Eucharistie du Dimanche 03 Juin 2018 : L’Église Célèbre la Solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ.

Eucharistie du Dimanche 03 Juin 2018 : L’Église Célèbre la Solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ (Fête-Dieu) (Année B).

L’Église fait mémoire (obligatoire et Solennité au Rwanda avec lectures propres) de la Fête de Saint Charles Lwanga et ses 21 compagnons, Saints Martyrs de l'Ouganda (✝ 1886).

(Mais la Célébration de la Solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ a la préséance sur la mémoire de Saint Charles Lwanga et ses 21 compagnons). 

Fête de Saint Jean XXIII, Pape (261e) de 1958 à 1963.
Fête de Saint Kevin, Abbé de Glendalough (✝ 622).
Fête du Vénérable Vital Grandin, Évêque du Grand Nord du Canada (✝ 1902).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, 2ème lecture, Lauda Sion, Évangile) :
Livre de l'Exode 24,3-8… Psaume 116(115),12-13.15-16ac.17-18… Lettre aux Hébreux 9,11-15… LAUDA SION (Saint Thomas d’Aquin)… Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 14,12-16.22-26.
Commentaire de Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), Prêtre, Curé d'Ars.
Autre commentaire de Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), Carmélite, martyre, Co-Patronne de l'Europe.
Autre commentaire de Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), Prêtre à Antioche puis Évêque de Constantinople,
LECTURE DE SAINT THOMAS D'AQUIN POUR L'OFFICE DU CORPS DU CHRIST : Le mystère de l'Eucharistie.
Autre commentaire de Frère Antoine-Marie Leduc, o.c.d. (Carmel).
Autre commentaire de Mgr. Josep Àngel SAIZ i Meneses Évêque de Terrassa (Barcelona, Espagne).
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

Saint sacrement du corps et du sang du christ 11

Dimanche 03 Juin 2018 : Fête de la Solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ (Fête-Dieu).
Pour en découvrir davantage sur cette Fête, aller dans le menu déroulant à « Les Fêtes Catholiques en Juin » ou sur le lien suivant :
Fête de la Solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ (Fête-Dieu).

Lanciano1

Dimanche 03 Juin 2018 : Fête de la Solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ (Fête-Dieu) : Miracles Eucharistiques de Lanciano et de Ludbreg…
Pour en découvrir davantage sur les Miracles Eucharistiques, aller dans le menu déroulant à « Les Fêtes Catholiques en Juin » ou sur le lien suivant :
Miracles Eucharistiques de Lanciano et de Ludbreg…

853611b6 2

Dimanche 03 Juin 2018 : Fête de la Solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ (Fête-Dieu).
Pour en découvrir davantage sur cette Fête, aller dans le menu déroulant à « Réflexion personnelle n°40 » ou sur le lien suivant :
Christ (Fête-Dieu).
Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ.

246635 227499743929818 100000093831978 962689 5424549 n 2

Dimanche 03 Juin 2018 : Fête de la Solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ (Fête-Dieu).
En complément, pour voir mon commentaire personnel sur cette grande Fête, aller dans le menu déroulant à « Articles divers, Commentaires Textes Bibliques » ou sur le lien suivant ::
Celui qui mange ma Chair et boit mon Sang a la Vie éternelle.

Charles lwanga et ses 21 compagnons

Dimanche 03 Juin 2018 : Fête de Saint Charles Lwanga et ses 21 compagnons, Saints Martyrs de l'Ouganda (✝ 1886).
Pour voir leur vie et en découvrir davantage sur eux, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Saint Charles Lwanga et ses 21 compagnons.

Johnxxiii

Dimanche 03 Juin 2018 : Fête de Saint Jean XXIII, Pape (261e) de 1958 à 1963.
À Rome, près de Saint Pierre, en 1963, la naissance au Ciel de Saint Jean XXIII, Pape dont la mémoire est célébrée le 11 Octobre, date de l’ouverture du Concile Vatican II.

Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » en date du 11 Octobre, ou sur le lien suivant :
Saint Jean XXIII, Pape.

Kevin

Dimanche 03 Juin 2018 : Fête de Saint Kevin, Abbé de Glendalough (✝ 622).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Saint Kevin, Abbé de Glendalough.

Pic 21 2 2006 9 49 27

Dimanche 03 Juin 2018 : Fête du Vénérable Vital Grandin, Évêque du Grand Nord du Canada (✝ 1902).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Vénérable Vital Grandin, Évêque du Grand Nord du Canada.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre de l'Exode 24,3-8.
En ces jours-là, Moïse vint rapporter au peuple toutes les paroles du Seigneur et toutes ses ordonnances. Tout le peuple répondit d’une seule voix : « Toutes ces paroles que le Seigneur a dites, nous les mettrons en pratique. »
Moïse écrivit toutes les paroles du Seigneur. Il se leva de bon matin et il bâtit un autel au pied de la montagne, et il dressa douze pierres pour les douze tribus d’Israël. 
Puis il chargea quelques jeunes garçons parmi les fils d’Israël d’offrir des holocaustes, et d’immoler au Seigneur des taureaux en sacrifice de paix. 
Moïse prit la moitié du sang et le mit dans des coupes ; puis il aspergea l’autel avec le reste du sang. 
Il prit le livre de l’Alliance et en fit la lecture au peuple. Celui-ci répondit : « Tout ce que le Seigneur a dit, nous le mettrons en pratique, nous y obéirons. » 
Moïse prit le sang, en aspergea le peuple, et dit : « Voici le sang de l’Alliance que, sur la base de toutes ces paroles, le Seigneur a conclue avec vous. »

 

Psaume 116(115),12-13.15-16ac.17-18.
Comment rendrai-je au Seigneur 
tout le bien qu'il m'a fait ? 
J'élèverai la coupe du salut, 
j'invoquerai le nom du Seigneur. 

Il en coûte au Seigneur 
de voir mourir les siens ! 
Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur, 
moi, dont tu brisas les chaînes ? 

Je t'offrirai le sacrifice d'action de grâce, 
j'invoquerai le nom du Seigneur. 
Je tiendrai mes promesses au Seigneur, 
oui, devant tout son peuple.

 

Lettre aux Hébreux 9,11-15.
Frères, le Christ est venu, grand prêtre des biens à venir. Par la tente plus grande et plus parfaite, celle qui n’est pas œuvre de mains humaines et n’appartient pas à cette création, 
il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, en répandant, non pas le sang de boucs et de jeunes taureaux, mais son propre sang. De cette manière, il a obtenu une libération définitive. 
S’il est vrai qu’une simple aspersion avec le sang de boucs et de taureaux, et de la cendre de génisse, sanctifie ceux qui sont souillés, leur rendant la pureté de la chair, 
le sang du Christ fait bien davantage, car le Christ, poussé par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu comme une victime sans défaut ; son sang purifiera donc notre conscience des actes qui mènent à la mort, pour que nous puissions rendre un culte au Dieu vivant. 
Voilà pourquoi il est le médiateur d’une alliance nouvelle, d’un testament nouveau : puisque sa mort a permis le rachat des transgressions commises sous le premier Testament, ceux qui sont appelés peuvent recevoir l’héritage éternel jadis promis.

 

SÉQUENCE

LAUDA SION (Saint Thomas d’Aquin).

« Lauda Sion » (ad libitum) )
Sion, célèbre ton Sauveur,
chante ton chef et ton pasteur
     par des hymnes et des chants.

Tant que tu peux, tu dois oser,
car il dépasse tes louanges,
     tu ne peux trop le louer.

Le Pain vivant, le Pain de vie,
il est aujourd’hui proposé
     comme objet de tes louanges.

Au repas sacré de la Cène,
il est bien vrai qu’il fut donné
     au groupe des douze frères.

Louons-le
à voix pleine et forte,
que soit joyeuse et rayonnante
     l’allégresse de nos cœurs !

C’est en effet la journée solennelle
où nous fêtons de ce banquet divin
     la première institution.

À ce banquet du nouveau Roi,
la Pâque de la Loi nouvelle
     met fin à la Pâque ancienne.

L’ordre ancien le cède au nouveau,
la réalité chasse l’ombre,
     et la lumière, la nuit.

Ce que fit le Christ à la Cène,
il ordonna qu’en sa mémoire
     nous le fassions après lui.

Instruits par son précepte saint,
nous consacrons le pain, le vin,
     en victime de salut.

C’est un dogme pour les chrétiens
que le pain se change en son corps,
     que le vin devient son sang.

Ce qu’on ne peut comprendre et voir,
notre foi ose l’affirmer,
     hors des lois de la nature.

L’une et l’autre de ces espèces,
qui ne sont que de purs signes,
     voilent un réel divin.

Sa chair nourrit, son sang abreuve,
mais le Christ tout entier demeure
     sous chacune des espèces.

On le reçoit sans le briser,
le rompre ni le diviser ;
     il est reçu tout entier.

Qu’un seul ou mille communient,
il se donne à l’un comme aux autres,
     il nourrit sans disparaître.

Bons et mauvais le consomment,
mais pour un sort bien différent,
     pour la vie ou pour la mort.

Mort des pécheurs, vie pour les justes ;
vois : ils prennent pareillement ;
     quel résultat différent !

Si l’on divise les espèces,
n’hésite pas, mais souviens-toi
qu’il est présent dans un fragment
     aussi bien que dans le tout.

Le signe seul est partagé,
le Christ n’est en rien divisé,
ni sa taille ni son état
     n’ont en rien diminué.

* Le voici, le pain des anges,
il est le pain de l’homme en route,
le vrai pain des enfants de Dieu,
     qu’on ne peut jeter aux chiens.

D’avance il fut annoncé
par Isaac en sacrifice,
par l’agneau pascal immolé,
     par la manne de nos pères.

Ô bon Pasteur, notre vrai pain,
ô Jésus, aie pitié de nous,
nourris-nous et protège-nous,
fais-nous voir les biens éternels
     dans la terre des vivants.

Toi qui sais tout et qui peux tout,
toi qui sur terre nous nourris,
conduis-nous au banquet du ciel
et donne-nous ton héritage,
     en compagnie de tes saints.

Amen.

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 14,12-16.22-26.
Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? » 
Il envoie deux de ses disciples en leur disant : « Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le, 
et là où il entrera, dites au propriétaire : “Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?” 
Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » 
Les disciples partirent, allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque. 
Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. » 
Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. 
Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. 
Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. » 
Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.

 

Commentaire du jour.
Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), Prêtre, Curé d'Ars.
Esprit du Curé d'Ars dans ses Catéchismes, ses Sermons, ses Conversations (Abbé Monnin, Éds Tequi 2007, p. 57-58, rev.)

Dieu se donne Lui-même en nourriture

Pour avoir une idée de notre dignité, il faut nous rappeler souvent le Ciel, le calvaire et l'enfer. Si nous comprenions ce que c'est qu'être enfant de Dieu, nous ne pourrions pas faire le mal, nous serions comme des anges sur la Terre. Être enfant de Dieu, quelle dignité !

Lorsque les Anges se furent révoltés contre Dieu, ce Dieu si bon, voyant qu'ils ne pouvaient jouir du Bonheur pour lequel Il les avait créés, fit l'homme et ce petit monde que nous voyons pour nourrir son corps.
Mais il fallait bien aussi nourrir son âme ; et comme rien de créé ne peut nourrir l'âme qui est un esprit, Dieu voulut se donner Lui-même pour nourriture. 

Mais le grand malheur est qu'on néglige de recourir à cette Divine Nourriture, pour traverser le désert de cette vie.
Comme une personne qui meurt de faim à côté d'une table bien servie, il y en a qui restent cinquante, soixante ans sans nourrir leur âme.

Si les Chrétiens pouvaient comprendre ce langage de Notre Seigneur qui leur dit : « Malgré ta misère, Je veux voir de près cette belle âme que J'ai créée pour Moi. Je l'ai faite si grande qu'il n'y a que Moi qui puisse la remplir. Je l'ai faite si pure qu'il n'y a que mon Corps qui puisse la nourrir. »

 

Commentaire du jour.
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), Carmélite, martyre, Co-Patronne de l'Europe.
Poésie « Je demeure parmi vous », 1938 (trad. Source cachée, Cerf 1999, p. 329s).

« Si quelqu’un mange de ce Pain, il vivra éternellement »

Ce cœur de la Trinité, il bat pour nous
dans la petite tente, le tabernacle,
où il demeure caché
si mystérieusement
dans ce rond de blancheur
pétri de fin silence.

C’est ton trône royal
sur la terre, Seigneur,
un trône bien visible
que tu bâtis pour nous.
Avec joie tu me vois
m’en approcher tout près.

Tu plonges plein d’amour
ton regard dans le mien
et tu prêtes l’oreille
à mon faible murmure.
Tu remplis de ta paix
le tréfonds de mon cœur.

Et pourtant ton amour
ne peut se contenter
de cet échange-là
qui nous tient séparés,
le désir de ton Cœur
réclame plus encore.

Tu viens en nourriture
chaque matin pour moi,
et ton Corps et ton Sang
me sont vin et repas.
Prodigieuse merveille
que tu accomplis là !

Ton Corps dans ce mystère
vient pénétrer le mien
et ton âme elle aussi
vient s’unir à la mienne.
Je ne suis plus alors
ce que j’étais avant.

Tu viens et tu t’en vas ;
mais reste la semence
que tu jetas en terre
pour la gloire à venir (Mc 4,26; Jn 12,24),
semence ensevelie
dans ce corps de poussière.

En l’âme, seul demeure
comme un éclat des cieux ;
et tout au fond des yeux
subsiste une lueur,
et un frémissement
dans le son de la voix.

Mais le lien demeure
qui relie cœur à cœur,
flot jaillissant de vie
qui jaillit de ton Cœur
et qui donne la vie
à chacun de tes membres (1Co 12,27).

Qu’elles sont merveilleuses
tes merveilles d’amour !
Et notre admiration
nous conduit au silence
car viennent à défaillir
nos esprits et nos mots.

 

Autre commentaire du jour.
Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), Prêtre à Antioche puis Évêque de Constantinople, Docteur de l'Église.
24ème homélie sur la 1ère lettre aux Corinthiens, 2 ; PG 61, 199 (trad. coll. Icthus, t. 9, p. 170 rev.).

« Ceci est Mon Sang..., répandu pour la multitude ».

Les amants de ce monde prouvent leur générosité en donnant de l'argent, des vêtements, des cadeaux divers ; personne ne donne son sang.
Le Christ, Lui, le donne ; il prouve ainsi la Tendresse qu'il nous porte et l'ardeur de son Amour.
Sous l'ancienne Loi...Dieu acceptait de recevoir le sang des sacrifices, mais c'était pour empêcher son peuple de l'offrir aux idoles, et c'était déjà la preuve d'un très grand Amour. Mais Le Christ a changé ce rite... ; la victime n'est plus la même : c'est Lui-même qu'il offre en Sacrifice.
« Le pain que nous rompons, n'est-il pas la Communion au Corps du Christ ? » (1Co 10,16)... Qu'est-ce que ce Pain ? Le Corps du Christ.
Que deviennent ceux qui y communient ? Le Corps du Christ : non pas une multitude de corps mais un corps unique.
De même que le pain, composé de tant de grains de blé, n'est qu'un pain unique où les grains disparaissent, de même que les grains y subsistent mais qu'il est impossible de les distinguer dans la masse si bien unie, ainsi nous tous, ensemble et avec Le Christ, nous ne faisons qu'un tout...
Maintenant, si nous participons tous au même Pain, et si tous nous sommes unis à ce même Christ, pourquoi ne montrons-nous pas un même Amour ? Pourquoi ne devenons-nous pas un en cela aussi ?
C'est ce que l'on voyait au temps des débuts : « Toute la multitude de ceux qui croyaient n'avaient qu'un cœur et qu'une âme » (Ac 4,32)...
Le Christ est venu te chercher, toi qui étais si loin de Lui, pour s'unir à toi ; et toi, tu ne veux pas être un avec ton frère ?...
Tu te sépares violemment de lui, après avoir obtenu du Seigneur une si grande preuve d'Amour… et la Vie !
En effet, il n'a pas seulement donné son Corps, mais, comme notre chair, tirée de la terre, avait perdu la vie et était morte par le péché, il y a introduit pour ainsi dire, une autre substance, comme un ferment : c'est sa Chair à Lui, sa Chair de même nature que la nôtre mais exempte de péché et pleine de Vie.
Et il nous l'a donnée à tous, afin que, nourris par ce banquet de cette Chair nouvelle...nous puissions entrer dans la Vie immortelle.

 

LECTURE DE SAINT THOMAS D'AQUIN POUR L'OFFICE DU CORPS DU CHRIST

Le mystère de l'Eucharistie.

Le Fils unique de Dieu, voulant nous faire participer à sa Divinité, a pris notre nature afin de diviniser les hommes, lui qui s'est fait homme.

En outre, ce qu'il a pris de nous, il nous l'a entièrement donné pour notre Salut. En effet, sur l'autel de la Croix il a offert son Corps en Sacrifice à Dieu Le Père afin de nous réconcilier avec Lui; et il a répandu son Sang pour qu'il soit en même temps notre rançon et notre Baptême : rachetés d'un lamentable esclavage, nous serions purifiés de tous nos péchés.

Et pour que nous gardions toujours la mémoire d'un si grand bienfait, il a laissé aux fidèles son Corps à manger et son Sang à boire, sous les dehors du pain et du vin.

Banquet précieux et stupéfiant, qui apporte le Salut et qui est rempli de douceur ! Peut-il y avoir rien de plus précieux que ce banquet où l'on ne nous propose plus, comme dans l'ancienne Loi, de manger la chair des veaux et des boucs, mais Le Christ qui est vraiment Dieu ? Y a-t-il rien de plus admirable que ce Sacrement ?

Aucun Sacrement ne produit des effets plus salutaires que celui-ci : il efface les péchés, accroît les vertus et comble l'âme surabondamment de tous les dons spirituels !

Il est offert dans l'Église pour les vivants et pour les morts afin de profiter à tous, étant institué pour le Salut de tous.
Enfin, personne n'est capable d'exprimer les délices de ce Sacrement, puisqu'on y goûte la douceur spirituelle à sa source et on y célèbre la mémoire de cet Amour insurpassable, que Le Christ a montré dans sa Passion.

Il voulait que l'immensité de cet Amour se grave plus profondément dans le cœur des fidèles. C'est pourquoi à la dernière Cène, après avoir célébré la Pâque avec ses disciples, lorsqu'il allait passer de ce monde à son Père, il institua ce Sacrement comme le mémorial perpétuel de sa Passion, l'accomplissement des anciennes préfigurations, le plus grand de tous ses miracles ; et à ceux que son absence remplirait de tristesse, il laissa ce Sacrement comme réconfort incomparable.

 

Autre commentaire du jour.
http://www.carmel.asso.fr/Saint-Sacrement-2009.html
Frère Antoine-Marie Leduc, o.c.d. (Carmel).

Fête du Saint Sacrement.

« Ma Chair est vraiment une nourriture et mon Sang vraiment une boisson ». La nourriture et la boisson, deux choses qui nous sont familières et quotidiennes.
Personne ne peut s’en passer long temps sans risquer la mort.
La vie qui nous a été donnée à notre conception est entretenue par la nourriture et la boisson quotidiennes.
On peut donc aisément tisser des liens symboliques entre le pain, le vin et la vie : le pain, en tant qu’aliment de base, le vin, en tant que boisson de fête, et la vie, comme don le plus précieux.
Or dans l’Évangile, Jésus associe ses symboles à d’autres réalités plus crues : la chair et le sang, et même sa Chair et son Sang.
Pourquoi rapprocher ces réalités si familières, la nourriture et la boisson, avec celles si crues de la chair et du sang ?
En Jésus, la Vie Divine se rapproche de l’homme par ce qu’il y de plus commun. Cette Vie Divine a déjà pris notre humanité pour cheminer un temps sur cette Terre.
Partager la nourriture et donner son sang sont des gestes qui unissent les personnes bien au-delà de la matérialité des gestes posés.
Notre langue a conservé cette force du geste symbolique notamment dans les termes de compagnon et de copain où l’amitié s’exprime par cette référence au pain partagé ensemble.
Partager le pain, comme toute nourriture, construit une relation d’intimité, que dire dès lors du partage du sang que ce soit sur un lieu de combat ou dans la lutte contre la maladie !
Déjà dans la première alliance, la Sagesse Divine invitait les hommes à manger son pain et boire son vin pour acquérir l’intelligence, notamment dans le livre des Proverbes (9, 1-6).
Le compagnonnage de l’homme et de Dieu dans une relation familière et intime est le lieu incontournable de la croissance spirituelle.
Comme nous le dit Sainte Thérèse d’Avila dans un adage bien connu, la prière n’est ni plus ni moins que cette relation d’amitié où l’homme et Dieu s’entretiennent.
Notre évangélisation passe par le compagnonnage avec Le Seigneur, Père, Fils et Esprit-Saint.

Si Dieu n’est pas notre copain au sens vulgaire du terme, il est notre compagnon de route au sens noble.
Nous répondons à son invitation à partager son pain et son vin pour entrer dans son alliance. Nous retrouvons dans nos Célébrations Eucharistiques cette dynamique du compagnonnage avec Le Seigneur : l’écoute de la Parole de Dieu et le partage du pain et du vin nous font réaliser l’invitation du livre des Proverbes.
La Célébration de ce Sacrement de l’Eucharistie, dans sa globalité, accomplit les promesses de Dieu pour notre Salut.
La Parole de Dieu écoutée, et le mystère de la Foi célébré nous font entrer sur le chemin de la Sagesse qui conduit à la Vie éternelle.
Voilà donc une lecture, certes, juste mais quelque peu irénique au vu des mots employés par Notre Seigneur dans l’Évangile.
La communion interpersonnelle par le partage symbolique du pain et du vin, nous y adhérons tous facilement, paisiblement.
Or les mots employés par Jésus et la Foi proclamée dans nos Eucharisties renvoient à des réalités plus crues.
Il ne s’agit pas de manger du pain quelconque et d’absorber un peu de vin, mais de mâcher une chair et de boire du sang.
Il y a de quoi ébranler plus d’un homme vaillant, imaginons simplement un instant que la réalité spirituelle se manifeste matériellement à nos yeux qui de nous s’avancerait le premier pour communier ?
Il ne s’agit pas de tomber dans une présentation hyperréaliste de l’Eucharistie, qui serait d’ailleurs théologiquement fausse si elle aboutissait à confesser une anthropophagie.
Mais nous devons aussi tenter de prendre la mesure de l’énormité de ce que nous vivons en ce moment, c’est-à-dire de la grandeur de notre Foi.
« En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la Chair du Fils de l’Homme et ne buvez son Sang, vous n’aurez pas la Vie en vous. Qui mange ma Chair et boit mon Sang a la Vie éternelle ».
Il y a donc en nous une Vie qui s’acquiert et se nourrit nécessairement de la Chair et du Sang du Christ-Jésus.
À côté de notre vie corporelle, physiologique, il y aurait une Vie en nous dont l’aliment indispensable serait la Chair et le Sang du Dieu fait homme.
Mais pourquoi nous faut-il recevoir cette Chair et ce Sang ? Et pourquoi Jésus présente-t-il cela comme une nécessité ?
La Communion au Corps et au Sang du Christ s’inscrit dans la dynamique de notre Salut, nous sommes sauvés en devenant fils adoptif de Dieu par Jésus-Christ.
L’incarnation du Fils unique de Dieu, sa mort et sa Résurrection conduisent tout homme qui croit et est Baptisé à la filiation divine. Par Jésus, nous sommes introduits dans la Vie Divine. Or si cette vocation est réalisée par la Foi et les Sacrements, elle demande à se déployer dans toute notre vie quotidienne. Et la source de la grâce, c’est la personne même de Jésus, sa Vie de la Crèche à la Croix.
La grandeur de notre vocation se réalise dans notre quotidien, jour après jour, ce que nous sommes est appelé à se déployer, même si elle ne s’accomplira qu’après le passage de la mort et notre résurrection personnelle. Notre participation plénière à la Vie trinitaire passe par toutes ces étapes pour se réaliser. Mais pour l’instant, nous sommes encore confrontés aux grandeurs et aux servitudes de la vie quotidienne terrestre. Et nous devons vivre ici-bas des réalités d’en haut, certes, notre vie est désormais cachée en Dieu, mais nous sommes aussi bien vivants sur notre Terre. Il est donc bon d’avoir à notre disposition un aliment de notre Vie Divine intérieur, un pain de la route spirituel, un vin de la fête des épousailles de l’Humanité et de la Divinité.
Ce que nous recevons n’est pas étranger à ce que nous sommes, la Vie Divine que nous recevons nous est déjà présente, elle se nourrit et se renforce des dons de Dieu. Pour durer dans une vie de Foi, nous nous nourrissons de la Vie même du Christ qui est sa Chair et son Sang. Pour vivre de la Vie de Dieu, nous ne pouvons que la recevoir de Lui. C’est en recevant Celui qui par nature est vrai Dieu et vrai homme que nous renouvelons notre grâce baptismale, vrai homme appelé à la Vie Divine.
Mais pourquoi avoir pris les symboles de la chair et du sang, L’Esprit du Christ n’est-il pas suffisant ? N’y a-t-il pas quelque chose de morbide ? Pour le moins, la chair et le sang lorsqu’ils sont séparés, comme sur l’autel, symbolise la mort. Quand le sang est en dehors du corps, c’est que la personne est morte. Cette réflexion est juste et justifie notre Foi, car notre participation à la Vie Divine a comme source la Pâque du Christ. En effet, si tout homme peut désormais devenir fils adoptif par la Foi, c’est que Le Christ Jésus est resté fidèle jusqu’à la mort. Par notre Communion au Corps et au Sang de Notre Seigneur Jésus, nous reconnaissons que c’est de sa mort que nous recevons sa Vie. Pour revivifier notre Baptême, nous sommes une nouvelle fois plongés dans la mort de Jésus, seul porte ouverte pour le Salut de tous.
Ainsi en recevant Le Christ en nos mains et en mangeant sa Chair, nous confessons que c’est par Lui, avec Lui et en Lui que nous devenons louange de gloire pour Dieu Notre Père.
Fr. Antoine-Marie, o.c.d.

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/IV_05
Mgr. Josep Àngel SAIZ i Meneses Évêque de Terrassa (Barcelona, Espagne).

«Ceci est mon Corps. Ceci est mon Sang»

Aujourd'hui nous célébrons solennellement la présence Eucharistique du Christ parmi nous, le “Don par excellence”: «Ceci est mon Corps (…). Ceci est mon Sang» (Mc 14:22-24). Préparons-nous à susciter dans notre âme “l'étonnement Eucharistique” (Saint Jean Paul II).

Avec le repas pascal le peuple Juif commémorait l'histoire du Salut, les merveilles de Dieu pour son peuple, en particulier, sa libération de l'esclavage d'Égypte.
Lors de cette commémoration, chaque famille mangeait l'agneau pascal. Jésus-Christ devient le véritable et définitif Agneau pascal sacrifié sur la Croix et mangé comme Pain Eucharistique.

L'Eucharistie est Sacrifice: c'est le Sacrifice du Corps immolé du Christ et de son Sang versé pour nous tous.
Ce sacrifice fut anticipé au moment de la Cène. Et tout au long de l'histoire, à chaque Eucharistie, il est actualisé.
En fait, c'est dans l'Eucharistie que nous trouvons notre nourriture: le nouvel aliment qui donne Vie et force au Chrétien qui chemine vers Le Père.

L'Eucharistie est la présence du Christ au milieu de nous. Le Christ ressuscité et glorieux demeure parmi nous de façon mystérieuse mais réelle, dans l'Eucharistie.
Cette présence implique une attitude d'Adoration de notre part et une attitude de communion personnelle avec Lui.
La présence Eucharistique nous garantit qu'Il demeure chez nous et accomplit l'œuvre du Salut.

L'Eucharistie est un mystère de Foi. Elle est le centre et la clé de la Vie de l'Église. Elle est la source et la racine de l'existence Chrétienne. Sans l'expérience Eucharistique la Foi Chrétienne ne serait qu'une philosophie.

Avec l'institution de l'Eucharistie Jésus nous donne le Commandement de l'Amour de Charité. Il ne s'agit pas de la dernière recommandation de l'ami qui part au loin ou du père qui voit venir la mort.
C'est l'affirmation d'une dynamique que Jésus met en nous.
Par le Baptême nous commençons une nouvelle Vie, nourrie par l'Eucharistie. Le dynamisme de cette Vie nous amène à aimer les autres, et ce dynamisme grandit jusqu'à donner notre Vie: à cela l'on reconnaîtra que nous sommes Chrétiens.

Le Christ nous aime parce qu'il reçoit la Vie du Père. Nous aimerons en recevant du Père la Vie, spécialement au moyen de l'Aliment Eucharistique.

 

HYMNE : MENDIANT DU JOUR

Mendiant du jour,
je te prends dans mes mains,
comme on prend dans sa main
la lampe
pour la nuit
et tu deviens
la Nuée qui dissout les ténèbres.

Mendiant du feu,
je te prends dans mes mains,
comme on prend dans sa main
la flamme
pour l'hiver ;
et tu deviens
l'Incendie qui embrase le monde.

Mendiant d'espoir,
je te prends dans mes mains,
comme on prend dans sa main
la source
pour l'été ;
et tu deviens
le Torrent d'une vie éternelle.

Mendiant de toi,
je te prends dans mes mains,
comme on prend dans sa main
la perle
d'un amour ;
et tu deviens
le Trésor pour la joie du prodigue.

Mendiant de Dieu,
je te prends dans mes mains ;
mais tu prends dans ta main
la mienne
pour ce jour ;
et je deviens
l'Envoyé aux mendiants de la terre.

 

HYMNE : QUAND VINT LE JOUR D’ÉTENDRE LES BRAS

Quand vint le jour d’étendre les bras 
Et de lier la mort sur la croix,
Le Fils de l’homme, au cours d’un repas, 
Livra son corps aux mains des pécheurs. 

« Voici mon corps, prenez et mangez,
Voici mon sang, prenez et buvez.
Pour que ma mort vous soit rappelée,
Faites ainsi jusqu’à mon retour. » 

Ne craignons plus la soif ni la faim :
Le corps du Christ est notre festin ; 
Quand nous tenons sa coupe en nos mains, 
Elle a le goût du monde nouveau ! 

Banquet pascal où Dieu est mangé, 
Signe d’amour, ferment d’unité, 
Où tous les hommes renouvelés 
Trouvent les biens du règne à venir. 

Par Jésus Christ, grand prêtre parfait,
Dans l’Esprit Saint d’où vient notre paix, 
Pour tant de grâces, tant de bienfaits,
Nous te louons, ô Père des cieux !

 

HYMNE : TOUS LES CHEMINS DE DIEU VIVANT

Tous les chemins de Dieu vivant
Mènent à Pâques,
Tous ceux de l’homme à son impasse :
Ne manquez pas au croisement
L’auberge avec sa table basse ;
Car le Seigneur vous y attend.

N’attendez pas que votre chair
Soit déjà morte,
N’hésitez pas, ouvrez la porte,
Demandez Dieu, c’est lui qui sert,
Demandez tout, il vous l’apporte :
Il est le vivre et le couvert.

Mangez ici à votre faim,
Buvez de même
À votre soif, la coupe est pleine ;
Ne courez pas sur des chemins
Allant à Dieu sans que Dieu vienne :
Soyez des hommes de demain.

Prenez son corps dès maintenant,
Il vous convie
À devenir eucharistie ;
Et vous verrez que Dieu vous prend,
Qu’il vous héberge dans sa vie
Et vous fait hommes de son sang.

 

Oraison du matin (Office des Laudes).
Seigneur Jésus Christ, dans cet admirable Sacrement, tu nous as laissé le mémorial de ta Passion ; donne-nous de vénérer d’un si grand Amour les mystères de ton Corps et de ton Sang, que nous puissions recueillir sans cesse le fruit de ta Rédemption.
Toi qui règnes avec Le Père et Le Saint-Esprit pour les siècles des siècles.

 

Parole de Dieu : (Ml 1, 11)… (Office des Laudes).
Du Levant au Couchant, grand est mon Nom parmi les nations. En tout lieu un Sacrifice d’encens est présenté à mon Nom, ainsi qu’une offrande pure, car grand est mon Nom parmi les nations, dit Le Seigneur, le tout-puissant.

 

Parole de Dieu : (1 Co 11, 23-25)… (Office des Vêpres).
Je vous ai transmis, moi, Paul, ce que j’ai reçu de la tradition qui vient du Seigneur : la nuit même où il était livré, Le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon Corps, donné pour vous. Faites cela en mémoire de Moi ».
Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance établie par mon Sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de Moi. »

Ajouter un commentaire

Date de dernière mise à jour : 03/06/2018