VIVRE EN COUPLES CHRETIENS…5ème Partie.

VIVRE EN COUPLES CHRETIENS.

LA PAIX DU SEIGNEUR SOIT AVEC VOUS, VOTRE FAMILLE ET VOS PROCHES.

Vous ne réfléchissez pas que le plaisir est un poison que l’on absorbe, de quelque bouche contagieuse qu’il vienne. Il brûle d’un feu qui croyant se rassasier sepousse hors du foyer, et dévore, toujours plus insatiable. Il laisse une âcre saveur de cendre sur la langue. Il donne le dégoût, la nausée et le mépris de soi-même et de son compagnon de plaisir, parce que quand la conscience se réveille, et elle se réveille entre deux fièvres, il ne peut naître que le mépris de soi-même qu’on a avili au dessous de la bête.

“Ne commettez pas l’impureté” est-il dit.

La fornication vient en grande partie de l’homme. Et, je ne m’arrête pas non plus à cette inconcevable union qui est un cauchemar et que le Lévitique condamne par ces paroles : “Homme, tu ne t’uniras pas à l’homme comme si c’était une femme”et “Tu ne t’uniras à aucun animal pour te souiller avec lui, et ainsi, aussi pour la femme, car ces unions sont criminelles”.

Mais après avoir marqué le devoir des époux à l’égard du mariage qui cesse d’être saint quand, par malice, il devient infécond, j’en viens à parler de la fornication proprement dite entre homme et femme par malice réciproque et par paiement en argent ou en cadeaux.

Le corps humain est un temple magnifique qui renferme un autel. Sur l’autel, c’est Dieu qui devrait se trouver. Mais Dieu n’est pas où existe la corruption. Le corps de l’impur a donc un autel déconsacré et sans Dieu.

Extrait de ma Réflexion : Fête de La Pentecôte.

2/ Révélation de Jésus à Maria Valtorta…extraits de ma Réflexion n°45 : Carême…et Conversion.

La Foi est une force qui entraîne et la Pureté, un chant qui séduit. Vous en avez vu le prodige.

Le mariage doit être une école d’élévation, et non de corruption. Ne soyez pas inférieurs aux animaux, qui ne corrompent pas l’action d’engendrer par d’inutiles luxures.

Le mariage est un sacrement. En tant que tel, il est et doit rester saint pour ne pas devenir sacrilège.

Mais même si ce n’était pas un sacrement, c’est toujours l’acte le plus solennel de la vie humaine, et ses fruits vous rendent presque semblables au Créateur de toutes vies.

Comme tel, il doit au moins s’inscrire dans une morale humaine saine. S’il n’en n’est pas ainsi, cela devient un délit et de la luxure.

Deux personnes qui s’aiment saintement dès le début, cela est bien rare, car la société est trop corrompue.

Mais le mariage est une élévation réciproque. C’est du moins ce qu’il doit être.

L’époux le meilleur se doit d’être source d’élévation et ne pas se borner à être bon, mais tout faire pour que son conjoint parvienne lui aussi à la bonté.

Il est une phrase du Cantique des cantiques qui explique le pouvoir de la vertu : « Entraîne-moi sur tes pas, courons ! Nous courrons derrière toi à l’odeur de tes parfums ».

 

Autre extrait dans la même Réflexion :

C’est pourquoi Je dis : « Il n’est pas permis à l’homme, pour aucune raison, il n’est pas permis au Chrétien de séparer ce qu’un Sacrement a uni au nom du Christ ».

Quand l’épouse quitte donc la maison paternelle pour devenir la femme de celui qui l’aime, elle atteint un degré d’amour plus élevé.

Ce ne sont plus deux personnes qui s’aiment, ils sont un qui s’aime dans son double. Chacun s’aime lui-même reflété en l’autre, car l’amour les enlace en un nœud si serré que la joie efface la personnalité, si bien que les deux individus jouissent d’une unique joie.

Une fois passée la période enthousiasmante de l’amour, celui-ci mûrit pour prendre une digne virilité. Il fait alors de l’homme comme de la femme (qui n’étaient auparavant rien de plus que deux habitants de la terre, puis sont devenus une seule chair), un père et une mère qui s’aiment (en se penchant) sur un berceau et se regardant en redisant ce que le Dieu Créateur avait dit en observant l’homme : « Nous avons fait un être éternel, qui appartient aux Cieux, à Dieu ».

Voyez, vous les parents, quelle est votre puissance !!! Tel est le destin de l’homme et telle est sa destinée glorieuse, à moins que sa malveillance ne le pervertisse.

Mais quand ils en arrivent à une union si parfaite, l’épouse ne devient-elle pas aussi mère, sœur et amie de l’époux ???

Oh ! Quel doux réconfort pour un homme qu’une femme qui sait l’aimer si parfaitement qu’il pourra lui partager toutes ses préoccupations en étant sûr qu’elles seront comprises et qu’il y trouvera consolation !

Comme elle est bénie, cette maison où la sainteté du Sacrement vit au vrai sens du terme et produit une inépuisable floraison d’actes d’amour !

Cet amour n’est plus charnel seulement, mais plutôt spirituel. Cet amour dure, et même grandit au fur et à mesure que les années passent et que les soucis augmentent. C’est un amour vrai.

En effet, il ne se borne pas à aimer pour jouir, mais embrasse les peines de conjoint et les prend sur lui pour en alléger le poids.

Deux personnes qui pleurent ensemble s’aiment-ils donc moins que deux autres qui s’embrassent et sourient ??? Non, Maria. Ils s’aiment davantage.

L’homme montre qu’il a une grande estime de sa femme s’il se confie tout entier à elle pour en obtenir conseils et réconfort. La femme montre qu’elle aime profondément son mari si elle sait comprendre ses soucis et l’aide bien volontiers à supporter ses tracas.

Ils n’en seront plus aux baisers enflammés et aux mots poétiques. Mais il s’agira de caresses d’âme à âme et de ces mots secrets que les esprits se murmurent, en se donnant l’un à l’autre la paix de l’amour véritable, du mariage vrai.

Le mariage doit être une école d’élévation vers Dieu et non une chute dans la boue du péché et de la corruption.

Ainsi vous devez vous élever vers Dieu et aider, soutenir, affermir votre conjoint pour qu’ensemble vous preniez le seul Chemin qui conduit vers Le Royaume de Dieu…celui de L’Amour, de La Pureté, de La Vérité, de L’Obéissance, du Don de Soi et de L’Humilité.

Que vous soyez tous les deux Chrétiens Catholique ou que votre conjoint soit athée ou d’une autre religion…voir même Catholique…mais de registre seulement, et donc athée…vous devez vivre votre Foi qui est Amour de Dieu, en Dieu qui est L’Unique, en Dieu qui vit dans votre Prochain (même s’il ne le sait pas) en suivant Ses Commandements tout en respectant, par Amour et en toute Humilité, ce que vit et pense votre conjoint.

L’Esprit-Saint est comme une brise légère qui agit en douceur sans forcer les volontés…alors faites de même.

L’Esprit-Saint vous rappelle, à l’intérieur de votre âme, La Loi de Dieu (Sa Loi qui est Amour et faites pour nous conduire au Salut Eternel)…non pour condamner…mais pour faire chanter L’Espérance…pour vous éclairer et vous donner la force de persévérer si vous la suivez déjà ou pour vous faire prendre conscience de vous convertir si vous ne la suivez pas. 

Soyez des témoins de L’Amour de Dieu par votre comportement, votre vie, vos engagements, votre attitudes, vos actes de Charité, votre Humilité et dans votre prière.

Vous devez être et vivre comme si vous étiez Le Christ…vous devez Aimer comme si votre conjoint était Le Christ…et non pas être esclave de votre chair corrompue par le péché dont les fruits mauvais sont orgueil, égoïsme, luxure, dureté de cœur, haine, violence, etc…

Extrait de ma Réflexion n°45 : Carême…et Conversion.

Vivre en Couples :

1/ Révélation de Jésus du 22/03/1944…et lire (et méditer) dans la bible « Le livre de Tobie » :

Oh ! En vérité, il y a des époux qui sont sous le pouvoir du démon dès la première heure de leur mariage ! Certains le sont avant même d’être mariés. D’autres le sont à partir du moment où ils décident de prendre un compagnon ou une compagne. Leur but n’est pas droit, ils font des calculs sournois sur lesquels l’égoïsme et la sensualité règnent en maître.

Rien de plus sain, rien de plus saint aussi que deux personnes qui s’aiment honnêtement et s’unissent pour perpétuer la race humaine et fournir des âmes au ciel.

La dignité de l’homme et de la femme devenus parents suit immédiatement celle de Dieu.

La dignité royale elle-même ne lui est pas semblable. En effet, le plus sage des rois ne fait qu’administrer des sujets.

Au contraire, ces parents attirent sur eux le regard de Dieu et prélèvent à ce regard une nouvelle âme qu’ils enferment dans l’enveloppe de chair qui naît d’eux.

Je pourrais presque dire que, à ce moment précis, ils ont Dieu pour sujet car Dieu, devant leur amour droit qui s’unit pour donner à la terre et au ciel un nouveau citoyen, crée immédiatement une nouvelle âme.

S’ils pensaient à ce pouvoir qui est le leur et auquel Dieu consent aussitôt !

Les anges n’ont pas la même possibilité.

Mieux, les anges, comme Dieu, sont aussitôt prêts à adhérer à l’acte des époux féconds et à devenir les gardiens de la nouvelle créature.

Mais nombreux sont ceux qui, comme le dit Raphaël, embrassent l’état conjugal de manière à chasser Dieu d’eux-mêmes et de leur esprit, et à s’abandonner à la luxure.

Le démon a tout pouvoir sur eux.

Lorsqu’une réflexion honnête vous conseille de ne pas augmenter le nombre de vos enfants, sachez vivre en époux chastes et non en singes luxurieux.

Comment voulez-vous que L’Ange de Dieu veille sur votre maison quand vous en faites un nid de péché ? Comment voulez-vous que Dieu vous protège quand vous l’obligez à détourner Son Regard avec dégoût de votre nid souillé ?

Bien des époux n’ont plus la moindre pensée pour Dieu une fois passée la coutume inévitable de la cérémonie religieuse (Je parle bien de coutume, et Je le répète, car pour la majorité ce n’est rien d’autre, et en tout cas pas une aspiration de l’âme à avoir Dieu à ses côtés en un tel moment).

Ils font de ce Sacrement un festin, et du festin un exutoire pour leur bestialité, alors que dans Ma Pensée Le Sacrement, loin de se terminer avec la cérémonie religieuse, commence à cet instant et dure aussi longtemps que la vie des époux.

On peut le comparer aux vœux monastiques qui, loin de se limiter à la cérémonie religieuse, durent aussi longtemps que la vie du religieux ou de la religieuse.

L’Ange apprend à Tobie que, si la prière précède l’acte, celui-ci devient Saint, Béni et Fécond en joies véritables et en descendance.

Voilà ce qu’il conviendrait de faire : aller se marier d’une part en étant poussé par le désir d’avoir des enfants, puisque c’est là le but de l’union humaine (tout autre but est un péché qui déshonore l’homme comme être raisonnable et blesse l’esprit, Temple de Dieu, qui s’enfuit avec indignation), d’autre part en gardant Dieu à l’esprit à tout moment.

J’aimerais terminer cette Réflexion avec un petit mot pour les couples qui vivent ensembles, mais soit ne se supportent plus, soit subissent la dureté de cœur de l’un (pour ne pas dire plus), soit ne vivent pas la même Foi.

Je rappellerais d’abord ce que Jésus dit à Maria Valtorta que l’on retrouve dans une de mes réflexions (qui est l’application de ce que je viens d’écrire tout au long de cette Réflexion).

Extrait de ma Réflexion n°16 : Les Béatitudes.

Commet l'adultère celui qui répudie sa femme, et celui qui l'épouse après la répudiation. Seule la mort rompt le mariage. Souvenez-vous-en.

Et si vous avez fait un choix malheureux, portez-en les conséquences comme une croix. Vous serez deux malheureux mais saints, vous ne ferez pas de vos enfants des êtres plus malheureux, ces innocents qui ont davantage à souffrir de ces situations difficiles.

L'amour de vos enfants devrait vous faire réfléchir cent et cent fois, même dans le cas de la mort du conjoint.

Oh ! si vous savez vous contenter de ce que vous avez eu et auquel Dieu a dit: "Cela suffit" ! Si vous saviez, vous veufs et vous veuves, voir dans la mort non pas un amoindrissement mais une élévation à une perfection de procréateurs ! Être mère, même pour la mère défunte. Être père, même pour le père disparu.

Avoir deux âmes en une, recueillir l'amour des enfants sur les lèvres refroidies de la personne qui meurt et dire : "Pars en paix, sans crainte pour ceux qui sont venus de toi. Je continuerai à les aimer, pour toi et pour moi, de les aimer deux fois, je serai père et mère, et l'infortune de l'orphelin ne pèsera pas sur eux.

Ils ne connaîtront pas la jalousie naturelle de l'enfant du conjoint remarié pour celui ou celle qui prend la place sacrée d'une mère, d'un père appelés par Dieu à une autre demeure".

J’aimerais rappeler aux couples dont l’un des deux conjoints a peut-être eu l’occasion de vivre une expérience très profonde de L’Amour de Dieu…et veut aller encore plus loin en répondant totalement à cet Amour…et en quittant son conjoint…qui ne suit pas !!! (C’est aussi valable pour ceux qui vivent de multiples activités en paroisse, en communauté, en église…qui laissent leur conjoint…se débrouiller seul à la maison et avec les enfants).

Vous ne pouvez répondre à L’Amour de Dieu en vous éloignant de votre premier devoir qui est d’Aimer votre Prochain.

Extrait de ma Réflexion : Samedi 25 Avril 2009.

N’oublions jamais que nous ne pouvons pas prétendre Aimer Dieu si nous n’Aimons pas notre prochain (quel qu’il soit…sans exceptions aucune…sachons voir au profond de notre cœur…si nous n’avons aucun ressentiment pour personne en nous)…Celui qui prétend qu’il Aime Dieu qu’il ne voit pas  alors qu’il n’Aime pas son prochain qu’il voit…est un menteur !!! (1 Jean 4 20-21)

D’ailleurs Dieu a tellement d’Amour pour chacun de nous (sans aucune exception) que si nous l’Aimons, nous allons essayer de toujours plus Le découvrir et nous allons toujours plus nous tourner vers Lui…pour L’Aimer de plus en plus…et plus que tout.

Mais Dieu, lorsque l’on se tourne avec Amour vers Lui…nous envoie automatiquement vers notre Prochain…ou envoie directement notre Prochain vers nous…pour que nous lui apportions tout L’Amour de Dieu…que nous venons de puiser à La Source…en ayant tourné notre cœur, notre âme, notre esprit et notre corps vers Lui.

Comprenez-moi. Supposez qu'un jour à votre porte, viennent frapper deux époux très riches pour demander l'hospitalité pour toute leur vie. Pourriez-vous dire : "Nous acceptons l'époux, mais nous ne voulons pas de l'épouse" sans vous entendre répondre par l'époux : "Cela ne peut être, car je ne puis me séparer de la chair de ma chair. Si vous ne voulez pas l'accueillir, moi non plus, je ne puis m'arrêter chez vous, et je m'en vais avec tous les trésors auxquels je vous aurais fait participer" ?

Dieu vous a confié une âme, un Prochain dont l’âme ne fait qu’une avec la votre…et vous voudriez le laisser pour suivre Dieu…mais ce n’est pas Dieu que vous suivrez…même en allant dans des monastères, en suivant des moines ou des moniales…en vivant, voir organisant de superbes retraites…car Dieu vous attend auprès de votre conjoint et de vos enfants pour que vous les Aimiez et soyez un témoin de L’Amour de Dieu auprès d’eux !!! ...et cela passe par l’entretien de la maison, le ménage, la cuisine, l’écoute du conjoint, des enfants, leur éducation, etc…tout ce dont j’ai parlé plus haut !!!

Maintenant pour ceux dont un des conjoints ne croit pas en Dieu et en L’Eglise Catholique, Jésus nous montre au travers des Révélations à Maria Valtorta, l’exemple de Jeanne qui est une des femmes qui suivait Jésus et de son mari Chouza qui, suite à l’horreur de La Passion de Jésus, exige de sa femme de renier Dieu…alors qu’auparavant, il était un fervent disciple (sa femme ayant été sauvé par Jésus).

Jésus apparaît à Jeanne alors qu’Il est Ressuscité.

Sans déplacer le rideau ni entrouvrir la porte, Jésus entre et sans bruit va près d’elle. Il lui effleure les cheveux de sa main et demande dans un murmure : 

" Pourquoi pleures-tu, Jeanne ? "

Jeanne doit croire que c’est son ange qui l’interroge et elle ne voit rien car elle ne lève pas la tête du bord du lit. Dans un sanglot encore plus désolé elle dit son tourment : " Parce que je n’ai même plus le Tombeau du Seigneur pour aller verser mes larmes et n’être pas seule... "

" Mais il est ressuscité. N’en es-tu pas heureuse ? "

" Oh ! si ! Mais toutes l’ont vu, excepté Marthe et moi. Et Marthe certainement le verra à Béthanie... car là, c’est une maison amie.

La mienne.., la mienne n’est plus une maison amie... J’ai tout perdu avec sa Passion... Et mon Maître, et l’amour de mon époux... et son âme... car il ne croit pas... il ne croit pas... et se moque de moi... et il m’impose de ne plus même vénérer la mémoire de mon Sauveur.., pour ne pas le ruiner, lui...

Pour lui, l’intérêt humain est plus important... Moi... moi.., moi je ne sais pas si je continue à l’aimer ou éprouver pour lui du dégoût.

Je ne sais si je lui obéis comme épouse ou si je lui désobéis, comme mon âme le voudrait, à cause du lien conjugal de mon esprit avec le Christ à qui je reste fidèle... Moi.., moi, je voudrais savoir...

Et qui me conseille si la pauvre Jeanne ne peut plus le rejoindre ? Oh !... pour mon Seigneur la Passion est finie !...

Mais pour moi elle a commencé le Vendredi, et elle continue... Oh ! moi je suis si faible et je n’ai pas la force de porter cette croix !... "

" Mais si Lui t’aidait voudrais-tu la porter pour Lui ? "

" Oh ! oui ! Pourvu qu’il m’aide.., Lui sait ce que c’est que de porter seul la croix... Oh ! pitié de mon malheur !... "

" Oui. .Je sais ce que c’est que de porter seul la croix. C’est pour cela que je suis venu et que je suis à tes côtés. Jeanne, comprends-tu qui est celui qui te parle ?

Ta maison n’est plus amie du Christ ? Pourquoi ?

Si lui, ton époux terrestre, est comme un astre couvert de miasmes humains, tu es toujours Jeanne de Jésus. Le Maître ne t’a pas quittée. Jésus ne quitte jamais les âmes devenues ses épouses. Il est toujours le Maître, l’Ami, L’Époux, même maintenant qu’il est le Ressuscité. Lève ta tête, Jeanne. Regarde-moi.

A cette heure d’instruction secrète, et plus douce que si je t’étais apparu comme aux autres, je te dis ce que devra être ta conduite future, ce que devra être celle de tant de tes sœurs.

Aime avec patience et soumission ton époux troublé. Augmente ta douceur d’autant plus que fermente en lui l’amertume des peurs humaines.

Augmente ta clarté spirituelle d’autant plus qu’il engendre de lui-même des ombres d’intérêts terrestres.

Sois fidèle pour deux. Et sois courageuse dans ton mariage spirituel.

Combien, dans l’avenir, devront choisir entre la volonté de Dieu et celle de leur conjoint ! Mais elles seront grandes quand, par dessus l’amour et la maternité, elles sui­vront Dieu.

Ta passion commence. Oui. Mais tu vois que toute passion se termine par une résurrection... "

Jeanne tout doucement a levé la tête. Ses sanglots se sont dissipés. Maintenant elle regarde et voit et elle glisse à genoux, en adorant et en murmurant : " Le Seigneur ! "

" Oui. Le Seigneur. Tu vois que j’ai été avec toi comme avec aucune autre. Mais je vois les nécessités particulières et je dose le secours à donner aux âmes qui attendent une aide de Moi. Monte ton calvaire d’épouse avec l’aide de ma caresse et celle de ton innocent. Il est entré avec Moi au Ciel et m’a donné sa caresse pour toi.

Je te bénis, Jeanne. Aie foi. Je t’ai sauvée. Tu sauveras si tu auras foi."

Maintenant Jeanne sourit et elle ose demander : "Tu ne vas pas trouver les enfants  ? "

" Je les baisés à l’aurore pendant qu’ils dormaient encore dans leur petit lit. Mais ils m’ont pris pour un ange de Seigneur. Les innocents, je puis les baiser quand je veux. Mais je ne les ai pas réveillés pour ne pas trop les troubler. Leur âme conserve le souvenir de mon baiser... et le transmettra, au moment voulu, à leur esprit. Rien ne se perd de ce qui est mien.

Sois toujours une mère pour eux, et sois toujours fille de ma Mère (La Très Sainte Vierge Marie). Ne te sépare jamais totalement d’Elle.

Elle perpétuera pour toi, avec une suavité maternelle, ce qu’a été notre amitié. Et amène-lui les enfants. Elle a besoin d’enfants pour se sentir moins isolée de son Enfant..."

" Chouza ne voudra pas..."

" Chouza te laissera faire."

" Il me répudiera, Seigneur ? " C’est un cri d’un nouveau déchirement.

"C’est un astre assombri. Ramène-le à la lumière par ton héroïsme d’épouse et de chrétienne.

Jésus lui sourit en resplendissant, et dans cet éclat il disparaît.

Jeanne embrasse ses enfants de nouveau et puis les laisse à leurs jeux tranquilles et elle va à la maison du Cénacle.

Elle demande Marie. Entre chez elle. Elle ferme la porte et dit sa grande parole : " Je l’ai vu. Je le dis à toi. Je suis réconfortée et heureuse. Aime-moi, car il a dit que je dois te rester unie. "

La Mère répond : " Je t’ai déjà dit que je t’aime, dans la journée du sabbat. Hier. Car c’est hier... Et elle paraît si loin cette journée de pleurs et de ténèbres de cette journée de lumière et de sourire ! "

" Oui... Tu as déjà dit, maintenant je m’en souviens, ce que Lui maintenant m’a répété.

Tu as dit : “Nous, les femmes, devrons agir car nous sommes restées et les hommes se sont enfuis... C’est toujours la femme qui donne la vie...”

Oh ! Mère, aide-moi à donner la vie a Chouza ! Lui a laissé la Foi !... " Jeanne recommence à pleurer.

Marie la prend dans ses bras :

" Plus fort que la Foi est l’amour. C’est la vertu la plus active. C’est par elle que tu créeras l’âme nouvelle de Chouza. Ne crains pas. Mais moi, je t’aiderai. "

Jésus nous donne La Très Sainte Vierge Marie et elle, nous éclairera au fur et à mesure. Ayons confiance, Dieu ne nous abandonne jamais…alors n’abandonnons jamais notre conjoint, mais essayons de lui témoigner toujours plus d’Amour…de L’Amour de Dieu.

Et si votre conjoint détruit son âme dans les plaisirs du monde…alors soyez des héros et offrez votre très grande souffrance à Dieu, demandez à La Très Sainte Vierge Marie de vous soutenir et vivez vous-même tel que Dieu vous le demande, sans abandonner votre conjoint, mais en L’Aimant d’un Amour douloureux pour le mal qu’il se fait, vous fait et fait à vos enfants.

Jésus recevra cette Offrande…et celle-ci contribuera non seulement à votre Salut, mais aussi au Salut de votre conjoint et à celui de vos enfants.

Combien, dans l’avenir, devront choisir entre la volonté de Dieu et celle de leur conjoint ! Mais elles seront grandes quand, par dessus l’amour et la maternité, elles sui­vront Dieu.

Et suivre Dieu ne veut pas dire quitter son conjoint…mais L’Aimer de L’Amour de Dieu et porter la maladie de son âme vers Dieu (même si cette âme est agonisante, mourante, voir morte)…pour son Salut et le votre.

Cela est beaucoup plus dur, cela entraîne beaucoup plus de souffrances…mais c’est Le Chemin qu’a pris en premier Jésus…celui de La Rédemption…celui du Golgotha…celui de La Victime qui s’immole pour notre Salut à tous…pour le Salut de son Prochain…qui est en premier…votre conjoint.

EN UNION DE CŒUR, D’AMOUR FRATERNEL ET DE PRIERES.

                            PIERRE

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Date de dernière mise à jour : 23/06/2014