à la Messe de la vigile. L'épître du jour est empruntée à Isaïe ; c'est de Jean-Baptiste qu'il écrit :
Que les îles écoutent ; peuples éloignés, faites attention. Le Seigneur m'a appelé, il s'est souvenu de mon nom dès le sein de ma mère.
Il a fait de ma langue un glaive aigu ; il m'a protégé de l'ombre de sa main ; il m'a pris comme une flèche de son choix et il m'a caché dans son carquois... Le Seigneur, qui a fait de moi son serviteur dès le sein maternel, me dit :
Je t'ai donné aux nations comme leur lumière pour que tu sois mon Salut jusqu'aux extrémités de la Terre.


Ces lectures fournissent le texte des antiennes et des répons : l'introït et le graduel enferment, dans leur mélodie, ce que Jérémie et Isaïe ont pu dire de la sanctification de Jean-Baptiste avant sa naissance ; le verset alleluiatique et la communion répètent cette déclaration de Zacharie devant le berceau et les langes de son enfant : Tu, puer, Propheta altissimi vocaberis ; prœibis enim ante faciem Domini parare vias ejus.

Tu t'appelleras, enfant, le prophète du Très-Haut ; tu iras devant la face du Seigneur pour lui préparer les voies.
Nous retrouvons ces mêmes paroles aux offices du jour et de la nuit : les antiennes, qui accompagnent les psaumes de vêpres, de matines ou de laudes, sont tirées de l'Évangile et des prophètes.

Les unes prennent les traits principaux du récit et le reconstituent ; par exemple, celles des laudes et des secondes vêpres :
Élisabeth Zachariæ magnum virum genuit, Jobannem prœcursorem Domini, c'est l'annonce de l'événement ; de là, nous passons à la circoncision et à la tradition du nom : Innuebant patri ejus, quem vellet vocari eum ; et scripsit, dicens : Joannes est nomen ejus ;
La troisième revient sur la même pensée ; après quoi, il semble que nous soyons mis en présence de l'enfant et, en le saluant nous ne pouvons que lui rendre les témoignages contenus dans l'Évangile : Inter natos mulierum non surrexit major Jobanne Baptista.

Les antiennes des premières vêpres traduisent les mêmes impressions et empruntent leurs formules aux mêmes sources : le peuple Chrétien se représente la scène et s'approprie les sentiments et le langage de ceux qui remplissent un rôle actif ; avec eux, il dit de Jean : Ipse præbit ante illum in spiritu et virtute Eliæ - Joannes est nomen ejus ; vinum et siceram non bibet. - Ex utero senectutis et sterili Joannes natus est præcursor Domini.

Je ne dis rien des antiennes de matines : elles ont ce même caractère. Pendant que l'âme s'applique à suivre le sens des psaumes, l'imagination est occupée par ces souvenirs ; cela ne lui demande guère d'effort ; elle est paisible ; l'esprit, qui reçoit ses impulsions, découvre dans la psalmodie, à la faveur d'aperçus auxquels il n'aurait jamais songé de lui-même, des allusions ingénieuses à la solennité ; la pensée de Saint Jean apparaît partout.

Les observations faites au sujet des antiennes valent pour les répons ; on s'exposerait, en les citant, à des répétitions inutiles : ils transportent, dans le chant, des textes connus déjà ; je n'en reproduirai qu'un, d'une facture assez originale.
Hic est præcursor dilectus, voici le précurseur bien-aimé, et lucerna lucens ante dominum, et la lumière qui brille devant le Seigneur. Ipse est enim Joannes, qui viam Domino preparavit in eremo, c'est Jean qui a préparé au Seigneur la voie dans le désert, sed et Agnum Dei demonstravit et illuminavit mentes hominum, il a montré l'agneau de Dieu et éclairé l'esprit des hommes. Ipse præibit ante illum in spiritu et virtute Eliæ.

En résumé, les antiennes et les répons ne font que répéter ce que l'Évangile présente de saillant ; ces traits sont de nature à pénétrer l'âme de la mission du précurseur et de son importance ; ils accroissent, par leur répétition même, l'admiration pour son caractère et sa personne ; son souvenir prend vie dans le cœur.

L'Ange Gabriel avait annoncé à Zacharie que la naissance de Jean serait, pour un grand nombre, une occasion de joie, multi in nativitate ejus gaudebunt.
En souvenir de cette prophétie, sa Fête est joyeuse ; elle a pour signe caractéristique une allégresse qui ne se trouve pas ailleurs.
L'Église invite les fidèles à s'y abandonner ; il lui suffit de leur répéter, par ses antiennes, les paroles de Gabriel.

Mais la piété Chrétienne ne s'est pas contentée du chant liturgique pour manifester sa Joie ; elle a emprunté, en les transformant, les usages par lesquels les païens célébraient le solstice : on sait que l'instinct qui portait ces derniers à substituer, dans leur vénération religieuse, les forces créées de la nature à leur auteur, les faisait rendre un culte au soleil et au feu dont il est le grand foyer ; leur dévotion s'épanchait en manifestations bruyantes, au moment des équinoxes ; les fêtes, qui bénéficiaient d'une popularité extraordinaire, consistaient surtout en des réjouissances publiques ; la principale était d'allumer de grands feux autour desquels dansait la population.

Le paganisme grec et romain avait eu l'art de mêler ainsi son culte à la vie extérieure des peuples, et c'est ce qui contribua le plus à le faire entrer dans les mœurs, si profondément même que ces coutumes ont survécu au paganisme.

Il y avait là, pour les Chrétiens, un véritable danger ; tout le monde prenait part à ces réjouissances, qui en elles-mêmes n'avaient rien de condamnable.
Mais les circonstances, en les liants à une superstition, les mettaient au service du paganisme naturaliste ; c'était un entraînement auquel on résistait fort mal.

Tertullien, le premier, dénonça les chrétiens impudents, qui ne craignaient pas de célébrer ainsi les calendes de janvier, les brumalies et les saturnales.
La conversion de l'Empire laissa leur popularité aux réjouissances solsticiales dans l'Afrique romaine, à Rome et dans les Gaules.

Les Évêques voyaient ce fait avec mécontentement ; Saint augustin protestait avec énergie. Habeamus solemnem istum diem, disait-il, non sicut infideles, prpter hunc solem, sed propter eum qui fecit hunc solem, solennisons ce jour, non comme des infidèles, à cause du soleil, mais à cause de celui qui a fait le soleil.

Saint Césaire proscrivit, pour les mêmes motifs, ces survivances païennes ; l'Évêque franc, auteur des sermons qui nous sont parvenus sous le nom de Saint Éloi, défend aux Chrétiens de célébrer les solstices par des danses, des caroles et des chants diaboliques.

Mais la fidélité aux superstitions pyrolatriques était tenace ; les Évêques ne purent en avoir raison.
C'est en vain que Charlemagne leur recommanda, par un capitulaire, de proscrire de nouveau ces feux sacrilèges et ces usages païens ; il fallut en prendre son parti et chercher à transformer, par une intention pieuse, l'abus qu'on ne pouvait supprimer.

Cette évolution se produisit dans le cours du neuvième siècle : on s'apercevait enfin qu'un retour offensif du paganisme n'était plus à craindre ; il était donc inutile de se prémunir contre un ennemi définitivement vaincu.
La réaction contre les pagania solsticiales avait sans nul doute accru la note joyeuse de la Fête de Saint Jean-Baptiste.
Cette joie spirituelle, par son charme, contribuait à détourner les Chrétiens de ces réjouissances profanes ; elle servit à ménager l'évolution, qui débarrassa ces dernières de toute pensée superstitieuses, en les associant à la Fête de Ssaint Jean-Baptiste.

Le solstice d'été tomba dans l'oubli ; les feux furent allumés pour manifester la Joie que la naissance du Précurseur causait au monde ; le feu devint ecclésiastique : le clergé alla processionnellement le Bénir ; la Jouannée, ainsi que nos pères la nommaient, resta l'une des Fêtes les plus populaires et les bourgeois des villes ne l'appréciaient pas moins que les campagnards.
Les Parisiens, entre autres, étaient amateurs des feux de Saint Jean ; ils en allumaient un par quartier.
Celui de la Bastille passait pour l'un des mieux réussis, la garnison de la forteresse assistait en armes à son embrasement.
Il ne valait pas cependant celui de la place de Grève ; on laissait au roi l'honneur de l'allumer : Louis XI le fit en 1471, François Ier en 1528, Henri II et Catherine de Médicis en 1549, Charles IX en 1573, Henri IV en 1596, Louis XIII en 1615 et 1620, Anne d'Autriche en 1616 et 1618, Louis XIV en 1648 ; à partir de cette date, l'honneur d'allumer le feu revint au conseil de ville.

Les hommes de la Révolution furent incapables de comprendre ces réjouissances et elles disparurent, à Paris du moins, en 1789 ; il en fut de même dans la plupart des villes importantes ; à Douai, où la population tenait à ces feux au point d'en allumer un dans chaque rue, tous les soirs du 23 au 29 juin, la police les interdit en 1793 ; ils furent rallumés en 1795 et les années suivantes jusqu'en 1806, sans tenir compte d'une nouvelle défense promulguée en 1797.

Ces réjouissances populaires et religieuses faisaient entrer le sentiment Chrétien dans la vie des villages et des villes ; la religion n'était pas reléguée entre les murailles des sanctuaires ; les hommes la connaissaient, ils l'aimaient comme un élément essentiel de leur existence.
Les coutumes auxquelles on avait l'esprit de la mêler transmettaient, avec elles, sa pensée d'une génération à l'autre ; cela pouvait aller fort loin, car ces habitudes populaires sont tenaces.

Ce fait n'a pas été toujours compris au dix-neuvième siècle.
Ces traditions ont eu fréquemment pour adversaires aveugles des Catholiques, qualifiés hommes d'œuvre, et des Prêtres, qui ont affecté d'y voir des pratiques superstitieuses.
C'est ainsi que les feux de Saint Jean se sont éteints peu à peu dans un grand nombre de campagnes ; il est juste de dire que Saint Jean-Baptiste n'y a pas gagné un rayon de joie spirituelle ; sa Fête passe presque inaperçue ; elle attire certainement beaucoup moins de monde à la Messe et à la Sainte Table que le premier vendredi du mois.

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http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/angelus/2012/documents/hf_ben-xvi_ang_20120624_fr.html.

BENOÎT XVI
ANGÉLUS
Place Saint-Pierre

Dimanche 24 Juin 2012

[Vidéo]

Chers frères et sœurs !
Aujourd’hui, 24 Juin, nous célébrons la Solennité de la naissance de Saint Jean-Baptiste. À part la Vierge Marie, Jean-Baptiste est le seul Saint dont la Liturgie célèbre la naissance, et elle le fait parce que celle-ci est étroitement liée au mystère de l’incarnation du Fils de Dieu.

Dès le sein maternel, en effet, Jean est le précurseur de Jésus : sa conception prodigieuse est annoncée par l’ange à Marie, comme le signe que « rien n’est impossible à Dieu » (Lc 1, 37), six mois avant le grand prodige qui nous donne le salut, l’union de Dieu avec l’homme par l’action du Saint- Esprit.

Les quatre Évangiles donnent une grande importance à la figure de Jean-Baptiste en tant que prophète qui conclut l’Ancien Testament, et inaugure le Nouveau, indiquant en Jésus de Nazareth le Messie, le Consacré du Seigneur.
En effet, Jésus Lui-même parlera de Jean en ces termes : « Il est celui dont il est écrit : Voici que moi j'envoie mon messager en avant de toi pour préparer ta route devant toi. En vérité je vous le dis, parmi les enfants des femmes, il n'en a pas surgi de plus grand que Jean-Baptiste ; et cependant le plus petit dans le Royaume des Cieux est plus grand que lui » (Mt 11, 10-11).

Le père de Jean, Zacharie, mari d’Elisabeth, parente de Marie, était un Prêtre du culte de l’Ancien Testament.
Il n’a pas cru tout de suite à l’annonce d’une paternité qu’il n’espérait plus désormais, et c’est pour cette raison qu’il demeura muet jusqu’au jour de la circoncision de l’enfant auquel, avec sa femme, ils donnèrent le nom indiqué par Dieu, c’est-à-dire « Jean», ce qui signifie : « Le Seigneur fait grâce».

Animé par L’Esprit Saint, Zacharie parla ainsi de la mission de son fils : « Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut, car tu marcheras devant Le Seigneur, pour lui préparer les voies, pour donner à son peuple la connaissance du Salut par la rémission de ses péchés » (Lc 1, 76-77).
Tout ceci se manifesta trente ans après, quand Jean se mit à Baptiser dans le fleuve du Jourdain, en appelant les gens à se préparer, par ce geste de pénitence, à la venue imminente du Messie que Dieu lui avait révélée durant son séjour dans le désert de Judée. C’est pourquoi on l’appela « Baptiste », c’est-à-dire le « Baptiseur » (cf. Mt 3,1-6).

Lorsqu’un jour, de Nazareth, Jésus Lui-même vint se faire Baptiser, Jean tout d’abord refusa, puis il consentit, et il vit L’Esprit Saint se poser sur Jésus et il entendit la voix du Père Céleste qui le proclamait Son Fils (cf. Mt 3, 13- 17).
Mais sa mission n’était pas encore achevée: peu après, il lui fut demandé de précéder Jésus aussi dans une mort violente. Jean fut décapité dans la prison du roi Hérode, et il rendit ainsi pleinement témoignage à l’Agneau de Dieu qu’il avait été le premier à connaître et à désigner publiquement.

Chers amis, la Vierge Marie a aidé sa parente âgée, Elisabeth, à porter à son terme sa grossesse de Jean.
Qu’elle nous aide tous à suivre Jésus, Le Christ, Le Fils de Dieu, que Jean-Baptiste a annoncé avec une grande humilité et ardeur prophétique.

À l'issue de l’Angélus :

En ce jour de la Fête de la Nativité de Saint Jean-Baptiste, je suis heureux d’accueillir les pèlerins francophones présents pour la Prière de l’Angélus.
Saint Jean-Baptiste, le plus grand des enfants des hommes, a su reconnaître Le Seigneur.

Après avoir Baptisé Jésus dans les eaux du Jourdain et l’avoir désigné comme le Messie, il s’est effacé humblement devant Lui.
Son exemple nous invite à nous convertir, à témoigner du Christ et à l’annoncer à temps et à contre temps, en étant comme lui la voix qui crie dans le désert, et cela jusqu’au don de notre vie.
Avec la Vierge Marie sachons rendre grâce à Dieu pour tous ses bienfaits ! Bon Dimanche !

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http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjuin/juin24.html.

Le 24 Juin, nous célébrons la NATIVITE du vénérable et glorieux Prophète et Précurseur JEAN LE BAPTISTE

Dès que l'Archange Gabriel eut quitté la Très-Sainte Mère de Dieu, après lui avoir annoncé la Bonne Nouvelle de son enfantement virginal, en prenant pour preuve de ses dires la conception de sa cousine Elisabeth (cf 25 mars), Marie se rendit en hâte en Judée, dans le village où demeuraient Zacharie et Elisabeth (1).
Elle salua sa cousine et, aussitôt, le fœtus de six mois tressaillit d'allégresse dans le sein d'Elisabeth, se faisant Précurseur du Sauveur avant même sa naissance; et, remplie d'Esprit Saint, Elisabeth prêta sa voix au Prophète et s'écria : « Bénie es-Tu entre toutes les femmes, et Béni soit le Fruit de Ton sein! Comment m'est-il donné que vienne à moi la Mère de Mon Seigneur? » (Luc 1:39-44).

Marie lui répondit par son admirable cantique d'action de grâces : « Mon âme exalte le Seigneur... » (2)
Elle resta trois mois auprès d'Elisabeth, l'assistant et s'entretenant avec elle des merveilles de Dieu, puis rentra chez elle.
Le temps étant accompli où Elisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils, qui fut accueilli avec joie et allégresse par sa parenté et par tout le voisinage.

Le huitième jour, alors qu'on procédait à la circoncision du nouveau-né, on voulut lui donner le nom de son père, Zacharie, selon la coutume.
Mais Elisabeth prit la parole et dit de manière catégorique : « Non, il s'appellera Jean! » (Luc 1:59).
Les assistants lui objectèrent que personne de sa parenté ne portait ce nom, et s'adressant par signes à Zacharie, qui était resté sourd et muet depuis la visite de l'Archange Gabriel (cf 23 sept.), on lui demanda son avis.

Celui-ci demanda une tablette et écrivit : « Jean est son nom ». A l'instant même, délivré de son mutisme et rempli de L'Esprit Saint, il se mit à prophétiser et adressa à Dieu cette hymne : « Béni soit Le Seigneur, Le Dieu d’Israël, de ce qu'Il a visité et délivré Son peuple et nous a suscité une puissance de Salut dans la maison de David Son serviteur, selon qu'Il l'avait annoncé à Ses Saints Prophètes des temps anciens (..)
Et toi, petit enfant, tu seras appelé Prophète du Très-Haut; car tu marcheras devant Le Seigneur, pour lui préparer les voies et pour donner à Son peuple la connaissance du Salut par la rémission de ses péchés ... » (Luc 1:68-79) (3).

Celui qui était né contre toute attente d'un sein flétri annonçait, par sa naissance, comme par un printemps spirituel, que Le Messie, dont il préparait la venue, allait renouveler les lois de la nature humaine stérile et lui ouvrir la voie de la déification.
Lui qui était appelé par Dieu à devenir la Voix du Verbe, délia ainsi la langue de son père, qui avait été liée par son manque de Foi, et il mit fin aux figures et aux ombres de l'Ancienne Alliance.

Dernier des Prophètes, Jean qui, selon le témoignage du Seigneur, est le plus grand de tous ceux qui sont nés de la femme (Mat. 11:11), est aussi le premier des Apôtres.
Naissant en ce jour, il commence à luire dans le monde comme le Flambeau de la Lumière véritable, comme l'Astre annonçant le Soleil de Justice et comme le Héraut proclamant l'entrée du Verbe.
La crainte et l'émerveillement s'emparèrent de tous ceux qui étaient présents et la nouvelle se répandit dans la Judée tout entière.

L'enfant grandissait et son esprit se fortifiait, car la Main du Seigneur était sur lui. Dès qu'il fut sevré et capable de marcher (4), il se retira de la maison familiale pour aller vivre dans le désert, vêtu d'une peau de chameau, une ceinture de cuir à ses reins, et se nourrissant de sauterelles et de miel sauvage.
Celui dont le monde n'était pas digne, menait là une vie sans soucis, sans tristesse, délivrée des passions et des assauts de la volupté, Contemplant Dieu dans son cœur et faisant de Lui ses délices et sa consolation (5).

Evidemment d'autres Prophètes et hommes de Dieu avaient, avant lui, séjourné au désert, tel Moïse ou Elie; mais, vivant au désert comme au Ciel, Jean, qui leur était supérieur, manifestait par cette retraite le renouvellement de la nature, dont il avait été institué le Précurseur, et il inaugurait pour les hommes la possibilité de vivre comme des Anges dans la chair, par la virginité, l'ascèse et la contemplation (6).
Il mena cette vie angélique au désert jusqu'en l'an quinze du principat de Tibère César (Luc 3:1) (7).

Alors la parole de Dieu lui fut adressée, lui ordonnant de retourner vers les régions habitées pour y annoncer la venue du Sauveur, et de "préparer" ses voies en exhortant les hommes au repentir et les baptisant dans le Jourdain pour la rémission de leurs péchés.
Comme tous se demandaient si Jean n'était pas le Messie attendu par Israël, il prit la parole et leur dit : « Pour moi, je vous baptise avec de l'eau, mais vient plus fort que moi et je ne suis pas digne de délier la courroie de Ses sandales; Lui vous Baptisera dans L'Esprit Saint et le feu... » (Luc 3:15-18).
Et par bien d'autres paroles, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle du Salut dans Le Christ Jésus, Notre Seigneur.

Bien que toutes les prophéties de Jean Baptiste aient trouvé leur accomplissement, son message reste cependant permanent pour l'Eglise.
Il ne cessera d'être, jusqu'à la fin des temps, le Précurseur du Sauveur : annonçant à tout homme qui désire accueillir en lui le Sauveur, que c'est par le repentir, le retranchement des plaisirs de ce monde, la retraite dans l'hésychia et la Prière qu'il pourra "préparer" en lui la voie par laquelle Le Christ fera son entrée, dans la puissance du Saint-Esprit.

1). Aïn Karim, à 6 km à l'ouest de Jérusalem.
2). Le Magnificat, Luc 1:46-56, que l'on chante chaque jour, au début de la 9ème ode de l'Orthros.
3). La 9ème ode de l'Orthros.
4). C'est ce que supposent certains Pères, selon d'autres il partit au désert vers l'âge de douze ans.
5). St. Grégoire Palamas, Homélie sur le Très vénérable Jean le Précurseur (PG 151, 510).
6). Cf St. Sophrone de Jérusalem, Eloge du Précurseur 19 (PG 87, 3352). C'est la raison pour laquelle St. Jean Baptiste est souvent représenté avec des ailes sur les icônes.
7). C'est-à-dire en l'an 28 ou 29.

Johnicon 1


La Vie de Saint-Jean-Baptiste

LA NAISSANCE  DE  JEAN

Jean était le cousin du Christ, par sa mère Élisabeth. Son père, Zacharie, était un Rabbi, un Prêtre (1 Chr. 24:10), et sa mère, Élisabeth, était une des filles d'Aaron (Grand prêtre, frère de Moïse) (Luc 1:5)
Malgré ces antécédents particulièrement relié au Sacerdoce, selon la tradition Orthodoxe Jean a reçu sa mission sacrée de Dieu Lui-même, alors qu’il était encore dans le ventre de sa mère puisqu’il tressailli à la présence de Jésus dans le sein de sa mère la Vierge Marie, lors de sa visite à sa cousine Élizabeth.
Ainsi s’accompli la prédiction de l’ange Gabriel : «  il sera rempli de L'Esprit Saint dès le sein de sa mère »

La naissance de Jean Baptiste avait été prévue par la prophétie d’Isaïe. « Une voix crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers » (Isa 53,3; Isa. 40:3; Mal. 3:1) et elle a été annoncée comme celle de Jésus, par l'Archange Gabriel.
En effet l’Ange Gabriel annonça à Zacharie la naissance de son fils dans des termes très détaillés : «  Ne crains point, Zacharie, car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t'enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean.
Il sera pour toi un sujet de joie et d'allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance. Car il sera grand devant le Seigneur.
Il ne boira ni vin, ni liqueur enivrante;… il ramènera plusieurs des fils d'Israël au Seigneur, leur Dieu ; il marchera devant Dieu avec l'esprit et la puissance d'Élie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé. » (Luc 1.13-18)

Cependant le couple étant stérile, Zacharie douta des propos de l'archange, et il fut puni en devenant sourd et muet.
Ce n'est qu'à la naissance de l'enfant, après qu’on ait demandé à Zacharie comment il appellerait son fils, et que celui-ci écrivit sur une tablette « Jean est son nom », qu’il retrouva la parole et l'ouïe.
Ainsi, sur les icônes représentant la naissance de Jean Baptiste, on peut voir, Zacharie habituellement assis au coin inférieur de l’icône, qui écrit le nom de Jean sur un parchemin. (Luc 1.18-23, 63-66)

LA MISSION DE JEAN

Si l’on porte attention aux détails décrit par l’ange sur le style de vie de Jean, on comprendra pourquoi Jean le Baptiste menait une vie simple, "caché dans le désert", vêtu de peau de bête et se nourrissant de "sauterelles et de miel sauvage" (Matthieu 3:4).
Il faisait parti d’un groupe d'ascétiques juifs qui vivait dans le désert, à l’écart de la population Hébreuse.
Pour eux le baptême et le jeûne faisaient partie intégrante de leur pratique et croyance. Cette image d’ascète est représentée sur toutes les icônes de Jean Baptiste par ces cheveux en broussaille et la toison d’animal qu’il revêt.

Il mena cette vie au désert jusqu'en l'an quinze du principat de Tibère César {l’an 28-29}. (Luc 3:1)
C’est alors la Parole de Dieu lui fut adressée, lui ordonnant de retourner vers les régions habitées pour y annoncer la venue du Sauveur, et de "préparer" ses voies en exhortant les hommes au repentir et les baptisant dans le Jourdain pour la rémission de leurs péchés. (Luc 3.1-3), telle fut l’importante mission de Jean Baptiste.

Cette mission est bien visible sur plusieurs icônes où l’on voit Jean tenant un manuscrit avec l’inscription grecque: « Métonia », qui signifie repentez-vous!
Il réunit autour de lui de nombreux disciples, leur annonçant la venue du Messie.

L'essence même de sa prédication était la nécessité de se repentir et de se détourner des desseins égoïstes.
« Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a point, et que celui qui a de quoi manger agisse de même. (Luc 2. 11)
Sa doctrine et son mode de vie ont suscité l'intérêt, rapprochant des personnes venues de toutes parts pour le voir sur les rives du Jourdain. Là, il a baptisé des milliers de personne pour le repentir.

LA VOIX QUI CRIT

Jean le Baptiste est connu comme étant ‘La voix qui crie dans le  désert’ mais, il n’a pas que prêché dans le désert, en effet, il a dénoncé les Pharisiens et Sadducéens comme une "génération de vipères," et les a mis en garde à ne pas considérer leur héritage comme un privilège spécial (Luc 3:8).
Il a mis en garde les collecteurs d'impôts et les soldats contre l'extorsion et le pillage. Jean a à peine 20 ans lorsqu’il reproche publiquement Hérode Antipas, alors gouverneur de Judée, son mariage avec Hérodiade, la femme de son demi-frère.
Sa femme Hérodiade veut faire tuer Jean, mais Hérode Antipas le protège, car il le «connait pour un homme juste et saint» et «l'écoute avec plaisir». (Marc 4, 14-29)

JEAN BAPTISE JÉSUS

Jésus vint voir Jean pour être lui aussi Baptisé (Matthieu 3:13-17). Jean lui dit « C’est moi qui ai besoin d’être Baptisé par toi », et Jésus lui répondit : « Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste ».

Jean Baptise donc Jésus et au sortir de l'eau tous ceux présents virent L'Esprit Saint « descendre comme une colombe et venir sur Lui », et une voix venue des Cieux dit : « Celui-ci est Mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection ».

Cet évènement est ce que l’Église Orthodoxe appelle l’Épiphanie, du mot grec « epiphaneia » signifiant « montrer » qui signifie : manifestation.
Cette grande Fête est aussi appelée Théophanie, du Grec « Theos » : Dieu + phanein, « montrer » car en se manifestant Dieu a fait connaître la nature Divine de Son Fils en la rendant publique, Dieu s’est alors manifesté au monde sous la présence des trois personnes de la Sainte-Trinité: Dieu Le Père par sa voix, Le Fils en Jésus-Christ et Le Saint-Esprit sous la forme de la colombe.

La mission spécifique de Jean a cessée avec le Baptême de Jésus. Il dira : « je dois maintenant diminuer, pour que Le Christ croisse ».
Jean Baptiste demande alors à ses disciples de suivre Jésus. Il Le désigna à ses disciples, en disant: "Voici l'Agneau de Dieu."

Zechariah 2

Commentaires personnels.
Jean-Baptiste est venu au monde pour préparer l’humanité à la venue du Messie attendu, de Jésus-Christ, notre Sauveur, Notre Dieu.
Il est né d’un prodige de Dieu, alors que ses parents (Elisabeth et Zacharie, cousins de La Très Sainte Vierge Marie) étaient très vieux, et ne pouvaient normalement plus avoir d’enfants.
A tel point que son père (Zacharie) qui était Prêtre, n’a pas cru l’Ange venu lui annoncer La Bonne Nouvelle…il est sorti alors du Temple où il célébrait l’office en étant devenu muet !!!

Il ne retrouvera l’usage de la parole qu’au moment où il sera décidé du nom qu’il portera …il s’appellera Jean.
Jean-Baptiste est avant tout Le Précurseur, L’Envoyé de Dieu, Le Témoin de La Lumière qui arrive pour l’Humanité toute entière, celui qui a prophétisé Le Christ et l’a montré aux Hommes.
« Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Rendez droit Le Chemin du Seigneur ». (Jean 1 23).
« Moi, je Baptise dans l’eau. Au milieu de vous se tient quelqu’un que vous ne connaissez pas, Celui qui vient derrière moi, dont je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales ». (Jean 1 26-27).

Aujourd’hui, nous fêtons la naissance de Jean-Baptiste. Jean-Baptiste n’est pas né pour lui. Il ne vivra pas pour lui, mais pour nous appeler à la Conversion, La Conversion de nos cœurs, de nos âmes, de nos esprits et de nos corps, afin de pouvoir accueillir en nous, celui qui arrive après lui…Jésus, Notre Seigneur, Notre Dieu.

Comme je l’ai souvent dit, nous ne pouvons accueillir Dieu en nous, si nous sommes en état de péché….car Dieu et Satan ne peuvent cohabiter.
Ce n’est que dans un cœur contrit, regrettant le mal fait et prenant le chemin de la Conversion, en suppliant Dieu de lui Pardonner et de venir à son secours…que Dieu accours en nous pour nous délivrer, détruire les chaînes du péché qui nous enchaînaient, panser nos blessures et mettre dans notre âme…Son Amour, Sa Miséricorde et Sa Compassion.

Voilà pourquoi Dieu a fait naître Jean-Baptiste, pourquoi Il l’a envoyé en éclaireur, en Précurseur…pour qu’il aplanisse les montagnes de nos péchés, rende droit nos chemins tortueux du mal afin que nos cœurs soient prêts et dans de bonnes dispositions pour accueillir La Lumière, La Vérité et La Vie…pour accueillir Dieu.

Jean a été le dernier Prophète avant Jésus, celui qui a annoncé Sa Venue en appelant à La Conversion.
Mais celui qui reçoit de Dieu le Don de Prophète, même s’il donne envi aux autres, n’a rien d’une mission de tout repos…et se termine, en général par « le martyr »…voir comment dans la parabole des vignerons homicides…les envoyés de Dieu ont été traités !!!

Et puis, avant de devenir Prophète pour les autres, Le Prophète doit d’abord se laisser totalement convertir lui-même par Dieu qui taille en lui très profondément…comme le sarment qui doit pouvoir porter beaucoup de fruits.
Cela peut prendre de très nombreuses années pendant lesquels, le futur prophète disparaît pour se laisser travailler par Dieu qui façonne son esprit, son âme et son corps, et lui apprend à Aimer de Son Amour, à être Miséricordieux de Sa Miséricorde et à être porteur de Sa Compassion, à souffrir du mal fait à Dieu…et à s’offrir en victime agréable à Dieu pour La Conversion de tous ceux qui sont loin de Dieu et se plongent dans la puanteur du mal.

C’est ainsi qu’a vécu Jean-Baptiste. Il est né puis a vécu longtemps au désert pour se convertir lui-même et se laisser inonder par L’Amour de Dieu…avant d’appeler à la conversion.

Pourquoi Saint Jean-Baptiste est né ???
Il est né pour préparer les cœurs enténébrés par nos péchés, afin qu’ils puissent recevoir La Lumière qu’est Jésus et qui arrive juste derrière lui.
« Il faut que Lui croisse…et que moi, je diminue », dira-t-il en parlant de Jésus, La Lumière du monde, La Lumière de nos âmes. Jésus, La Lumière, qui vient dans nos âmes y révéler toutes les zones obscures pour les éblouir par son admirable Lumière.

Rappeler aux gens Les Commandements de Dieu et les appeler à se convertir n’est jamais chose facile à dire et à faire. Il est plus facile de dire….ce sont des règles dites par l’église (en remarquant que l’on ne dit pas qu’elles viennent de Dieu !!!)…mais comme toute règle, il y a les arrangements en fonction de chaque cas…bien sûr tu peux faire ceci ou cela…ne t’inquiète pas….Dieu est Amour….Il comprend !!!
Vous êtes des hommes pas des Saints….ces règles sont pour les Saints…pas pour vous…. Dieu est Amour…Il comprend !!!

Et pourtant chaque personne qui se dit Chrétien ou se prétend Chrétien est appelée à cela…car La Loi de Dieu a été établie par Dieu Lui-même et ne peut être transgressée ou accommodée à la sauce moderne, en fonction de chacun.

Il ne faut pas oublier non plus, que pour rappeler aux gens Les Commandements de Dieu et les appeler à se convertir…il faut déjà soi-même avoir pris ce Chemin de Conversion…car on ne peut dire aux autres ce qu’ils doivent faire…si nous ne le faisons pas nous même !!!

Et chaque personne qui se dit Chrétien ou se prétend Chrétien ne peux, pour soi-même, accommoder La Loi de Dieu à la sauce moderne et la transgresser lorsque cela l’arrange…du moment que les autres ne le voient pas….mais Dieu le voit, comme Il voyait les mauvaises actions des habitants de Ninive…car Dieu voit tout ce que nous faisons, même les choses les plus cachées (commence par enlever la poutre qui est dans ton œil avant de chercher à enlever la paille qui est dans l’œil de ton Prochain…Matthieu 7 1-9…cela ne signifie pas qu’il ne faut pas dire à son frère d’enlever la paille qui est dans son œil, mais pour voir cette paille et l’aider à l’enlever, il faut d’abord se laisser convertir en profondeur soi-même par Dieu afin de ne plus avoir la poutre qui est dans le notre et qui nous empêche de voir que ce n’est qu’une paille qui est dans l’œil de notre frère).

Mais pour un Prophète, Le Chemin est encore plus dur. Il a d’abord dut se laisser travailler par Dieu (la vie de Saint Jean-Baptiste au désert) pour être capable d’être à l’écoute de La Parole que Dieu veut qu’il transmette.
Il a d’abord dut faire un long travail de conversion personnelle à l’écoute de La Parole de Dieu.

Ensuite, il faut réaliser que Dieu se sert des petits (St Pierre n’était qu’un petit patron-pêcheur et Jésus a fait de lui, le chef de L’Eglise), de ceux qui, apparemment sont incapable de changer le monde…cela afin de mieux montrer à tous…que cela ne vient pas d’eux qui en sont totalement incapables, mais que cela vient de La Puissance et de La Volonté de Dieu.

Enfin Dieu envoi ses  Prophètes vers des gens influents, qu’ils soient des personnes importantes dans L’Eglise, comme vers ceux qui ont Le Pouvoir ou L’Argent dans la société.

Croyez-vous qu’il soit alors facile à ces Prophètes, eux qui sont des personnes insignifiantes, d’aller trouver des gens qui se savent très importants, pour leur dire de changer de vie et de se convertir….sinon Dieu les détruira…et ils finiront en enfer.

Croyez-vous qu’il soit facile à ces prophètes d’aller trouver, par exemple, un responsable du gouvernement pour lui dire qu’il ne peut pas vivre avec une concubine, en ayant rejeté sa femme légitime, ou qu’il ne peut prendre pour épouse légitime, la femme de son frère (comme Jean-Baptiste avec Hérode) ou de voir son Évêque pour lui dire qu’il faut qu’il change sa manière de vivre, car elle déplait à Dieu, etc…

Dieu voit les actions de chacun….Il laisse la liberté à chacun de choisir le bien ou le mal….mais vient un moment où le mal dépasse de trop les limites de ce que Dieu peut laisser passer dans Son Amour pour les Hommes et La Liberté qu’Il leur laisse…et Il décide de détruire ceux qui ont dépassé les limites.
Mais Il ne le fait pas sans les prévenir, et les prévenir encore…dans leur âme, dans leur esprit, dans leur conscience, et au final Il leur envoi des Prophètes (des personnes auquel Dieu ou La Très Sainte Vierge Marie parle ou apparaît pour dire au monde de se convertir).

Si comme Ninive, les gens se convertissent alors cela fait Le Bonheur de Dieu qui abandonne les châtiments qu’Il avait prévu.

Mais n’oublions surtout pas que Dieu continue encore aujourd’hui à nous appeler à la conversion (par Son Eglise, par Ses Prophètes, par notre Prochain, dans nos âmes, dans nos esprits et dans nos consciences) que nous soyons pauvres ou riches, petits ou puissants, païens ou chrétiens, laïc ou prêtre, voir évêque ou cardinal, voir religieux ou responsable de communautés.
Alors, nous convertissons-nous (nous personnellement…pas les autres autour de nous) en entendant Son Appel pour nous, ou lui coupons-nous la tête pour l’offrir sur un plateau d’argent comme St Jean-Baptiste, ou, le clouons-nous sur une Croix pour le faire taire comme Jésus ???
N’est-ce pas le destin de tous les Prophètes : Témoigner de L’Amour de Dieu. Porter La Lumière du Christ dans les cœurs enténébrés par nos péchés et mourir en martyre, tués par la Haine, le Mensonge et l’Obscurité qui ne supporte pas L’Amour, la Vérité et la Lumière.

Saint Jean-Baptiste, tu précèdes Le Jour, tu portes L’Espérance : Eclaire l’Homme en sa quête d’Amour et ramène son cœur à L’Innocence.

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Date de dernière mise à jour : 27/06/2018