Sainte Marie Auxiliatrice des Chrétiens. Fête le 24 Mai.

Jeudi 24 Mai 2018 : Fête de Sainte Marie Auxiliatrice, secours des Chrétiens.

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Cathédrale de Trévise - Chapelle de la Vierge - au centre une de l'autel une statue en bois récente du XIXe par Ferdinand Stuflesser, artiste de Val Gardena,
représentant Marie Auxiliatrice.

Didier Descouens — Travail personnel

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Auxiliatrice

Marie Auxiliatrice

Marie Auxiliatrice, ou Marie, Secours des Chrétiens (du latin Auxilium Christianorum) est un des vocables ou titres sous lesquels les fidèles Catholiques vénèrent la Vierge Marie, Mère de Dieu.
Mentionné une première fois par Saint Jean Chrysostome vers 345 il eut une popularité très grande après la victoire de la coalition d'armées Chrétiennes sur la flotte turque, au large de Lépante, en 1571.
Liturgiquement Marie Auxiliatrice est fêtée le 24 Mai.

Origine

Saint Jean Chrysostome semble être le premier à avoir mentionné ce titre marial. C’est aux environs de 345. Il fut repris par après par d’autres.
À partir du Moyen-âge le titre de Marie Auxiliatrice (Secours des chrétiens) est particulièrement associé à la défense de l'Europe Chrétienne (latine et grecque) y compris l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, contre les peuples non-chrétiens qui la menacent.

Face à l’Empire ottoman dont les armées envahissaient et subjuguaient de plus en plus de régions chrétiennes le Pape Saint Pie V appelle à la formation d’une coalition des forces Chrétiennes d’Europe pour faire face à cette menace.
Il appelle tous les croyants à prier Marie, Secours des Chrétiens, pour soutenir les soldats. En 1571 les Turcs subissent une défaite navale majeure au large de Lépante, et leur suprématie maritime est brisée.
La défaite des Turcs Musulmans est attribuée à l'intercession de Marie Auxiliatrice.

Histoire

Deux inscriptions anciennes grecques datant des premiers siècles du Christianisme donnent à la Vierge Marie les titres de θεοτοκος (Theotokos, Mère de Dieu) et Βοετεια (Boeteia, l’Aide, ou le ‘Secours’).
Après Saint Jean Chrysostome (vers 345) plusieurs Pères de l’Église font référence à la Vierge Marie comme la "Βοετεια".
Tel Proclus de Constantinople en 476, Sebas de Césarée en 532.

À la fin de l’ère patristique (Ve siècle) d’autres continuent l’usage, ainsi le poète grec Romano Melone in 518, le Patriarche de Jérusalem Sophrone en 560, Saint Jean Damascène en 749, et Germain de Constantinople en 733.
Une Litanie de 1524 donne à Marie le titre de ‘Advocata Christianorum’, mais un autre circulant plus tard - aux environs de 1576 (peu après la victoire de Lépante) - au sanctuaire de Lorette (Italie) est identique aux Litanies Mariales d’aujourd’hui.
Marie y est appelée ‘Auxilium Christianorum’.
Ce texte approuvé en 1601 par le Pape Clément VIII devient officiel et est encore en usage aujourd’hui.

Au XXème siècle, le Concile Vatican II confirme le titre marial d’Auxiliatrice dans sa Constitution dogmatique sur l’Église, ‘Lumen Gentium’: « Aussi la Bienheureuse Vierge est-elle invoquée dans l'Église sous les titres d'Avocate, d'Auxiliatrice, d'Aide et de Médiatrice. Tout cela doit pourtant s'entendre de manière qu'on n'enlève ni n'ajoute rien à la dignité et à l'action du Christ, seul Médiateur » (n°62).

Santuario di maria ausiliatrice torinoLe plus important Sanctuaire à Marie Auxiliatrice se trouve à Turin.
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La Fête liturgique

La Fête liturgique de Marie Auxiliatrice fut instituée dans des circonstances dramatiques par le Pape Pie VII.
Arrêté par Napoléon en 1808 et retenu prisonnier, d’abord à Grenoble puis à Fontainebleau, Pie VII ne se laisse pas intimider par l’empereur, ce qui lui donna un immense prestige dans toute l’Europe, même Protestante et Orthodoxe.
Ramené à Savona (Ligurie) en Janvier 1814, après la défaite napoléonienne de Leipzig de 1813, il fut libéré le 17 Mars suivant, veille de la Fête de Notre-Dame de Miséricorde, patronne de la ville de Savona.

Le voyage de Pie VII de Savona à Rome est triomphal. Reçu partout avec enthousiasme le vénérable vieillard - il a 72 ans - attribue cette libération personnelle et victoire de l’Église à l’’intercession de la Vierge-Marie.
Aussi en visite-t-il les Sanctuaires qui se trouvent sur sa route de retour dont, entre autres, l’abbaye de Santa Maria del Monte à Cesena, où il avait fait son noviciat comme Religieux Bénédictin en 1756.
Il entre à Rome le 24 Mai 1814 où il est reçu avec une égale ferveur populaire. Le 18 Septembre 1814, dans une première marque de reconnaissance mariale, il étend la Fête de Notre-Dame des Sept Douleurs à l’Église universelle.

Lorsque Napoléon s’évade de l’ile d'Elbe et Marat envahit les États pontificaux, Pie VII doit de nouveau s’exiler à Savona (22 mars 1815).
Après la bataille de Waterloo et la chute définitive de l’empereur français, Pie VII rentre définitivement à Rome le 7 Juillet 1815.
En nouvelle marque de reconnaissance à Dieu et la Vierge Marie il institue la Fête universelle de la Vierge Marie Auxiliatrice, choisissant la date du 24 Septembre, date de son premier retour d’exil à Rome.

Vénération et dévotion

La dévotion envers la Vierge Marie-Auxiliatrice se répand. En Italie elle est particulièrement encouragée par Saint Jean Bosco, Fondateur des Salésiens, qui, en 1865, construit à Turin une grande Basilique en son honneur et plaça la Congrégation féminine qu’il fonda sous sa protection : les ’Filles de Marie Auxiliatrice’.
À la suite de Saint Jean Bosco les Sœurs et Pères Salésiens ont beaucoup contribué à promouvoir la vénération à Marie Auxiliatrice.
Nombre de leurs établissements sont placés sous sa protection.

Vénération

Le jour de sa Fête l’Église souligne deux aspects de l’assistance que peut donner la Vierge Marie Auxiliatrice.
Son assistance est demandée dans la lutte contre la tentation et le péché que connait le croyant.
Son assistance est également demandée par les communautés Chrétiennes dans leurs luttes contre des forces antichrétiennes.

  • Bien que considérée comme « dévotion catholique », la vénération de Marie Auxiliatrice et demande de son intercession n’est pas inconnue dans le monde Orthodoxe, cela depuis le XIème siècle lorsque l’Ukraine se défendait contre une invasion barbare.
  • Les pères des Missions étrangères de Paris, à la suite d’un vœu fait en 1891 célèbrent la Fête de Marie Auxiliatrice avec une Solennité particulière.
  • Le seul Sanctuaire marial de Chine, la Basilique Notre-Dame de Sheshan (près de Shanghai), est dédiée à Marie Auxiliatrice. Il est très fréquenté. Pour la journée de prières pour les Chrétiens persécutés de Chine (24 Mai 2008) le Pape Benoît XVI composa une Prière spéciale, adressée à Notre-Dame de Sheshan.

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http://nominis.cef.fr/contenus/saint/12767/Bienheureuse-Vierge-Marie.html

Bienheureuse Vierge Marie

Auxiliatrice des Chrétiens

La Vierge Marie, aide des Chrétiens, est vénérée avec une grande dévotion dans le Sanctuaire de Sheshan à Shangaï.
En 2008, puis en 2011, le Pape Benoît XVI a souhaité que soit proposée à l’Église universelle une journée de Prière avec les Catholiques chinois.
Le 24 Mai est le jour Consacré à la Bienheureuse Vierge Marie, Auxiliatrice des Chrétiens.

Prière de Benoît XVI à Notre-Dame de Sheshan publiée dans sa Lettre aux Catholiques de Chine, pour la Journée de Prière pour l’Église de Chine le 24 Mai de chaque année:

Vierge très sainte, Mère du Verbe incarné et notre Mère,
vénérée dans le Sanctuaire de Sheshan sous le vocale 'd’Aide des Chrétiens',
toi vers qui toute l’Église qui est en Chine regarde avec une profonde affection,
nous venons aujourd’hui devant toi pour implorer ta protection.

Tourne ton regard vers le peuple de Dieu et guide-le avec une sollicitude maternelle
sur les chemins de la vérité et de l’amour, afin qu’il soit en toute circonstance
un ferment de cohabitation harmonieuse entre tous les citoyens.

Par ton 'oui' docile prononcé à Nazareth, tu as permis
au Fils éternel de Dieu de prendre chair dans ton sein virginal
et d’engager ainsi dans l’histoire l’œuvre de la Rédemption,
à laquelle tu as coopéré par la suite avec un dévouement empressé,
acceptant que l’épée de douleur transperce ton âme,
jusqu’à l’heure suprême de la Croix, quand, sur le Calvaire, tu restas
debout auprès de ton Fils, qui mourait pour que l’homme vive.

Depuis lors, tu es devenue, de manière nouvelle, Mère
de tous ceux qui accueillent dans la Foi ton Fils Jésus
et qui acceptent de le suivre en prenant sa Croix sur leurs épaules.

Mère de l’espérance, qui, dans l’obscurité du Samedi-Saint,
avec une confiance inébranlable, est allée au devant du matin de Pâques,
donne à tes fils la capacité de discerner en toute situation,
même la plus obscure, les signes de la présence aimante de Dieu.

Notre-Dame de Sheshan, soutiens l’engagement de tous ceux qui, en Chine,
au milieu des difficultés quotidiennes, continuent à croire, à espérer, à aimer,
afin qu’ils ne craignent jamais de parler de Jésus au monde et du monde à Jésus.

Dans la statue qui domine le Sanctuaire, tu élèves ton Fils,
le présentant au monde avec les bras grands ouverts en un geste d’amour.
Aide les catholiques à être toujours des témoins crédibles de cet amour,
les maintenant unis au roc qui est Pierre, sur lequel est construite l’Église.
Mère de la Chine et de l’Asie, prie pour nous maintenant et toujours. Amen!


Pour approfondir - Histoire du sanctuaire de Sheshan et Prière à Notre-Dame de Sheshan (Agence d'information des Missions étrangères de Paris)
L’évangélisation est arrivée à Sheshan, à quelque 35 km de Shanghai, vers 1844. Sheshan doit son nom à un Ermite, She, qui aurait vécu sur cette montagne (shan).
Les Missionnaires y construisirent une maison de cinq chambres, dont l’une était une chapelle... (Notre-Dame des Victoires).

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http://www.zenit.org/fr/articles/priere-de-toute-l-eglise-pour-les-chretiens-de-chine-le-24-mai

Prière de toute l'Église pour les Chrétiens de Chine le 24 Mai.

Appel du Pape à l'audience générale du 21 Mai.

Rome, 21 Mai 2014 (Zenit.org) Anita Bourdin

Le Pape François demande que le 24 Mai, samedi prochain, toute l’Église se mobilise pour prier pour les Chrétiens de Chine.

Dans sa Lettre aux Catholiques de République populaire de Chine du 27 Mai 2007, Benoît XVI avait en effet exprimé le vœu de voir la Fête de Marie, Auxiliatrice des Chrétiens, devenir une journée de Prière pour l'Église en Chine, à l’occasion de la Fête de Notre Dame de Sheshan.
« Nous célébrerons le 24 Mai la mémoire liturgique de la Bienheureuse Vierge Marie Secours des Chrétiens, vénérée avec une grande dévotion au sanctuaire de Sheshan, à Shanghai », a rappelé le Pape François en italien à la fin de l’audience de ce 21 Mai.

Le Pape a appelé à la mobilisation dans la Prière : « Je demande à tous les fidèles de prier afin que, sous la protection de notre Mère, Marie Auxiliatrice, les Catholiques en Chine continuent de croire, d’espérer et d’aimer, et qu’ils soient, en toutes circonstances, le ferment d’une coexistence harmonieuse au milieu de leurs concitoyens. »

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http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/DonBosco/donbosco/215marie.htm

Le culte de Notre-Dame Auxiliatrice

Le culte rendu à la Sainte Vierge sous le titre de Marie Auxiliatrice, Maria Auxilium Christianorum, remonte fort loin.
Mais ce fut, surtout après la bataille de Lépante, en 1571, qu'il reçut, en quelque sorte, sa Consécration officielle.
La flotte Chrétienne mit en déroute la flotte turque au cri de : Vive Marie, et le Pape Pie V, qui avait connu, par révélation, cette insigne victoire avant l'arrivée d'aucun messager, ordonna que dans la litanie Lorétienne serait désormais inscrite l'invocation : Maria Auxilium Christianorum, ora pro nobis.

Un siècle plus tard, en 1683, deux cent mille Turcs vinrent mettre le siège devant Vienne. Le prince Charles de Lorraine n'avait que trente mille hommes à opposer à cette formidable invasion.
Ce fut un Pape, Innocent XI, qui sauva pour ainsi dire la Chrétienté, en ordonnant des Prières publiques et en appelant les princes Chrétiens au secours de la ville assiégée.

Un seul d'entre eux répondit à l'appel : Jean Sobieski, de glorieuse mémoire. Avec une poignée d'hommes il pénétra dans Vienne, devenue un monceau de ruines.
Le 12 septembre, il alla, avec le prince Charles, assister à la Sainte Messe, qu'il voulut servir lui-même, les bras en croix ; puis il s'écria :
« Avec la protection de la Sainte Vierge, marchons avec confiance à nos ennemis, et nous aurons la victoire. »

En effet, après un court combat, les Turcs se retirèrent en désordre de l'autre côté du Danube, abandonnant un butin immense.
Toute la Chrétienté fut unanime à attribuer à la protection de la Sainte Vierge une aussi étonnante victoire, qui délivrait non seulement l'Autriche, mais encore l'Europe, de l'invasion des Turcs ; et, à cette occasion, fut érigée, à Munich en Bavière, la première confrérie en l'honneur de Marie Auxiliatrice.
Pie V avait introduit dans les litanies l'invocation de Maria Auxilium Christianorum ; ce fut Pie VII qui institua sa Fête au 24 mai.

Transporté à Fontainebleau par Napoléon Ier, il fit la promesse d'honorer Marie sous le nom d'Aide des chrétiens, dès qu'il lui serait accordé de reprendre possession de sa ville papale.
Sa rentrée triomphale à Rome ayant eu lieu le 24 Mai 1814, il fixa au 24 Mai la Fête de Marie Auxiliatrice.

En 1817, l'église Santa Maria in Monticelli, à Rome, reçut un tableau représentant la Sainte Vierge sous le nom de Maria Auxilium Christianorum.
Des indulgences nombreuses furent accordées aux associations et confréries qui s'élevèrent en son honneur.
Les fidèles affluèrent et des grâces signalées furent obtenues.

La ville de Turin n'était pas restée en arrière de cette dévotion. Agrégée une des premières à la confrérie de Munich, elle n'avait pas tardé d'avoir aussi, sa confrérie spéciale de Notre-Dame Auxiliatrice, que Pie VI, par rescrit du 9 Février 1798, enrichit de précieuses indulgences et faveurs spirituelles.
Cette confrérie avait adopté, pour lieu de ses réunions, l'église Saint-François de Paule, où le Cardinal Maurice, prince de Savoie (mort en 1657), avait fait placer une belle statue de marbre dédiée à Notre-Dame Auxiliatrice.

Basili16Basilique Notre-Dame-Auxiliatrice. Turin.

Pour étendre cette dévotion à Marie-Auxiliatrice, si populaire à Turin, Don Bosco résolut d'élever, en son honneur, une belle église au Valdocco.
Ce quartier, centre de plus de trente-cinq mille âmes, était alors fort dépourvu d'églises. Les petites chapelles de la Providence, et de l'Oratoire de Saint-François de Sales étaient parfaitement insuffisantes à recevoir les fidèles les jours de Fêtes et même les Dimanches.

D'ailleurs, s'il avait pu exister un doute sur l'utilité de cette entreprise, il aurait été levé par l'auguste Pie IX qui, à peine instruit de ces desseins, répondit, tout aussitôt, que le titre de Marie Auxiliatrice attirerait certainement les faveurs de la Reine du Ciel. Il envoya un don de cinq cents francs pour coopérer à la construction de l'église, et il accompagna cette offrande d'une Bénédiction toute spéciale.

Fort de cette approbation, Don Bosco choisit un terrain convenable, tout à côté de l'Oratoire.
Puis l'architecte Spezia traça le plan d'une église, en forme de croix latine, qui devait couvrir une superficie de douze cents mètres carrés.

La pose de la pierre angulaire eut lieu solennellement le 27 Avril 1865.
Quand la première main fut mise aux travaux, il n'y avait en caisse que quarante centimes, les cinq cents francs envoyés par le Saint-Père ayant été absorbés par le payement du terrain.
On comptait sur diverses promesses faites soit par la municipalité, soit par des personnes charitables. Mais, sous je ne sais quels prétextes, ces engagements ne furent pas tenus tout d'abord.

Si l'aide des hommes fit ainsi défaut, ce fut sans doute pour que l'intervention de la Reine du Ciel se manifestât d'une façon plus éclatante, et pour qu'il fût clairement démontré qu'elle voulait non seulement un édifice idéal dans les cœurs, mais encore un édifice réel, où son Divin Fils serait honoré par son intermédiaire.

Sans se laisser arrêter par ces difficultés, Don Bosco mit résolument les ouvriers à la besogne, et fit creuser les fondations.
Après la première quinzaine de ce travail, il se trouva dû, aux terrassiers, mille francs. Ces braves gens ne pouvaient attendre plus longtemps leur salaire, et il fallait absolument payer les journées faites.

Dans cet embarras, Don Bosco pensa à une personne qui avait commencé une neuvaine quelques jours auparavant et qui avait promis une offrande en cas de réussite.
C'était une dame qu'il avait eu l'occasion de visiter dans l'exercice de son saint ministère. Elle était fort gravement malade, retenue dans son lit, depuis trois mois, par une fièvre continuelle, avec grande toux et épuisement complet.
— Oh ! Lui avait-elle dit, pour recouvrer un peu de santé, je serais bien disposée à dire toutes les Prières qu'on m'indiquera, et à faire quelque offrande.
Ce serait une grande faveur pour moi si je pouvais seulement sortir du lit, et faire quelques pas dans ma chambre.
— Ferez-vous ce que je vous indiquerai ?
— Bien certainement.
— Alors commencez tout de suite une neuvaine à Notre-Dame Auxiliatrice.
— Comment cela ?
— Pendant neuf jours, vous direz, trois fois par jour, le Pater, Ave, Gloria et Salve Regina.
— Je le ferai. Et quelle œuvre de charité faudra-t-il joindre ?
— Si vous le voulez, et si vous éprouvez quelque amélioration dans votre santé, vous ferez une offrande pour l'église de Notre-Dame Auxiliatrice qui se commence au Valdocco.
– Oui, oui, bien volontiers : si dans le cours de cette neuvaine j'obtiens seulement de pouvoir sortir du lit et faire quelques pas dans ma chambre, j'enverrai une offrande pour l'église qu'on élève en l'honneur de la Sainte Vierge Marie.

Cette promesse était la seule ressource sur laquelle pût compter Don Bosco à l'heure présente.
On était précisément au huitième jour de la neuvaine, et ce ne fut pas sans une certaine anxiété qu'il alla s'enquérir du résultat. La servante, qui lui ouvrit la porte, s'écria en le voyant :
— Madame est guérie ; elle est déjà sortie deux fois pour aller à l'église rendre grâce à Dieu.

En effet, la maîtresse survint toute joyeuse :
— Je suis guérie, mon Père. Je suis déjà allée remercier la Sainte Vierge. Voici l'offrande que j'ai préparée ; c'est la première, mais ce ne sera certainement pas la dernière.

Et elle remit à Don Bosco un petit paquet.
Quand il fut chez lui, il l'ouvrit et trouva précisément cinquante napoléons d'or.
On peut dire que les mille francs dont il avait besoin ce jour-là tombèrent vraiment de la main de la Sainte Vierge.
Quoique Don Bosco eût évité soigneusement de parler de ce fait, il ne tarda pas à s'ébruiter et à se répandre comme par une étincelle électrique ; et presque aussitôt il se produisit un concours extraordinaire de personnes faisant des neuvaines à Notre-Dame Auxiliatrice, et promettant des dons à son église si elles étaient exaucées.
Qui pourrait raconter les guérisons sans nombre qui eurent lieu, les grâces de toutes sortes, spirituelles et temporelles qui furent accordées !

Turin, Gênes, Bologne, Naples, Milan, Florence, Rome, puis Palerme, Vienne, Paris, Londres, Berlin, retentirent des louanges de Notre-Dame Auxiliatrice. On n'eut jamais recours en vain à son intercession.
Les offrandes arrivèrent en grand nombre, parant à tous les besoins. Au moment où les travaux étaient poussés avec la plus grande activité, les dons parurent se ralentir un moment.
Mais voici que le choléra survient ; beaucoup de cœurs sont émus, soit par la crainte du fléau, soit par la reconnaissance d'y avoir échappé, et les ressources arrivent plus abondantes que jamais.
D'autres eurent l'idée d'intéresser Notre-Dame Auxiliatrice soit à leur commerce, soit à la prospérité de leurs terres, promettant, en faveur de son église, la dîme des bénéfices ou des récoltes.
Ils n'eurent pas lieu de se repentir de ce contrat, et le résultat dépassa toutes les espérances.

Le croira-t-on ! L'église de Notre-Dame Auxiliatrice fut érigée presque sans qu'une quête ait eu lieu ; les ressources arrivèrent toujours d'elles-mêmes et à point.
La dépense totale fut d'un peu plus d'un million ; or, un registre, parfaitement tenu, prouve que, sur cette somme considérable, huit cent cinquante mille francs furent l'offrande de personnes qui avaient obtenu des grâces ou des faveurs signalées, et qui témoignaient ainsi leur reconnaissance.
On peut dire que chaque pierre de l'édifice est un signe de la bonté et de la puissance de Marie Auxiliatrice.
Et longue serait l'énumération s'il fallait parler de tous les autres dons de remerciements faits à l'église : calices, ciboires, ostensoirs, lampes, ornements précieux, autels, chandeliers, statues, tableaux, etc, etc.

Le nouveau temple, commencé en 1865, fut achevé en trois ans, et on put le consacrer le 9 juin 1868.
Les Fêtes qui eurent lieu à cette occasion durèrent huit jours et attirèrent un concours immense de peuple.
L'auguste Pape Pie IX avait bien voulu accorder une indulgence plénière, applicable aux âmes du Purgatoire, à tous ceux qui, Confessés et Communiés, feraient une visite à l'église de Marie Auxiliatrice dans les premiers huit jours de sa Consécration.
L'affluence fut telle que, pendant les cérémonies, on ne pouvait ni entrer ni sortir ; et cependant il n'y eut ni désordre, ni accident.
Les Fêtes se terminèrent le 17 Juin, par un service funèbre en faveur de tous les bienfaiteurs défunts.

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Cette église de Notre-Dame Auxiliatrice, Don Bosco l'avait vue en songe, dans ses plus minutieux détails, bien avant qu'elle existât ; et, lorsqu'on lui objectait les difficultés que devait présenter une construction aussi considérable, il se contentait de sourire.
La sainte Vierge lui avait inspiré cette œuvre, elle la voulait, elle lui en avait désigné l'emplacement, et dès lors Don Bosco savait que tous les obstacles allaient se dissiper, comme un léger brouillard sous les rayons puissants du soleil. C'est Marie elle-même qui s'est bâti ce temple.
Ædificavit sibi domum Maria.

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Marie Auxiliatrice

Durant l'année du 150ème, nous vous proposons de découvrir des événements liés à la vie de Don Bosco. (DBA N°952)

Le 24 Mai est un jour important dans la famille Salésienne car c'est la Fête de Marie auxiliatrice. En effet, Marie tenait une place privilégiée dans la vie de Don Bosco.

Marie auxiliatrice, une présence active
« Il ne faut pas faire attention aux rêves » réplique la grand-mère à Jean qui vient de lui raconter son rêve de la nuit passée.
Il a neuf ans. Dans ce rêve, Marie, bergère d'un troupeau, lui demande de conduire ses enfants égarés. Rêve d'un instant...

Et pourtant, l'épisode revient dans la vie de Jean Bosco, à la façon d'un feuilleton aux multiples facettes.
Au fil du temps, ces songes apparaissent comme des rendez-vous fixés par la Dame. À trois reprises, elle lui indique le lieu de sa mission : un quartier mal famé où seront construites trois églises de tailles différentes.
Un peu plus tard, elle lui transmet un ruban où est écrit le mot « obéissance ». Face aux départs de Prêtres qui venaient l'aider, Marie lui conseille de créer une Congrégation.
Pour la Fondation de l'Institut des Salésiennes, Marie doit insister, car Don Bosco rétorque aux jeunes filles aspirant à une telle création : « Je n'ai pas le temps, je ne peux rien pour vous. »
Alors la Dame renouvelle sa requête. Jean Bosco se laisse finalement bousculer par la volonté de Marie.


Jean Bosco fera ainsi connaître la Dame à ses jeunes et les invitera à lui faire confiance. Marie n'est pas éloignée de leurs préoccupations.
Une présence active sur la cour de récréation, dans leurs études, les moments de Fête et les temps difficiles.
Le souci de Jean Bosco est de leur montrer que la Vierge Marie n'est pas uniquement celle que l'on exalte en récitant le Magnificat.
Elle accompagne les évolutions de chacun, permettant aux « petits », à ceux qui sont mis à l'écart, de prendre toute leur place.
C'est de cette façon qu'est lancée la Compagnie de l'Immaculée dont fait partie Dominique Savio.
Ce petit groupe se retrouve à la fois pour des temps de Prière et pour suivre des jeunes en difficulté au sein du Valdocco.
Au terme de sa vie, Jean Bosco dira de la Dame : « C'est elle qui a tout fait. »

Marie dans nos vies...
À travers l'Histoire, Marie est invoquée sous le nom d'Avocate, d'Auxiliatrice, d'Aide et de Médiatrice, Secours des Chrétiens, Immaculée...
Que de titres n'a-t-elle pas reçu ! Pourtant elle n'attendait qu'une seule chose : la venue du Messie, celui qui allait libérer le peuple d'Israël.
Tout au long de sa vie, elle aura accompagné son fils durant son éducation puis sur le chemin de sa mission. Elle ne l'aura pas toujours compris et pourtant elle portait tous les événements passés dans la Prière.

Nos vies sont marquées par des situations qui nous dépassent. La mort, la souffrance, la maladie... sont souvent vécues comme une non-action de Dieu : « Que fait donc le bon Dieu ? Pourquoi croire s'il ne fait rien ? »
À son époque, Jésus n'a pas éliminé les mille et une détresses auxquelles il était confronté. Il faisait un bout de chemin avec les gens. Il importait pour lui de se mettre à leur écoute, le temps d'une rencontre, courte mais essentielle, pour remettre les personnes en marche, redonner un sens à leur vie.
Au pied de la Croix, Marie accueille les dernières paroles de Jésus : « Femme, voilà ton fils. » Puis il dit au disciple qu'il aimait : « Voilà ta mère. »
Alors qu'elle vit le drame de la mort de son fils, celui-ci l'invite à dépasser cette épreuve en accueillant une nouvelle Mission : devenir la mère de toute l'humanité.

Comme une mère attentive à tous ses enfants, Marie se fait éducatrice. Elle nous invite à accueillir les imprévus de la vie, à nous laisser bousculer, à avancer dans notre pèlerinage terrestre.
Elle nous demande de faire fructifier nos talents et de les mettre au service de nos frères.
Ainsi, serons-nous signes de la construction du Royaume de Dieu, présent au cœur de nos vies.
Laissons résonner en nous ces paroles qu'elle adresse aux serviteurs des noces de Cana :
« Faites tout ce qu'il vous dira ! »
Sans cesse, Marie nous renvoie à Celui qu'elle a suivi tout au long de sa vie ; un Dieu qui nous libère du chacun-pour-soi pour être solidaire de ceux qui nous entourent.

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http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2008/05/24/24-mai-notre-dame-auxiliatrice.html

PRIERE

" Nous venons donc mêler aux allégresses pascales, Ô notre Reine, les joies qu'inspire à tout enfant de l'Église le souvenir de votre intervention en faveur de la Chrétienté, en ce jour mémorable où Rome revit son Pasteur et son Roi.
Recevez nos hommages, Ô vous qui avez remporté la victoire. Ce mois tout entier retentit de vos louanges ; mais elles montent vers vous plus joyeuses en ce jour.
Daignez donc abaisser vos regards sur Rome et sur son Pontife. De nouveaux périls se sont élevés ; la pierre posée par Jésus est redevenue un signe de contradiction, et les vagues mugissantes de l'impiété la couvrent de leur écume.
Nous savons, Ô Marie, que cette pierre ne peut être déracinée, et que la Sainte Église pose sur elle en sûreté ; mais nous savons aussi que les destinées de cette Église ne sont pas éternelles ici-bas.
Un jour elle doit être enlevée dans les Cieux, et ce jour sera le dernier que verra ce monde coupable.
Jusqu'à ce moment terrible, n'êtes-vous pas, Ô Marie, notre toute-puissante Auxiliatrice ? Ô ! Daignez étendre ce bras auquel rien ne résiste.
Souvenez-vous de cette Rome à qui votre culte fut si cher, où tant de nobles sanctuaires proclament la gloire de votre nom.
L'heure dernière de ce monde n'a pas encore sonné ; venez en aide à la plus sainte des causes ; ne permettez pas que la ville sainte soit foulée plus longtemps sous les pieds des impies ; conservez-lui son Pontife, et rendez l'indépendance qui lui est nécessaire à celui en qui nous vénérons le Vicaire du Roi des rois.

Mais Rome n'est pas le seul point de la terre qui appelle votre puissant secours, Marie ! De toutes parts la Vigne de votre Fils est exposée aux ravages du sanglier.
Le mal est partout, l'erreur est partout, la séduction est partout ; il n'est aucune contrée où l'Église ne soit dans la souffrance, où sa liberté ne soit violée ou menacée.
Les sociétés, entraînées loin de la tradition Chrétienne dans leurs lois et dans leurs mœurs, sont frappées d'impuissance et sans cesse au moment de rouler dans l'abîme.
Secourez le monde dans un aussi grand péril, Ô notre Auxiliatrice ! Vous en avez la force et le pouvoir ; ne laissez pas périr la race que Jésus a rachetée, et qu'il vous a léguée du haut de sa Croix.

Ô Marie, Secours des Chrétiens, vous êtes l'espoir de nos âmes ; et nos âmes sont menacées par le même ennemi qui s'attaque aux sociétés humaines.
Dans sa rage infernale, il poursuit l'image de votre divin fils dans l'homme et dans l'humanité. Venez au secours de vos enfants.
Arrachez-les à la dent meurtrière du serpent. Le monstre connaît votre puissance ; il sait que vous pouvez sauver sa victime tant qu'elle n'est pas sortie encore des conditions du temps, et que l'éternité ne s'est pas encore ouverte pour elle.
Vous avez, Ô Marie, remporté d'éclatants triomphes pour le Salut de vos enfants ; ne vous lassez pas, nous vous en supplions, d'être secourable pour les pauvres pécheurs.
C'est vous surtout, et les faits le prouvent, que Jésus avait en vue lorsque, voulant remplir de convives la salle du festin éternel, il dit aux ministres de son Amour :
" Forcez-les d'entrer." (Luc. XIV, 23.).

Nos voix suppliantes montent vers vous, Ô notre Auxiliatrice, car nos besoins nous pressent ; mais nous n'avons garde d'oublier les devoirs particuliers qui vous sont dus en ces jours où la Sainte Église honore vos ineffables relations avec votre Fils ressuscité.
Avec quels délices elle s'identifie aux transports de bonheur qui ont tout à coup remplacé dans votre âme les angoisses du Calvaire et du sépulcre !
C'est à la mère consolée en son Fils, triomphante en son Fils, que nous offrons, avec les fleurs du printemps, l'hommage annuel de nos louanges dans tout le cours du mois dont les grâces et la splendeur offrent tant d'harmonies avec votre immortelle beauté.
En retour, conservez à nos âmes l'éclat qu'elles ont puisé dans la Pâque au contact de votre divin ressuscité, et daignez nous préparer vous-même à recevoir dignement les dons de L’Esprit-Saint qui viendra bientôt, resplendissant des feux de la Pentecôte, sceller par sa descente en nous l'œuvre de la régénération Pascale."

HYMNE
" Nous vous appelons la Mère de notre Rédempteur et Maître, Ô Vierge belle entre toutes mais vous êtes aussi la gloire des Chrétiens et leur Secours dans l'infortune.

Que les portes de l'enfer se déchaînent, que l'antique ennemi frémisse, qu'il suscite des colères contre le peuple que Dieu s'est consacré ;

Ses fureurs et sa rage ne sauraient nuire aux âmes pures qui implorent la Vierge ; car elle les couvre et les fortifie de son secours Céleste.

Lorsqu'une telle protectrice daigne se déclarer pour nous, aussitôt s'arrête la fureur des guerres, et l'on voit succomber et fuir les bataillons ennemis qui s'avançaient avec fureur.

De même que s'élève sur la sainte montagne de Sion la citadelle construite avec solidité, la tour de David protégée par mille boucliers, et défendue par une vaillante garnison;

Ainsi la Vierge, que la main du Seigneur Lui-même a comblée des dons Célestes, écarte de son bras invincible les coups que le démon dirige contre ceux qui la servent avec ferveur.

Trinité digne de toutes nos louanges, accordez-nous de vous honorer durant les années éternelles ; agréez aujourd'hui la Foi de nos cœurs, avec les cantiques que nos voix font monter vers vous.
Amen."

Commentaires (1)

1. henri 06/07/2017

Marie est notre mère et elle ne cesse de guider nos pas pour aller vers son fils. Restons avec elle sur notre route vers la sainteté.

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Date de dernière mise à jour : 24/05/2018