Saint Pio de Pietrelcina (Padre Pio), Prêtre o.f.m. Capucin (1887-1968). Fête le 23 Septembre.

Vendredi 23 Septembre 2016 : Fête de Saint Pio de Pietrelcina (Padre Pio), Prêtre o.f.m. Capucin (1887-1968).

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Les Miracles du Saint Padre Pio.

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La Clairvoyance et l’instrocpection des âmes du Saint Padre Pio.

A partir du lien ci-dessous, ouverture de nombreux liens sur la vie spirituelle « miraculeuse » de Padre Pio : Biographie, Miracles, Guérisons, Bilocation, Parfums, Lévitation, Apparitions, l’Ange Gardien, le Diable
mais aussi Neuvaine à Padre Pio, Prières, Rosaire, les 10 Commandements…
http://www.padrepio.catholicwebservices.com/FRANCAISE/FRANCAISE_index.htm
 

Padrepio 2

http://www.peintre-icones.fr/PAGES/CALENDRIER/Septembre/23.html

Saint Padre Pio de Pietrelcina (1887-1968).

Né en 1887 à Pietrelcina, non loin de Naples, il demanda à 15 ans à entrer au couvent des Capucins.
Dès son enfance, il fait des expériences surnaturelles, et toute sa vie témoignera de cette transparence à la Vie Divine.
Ce qui lui vaudra beaucoup d'ennuis de la part de sa hiérarchie, qu'il supportera dans une parfaite obéissance.
En 1918, il reçoit les stigmates visibles de la Passion du Christ, ce qui lui provoque des douleurs permanentes et des difficultés à marcher ; La spiritualité du Padre Pio fait aussi des miracles, ou plutôt c'est Dieu qui en fait par son intermédiaire.
Des foules viennent à son monastère de San Giovanni Rotondo pour se confesser et les pénitents constatent avec stupéfaction que le père lit dans leur cœur à livre ouvert.
Pendant la Célébration de la Messe, qui dure parfois trois heures, son visage exprime une émotion d'un autre monde.
Les bouleversements spirituels qu'il provoque journellement chez ses visiteurs s'accompagnent parfois de guérisons miraculeuses.
Parmi les phénomènes les plus étranges cités à propos du père Pio, les moindres ne sont pas les cas de Bilocation.
Ainsi un général sur le point de se suicider vit apparaître un moine qu'il n'avait jamais vu et arrêta son geste.
Plus tard, ayant appris l'existence du père Pio, il se rendit au Monastère et reconnut en lui ce Moine qui l'avait sorti du désespoir : le Père lui sourit et lui dit: "vous 1"avez échappé belle"!

Padre pio feast day 23 september 1Saint Padre Pio et ses stigmates. (Ouvrir le fichier joint pour le voir en Prière devant la Croix de Jésus en très grand format: ppiopreg.jpg ppiopreg.jpg).

Biographie de Saint Padre Pio.

http://voiemystique.free.fr/eucharistie_3_09.htm.

Martyr de la Miséricorde de Dieu,
(dans le confessionnal)

Image vivante de la Passion de Jésus,
(les stigmates)

Amoureux de Jésus-Eucharistie
(à l’autel)

Francesco Forgione est né à Pietrelcina, dans la province italienne du Bénévent, le 25 mai 1887. Il entra chez les capucins à l’âge de 16 ans où il prit le nom de Fra Pio de Pietrelcina. Il fut ordonné prêtre dans la cathédrale de Bénévent le 10 août 1910. En juillet 1916, il monta provisoirement au couvent de San Giovanni Rotondo: il y resta cinquante deux ans, jusqu’à sa mort en 1968.

La vie de Padre Pio fut extraordinaire à de nombreux points de vue car il avait une mission très spéciale à remplir: il devait apporter le pardon de Dieu à des milliers de pécheurs repentis. Il devait également, en portant pendant cinquante ans les stigmates de la Passion de Jésus, “achever dans sa chair, ce qui manquait aux  souffrances du Christ, pour son Corps, l’Église.”  On a dit de Padre Pio qu’il fut “comme une incarnation mystique du Crucifié du Golgotha”.

st-pio-of-pietrelcina-1.jpg La vie de Padre Pio

1 - Les grandes dates
de la vie de Padre Pio

1-1-L’enfance et la jeunesse 

25 mai 1887. Naissance, à Pietrelcina, de Francesco Forgione, deuxième d’une famille de cinq enfants. La famille, très pieuse, était pauvre, et plus tard, le papa dut s’expatrier en Amérique pour pouvoir payer les études de Francesco. 

Francesco était un enfant tout à fait normal, silencieux et réservé. Ce qui, dès l’âge de cinq ans fut exceptionnel chez cet enfant, demeura caché aux yeux de tous, y compris de ses plus proches parents. Jusqu’à l’âge de 16 ans, Francesco ne parla jamais de ses visions et apparitions, ni de ses combats avec Satan, car il croyait que c’étaient “des choses ordinaires qui arrivaient à toutes les âmes.” 

27 septembre 1899. Francesco fit sa première communion et reçut la confirmation. Il ne commença à aller à l’école qu’à l’âge de 10 ans. 

1-2-La vie religieuse 

6 janvier 1903 Entrée au noviciat des Capucins du Couvent de Morcone. Francesco, après sa prise d’habit, devient Fra Pio de Pietrelcina. Rapidement on constata, à sa grande honte, qu’il avait le don des larmes, au point de laisser de grandes taches sur le sol. Mais ce que l’on continua à ignorer pendant longtemps, c’est que peu de temps après son noviciat, le jeune religieux commença à être favorisé de célestes visions et reçut les stigmates dits “invisibles”. Cela, il ne le révéla au Père Agostino, et suite à ses demandes instantes, que le 10 octobre 1915: 

”La première fois où Jésus voulut l’honorer de ses faveurs, ils furent visibles, surtout à une main. Devant un tel phénomène cette âme en fut effrayée, elle pria le Seigneur de vouloir retirer ces phénomènes visibles. Depuis lors, ils n’apparurent plus. Cependant, ces blessures disparues, la douleur très aiguë qui se faisait sentir, spécialement en certaines circonstances et à des jours déterminés, ne disparut pas pour cela.” Dans cette même lettre, le Padre révèle qu’il subit le couronnement d’épines et la flagellation “presque une fois par semaine”.

27 janvier 1907. Fra Pio fait sa profession religieuse solennelle. Il  suit des études de théologie avec le Père Agostino, son premier Directeur. Bientôt il sera atteint d’une mystérieuse maladie accompagnée de fièvres exceptionnelles, de transpirations, de toux et de violentes douleurs. Il était également assailli de scrupules: déjà le démon se déchaînait. Cette épreuve durera des années. 

1-3-Séjour à Pietrelcina 

De 1908 à 1916 

En décembre 1908, Fra Pio doit interrompre ses études pour des raisons de santé. En mai 1909 ses supérieurs l’envoient se soigner à Pietrelcina pour quelque temps: il y restera 7 ans, jusqu’au 17 février 1916. 

La santé de Fra Pio se dégrade tellement que l’on croit qu’il va mourir. Aussi, à sa demande, sera-t-il ordonné prêtre le 10 août 1910. Fra     Pio, devenu Padre Pio, célèbre sa première messe le lendemain, à Pietrelcina: il avait 23 ans. 

Son union à Dieu s’approfondit et le 20 décembre 1910, il reçoit les premiers stigmates, invisibles et non permanents. Visiblement Satan n’est pas content, et pendant son séjour à Pietrelcina, Padre Pio subit, presque quotidiennement, des attaques diaboliques redoutables et d’un rare cruauté, tant physiques que spirituelles. 

Il écrit, entre autres, en janvier 1912: “Barbe-Bleue ne veut pas s’avouer vaincu. Il a pris presque toutes les formes. Il y a quelques jours, il est venu me rendre visite accompagné de ses satellites armés de bâtons et d’engins de fer, et surtout, -ce qui est pire,- sous votre propre aspect. Qui sait combien de fois il m’a tiré hors du lit pour me traîner dans la chambre...”  

Parfois les persécutions redoublent: les démons vont jusqu’à lui retirer ses vêtements et le laisser nu dans sa chambre glaciale. Mais Jésus le soutient et lui déclare: “Combien de fois m’aurais-tu abandonné, mon fils, si je ne t’avais pas crucifié? Sous la croix, on apprend à aimer, et je ne la donne pas à tous, mais seulement aux âmes qui me sont les plus chères.” Jésus a fait de son fils chéri, un véritable CRUCIFIÉ. 

En octobre 1911, Padre Pio fut rappelé au couvent de Venafro. Pendant son séjour à Venafro, il ne se nourrit que de l’Eucharistie. Le 7 décembre 1911, de plus en plus malade, il fut ramené à Pietrelcina. Ses yeux étaient très affaiblis par le don des larmes: Padre Pio craignit de perdre la vue. 

Dès 1912, Padre Pio a deux directeurs. Curieusement, à mesure que les mois passent, Padre Pio devient le conseiller et le Directeur de ses propres Directeurs! 

Les ténèbres spirituelles que Padre Pio connait depuis longtemps s’intensifient. Le doute l’envahit: “Je me vois complètement entouré d’un épais brouillard. Mon esprit est en train de faire la dure expérience de la parole de David: tout autour de moi tu as mis obscurité et ténèbre... Mais maintenant, je suis presque fatigué, je suis sur le point de me noyer, car les eaux, comme le dit le royal prophète, sont entrées jusqu’au fond de mon âme. Je suis désormais fatigué de crier: “À l’aide! À l’aide!” Ma gorge s’est enrouée, mon cœur est aride et mes yeux, levés vers le ciel dans l’espérance de mon Dieu, se sont fatigués et ne sont plus capables de laisser couler une larme.” 

Pourtant, au milieu des plus profondes ténèbres spirituelles, le Seigneur envoie parfois des rayons de lumière. En mars 1914, Padre Pio répond à une question du Père Benedetto: “Dès que je me mets à prier je sens tout de suite mon cœur comme envahi par une flamme de vif amour. Cette flamme n’a rien à voir avec une flamme quelconque de ce bas-monde. C’est une flamme délicate et très douce qui consume et ne cause aucune peine.” 

Le 5 juin 1914. Padre Pio reçoit l’ordre de quitter Pietrelcina et d’aller au couvent de Morcone. Il y resta 5 jours, et on dut le renvoyer à Pietrelcina à cause de l’aggravation mystérieuse de son état de santé. Dans son Ordre, on demande un bref à tempus, afin de régulariser une situation anormale. Les épreuves se multiplient pour Padre Pio. Le Cœur de Jésus est son seul asile: tout est nuit pour le pauvre Padre qui, personnellement, ne comprend plus rien. Il ne voit pas clair pour lui: la nuit de l’âme l’éprouve toujours, mais, paradoxalement, il reçoit pour les autres: ses directeurs et les personnes qu’il dirige, de grandes lumières. Au Père Agostino il donne ce conseil: “Continuez, continuez, ô Père, à dépenser toutes vos forces pour le salut des autres. C’est exactement ce que Jésus attend de vous!” 

À cette même époque, commencent, pour Padre Pio, d’étranges phénomènes: les bilocations, ces surprenantes “visites en esprit”. Nous ne savons que peu de choses sur ces “visites”, car la personne qui en avait bénéficié, Raffaelina Cerase, avait reçu l’ordre d’en conserver le secret. C’est à cette même personne que Padre Pio, quelques jours plus tard, le 4 novembre 1914, écrira: “Gardez-vous de la vaine gloire, défaut propre aux personnes dévotes. Celui-ci nous pousse, sans nous en apercevoir, à paraître toujours plus que les autres, à conquérir pour nous l’estime de tous... L’humilité, au contraire, nous rendra semblables au Seigneur qui, dans son Incarnation, s’est abaissé et s’est anéanti, prenant la forme d’un esclave.” 

Il y a ausi les locutions intérieures qui surprennent Padre Pio et lui font craindre d’être abusé par le démon. Il écrit au Père Benedetto: ”Je ne voudrais en rien être victime du démon, et bien que je sois certain de la réalité de ces locutions, plus que je suis certain de mon existence même, je déclare cependant avec force, en me faisant violence, ne pas croire à tout cela, pour l’unique raison que vous, mon Directeur, vous l’avez mis en doute. Est-ce que je fais bien ou non?” 

Le 15 janvier 1915, Padre Pio est autorisé à faire partie du clergé de Pietrelcina, ce qui signifie, en clair, qu’il est mis en congé de l’ordre des Capucins. Quelle souffrance pour le pauvre Pio qui décrit son martyre d’amour: “C’est comme si mes os se fussent disloqués. Je sens, sans rien en voir avec les yeux du corps, mais le voyant bien avec ceux de l’âme, que Jésus me plonge peu à peu un couteau, avec une pointe bien affilée qui jette presque du feu, à travers le cœur, et il le pousse jusque dans les viscères. Ensuite, avec une grande force, il le retire pour renouveler l’opération un instant après... (On ne peut s’empêcher de penser aux descriptions de Saint Jean de la Croix.) Quelques jours plus tard, revenant sur le même sujet, Padre Pio écrit: ”Combien est triste, mon Père, l’état d’une âme que Dieu a rendue malade de son amour!” 

Plus tard, il écrira au même correspondant: “Je sens mes os se disloquer comme s’ils étaient brisés et broyés.” 

Le 18 mars 1915, il dira au Père Benedetto: “Je suis CRUCIFIÉ d’amour!”  En effet, l’âme de Padre Pio est dévorée par la faim et la soif de correspondre vraiment à l’amour de Dieu, mais elle ne le peut pas, car Dieu est infini, inaccessible... Alors, ce sont le découragement et les larmes. 

24 mai 1915, l’Italie déclare la guerre à l’Autriche et entre dans les horreurs de la Grande Guerre. Mais il faut conserver la paix du cœur: c’est ce que conseille Padre Pio au Père Agostino: “Prenons bien garde de ne jamais nous troubler pour n’importe quel sinistre malheur qui pourrait nous arriver... De plus, lorsque notre cœur s’inquiète, plus fréquentes et plus directes sont les attaques de l’ennemi... L’ennemi de notre salut sait trop bien que la paix du cœur est le signe certain de l’assistance divine.” 

Le 6 novembre 1915, Padre Pio doit de nouveau se présenter devant les responsables de l’Armée pour être mobilisé. On crut déceler les symptômes de la tuberculose, et on l’affecta à la 10ème Compagnie sanitaire; mais dès la mi-décembre 1915, on le mit en convalescence pour un an, et Padre Pio retourna à Pietrelcina. 

1-4-Padre Pio quitte Pietrelcina-La Guerre

Arrivée à San Giovanni Rotondo 

Padre Pio est toujours à Pietrelcina. On le pressait de revenir au couvent, mais pour des raisons demeurées inconnues, il ne le pouvait pas. Enfin, le 17 février 1916, Padre Pio sera à Foggia. Très vite il sera recherché pour diriger les âmes. 

Le diable au couvent 

Enfin, Padre Pio a pu retrouver un couvent! Mais, ce que ses supérieurs n’avaient pu imaginer, c’est qu’il amènerait le diable avec lui!!!... Et un diable tellement bruyant qu’il fallut implorer le Seigneur d’interdire les excès explosifs de ce démon déchaîné. Le diable se calma, mais Padre Pio n’en continua pas moinsà subir ses attaques terrifiantes. 

Attaques de Satan, consolations de Jésus, ténèbres profondes de la purification nécessaire en vue de sa mission future, tout est incompréhensible pour le pauvre Padre qui écrira: “Je suis un mystère pour moi-même!” Car Padre Pio était déjà ”possédé par Jésus”, et Jésus revivait en lui le mystère de son Agonie et de sa Passion. 

Le 4 septembre 1916, Padre Pio est transféré à San Giovanni Rotondo, pour un séjour provisoire: il y restera 50 ans! Pendant quelques années la direction spirituelle, par écrit, sera sa tâche principale en attendant qu’il soit nommé Directeur Spirituel du Séminaire séraphique. Padre Pio avait 29 ans. 

Le 26 novembre 1916. Padre Pio doit encore retourner à l’armée. On lui accordera 6 mois de convalescence !!! Le 6 janvier suivant il sera de retour à San Giovanni Rotondo. 

1917 

Padre Pio reprend toutes ses activités, mais dès le 27 janvier, il est de nouveau malade, avec une température atteignant les 52°C! Neuf jours plus tard, Padre Pio était debout... Heureusement, car il ne restait plus que deux pères au couvent, tous les autres ayant été mobilisés. 

Padre Pio recherche toujours plus l’amour de Dieu, secret de sa vie et de sa souffrance. S’il est lumière pour les autres, c’est toujours l’obscurité pour lui. En juillet, il écrit au Père Benedetto: “Dieu grandit toujours davantage devant l’œil de mon esprit. Je le vois toujours au ciel de mon âme, il s’entoure d’une nuée épaisse. Je le sens tout proche, et pourtant, je le vois loin, loin. Lorsque grandit ce soupir, Dieu se fait plus intime à moi-même, et je le sens, mais pourtant ces aspirations me le font voir toujours plus lointain. Mon Dieu! Quelle chose étrange!... 

Août 1917. Après plusieurs péripéties  Padre Pio avait été porté déserteur car personne ne le connaissait sous son vrai nom et, à San Giovanni Rotondo, on cherchait en vain un dénommé Francesco Forgione  il fut déclaré apte au service militaire! En octobre, il fut atteint d’une de ses fièvres épouvantables: le 4 novembre suivant, on lui donna 4 mois de permission. Retour à San Giovanni Rotondo. Il ne sera réformé qu’en mars 1918, pour tuberculose pulmonaire. 

1-5-1918 Année terrible, année de la crucifixion du Padre 

Padre Pio doit faire face au manque de personnel: soin des collégiens, confessions qui commencent à se multiplier, lettres de direction... Mais il ne cherche que l’Amour du Seigneur. Il renouvelle son offrande de victime pour le salut de toutes les âmes dont il a la charge, car il sait que ces grâces ne s’achètent qu’avec du sang. Les souffrances physiques et les ténèbres spirituelles s’accroissent. Et Satan multiplie les tentations contre la foi: “Où est-il ton Dieu?” ne cesse de crier une voix intérieure à laquelle il ne peut pas répondre. Et, quelques mois plus tard, il écrira: ”Mon Dieu, où es-Tu?... Mon Dieu, mon Dieu... Je ne sais plus rien Te dire d’autre: pourquoi m’as-Tu abandonné?” 

Le 19 juin, Padre Pio écrit au Père Benedetto: “Je n’ai presque plus de foi. Je suis incapable de m’élever sur les ailes fortunées de l’espérance qui est cette vertu si nécessaire pour l’abandon en Dieu quand la tempête est déchaînée au plus haut point, et quand la mesure débordante de ma misère m’écrase. Je n’ai pas la charité! Ah! Aimer mon Dieu, c’est la conséquence de ce qui est pleine connaissance dans la foi laborieuse et dans les promesses où l’âme se plonge, se recrée, s’abandonne, et se repose encore dans la douce espérance. Je n’ai pas la charité pour le prochain, car celle-ci est la conséquence de celle-là, et si la première fait défaut, celle de laquelle vient tout son suc vital dans les branches, chaque branche périt.”  

En réalité, le cœur de Padre Pio est blessé d’amour, et le 5 août 1918, c’est la transverbération du cœur. Par obéissance Padre Pio  écrit, le 21 août 1918 au Père Benedetto: 

“Je désespère de tout, sauf de celui qui est Vie, Vérité et Voie. C’est à lui que je demande tout, c’est à lui que je m’abandonne, car il a été et il est encore tout pour moi. 

La lumière m’aveugle avant même de dissiper le brouillard autour de moi. Comment cela se fait-il? Je suis fatigué de fatiguer mon guide... Je me résous à vous révéler ce qui m’est advenu le 5 au soir et pendant toute la journée du 6 de ce mois. 

J’ai du mal à vous dire ce qui s’est passé pendant cette période d’intense martyre. Le 5 au soir, j’étais en train de confesser nos garçons quand je fus saisi soudain d’une terreur extrême à la vue d’un personnage céleste qui se présentait à l’œil de mon intelligence. Il tenait à la main une sorte d’objet semblable à une très longue lame de fer dont la pointe était bien effilée; on aurait dit que du feu jaillissait de cette pointe. 

Voir tout ceci et observer ce personnage lancer à toute force cet objet dans mon âme fut une seule et même chose. C’est à peine si j’émis une plainte, je me sentais mourir. Je dis au jeune garçon de se retirer parce que je me sentais mal et que je n’avais pas la force de continuer. Ce martyre dura, sans interruption, jusqu’au 7 au matin. Je ne saurais vous décrire ce que j’ai souffert pendant cette période si douloureuse. Je voyais que même mes viscères étaient arrachés et tiraillés par cet objet et que tout était mis à feu et à sang. À partir de ce jour, j’ai été blessé à mort. Au plus intime de l’âme je sens une blessure toujours ouverte qui me fait souffrir constamment...”  

Enfin, le 20 septembre 1918, c’est la stigmatisation totale et visible, y compris une plaie dont on parle rarement: la plaie sur l’épaule droite causée par le poids de la Croix. Elle durera cinquante ans, jusqu’à sa mort. 

Padre Pio était seul, ce jour-là: le Père Paolino, Père gardien, se trouvait à l’extérieur. Les étapes et le détail de la crucifixion de Padre Pio sont rapportées plus loin, mais, à un ami, Padre Pio donna, verbalement, d’autres précisions [1]: “J’étais au chœur pour faire l’action de grâce de la Messe. Je me sentis tout doucement m’élever vers quelque chose d’immense qui grandissait toujours, et qui me comblait de joie en priant. Plus je priais, plus cette jouissance augmentait. Tout d’un coup une grande lumière frappa mon regard, et au milieu de cette grande lumière m’apparut le Christ avec ses plaies. Il ne me dit rien... Il disparut. 

Lorsque je revins à moi, je me suis retrouvé à terre, blessé. Les mains, les pieds, le cœur saignaient et me faisaient si mal qu’ils m’enlevaient toute force pour me relever. Je me suis traîné à quatre pattes, du chœur jusqu’à la cellule, à travers le long couloir...” 

Désormais, Padre Pio est cloué sur la Croix, avec le Christ; il participe à toutes les souffrances de Jésus, le Rédempteur, -toutes sans exception, flagellation et couronnement d’épines inclus- donc à la Rédemption du monde. Padre Pio est un autre Christ, une humanité de surcroît pour Jésus. Ses blessures ne se sont jamais, ni fermées, ni aggravées, ni cicatrisées, malgré les efforts de certains médecins. Contre ce genre de choses, la science est impuissante! 

La guerre est enfin terminée; les religieux vont revenir dans leurs couvents. Mais, en ce qui concerne Padre Pio, sa vocation de confesseur va rapidement commencer et attirer les foules de ceux qui vont se convertir... 

1-6-De 1919 à 1921 - Les premières persécutions 

Des indiscrétions ont été commises et la grande presse s’est emparée du phénomène Padre Pio. La science s’en mêle également, et les pélerinages affluent à San Giovanni Rotondo. Même de très grands personnages viennent rencontrer Padre Pio. C’est ainsi que le Prince KLUGKIST, orthodoxe et expert en sciences ocultes, vint trouver, Padre Pio, pendant l’été 1919. Il se convertit, se fit religieux dans l’Ordre des Trinitaires, fut ordonné prêtre et mena la vie d’un saint. 

Le Calvaire continue pour le pauvre Padre Pio soumis à de nombreux contrôles médicaux, pas toujours très objectifs. On doit ajouter aussi que Padre Pio devait vivre l’intégralité de la Passion de Jésus. Outre les plaies du corps, il devait subir aussi les douleurs de l’âme et du cœur. Comme Jésus il fut bousculé par les foules qui voulaient le voir, le toucher... Comme Jésus, il fut moqué, combattu, calomnié, persécuté, trahi, condamné, et souvent par certains membres du clergé, trop gênés (ou trop dérangés?) par la sainteté du stigmatisé. 

1-7-De 1922 à 1933 - Les grandes persécutions 

Padre Pio, victime de l’amour de Dieu, vivait toujours ses douloureuses épreuves spirituelles, se croyant même rejeté de Dieu. Ses tempêtes intérieures se déchaînaient. Mais Padre Pio allait connaître d’autres terribles épreuves, infligées, celles-là par les hommes et l’Église elle-même. 

2 juin 1922. Premières notes du Saint offfice préconisant des mesures disciplinaires contre Padre Pio. 

Les critiques et des accusations déplacées pleuvaient sur le couvent de San Giovanni Rotondo, et sur ses religieux. Mais le pape de l’époque, Benoit XV soutenait Padre Pio. Cependant les autorités compétentes, soucieuses de rétablir le calme, décidèrent que Padre Pio célébrerait dorénavant sa Messe à des heures irrégulières, et en privé. Et tous ses contacts avec le Père Benedetto, son Directeur, lui furent interdits. On voulut le transférer dans un autre couvent, mais les réactions du pays furent telles que l’on dut renoncer à cette idée: Padre Pio resta donc à San Giovanni. 

31 mai 1923. Les stigmates ne seraient pas d’origine surnaturelle!!! 

Mais ce n’est pas tout. Le 31 mai 1923, le Saint Office publie une déclaration disant que “la surnaturalité des faits n’est pas constatable, et exhorte les fidèles à se conformer dans leur façon d’agir à cette déclaration.” Réaction de l’intéressé: “Qu’ils fassent de moi ce qu’ils veulent. Il suffit qu’ils ne m’interdisent pas de célébrer la messe et de recevoir Jésus dans mon cœur.” Un transfert à Ancône fut envisagé: nouvelle reculade des autorités face à une menace locale quasi insurrectionnelle: Padre Pio restera à San Giovanni Rotondo! 

Janvier 1925. Inauguration du petit hôpital San Francesco à San Giovanni Rotondo. 

23 mai 1931. Padre Pio est privé de tout exercice de son ministère, sauf de la Messe qu’il doit dire en privé. 

Enfin! 14 juillet 1933. Décret libératoire du Saint Office. 

1934. Padre Pio peut reprendre les confessions, mais les épreuves vont continuer jusqu’à l’accabler. Pourtant Padre Pio continuera à se taire et à obéir à l’Église et à ses supérieurs... 

san-pio-da-pietrelcina-francesco-forgione-at-1.jpg2 - Création de l’hôpital
et des groupes de prière 

2-1-La Fondation de la Casa Sollievo della Sofferenza 

1940 Constitution du Comité en vue de la construction de la Casa Sollievo della sofferanza 

Avant la dernière guerre mondiale, trois fils spirituels de Padre Pio: un pharmacien, un médecin et un ingénieur agronome, s’établissent à San Giovanni Rotondo pour se mettre à son service.

En janvier 1940, une pauvre femme et un aveugle lui remettent quelques lires. L’œuvre est née: elle s’appellera Casa Sollievo della Sofferanza. Le projet est présenté aux fidèles et les dons affluent. Mais la guerre fait rage, et rien ne peut être entrepris. Après la guerre seulement, le projet pourra se concrétiser. 

Le 5 octobre 1946, une société par actions est constituée. Son but: Recevoir, au nom du Christ les personnes qui demandent charité et assistance.” Le 19 mai 1947, le chantier démarre. C’est Giuseppe Orlando qui est chargé de coordonner les travaux, sans plan, sans architecte!!! L’équipe de Padre Pio et le comité sont considérés comme des fous... Mais l’argent afflue, du monde entier. En 1947, l’UNRRA [2] accorde une subvention de 400 millions de lires. Il n’est peut-être pas inutile de noter ici que l’État italien, au passage, préleva 150 millions de lires sur cette subvention internationale! 

Le 8 décembre 1949, le gros œuvre est achevé. Le 5 mai 1956, le complexe hospitalier le plus moderne du monde est inauguré. C’est vraiment l’Œuvre de Dieu: l’argent n’a jamais manqué... Dans l’esprit de Padre Pio, on doit toujours soigner les âmes en même temps que l’on soigne les corps. Écoutons Padre Pio: 

“Ici, les patients, les médecins, les prêtres, seront des réserves d’amour qui, plus il sera abondant en l’un d’eux, plus il se communiquera aux autres. Les prêtres et les médecins, unis dans le devoir d’exercer la charité à l’égard des corps souffrants, doivent en ressentir une stimulation brûlante à rester eux aussi dans l’amour de Dieu, parce que, eux-mêmes et ceux qu’ils assistent ont tous leur unique demeure en Lui, qui est Lumière et amour.” 

Et aussi: 

“Cette œuvre, si elle n’était destinée qu’au seul soulagement des corps, constituerait une clinique modèle, édifiée grâce aux moyens qu’a procuré l’extraordinaire générosité de votre charité...” 

Ou encore: 

“Grâce à cette œuvre, le malade doit pouvoir rencontrer le mystère de l’amour de Dieu par l’apprentissage d’une sagesse qui lui permette d’accepter ses épreuves dans la sereine méditation des souffrances du Christ.” [3]  

Le pape Pie XII insistera plus tard, sur cette particularité de la Casa. Hélas! comme pour toutes les œuvres de Dieu, les critiques vont se multiplier... 

5 mai 1956. Inauguration de la Casa Sollievo della Sofferanza. 

11 mai 1964. Pour protéger la Casa Sollievo della Sofferanza de toutes les convoitises, Padre Pio institue le Saint Siège légataire universel de ses biens. 

2-2-Les groupes de prière 

1948 Les premiers groupes de prières 

Pendant la guerre, Pie XII avait, à plusieurs reprises, insisté sur la nécessité de prier, et de prier en groupes de prière constitués. Soucieux de répondre à cet appel du pape, Padre Pio incite les fidèles qui viennent le voir à se réunir pour prier ensemble. Dès 1947 des groupes se forment spontanément. La formation de ces groupes coïncide avec les débuts des travaux de construction de l”hôpital. L’un ne va pas sans l’autre et Padre Pio, par l’intermédiaire du Bulletin destiné à faire connaître aux donateurs l’usage de leurs dons, reviendra souvent sur le lien étroit existant entre les groupes de prière et la Casa. 

La prière des groupes 

Padre Pio souhaite que la prière des groupes comprennent: la Messe, suivie de la récitation du chapelet aux intentions de l’Église et du Pape. Il exclut les causeries, les débats, les commentaires de l’Écriture, etc. Pour lui les groupes de prière doivent être uniquement centrés  sur l’Eucharistie. 

padre-pio-1.jpg3 - La grande épreuve 

À partir de 1955 

Les pèlerins continuent d’affluer à San Giovanni Rotondo pour se confesser à Padre Pio. Est-ce pour cela, ou en raison de la gêne inévitable qu’une telle affluence provoquait, que des plaintes sont déposées à la Curie, les 11 mars et 8 avril 1955. Par ailleurs Satan s’agite: de prétendues prophéties circulent sous le manteau, et le nom de Padre Pio, qui n’y est pour rien, y est associé. Et des conflits naissent au sein de l’administration de la Casa... Padre Pio adresse une supplique au Pape Pie XII en mars 1957. Des suites favorables lui seront accordées... 

Les épreuves continuent... 24 juin 1958, c’est l’affaire Giuffré: liquidation frauduleuse de la Société des Banquiers, créée par Giuffré, et dans laquelle de nombreux ecclésiastiques et religieux capucins sont impliqués. Padre Pio, qui se méfiait, n’est pas touché, mais... les persécutions vont reprendre. Pour résorber leurs pertes sévères, de nombreux frères en religion du Padre, prétendent avoir des droits sur les sommes considérables qui affluent à l’attention de la Casa. On demande même aux donateurs d’utiliser le compte courant du couvent. Les fidèles sont partagés entre le couvent et La Casa. Padre Pio estime qu’il s’agit d’un vol, mais il  est cependant contraint d’assister, impuissant, à ces détournements de fonds... 

5 novembre 1960. Remise par Mgr Maccari de son rapport au Saint office qui édicte de nouvelles mesures restrictives à l’encontre de Padre Pio. 

Les persécutions continuent; des évêques demandent la suppression des groupes de prière de leurs diocèses. Les calomnies se multiplient. Padre Pio se tait. Mais à Rome, le Cardinal Ottaviani s’inquiète et cherche la vérité. Une enquête est lancée. Mgr Crovini séjourne à San Giovanni Rotondo du 18 au 28 avril 1960, et en arrive aux conclusions suivantes: 

 Padre Pio est un moine d’une obéissance sans faille, et d’une rare humilité.

 L’administration et la gestion de la Casa sont irréprochables.

 Les supérieurs locaux détournent à leur profit une large part des offrandes des fidèles. 

Malheureusement un nouveau rapport d’accusation (en 16 volumes!!!) sur la moralité de Padre Pio est envoyé à Rome. Le Décret de Mgr Ottaviani est annulé! Le Supérieur Général de l’Ordre des Capucins demande une nouvelle enquête. Une incroyable campagne de presse est lancée contre Padre Pio. 

Padre Pio a 73 ans; il aspirait à être un frère comme les autres; il ignorait tout ce qui se tramait. Mais il souffre car la persécution s’accentue encore: dorénavant Padre Pio sera constamment espionné: on ira même jusqu’à placer des micros dans son confessionnal! Mais il y a pire: des femmes sans scrupule ont été payées pour se confesser, auprès de saints prêtres, d’avoir entretenu des relations douteuses avec Padre Pio!!! Cet espionnage a duré quatre mois. 

1962. La situation semble se détendre un peu, mais, les forces du mal tentent de nouveaux assauts, physiques et spirituels. Padre Pio offre toutes ses souffrances et reste fidèle à son confessionnal. 

12 septembre 1968. Padre Pio écrit une lettre d’attachement filial et de fidélité au Saint Père, Paul VI. 

22 septembre. 1968 Dernière messe de Padre Pio, à 5 h du matin. 

23 septembre 1968. Mort de Padre Pio, à 2 h 30.

En faisant la toilette du mort, on constate que tous les stigmates ont disparu. 

2 mai 1999. Béatification de Padre Pio da Pietrelcina, par le pape Jean-Paul II.

16 juin 2002. Canonisation du Bienheureux Pio da Pietrelcina, par le pape Jean-Paul II.


[1] Précisions rapportées par le Père Jean Derobert dans son livre Padre Pio, Transparent de Dieu.

[2] UNRRA United Nations Relief and Réhabilitation Administration. L’INRRA sera plus tard intégré à l’ONU.

[3] Padre Pio La città posta sul monte.

20020616 padre pio 1 2http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20160923&id=13858&fd=0

Saint Pio de Petrelcina
Prêtre o.f.m. cap.
(Mémoire obligatoire)

Pio, au siècle Francesco Forgione, naît le 25 mai 1887 à Pietrelcina, en Italie du Sud, entre Naples et Foggia (Campanie).
Quatrième des sept enfants d’un couple de paysans, il entre à 16 ans chez les capucins et prend le nom de frère Pio.
De santé fragile, il retourne pour de longs séjours dans son village. Ses frères Capucins témoigneront que le démon venait lui rendre visite dans sa chambre.
Fra Pio a alors vécu dans une « nuit obscure » qui rappelle celle des mystiques comme Jean de la Croix ou de sa contemporaine, Thérèse de Lisieux.
Il confie : « Le doute qui m’assaille toujours et me persécute partout est d’ignorer si ce que je fais reçoit ou non l’approbation de Dieu. »

Ordonné Prêtre le 10 Août 1910, il est affecté, six ans après, au Couvent de San Giovanni Rotondo, dans les Pouilles.
Il y demeurera jusqu’à sa mort, le 23 Septembre 1968, à 81 ans. Le rayonnement spirituel du Padre Pio a donné naissance à deux œuvres importantes : l’hôpital Casa Sollievo della Sofferenza (maison pour le soulagement de la souffrance) et les groupes de Prière. Par deux fois, le Padre Pio a dû subir des mesures disciplinaires et des restrictions dans l’exercice de son Ministère.
Le 20 Septembre 1918, Francesco Forgione (qu’on n’appelle pas encore Padre Pio) vient de dire la Messe au Couvent de San Giovanni Rotondo.

Ce jeune Capucin de 31 ans s’agenouille devant un Crucifix. « Une quiétude indescriptible » s’empare de lui, racontera-t-il plus tard.
Apparaît soudain un personnage mystérieux, aux mains, pieds et flanc ruisselant de sang. Puis la vision disparaît.
Au sortir de ce qu’il nomme une extase, le religieux s’aperçoit alors que ses propres mains, ses pieds et son flanc saignent aussi.
À la vue de ces stigmates, le calme se change en un trouble profond : le religieux tente de refermer ses plaies ; rien n’y fait ; elles ne cicatrisent pas.

Jusqu’à sa mort, en 1968 - jamais cicatrisées, ses plaies disparaîtront le 20 Septembre 1968, trois jours avant sa mort - Padre Pio portera ce mystère avec lui.
Il recouvre ses mains de mitaines pour dissimuler ses plaies ; il est soumis à une série d’examens scientifiques, ainsi qu’à un contrôle rigoureux : le Vatican suit l’affaire d’un mauvais œil.
La nouvelle se propage et les médecins font un double constat, sans explication : Padre Pio n’est pas un affabulateur mais rien n’explique ces plaies qui évoquent la Passion du Christ.

Son Évêque, une partie du clergé local, des responsables du Vatican s’irritent de la renommée grandissante de ce Religieux qui, vite, attire des foules.
D’autant que l’on parle de guérisons et de clairvoyance spirituelle. Durant toute sa vie, il est l’objet de calomnies, de mensonges et même de plusieurs condamnations du Saint-Office.
Rome, d’abord, lui interdit toute relation épistolaire puis, pendant deux ans, de confesser. En 1933, le Pape Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) le libère de ces restrictions, mais certains de ses frères Capucins se liguent contre lui…

La dévotion populaire accompagne l’humble Capucin. Il incarnait la simplicité Franciscaine, le courage devant la souffrance, la Charité envers les malades.
On lui attribue, au fil des ans, de nombreuses guérisons. Parmi de multiples prodiges, il avait, dit-on, le don de la bilocation, autrement dit, d’être à la fois ici (recueilli en prière, comme absent) et là (au secours d’une âme en peine ou en danger).
On frôle même l’émeute, en 1923, lorsque Rome veut empêcher le Padre de célébrer la messe.
Et on ira jusqu’à installer des micros dans sa cellule et son confessionnal ! Pressions et inquisitions romaines ne cessent que dans les années soixante, grâce au Vénérable  Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978).
Toute l’Italie vénère alors le Prêtre aux stigmates, qui fit construire, en 1956, à San Giovanni Rotondo, un hôpital grâce aux dons des fidèles.

On lui attribue de nombreux miracles. Dans les années soixante, alors simple Évêque auxiliaire de Cracovie, Karol Wojtyla envoya à Padre Pio une lettre d’intercession pour une amie polonaise gravement atteinte d’un cancer.
Onze jours plus tard, elle était guérie.
Padre Pio est un peu un saint « médiéval », héritier de la tradition Franciscaine, stigmatisé comme saint François, pauvre lui-même et attentif aux souffrances ; et surtout un mystique entouré de prodiges et de miracles.

L’œuvre de Padre Pio : des conversions en grand nombre, des groupes de prière (2.200 dans le monde dont 1.800 en Italie) et, depuis 1956, à San Giovanni Rotondo, une clinique pour les « esprits et les corps épuisés ».
L’intuition de Padre Pio fut de faire de cette maison, la Casa Sollievo della Sofferenza, un centre d’études international et un lieu où devait être privilégié le confort des malades. Une volonté bien paradoxale de la part de celui qui avait supporté tant de souffrances et de pauvreté…

Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) a donné Saint Pio de Pietrelcina comme Saint de la Miséricorde et modèle à imiter par tous les fidèles.
Le Pape a voulu que sa Fête liturgique soit immédiatement inscrite au calendrier romain général - et non local - le 23 Septembre, « jour de sa naissance au Ciel », et en tant que « mémoire obligatoire » - et non facultative - pour l’Église universelle.

Pio9 2Pour un approfondissement biographique :
>>> Pio de Pietrelcina
[Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien]
 

40982469 1http://nominis.cef.fr/contenus/saint/9953/Saint-Pio-de-Pietrelcina.html

Saint Pio de Pietrelcina

Prêtre Capucin (✝ 1968)

Padre Pio de Pietrelcina, comme l'Apôtre Paul, plaça la Croix de son Seigneur au sommet de sa vie et de son apostolat, comme sa force, sa sagesse et sa gloire... les trésors de grâce que Dieu lui avait accordés avec une largesse singulière, il les distribua sans répit par son ministère, servant les hommes et les femmes qui accouraient à lui toujours plus nombreux, et engendrant une multitude de fils et de filles spirituels...
Béatifié le 2 mai 1999 - Canonisé le 16 juin 2002 - Vie de Padre Pio de Pietrelcina (site du Vatican)

Le 21 juin 2009, évoquant Padre Pio, Benoît XVI a dit qu'il "avait prolongé l'œuvre du Christ, celle d'annoncer l'Évangile, de Pardonner les péchés et de soigner les malades dans leur corps et leur esprit...

Les tempêtes les plus fortes qui le menaçaient étaient les assauts du Diable contre lesquels il se défendait avec l'armure de Dieu, avec l'écu de la Foi et l'épée de l'esprit qu'est la Parole de Dieu.

Uni en permanence à Jésus, il tenait toujours compte de la profondeur du drame humain pour lesquels il s'offrait et offrait ses nombreuses souffrances, et sut se dépenser pour soigner et soulager les malades, signe privilégié de la miséricorde de Dieu...

Guider les âmes et soulager les souffrances, voilà comment on peut résumer la mission de saint Pio de Pietralcina".
Ayant ajouté que l'héritage que le saint a laissé à ses fils spirituels est la sainteté, le Saint-Père a souligné que "sa première préoccupation, son inquiétude sacerdotale et paternelle était toujours que les personnes reviennent à Dieu, qu'elles fassent l'expérience de sa miséricorde et, intérieurement renouvelées, qu'elles redécouvrent la joie et la beauté d'être chrétiens, de vivre en communion avec Jésus, d'appartenir à son Église et de pratiquer l'Évangile. Avant tout, la prière...

Ses journées étaient un Rosaire vécu, c'est-à-dire une méditation incessante et une assimilation des mystères du Christ en union spirituelle avec la Vierge Marie ce qui explique ses dons surnaturels et son sens pratique humain.

Et tout cela culminait lors de la Célébration de la Messe... De sa prière, comme d'une source toujours vive, surgissait la charité. L'amour qu'il avait dans son cœur et qu'il transmettait aux autres était plein de tendresse, toujours attentif aux situations réelles des personnes et des familles.

Il privilégiait le Cœur du Christ spécialement envers les malades et les personnes souffrantes et, de là, est né le projet d'une grande œuvre consacrée au soulagement de la souffrance.

On ne peut comprendre ni interpréter correctement cette institution si on la sépare de sa source inspiratrice qu'est la charité évangélique, animée elle-même par la prière".

Benoît XVI a ensuite souligné "les risques de l'activisme et de la sécularisation qui sont toujours présents...

Nombre d'entre vous, religieux, religieuses et laïcs sont tellement submergés par mille demandes au service des pèlerins, ou des malades de l'hôpital, qu'ils courent le risque de passer à côté de l'indispensable: écouter Le Christ pour accomplir la volonté de Dieu. Quand vous vous rendrez compte que vous êtes près de courir ce risque, regardez Padre Pio, son exemple, ses souffrances, et invoquez son intercession pour qu'il vous obtienne du Seigneur la lumière et la force dont vous avez besoin pour poursuivre sa mission imprégnée de l'amour de Dieu et de charité fraternelle". (Source: VIS 090622)
Mémoire de saint Pie de Pietrelcina, Prêtre Capucin, qui exerça très longtemps un ministère pastoral de miséricorde, de Prière et de Pénitence dans le même couvent de Saint Jean le Rond (San Giovanni Rotondo) dans les Pouilles, y fit construire la Maison du soulagement de la souffrance, et y mourut en 1968, vraiment configuré au Christ en Croix.
Martyrologe romain.

«Mais pour moi, que La Croix de Notre Seigneur Jésus-Christ reste mon seul orgueil» (Ga 6, 14).

Témoignage exceptionnel du Père Derobert,
un fils spirituel de Padre Pio

Commentaires (4)

1. Mireille 30/10/2014

je souhaiterais recevoir les images de Padre Pio par email.

2. reflexionchretienne (site web) 31/10/2014

Bonjour, personnellement, les photos dont je dispose sont celles mises sur mon site, qu'il est facile d'enregistrer au même format que moi, en cliquant sur chaque image.

3. RAY 23/09/2015

Aujourd'hui dans le monde entier nous fêtons cette mémoire obligatoire et non facultative de notre cher et bon père Padre qui à donner sa vie à Dieu pour le salut de ses frères. Oui, il fut un homme priant et nous invitait à toujours tourner notre regard vers Jésus. Padre Pio je n'ai rien à te donner en ce jour de ta fête, sinon que te demander de prier pour nous sur terre afin que la parole de Dieu pénètre nos cœurs comme elle à pénétrer le tien. Je prie pour qu'un jour tu me permettes de venir en pèlerinage visiter ta tombe. Merci PP

4. junca (site web) 10/07/2018

saint PADREPIO MERCI DESGRACES RECUES

JE TE DEMANDELEBAPTEMEPOUR MA JULIA

PROTEGE LA TJRS
MERCIPOUR MOI ET ELISABETH
JE TE CONFIE MARIE PAULE MERCI POUR CAROLINESON EPAULE FAITQUE L ON L ONNSE DISPUTEPAS MERCI POUR M AVOIR ENVOYER JOSEPH AMEN

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Date de dernière mise à jour : 07/06/2018