Fête de la Nativité de la Très Sainte Vierge Marie. Fête le 08 Septembre.

Samedi 08 Septembre 2018 : Fête de la Nativité de la Très Sainte Vierge Marie.

89285804 o 22Pour découvrir ce que j’écrivais en 2011 sur cette Fête, aller dans le menu déroulant à « Réflexions personnelles n°71 » ou sur le lien suivant :
Fête de La Nativité de Marie.

Ou encore, aller dans le menu déroulant vertical à « articles divers » ou sur le lien suivant :
Fête de la Nativité de Marie.

Ou encore, en complément, pour voir mon commentaire personnel sur la place et le rôle de Marie dans notre vie et dans l’Église, aller dans le menu déroulant vertical à « articles divers, commentaires textes bibliques » ou sur le lien suivant :
Place et rôle de Marie dans notre vie et dans l’Église.


Extrait (Commentaire personnel) :

La Très Sainte Vierge Marie vient de naître…et par son « OUI » total, continuel, humble et Amoureux, tout au long de Sa vie…elle va permettre à Dieu de « prendre condition d’Homme » en s’incarnant, en la personne du Fils, en son sein.

La Très Sainte Vierge Marie vient de naître…et par son « OUI » total, continuel, humble et Amoureux, tout au long de Sa vie…elle va permettre l’Union des deux Cœurs de Jésus et de Marie (le sien) pour sauver L’Humanité en s’offrant en Sacrifice comme Victime pure, vierge et innocente pour La Rédemption de L’Homme (homme et femme)…après la chute d’Adam et Eve.

La Très Sainte Vierge Marie vient de naître…et par son « OUI » total, continuel, humble et Amoureux, tout au long de Sa vie…elle a accepté de devenir Notre Maman, de nous envelopper de Son Amour Maternel et de Sa Tendresse Maternelle…elle va nous permettre à nous personnellement d’être sauvé par Jésus…en étant devenue Notre Maman.

Elle nous prend dans ses bras maternels et nous conduit jusqu’à Jésus…ou plutôt, Elle conduit Jésus jusqu’à nous…en lui ayant dit à Son Cœur « ne les condamne pas, aussi gros soient leurs péchés et leurs offenses, ils sont Mes enfants et Je les Aime »…et ayant dit à notre cœur « faites tout ce qu’Il vous dira ».

Acceptons de laisser Marie, La Très Sainte Vierge Marie, naître en nous, dans notre cœur, dans notre âme…et Elle deviendra en nous « L’Arche pure et inviolée » dans laquelle se trouve Jésus.

Pour tous ceux qui ont peur de Jésus…qui est Notre Dieu…La Très Sainte Vierge Marie est celle qui est « créature de Dieu » et notre « très Sainte Maman » qui nous Aime d’un Amour Maternel infini…et qui prend Le Cœur de Jésus (Son Fils et Notre Dieu) et notre cœur (à nous, ses enfants) et les réunis…pour n’en faire qu’un !!!

Et comme Jésus, Notre Dieu, ne peut rien refuser à Sa Très Sainte Maman, La Très Sainte Vierge Marie…alors, comme aux noces de Cana, Jésus va transformer l’eau en vin…car… ils n’avaient plus de vin (comme à chaque fois que nous avons rangé Dieu…au placard… depuis des mois, voir des années !!!)…

Puis Jésus…transformera le vin…en Sang du Christ, Notre Rédempteur…pour que Son Sang envahisse notre âme, purifie notre âme, fasse fuir Satan de notre âme…et que Le Père (Dieu, Notre Père) ne voit plus en nous des être corrompus par notre péché…mais ne voit que Son Fils Jésus…car notre âme sera recouverte de Son Sang.

Voilà pourquoi, Jésus, nous a demandé de nous nourrir de Son Corps et de Son Sang…afin de pouvoir « hériter » du Royaume de Dieu.
(Pour voir la naissance de Marie au travers des Révélations de Jésus à Maria Valtorta, ainsi qu’un autre extrait de mes commentaires personnels, descendre en fin de cette page).

Nativityofourlady 2
http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1816/Nativite-de-la-Vierge-Marie.html.

Nativité de la Vierge Marie

Les évangélistes ne nous disent pas où est née Marie. On sait seulement qu'elle était parente d'Élisabeth qui habitait en Judée.
Il n'est donc pas impossible qu'elle soit elle-même originaire de Jérusalem comme le veut une antique tradition dont on trouve trace dans l'évangile apocryphe de Jacques, qui nous parle des parents de la Vierge, Joachim et Anne
Il existait également et très anciennement, à Jérusalem, une maison appelée "la Maison d'Anne."
Près de cette maison fut érigée une église dont la dédicace eut lieu un 8 septembre.

L'anniversaire de cette dédicace fut commémoré chaque année. La fête s'étendit à Constantinople au Ve siècle puis en Occident.
Plus tard, on lui adjoignit la Fête de sa Conception, neuf mois auparavant d'où le 8 décembre.

La Nativité de Marie est une des grandes Fêtes de l'année liturgique Byzantine car elle inaugure l'économie du Salut et l'inscription du Verbe de Dieu dans l'histoire des hommes.

"Depuis le VIe siècle, on vénère à Jérusalem, près de la piscine de Bézatha, le lieu où serait née la Vierge Marie.
C’est dans la basilique de la Nativité de Marie, que saint Jean Damascène proclamait de fêter dans la joie ce jour qui a vu naître la Mère du Christ, elle qui est le 'commencement du salut'.
Elle est la patronne principale du diocèse de Tarbes et Lourdes.
Elle est actuellement sainte patronne de la Cathédrale de Tarbes, mais aussi à Ansost, Auriébat, Banios, Bénac, Bourisp, Houeydets, Lagarde, Lahitte-Bonnefont, Lutilhous, Montastruc, Oléac-Debat, Péré, Pinas, Ségalas et Villenave-près-Marsac." (diocèse de Tarbes et Lourdes - les saints du diocèse)

36708545

http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20160908&id=188&fd=1

La Nativité de la Très Sainte Vierge
(Fête)

Tout est miracle dans l'histoire de la Sainte Vierge ; sa naissance ne fait point exception, et, bien que pauvre aux yeux du monde, elle apparaît aux yeux de la Foi entourée des plus éclatantes merveilles.
Aussi est-ce avec raison que l'Église s'écrie en ce jour : « Votre naissance, ô Marie, Mère de Dieu, a rempli tout le monde de consolation et d'allégresse, parce que le soleil de Justice, Jésus-Christ, Notre Dieu, est né de vous, Lui qui nous a tirés de la malédiction où nous étions plongés et nous a comblés de bénédictions ; Lui, qui, ayant ruiné l'empire de la mort, nous a introduits dans la Vie éternelle. »
Cette Fête, en effet, doit être une réjouissance universelle ; ce n'est pas un heureux présage pour une ville ou pour un peuple, mais pour l'humanité tout entière.

Joachim et Anne, ses parents, étaient de la race de David, de laquelle devait naître le sauveur promis au monde ; mais ils étaient avancés en âge et n'avaient point d'enfants ; donc nulle espérance humaine pour eux de donner naissance au Rédempteur attendu.
Dieu, qui aime à confondre les calculs des hommes et les prévisions naturelles, jugea autrement et renouvela pour Joachim et Anne la merveille dont l'Ancien Testament nous rapporte plusieurs exemples.

Les deux vieillards reçurent l'annonce des desseins de Dieu, et au temps marqué Marie paraissait au monde. Toute pure, toute immaculée avait été sa conception, toute pure et toute privilégiée fut sa naissance.
Quelle joie ce jour-là dans la maison de Joachim ! Figurons-nous combien devait être ravissante cette enfant de bénédiction, sanctifiée dès le premier instant de sa vie, et dont les facultés n'avaient pas connu un seul instant le sommeil ni l'imperfection !
Les Saints ne tarissent pas d'éloges sur la naissance de Marie : « Avant la naissance de Marie, disent-ils, le monde était enseveli dans les ténèbres du péché ; avec elle paraît l'aurore qui annonce le soleil de justice. Parfaite dès sa naissance, Marie ne fit que croître chaque jour en vertus... »

Astre toujours progressant en lumière, si beau dès son apparition, qu'il devait être éblouissant au terme de sa course !
Quel bonheur pour les élus de contempler au Ciel les merveilles opérées par Dieu en Marie ! Unissons-nous à l'Église qui l'honore aujourd'hui sous cent titres différents dans une multitude de Sanctuaires vénérés.

Joachim anna and virgin

http://www.eglise.catholique.fr/foi-et-vie-chretienne/le-coeur-de-la-foi/marie/fete-de-la-nativite-de-la-bienheureuse-vierge-marie.html.

L'année liturgique comporte trois cycles : celui des Dimanches, des Fêtes en l'honneur de Jésus-Christ et des Fêtes des Saints.

La première grande Fête du cycle des Saints est celle de la Nativité de la Vierge Marie, mère de Jésus-Christ, célébrée le 8 Septembre de chaque année.

La Fête du 8 Septembre est très ancienne. Si elle a été célébrée très tôt à Constantinople et à Jérusalem, elle a pris forme à Rome au VIIe siècle.

Au cours de cette Fête, les fidèles sont mis en présence de la plus haute sainteté humaine reconnue et vénérée par l'Église, celle de la Vierge Marie.

Les textes lus et les prières chantées à cette occasion éclairent au mieux le sens du culte que l'Église à cette occasion éclairent au mieux le sens du culte que l'Église rend à Marie.

Le 8 s10 1


La Nativité de Marie inaugure l'économie du salut et l'inscription du Verbe de Dieu dans l'histoire des hommes.

Avec la nativité de la Vierge commençait la régénération de notre nature humaine et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, recevait les prémices de la seconde création.

Le projet de salut du Très-Haut sortait de sa phase préparatoire et entrait dans sa réalisation concrète.

La Mère précédait le Fils sans lequel elle ne pourrait exister ; la Reine préparait la venue du Roi ; la Fiancée veillait dans l’attente de l’Epoux.
Que Marie, qui naquit pour offrir au Seigneur une demeure sacrée en vue du salut du monde, nous enseigne à disposer nos cœurs pour que le Christ naisse en nous. La nativité de Marie nous rappelle que nous sommes appelés à accueillir le Christ pour qu'il naisse en nous et en naissant en nous, nous donne de naître à la vie véritable, à la vie d'en haut, à la vie dans l'Esprit, à notre véritable identité de fils et de filles bien-aimés du Père.
C’est ici que la figure de saint Joseph peut aussi nous éclairer. Comme lui, accueillons le Christ en prenant chez nous Marie.

Si le oui de Marie a été indispensable pour que le Fils de Dieu puisse se faire chair, celui de Joseph l’a été aussi pour qu’il soit le Messie de la descendance de David et accomplisse ainsi la Promesse de Dieu.

A notre tour, mettons notre oui dans celui de Joseph pour accueillir Marie dans nos histoires, et avec elle, le Sauveur qu’elle porte en son sein pour donner au monde le salut de Dieu.

Frère Elie

Natmarie 2

http://www.peintre-icones.fr/PAGES/CALENDRIER/Septembre/8.html.

Les Églises d'Orient et d'Occident célèbrent en ce jour la naissance de Marie, la mère du Seigneur.

Comme cela s'était produit pour le Baptiste, dont la naissance fut célébrée en Occident dès la fin du IVe siècle, la primitive Église voulut aussi commémorer solennellement la venue au monde de Marie.

La date du 8 septembre est celle de la dédicace de la basilique Sainte-Anne à Jérusalem, érigée sur le lieu où, d'après une vieille tradition, Joachim et Anne, les parents de Marie, avaient demeuré.

La fête s'étendit au Ve siècle à Constantinople, et fut introduite en Occident en 701 par le pape Serge 1er qui était d'origine syriaque.

La fête de la Nativité de Marie, très chère aux Églises orthodoxes et orientales, fait mémoire de la naissance de celle qui sera "la terre du ciel ", cette femme de notre humanité qui offrit son sein pour que s'accomplît l'incarnation du Verbe dans l'histoire des hommes, inaugurant l'économie du salut de Dieu.

"Par ta nativité, ô Mère de Dieu, la joie fut révélée à tout l'univers, car de toi s'est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, qui, nous délivrant de la malédiction, nous a valu la bénédiction et, terrassant la mort, nous a fait don de la vie éternelle." (Tropaire, t4)

« Ô Marie, Vierge heureuse et bénie,
permettez-moi de m'approcher de votre berceau,
et de joindre mes louanges à celles que vous rendent les anges. [...]
Agenouillé devant vous, je vous fais l'offrande de mon coeur ;
Reine du ciel et de la terre, recevez-moi et gardez-moi. [...]
Que vos saintes mains, O Marie,
répandent dans mon coeur avec profusion
l'humilité, l'innocence, la simplicité, la douceur et la charité.

Que ces vertus de votre coeur saisissent le mien
pour que j'appartienne avec vous au Christ, mon Seigneur,
et qu'en lui je sache offrir le bien que je fais et le mal que je souffre… »

(Prière anonyme)

Nativity theotokos 2

http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsseptembre/sept08.html.

Le 8 septembre, Nativité de notre SOUVERAINE la Très Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie

Notre Dieu créa l'homme et le plaça dans le Paradis pour qu'il ne se préoccupe que de cultiver le bien et de contempler Dieu seul par ses oeuvres. Mais, par la jalousie du diable, qui séduisit Eve, la première femme, Adam tomba dans le péché et fut exclu du Paradis de délices. Par la suite, Dieu donna sa Loi aux hommes par Moïse et fit connaître Ses volontés par les Prophètes, en préparation d'un bienfait plus grand: l'Incarnation de Son Fils unique, le Verbe de Dieu, qui devait nous délivrer des filets du Mauvais. En assumant notre nature, le Christ voulait participer pleinement à notre condition déchue, hormis le péché: car Lui seul est sans péché, étant Fils de Dieu.

C'est pourquoi Dieu Lui prépara une demeure immaculée, une arche pure, la très Sainte Vierge Marie, qui, bien qu'elle fût elle aussi soumise à la mort et à la condamnation de nos premiers parents, fut élue par Dieu depuis l'origine des âges pour être la nouvelle Eve, la Mère du Christ Sauveur, la source de notre Rédemption et le prototype de toute sainteté chrétienne.

Son père s'appelait Joachim. Il descendait de la tribu royale de David par la branche de Nathan, son fils. Nathan engendra Lévi, Lévi engendra Melchi et Panthère, Panthère engendra Barpanthère, père de Joachim. Anne, l'épouse de Joachim, descendait elle-aussi de la tribu royale; car elle était la petite-fille de Mattha, lui-même petit-fils de David par Salomon. Mattha épousa une certaine Marie de la tribu de Juda, et ils donnèrent naissance à Jacob, le père de Joseph le charpentier et à trois filles: Marie, Sobée et Anne. Marie donna naissance à Salomée la sage-femme; Sobée à Elisabeth, la mère du Précurseur, et Anne à la Mère de Dieu, Marie, qui portait ainsi le nom de sa grand-mère et de sa tante. Elisabeth et Salomée, les nièces d'Anne, étaient donc les cousines de la Mère de Dieu.

Selon une divine économie, et pour montrer la stérilité de la nature humaine avant la venue du Christ, Dieu avait laissé Joachim et Anne sans progéniture jusqu'à un âge avancé.

Comme Joachim était riche et pieux, il ne cessait de s'adresser à Dieu par la prière et de Lui offrir des présents,pour qu'Il les délivre, lui et son épouse, de leur opprobre.

Un jour de fête, alors qu'il s'était présenté au Temple pour déposer son offrande, un des fidèles s'adressa à lui en disant: «Il ne t'est pas permis de présenter ton offrande avec nous, car tu n'as pas d'enfant».

Alors, le coeur ulcéré, Joachim ne rentra pas chez lui, mais se retira dans la montagne, seul, pour prier et verser des larmes devant Dieu.

Pendant ce temps, Anne versait elle aussi d'abondantes larmes et élevait de ferventes supplications vers le ciel, dans son jardin.

Notre Dieu, riche en miséricorde et plein de compassion, entendit leurs supplications et envoya auprès d'Anne l'Archange Gabriel, l'Ange de la bienveillance de Dieu et l'annonciateur du salut, pour lui annoncer qu'elle allait concevoir et donner naissance à un enfant, malgré son âge, et que l'on parlerait de cette progéniture par toute la terre.

Elle répondit, pleine de joie et de surprise: «Aussi vrai que vit le Seigneur mon Dieu, si j'enfante soit un fils, soit une fille, je le consacrerai au Seigneur mon Dieu, pour qu'il Le serve tous les jours de sa vie».

Joachim, lui aussi, reçut la visite d'un Ange qui lui ordonna de se mettre en chemin avec Ses troupeaux pour rentrer chez lui et se réjouir avec sa femme et toute leur maison, car Dieu avait décidé de mettre fin à leur opprobre.

Or, neuf mois étant passés, Anne enfanta. Elle demanda à la sage femme: - «Qu'ai-je mis au monde?» Celle-ci répondit: - « Une fille. » Et Anne reprit: - «Elle a été glorifiée en ce jour, mon âme!» Et elle coucha délicatement l'enfant. Les jours de la purification de la mère exigés par la Loi étant accomplis, elle se releva, se lava, donna le sein à son enfant, et lui donna le nom de Marie: le nom qu'avaient attendu confusément les Patriarches, les Justes et les Prophètes, et par lequel Dieu devait réaliser le projet qu'il tenait caché depuis l'origine du monde.

De jour en jour, l'enfant se fortifiait. Quand elle eut six mois, sa mère la posa à terre, pour voir si elle tiendrait debout. Marie avança alors de sept pas assurés, puis revint se blottir dans le giron de sa mère. Anne la souleva en disant: «Aussi vrai que vit le Seigneur mon Dieu, tu ne fouleras plus ce sol avant que je ne t'emmène au Temple du Seigneur. »

Et elle établit un sanctuaire dans la chambre de l'enfant, où rien de vil ni de souillé par le monde n'entrait. Et elle fit venir des filles d'Hébreux de race pure, pour jouer avec l'enfant.

La première année de la petite étant écoulée, Joachim donna un grand festin. Il invita des Prêtres, des scribes et les membres du Conseil, et tout le peuple d'Israël. Joachim présenta aux Prêtres la petite fille, ceux-ci la bénirent en disant: «Dieu de nos pères, bénis cette petite fille et donne lui un nom qui soit nommé éternellement et par toutes les générations. » Et tout le peuple répondit: «Qu'il en soit ainsi, qu'il en soit ainsi! Amen!» Joachim la présenta aussi aux princes des Prêtres. Ceux-ci la bénirent en disant: «Dieu des hauteurs sublimes, abaisse Ton regard sur cette petite fille, et donne lui une bénédiction suprême, une bénédiction à nulle autre pareille!»

Sa mère emporta Marie dans le sanctuaire de sa chambre et lui donna le sein, en adressant au Seigneur Dieu cette hymne:
-«Je veux chanter au Seigneur mon Dieu une hymne, parce qu'Il m'a visitée et qu'Il a écarté de moi l'outrage de mes ennemis. Car le Seigneur m'a donné un fruit de Sa justice, cette justice qui est une et multiple tout ensemble. Qui annoncera maintenant aux fils de Ruben qu'Anne est Mère? Apprenez, apprenez, vous les douze tribus d’Israël, qu'Anne est mère!» Puis elle posa l'enfant dans la chambre du sanctuaire, sortit et alla servir les invités, qui se réjouissaient et louaient le Dieu dIsraël1.

1. Ce récit repose sur le Protévangile apocryphe de Jacques. Sa valeur historique est incertaine, c'est pourquoi il n'est pas reçu parmi les écrits inspirés; mais ses évocations symboliques touchent une vérité souvent aussi profonde que celle de l'histoire. C'est pour cette raison que l'Eglise a assimilé ces éléments dans la Liturgie et l'Iconographie pour en faire la matière première du cycle de la Mère de Dieu. Cf. également Conception de Ste Anne (9 déc.); Entrée au temple de la Mère de Dieu (21 nov.); Annonciation (25 mars).

Nativite marie 2

http://missel.free.fr/Sanctoral/09/08.php.

Historique

Il faut assurément chercher l'origine de la Fête de la Nativité de la sainte Vierge en Orient où le synaxaire de Constantinople la marquait déjà au 8 septembre1, selon ce qu’avait décrété l’empereur Maurice (582 + 602). 

Il est probable que l’Eglise de Jérusalem fut la première à honorer le souvenir de la Nativité de Notre-Dame qu’elle célébrait dans une basilique proche de la piscine probatique, sur l’emplacement de la maison où, suivant la tradition, serait née la sainte Vierge.

 

La Nativité de la sainte Vierge est mentionnée dans les homélies d'André de Crète (660-740) : Aujourd'hui comme pour des noces, l'Eglise se pare de la perle inviolée, de la vraie pureté. Aujourd'hui, dans tout l'éclat de sa noblesse immaculée, l'humanité retrouve, grâce aux mains divines, son premier état et son ancienne beauté.

Les hontes du péché avaient obscurci la splendeur et les charmes de la nature humaine ; mais, lorsque naît la Mère de celui qui est la Beauté par excellence, cette nature recouvre en elle ses anciens privilèges, elle est façonnée suivant un modèle parfait et entièrement digne de Dieu.

Et cette formation est une parfaite restauration et cette restauration est une divinisation et cette divinisation, une assimilation à l'état primitif. Aujourd'hui, contre toute espérance, la femme stérile devient mère et cette mère, donnant naissance à une descendance qui n'a pas de mère, née elle-même de l'infécondité, a consacré tous les enfantements de la nature. Aujourd'hui est apparu l'éclat de la pourpre divine, aujourd'hui la misérable nature humaine a revêtu la dignité royale.

Aujourd'hui, selon la prophétie, le sceptre de David a fleuri en même temps que le rameau toujours vert d'Aaron, qui, pour nous, a produit le Christ rameau de la force. Aujourd'hui, une jeune vierge est sortie de Juda et de David, portant la marque du règne et du sacerdoce de celui qui a reçu, suivant l'ordre de Melchisédech, le sacerdoce d'Aaron.

Pour tout dire en un mot, aujourd'hui commence la régénération de notre nature, et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, reçoit les prémices de la seconde création.

 

A Rome, on célébrait alors la dédicace de la basilique du martyr Adrien et il faudra attendre le pontificat du pape Serge I° (687-701) pour trouver une trace incontestable de la célébration de la Nativité de la sainte Vierge où le Pape, en sandales, faisait procession de la basilique Saint-Adrien à celle de Sainte-Marie-Majeure.

Les vieux livres liturgiques assignaient à cette Fête les mêmes chants qu'à la solennité de l'Assomption.

Benoît XIV (1740-1758), dans l’Histoire des Mystères et des fêtes, raconte que chaque année, au 8 septembre, un solitaire entendait des chants célestes ; quand il en demanda la cause à Dieu, il lui fut répondu que c'était en l'honneur de la naissance de la Vierge Marie qui se célébrait au Ciel et qu'il en était averti car Marie étant née pour les hommes, il devrait faire en sorte que cette Fête fût aussi célébrée sur terre.

Le solitaire se rendit auprès du Pape qui, au récit de la vision, institua la Fête de la Nativité de la sainte Vierge.

En France, la Fête la Nativité de sa sainte Vierge porta longtemps le titre de Notre-Dame Angevine, rappelant que la Vierge Marie, apparut, en 430, près de Saint-Florent, au saint évêque Maurille d'Angers pour lui demander l'institution de la Fête de sa Nativité .

Avec le concours efficace du roi Robert le Pieux, Fulbert, évêque de Chartres (+1028) contribua beaucoup à introduire la Fête de la Nativité de la sainte Vierge dans le nord du Royaume ; la nuit même de cette Fête, sa cathédrale ayant été détruite par un incendie, il jeta les fondement de celle que nous connaissons aujourd’hui, dédiée à la Nativité de Notre-Dame.

 

A la mort du Pape Célestin IV (1243), Frédéric II retint prisonniers des cardinaux pour que le conclave ne se réunît pas ; les prisonniers firent le vœu solennel de donner un octave à cette Fête s'ils étaient rendus à la liberté ; libérés, ils élurent Innocent IV qui, au premier concile de Lyon (1245) accomplit le vœu. Grégoire XI fit une vigile qui fut célébrée à Anagni.

L'Ecriture ne parle guère de la naissance de la Sainte Vierge et il faut se référer ici aux traditions comme le firent les textes apocryphes en termes merveilleux.


1 Un synaxaire est un livre liturgique qui rassemble pour chaque jour les lectures et les vies des saints que l'on célèbre

 

Protévangile de Jacques

Naissance de Marie, la sainte qui engendra Dieu, très glorieuse mère de Jésus-Christ

Chapitre premier. Dans les histoires des douze tribus d'Israël, on dit que Joachim était un homme comblé de richesses, mais qu'il apportait des offrandes doubles, en disant : " Ce que je donne en excédent sera pour tous ; je l'offre en expiation de mes péchés, pour que le Seigneur me soit propice. "

Etant arrivé le jour solennel du Seigneur où les fils d'Israël apportaient leurs offrandes, Ruben se dressa devant Joachim et lui dit : Il ne t'est pas permis d'être le premier à déposer tes offrandes, car tu n'as pas engendré en Israël.

Et Joachim fut comblé de tristesse, et il alla consulter les documents des douze tribus du peuple, disant : Je verrai dans les documents des douze tribus d'Israël si j'ai été seul à n'avoir pas engendré en Israël. Il chercha et trouva que tous les justes avaient engendré de la postérité en Israël. Mais il se souvint aussi du patriarche Abraham, et qu'en ses derniers jours Dieu lui avait donné un fils, Isaac.

Alors, comblé de tristesse, Joachim ne se présenta point devant sa femme, mais il se rendit au désert ; il y planta sa tente et jeûna quarante jours et quarante nuits, se disant à lui-même : Je ne descendrai ni manger ni boire avant que le Seigneur mon Dieu m'ait visité, et la prière sera ma nourriture et ma boisson.

 

 Chapitre deuxième. Cependant sa femme Anne pleurait, ayant deux raisons de gémir. Je me désolerai sur mon veuvage, disait-elle ; je me désolerai sur ma stérilité.

Etant arrivé le jour solennel du Seigneur, Judith, sa servante, lui dit : Jusques à quand auras-tu l'âme abattue ?

Voici le jour solennel du Seigneur ; tu n'as pas le droit de pleurer. Mais prends ce serre-tête que m'a donné mon ancienne maîtresse ; je ne puis m'en orner car je suis serve et il porte le signe de la race royale.

Anne répondit : Eloigne-toi ; je ne ferai rien de tel, car le Seigneur m'a comblée d'humiliations. Sans doute est-ce un méchant qui t'a donné ce bandeau et tu essaies de me faire complice de ta faute. Mais Judith répartit : Quel mal pourrais-je te vouloir pire que celui que tu as, puisque le Seigneur a clos ton sein, afin qu'il n'engendre pas de postérité en Israël !

Alors, au comble de l'affliction, Anne ôta ses habits de deuil, elle se lava la tête, revêtit ses habits de noce, et, vers la neuvième heure, descendit se promener au jardin.

Elle vit un laurier, s'assit sous ses branches et se mit à invoquer le Tout-Puissant : Dieu de mes pères, bénis-moi, exauce ma supplication, comme tu as béni Sarah dans ses entrailles et lui as donné son fils Isaac.

 

Chapitre troisième. Et levant les yeux vers le ciel, elle vit dans le laurier un nid de passereaux, et elle se reprit à gémir, se disant pour elle-même :

Pitié de moi ! Qui donc m'a engendrée, quelles entrailles m'ont enfantée, pour que je sois devenue maudite parmi les fils d'Israël, que je doive être chassée avec outrage du Temple du Seigneur ?

Pitié de moi ! À quoi donc ressemblé-je ? Pas même aux petits oiseaux du ciel, car les oiseaux du ciel sont féconds devant vous, Seigneur.

Pitié de moi ! À quoi donc ressemblé-je ? Pas même aux bêtes sauvages de la terre, car les bêtes sauvages de la terre sont fécondes devant vous, Seigneur.

Pitié de moi ! À quoi donc ressemblé-je ? Pas même à ces eaux que voilà, car ces eaux sont fécondes devant vous, Seigneur. Pitié de moi ! À quoi donc ressemblé-je ? Pas même à cette terre que voilà, car cette terre porte des fruits en leur temps, et elle vous bénit, Seigneur !

 

Chapitre quatrième. Or voici qu'un ange du Seigneur apparut et lui dit : Anne, Anne, le Seigneur a entendu ta plainte. Tu concevras, tu engendreras, et l'on parlera de ta progéniture par toute la terre. Anne répondit : Aussi vrai que vit le Seigneur mon Dieu, si j'enfante soit un fils, soit une fille, je le consacrerai au Seigneur mon Dieu pour qu'il le serve tous les jours de sa vie !

Alors deux anges arrivèrent auprès d'elle, lui disant : Voici que Joachim, ton homme, s'en vient vers toi avec ses troupeaux, car un ange du Seigneur est descendu à lui et lui a dit : - Joachim, Joachim, le Seigneur a entendu ta plainte. Descends d'ici, car voici que ta femme Anne va concevoir dans ses entrailles.

Et Joachim descendit. Il appela ses bergers et leur dit : Apportez-moi dix agneaux sans tache et parfaits ; ils seront pour le Seigneur mon Dieu.

Apportez-moi aussi douze des veaux les plus tendres ; ils seront pour les prêtres et le Conseil des Anciens.

Et cent chevreaux seront pour tout le peuple.

Et voici que Joachim arriva avec ses troupeaux. Anne, qui se trouvait debout sur le seuil, le vit venir, courut à lui et s'accrochant à son cou, lui dit : Maintenant, je sais que le Seigneur Dieu m'a comblée de bénédictions, car j'étais comme veuve et je ne le suis plus; j'étais stérile et mes entrailles vont concevoir. Et ce fut le premier soir que Joachim reposa dans sa maison.

 

Chapitre cinquième. Le lendemain, il vint présenter ses offrandes, se disant en lui-même : Si le Seigneur Dieu m'est propice, il m'accordera de voir le disque d'or du prêtre 2 ! Il présenta donc ses offrandes, et fixa ses regards sur le disque du prêtre, lorsque celui-ci monta à l'autel, et il sut ainsi qu'il n'y avait aucune faute en lui. Et Joachim dit alors : Maintenant, je sais que le Seigneur m'est propice et que mes péchés sont effacés ! Il descendit donc du temple du Seigneur, justifié, et il retourna dans sa maison.

Or les mois d'Anne s'accomplissaient, et, au neuvième, elle enfanta. Et elle demanda à la sage-femme : Qu'ai-je mis au monde ? Celle-ci répondit : Une fille. Et Anne reprit : Elle a été glorifiée en ce jour, mon âme ! Et elle coucha l'enfant. Puis les jours d'usage étant accomplis, elle se releva, se lava, donna le sein à son enfant et l'appela Marie.


2 Ce " test " que Joacchim se propose à lui-même peut se comprendre ainsi : le Grand Prêtre, en tenue de cérémonie, portait un disque d'or dont il est question dans la Bible (Exode, XXVIII, 36, 37 ; Lévitique, VIII, 9). Au moment où le Grand Prêtre traversait le sacré parvis pour se rendre à l'autel ou au Saint des Saints, il passait assez loin des simples fidèles, massés dans le parvis des Israélites. Pour discerner le disque d'or sans doute fallait-il qu'un éclat de lumière le fît briller. C'est cet éclat que Joachim demande comme un signe.

 

Evangile du Pseudo-Matthieu
Livre de la naissance de la bienheureuse Marie et de l’enfance du Sauveur

L'ouvrage commence par un prologue qui prétend expliquer qu'il fut écrit par " le bienheureux prêtre Jérôme ", et que son intention est de relater la vérité, contre certains " livres apocryphes " pleins d'hérésies. Mais, dans divers manuscrits, ce prologue se termine par un paragraphe qui assure que l'auteur est " Jacques, fils de Joseph ", ce qui contredit au début , mais ce qui prouve que le texte latin est dans une étroite dépendance du " Protévangile de Jacques ". De ce texte nous ne donnons ici que les passages  qui complètent ou modifient ce que le " Protévangile de Jacques " contenait déjà.

 

Chapitre troisième. Joachim qui est au désert, priant le Seigneur de lui accorder un fils, reçoit l'ordre de rentrer à Jérusalem.

Au même moment Anne est avertie d'avoir à aller au-devant de son mari. La " rencontre à la Porte Dorée " sera évoquée bien souvent dans l'art médiéval.

L'ange apparut de nouveau à Joachim, pendant son sommeil, et lui dit : Je suis l'ange qui t'a été donné par Dieu comme gardien ; descends et retourne auprès d'Anne sans crainte car les bonnes oeuvres que toi et ton épouse Anne avez faites  ont été rapportées à la face du Très-Haut et une postérité vous a été accordée, telle que, depuis les origines, les prophètes et les saints n'en ont eue, telle qu'ils n'en auront jamais. Joachim, s'étant réveillé, appela ses bergers et leur rapporta son songe.

Et ils adorèrent le Seigneur et lui dirent : Veille à ne pas contrecarrer l'ange de Dieu. Mais, lève-toi, partons, et allons doucement tandis que nos troupeaux paissent en chemin.

 

Il y avait trente jours qu'ils marchaient et ils approchaient, quand Anne, qui était en prière, vit paraître un ange qui lui dit : Va à la Porte qu'on appelle Dorée, pour y rencontrer ton époux, car il va te revenir aujourd'hui.

En hâte, elle s'y rendit avec ses servantes, et elle se tint près de la dite porte en prières. Elle attendait de puis déjà longtemps et commençait à se lasser, quand, levant les yeux, elle vit Joachim arriver avec ses troupeaux.

Elle courut se jeter à son cou, rendant grâces à Dieu, et disant : J'étais veuve et voici que je ne le suis plus ; j'étais stérile et voici que j'ai conçu.

Et une grande allégresse se répandit dans tout le voisinage et parmi tous ceux qui la connaissaient, si bien que tout le pays d'Israël la félicita de cette gloire.

 

Commentaires sur le protévangile de Jacques et l'évangile du pseudo-Matthieu.
(historique suite)

On ne saurait tenir pour certains les renseignements que nous donnent l'apocryphe intitulé le Protévangile de Jacques, mais il faut sans doute attacher quelque importance à saint Grégoire de Nysse (+ 394) qui donne Anne et Joachim comme les parents de la sainte Vierge, à saint Sophrone3 qui montre,  à Jérusalem, la maison, la sainte Probatique où l'illustre Anne enfanta Marie, ou à saint Jean Damascène (+ 749) qui ajoute que de ferventes prières leur obtinrent dans un âge avancé la naissance d'une fille .

Sans doute faut-il chercher l'origine de la fête de la Nativité de la sainte Vierge en Orient où le synaxaire de Constantinople4, rédigé selon un décret de l'empereur Maurice, la marque déjà au 8 septembre, tandis qu'elle est mentionnée dans les homélies d'André de Crète (660 + 740)5.

On célébrait alors, à Rome, la dédicace de la basilique de saint Hadrien, martyr6, et l'on ne trouve aucune trace incontestable de la Nativité de la sainte Vierge avant le pontificat de Serge I°7 ; le Pape, en sandales, faisait procession de la basilique Saint-Hadrien à celle de Sainte-Marie Majeure.

Dans l'Histoire des Mystères et des fêtes, Benoît XIV (1740 + 1758) raconte que, chaque année, au 8 septembre, un solitaire entendait des chants célestes ; quand il en demanda à Dieu la cause, il lui fut répondu que c'était en l'honneur de la naissance de la Vierge qui se célébrait au Ciel, qu'il devait en avertir les hommes, pour qui elle était née, et obtenir la célébration sur terre de cet anniversaire ; c'est ainsi que le solitaire aurait obtenu du Pape la Fête de la Nativité de la sainte Vierge.

Saint Boniface (+ 755) introduisit la Fête de la Nativité de la Vierge en Allemagne où la prescrivit le concile de Salzbourg (799).

Si saint Bède le Vénérable (673 + 735) la connaissait en Angleterre, elle était absente de la liturgie Mozarabe de Tolède jusqu'au le X° siècle.

On ne la vit guère en France avant l'époque capétienne et sans doute la doit-on à saint Fulbert de Chartres (+ 1028)8 et au roi Robert II le Pieux (970 + 1031).

Et saint Bernard d'écrire aux chanoines de Lyon : La sainte Eglise ne se trompe pas quand elle considère ce jour comme saint et le célèbre chaque année à la joie de toute la terre.

 

Lorsque mourut le Pape Célestin IV (1243), l'empereur Frédéric II retint les cardinaux prisonniers afin d'empêcher la réunion du conclave ; les cardinaux firent le voeu solennel de donner un octave à cette fête qui existait déjà depuis saint Anselme dans l'Eglise d'Angleterre, s'ils recouvraient leur liberté, ce que fit leur élu, Innocent IV, au premier concile de Lyon (1245).

 Grégoire X en célébra la vigile en 1377, à Agnani.


3 Originaire de Damas, saint Sophrone fut d'abord professeur de littérature puis moine au couvent de Saint-Théodose de Jérusalem ; évêque de Jérusalem (634), il mourut en 638, un an après la prise de la ville par le calife Omar.

4 Un synaxaire est un livre liturgique qui rassemble pour chaque jour les lectures et la vie des saints que l'on célèbre.

5 Flavius Mauricius Tiberius, excellent stratège et politicien prudent , né vers 539 et décapité en 602, fut le dernier empereur byzantin à imposer la langue latine à sa cour.

   Membre d'une famille romaine de Cappadoce, il fut stratège autocrator (578) pour combattre les Perses qui furent vaincus en 581.

    Il épousa la fille de l'empereur Tibère II qui le désigna comme son successeur. Maurice réorganisa l'administration et l'armée de l'empire, créa les exarchats de Ravenne (pour l'Italie) et de Carthage (pour l'Afrique), gagna une partie de l'Arménie, rétablit la paix en Mauritanie, repoussa les Avars et les Slaves dans les Balkans et contint tant bien que mal les Lombards en Italie. Il se rendit impopulaire par des mesures économiques pour l'organisation de l'armée et fut mis à mort par Phocas qui prit sa place.

6 Saint Hadrien, martyr de Nicomédie sous Maximien, qui mourut un 4 mars et dont les reliques auraient été transférées à Rome un 8 septembre, vers 303 ou 312.

7 Saint Serge Ier, dont on célèbre d'ailleurs aussi la fête au 8 septembre, naquit au sein d'une famille syrienne établie à Palerme (Sicile) ; il vint à Rome sous le pontificat d'Adéodat II (672 + 676) qui l'admit parmi ses clercs comme membre de la Schola Cantorum ; acolyte vers 680, puis prêtre, saint Léon II lui confia le titre de Sainte-Suzanne où il fut un si remarquable pasteur que le clergé et le peuple de Rome l'élit pape (décembre 687). L'archidiacre Pascal, patronné par l'exarque byzantin de Ravenne, s'était installé à l'extérieur du Latran et l'archiprêtre Théodore occupait le reste du palais, tandis que les électeurs étaient réunis au Palatin près du représentant de Byzance ; comme l'archidiacre Pascal avait promis une belle récompense à l'exarque de Ravenne s'il était élu pape, il fallut que le nouveau pape, pour éviter des complications,  lui versât cent livres d'or.

  Serge I° introduit l'Agnus Dei dans la messe après la fraction du pain et régla les quatre grandes fêtes mariales (Annonciation, Dormition, Nativité, Purification). Il mourut en 701 en laissant une véritable réputation de sainteté et fut inhumé, un 8 septembre, à Saint-Pierre.

8 Après d'autres fêtes plus anciennes de la sainte Vierge, la piété des fidèles n'a été satisfaite que quand on a jouté la fête solennelle de ce jour (Fulbert de Chartres : sermon pour la Nativité de la Vierge). Sa cathédrale ayant été détruite par un incendie la nuit même de la fête, il jeta les fondements d'un édifice grandiose.

 

Homélie I (Jean Damascène).

Il convenait que le miracle des miracles, l'enfantement d'une vierge, fût préparé par un miracle qui y eut quelque ressemblance. J'en donnerai une raison plus élevée et plus divine : il faut que dans cette conception la nature ne devance pas la grâce, qu'elle ne produise pas son fruit avant que la grâce ne donne le sien. Dans cette naissance nous voyons fleurir le désert.

Saint Jean Damascène.

Sermon XLV (St Pierre Damien).

C'est le commencement du salut, l'origine de toute fête ; voici qu'est née la Mère de l'Epoux ! A bon droit, l'univers aujourd'hui tressaille, et l'Eglise pleine d'allégresse chante des cantiques d'épithalame.

Saint Pierre Damien.

Vie de Jésus (Chapitre V).

Elle naît à petit bruit, sans que le monde en parle et sans qu'Israël même y pense, bien qu'elle soit la fleur d'Israël et la plus éminente de la terre ; mais, si la terre n'y pense pas, le ciel la regarde et la vénère comme celle que Dieu a fait naître pour un si grand sujet et pour rendre un si grand service à sa propre personne, c'est-à-dire pour le revêtir un jour d'une nouvelle nature.

Pierre de Bérulle.

 

Prière.

O Marie,
Vierge heureuse et bénie,
permettez-moi de m'approcher de votre berceau,
et de joindre mes louanges
à celles que vous rendent les anges
qui vous entourent, heureux d'être les témoins
des merveilles de votre naissance.

 Agenouillé devant vous,
je vous fais l'offrande de mon coeur ;
Reine du ciel et de la terre,
recevez-moi et gardez-moi.

 

Je vous salue, Marie,
O fruit de pureté !
La terre maudite s'étonne d'avoir pu vous produire.
O Marie, pleine de grâces,
vous relevez l'espoir des enfants d'Eve chassé du paradis
et vous ranimez leur confiance.
Au jour de votre entrée dans le monde,
nous avons relevés nos fronts abattus :
votre naissance annonce celle du Rédempteur,
comme l'aurore annonce la venue du jour.

 

Je vous salue, Marie,
O étoile de Jacob !
Le soleil de justice va se lever, le jour de la grâce va luire,
et c'est vous qui avez hâté sa venue.
Vos désirs, plus ardents que ceux des patriarches et des prophètes,
attirent le véritable Emmanuel dans votre sein,
et c'est à vous qu'il appartiendra de nous donner le Verbe fait chair.

Que vos saintes mains, O Marie,
répandent dans mon coeur avec profusion
l'humilité, l'innocence, la simplicité,
la douceur et la charité :

 Que ces vertus de votre coeur saisissent le mien
pour que j'appartienne avec vous au Christ,
mon Seigneur,
et qu'en lui je sache offrir le bien que je fais
et le mal que je souffre
pour la plus grande gloire de Dieu
qui est le salut des pécheurs.

 

Des louanges de la Bienheureuse Marie (St Epiphane).

Elle eut pour parents Joachim et Anne, Joachim signifie la préparation du Seigneur, et en effet il prépara la venue sur terre du Fils de Dieu. Anne signifie grâce : la fille qu'ils obtinrent de Dieu dans un âge avancé était une grâce précieuse. Cette trinité terrestre rendait hommage ici-bas à la Trinité céleste.

Saint Epiphane.

 

Première homélie pour la Nativité de la Vierge Marie.

Neuf mois étant accomplis, Anne mit au monde une fille et l'appela du nom de Marie. Quand elle l'eut sevrée, la troisième année, Joachim et elle se rendirent au temple du Seigneur et, ayant offert au Seigneur des victimes, ils présentèrent leur petite fille Marie pour qu'elle habitât avec les vierges qui, nuit et jour, sans cesse, louaient Dieu.

Quand elle eut été amenée devant le temple du Seigneur, Marie gravit en courant les quinze marches sans se retourner pour regarder en arrière et sans regarder ses parents comme le font les petits enfants.

Et cela frappa d'étonnement toute l'assistance, au point que les prêtres du Temple eux-mêmes étaient dans l'admiration.

Puisque la Vierge Marie devait naître d'Anne, la nature n'a pas osé devancer le germe béni de la grâce.

Elle est restée sans fruit jusqu'à ce que la grâce eût porté le sien. En effet il s'agissait de la naissance, non d'un enfant ordinaire, mais de cette première-née d'où allait naître le premier-né de toute créature, en qui subsistent toutes chose.

O bienheureux couple, Joachim et Anne ! Toute la création vous doit de la reconnaissance, car c'est en vous et par vous qu'elle offre au créateur le don qui surpasse tous les dons, je veux dire la chaste Mère qui était seule digne du Créateur.

Aujourd'hui sort de la souche de Jessé le rejeton sur lequel va s'épanouir pour le monde une fleur divine.

Aujourd'hui Celui qui avait fait autrefois sortir le firmament des eaux crée sur la terre un ciel nouveau, formé d'une substance terrestre ; et ce ciel est beaucoup plus beau, beaucoup plus divin que l'autre, car c'est de lui que va naître le soleil de justice, celui qui a créé l'autre soleil....

Que de miracles se réunissent en cette enfant, que d'alliances se font en elle ! Fille de la stérilité, elle sera la virginité qui enfante.

En elle se fera l'union de la Divinité et de l'Humanité, de l'impassibilité et de la souffrance, de la vie et de la mort, pour qu'en tout ce qui était mauvais soit vaincu par le meilleur.

 

O fille d'Adam et Mère de Dieu ! Et tout cela a été fait pour moi, Seigneur ! Si grand était votre amour pour moi que vous avez voulu, non pas assurer mon salut par les anges ou quelque autre créature, mais restaurer par vous-même celui que vous aviez d'abord créé vous-même.

C'est pourquoi je tressaille d'allégresse et je suis plein de fierté, et dans ma joie, je me tourne vers la source de ces merveilles, et emporté par les flots de mon bonheur, je prendrai la cithare de l'Esprit pour chanter les hymnes divins de cette naissance...

Aujourd’hui le créateur de toutes choses, Dieu le Verbe compose un livre nouveau jailli du cœur de son Père, et qu’il écrit par le Saint-Esprit, qui est langue de Dieu…

 

O fille du roi David et Mère de Dieu, Roi universel. O divin et vivant objet, dont la beauté a charmé le Dieu créateur, vous dont l'âme est toute sous l’action divine et attentive à Dieu seul ; tous vos désirs sont tendus vers cela seul qui mérite qu'on le cherche, et qui est digne d'amour ; vous n'avez de colère que pour le péché et son auteur.

Vous aurez une vie supérieure à la nature, mais vous ne l'aurez pas pour vous, vous qui n'avez pas été créée pour vous.

Vous l'aurez consacrée tout entière à Dieu, qui vous a introduite dans le monde, afin de servir au salut du genre humain, afin d'accomplir le dessein de Dieu, I'Incarnation de son Fils et la déification du genre humain.

Votre cœur se nourrira des paroles de Dieu : elles vous féconderont, comme l'olivier fertile dans la maison de Dieu, comme l'arbre planté au bord des eaux vives de l'Esprit, comme l'arbre de vie, qui a donné son fruit au temps fixé : le Dieu incarné, la vie de toutes choses. Vos pensées n'auront d'autre objet que ce qui profite à l'âme, et toute idée non seulement pernicieuse, mais inutile, vous la rejetterez avant même d'en avoir senti le goût.

Vos yeux seront toujours tournés vers le Seigneur, vers la lumière éternelle et inaccessible ; vos oreilles attentives aux paroles divines et aux sons de la harpe de l'Esprit, par qui le Verbe est venu assumer noire chair... vos narines respireront le parfum de l'époux, parfum divin dont il peut embaumer son humanité.

Vos lèvres loueront le Seigneur, toujours attaché aux lèvres de Dieu. Votre bouche savourera les paroles de Dieu et jouira de leur divine suavité.

Votre cœur très pur, exempt de toute tache, toujours verra le Dieu de toute pureté et brûlera de désir pour lui.

Votre sein sera la demeure de celui qu'aucun lieu ne peut contenir. Votre lait nourrira Dieu, dans le petit enfant Jésus.

Vous êtes la porte de Dieu, éclatante d'une perpétuelle virginité. Vos mains porteront Dieu, et vos genoux seront pour lui un trône plus sublime que celui des chérubins...

Vos pieds, conduits par la lumière de la loi divine, le suivant dans une course sans détours, vous entraîneront jusqu'à la possession du Bien-Aimé.

Vous êtes le temple de l'Esprit-Saint, la cité du Dieu vivant, que réjouissent les fleuves abondants, les fleuves saints de la grâce divine.

Vous êtes toute belle, toute proche de Dieu ; dominant les Chérubins, plus haute que les Séraphins, très proche de Dieu lui-même.

 

Salut, Marie, douce enfant d'Anne ; l’amour à nouveau me conduit jusqu’à vous. Comment décrire votre démarche pleine de gravité ? Votre vêtement ? Le charme de votre visage ? Cette sagesse que donne l'âge uni à la jeunesse du corps ? Votre vêtement fut plein de modestie, sans luxe et sans mollesse. Votre démarche grave, sans précipitation, sans heurt et sans relâchement.

Votre conduite austère, tempérée par la joie, n'attirant jamais l'attention des hommes. Témoin cette crainte que vous éprouvâtes à la visite inaccoutumée de l'ange ; vous étiez soumise et docile à vos parents ; votre âme demeurait humble au milieu des plus sublimes contemplations. Une parole agréable, traduisant la douceur de l'âme.

Quelle demeure eût été plus digne de Dieu ? Il est juste que toutes les générations vous proclament bienheureuse, insigne honneur du genre humain. Vous êtes la gloire du sacerdoce, l’espoir des chrétiens, la plante féconde de la virginité. Par vous s'est répandu partout l'honneur de la virginité Que ceux qui vous reconnaissent pour la Mère de Dieu soient bénis, maudits ceux qui refusent...

O vous qui êtes la fille et la souveraine de Joachim et d'Anne, accueillez la Prière de votre pauvre serviteur qui n'est qu'un pécheur, et qui pourtant vous aime ardemment et vous honore, qui veut trouver en vous la seule espérance de son bonheur, le guide de sa vie, la réconciliation auprès de votre Fils et le gage certain de son salut.

Délivrez-moi du fardeau de mes péchés, dissipez les ténèbres amoncelées autour de mon esprit, débarrassez-moi de mon épaisse fange, réprimez les tentations, gouvernez heureusement ma vie, afin que je sois conduit par vous à la béatitude céleste, et accordez la paix au monde.

A tous les fidèles de cette ville, donnez la joie parfaite et le salut éternel, par les prières de vos parents et de toute l'Eglise.

Saint Jean Damascène.

Theotokos nativityol 1Il n’est pas possible de clore ces commentaires sur La Nativité de La Très Sainte Vierge Marie, sans y insérer les Révélations de Jésus à Maria Valtorta.

"On peut appeler Marie la puînée du Père".

 Catéchèse du mercredi 16 août 1944

Jésus dit : "Aujourd'hui, écris ça seulement. La pureté a une telle valeur que le sein d'une créature peut contenir Celui qui ne peut être contenu, parce qu'Elle possédait la pureté absolue, la plus grande pureté que puisse avoir une créature de Dieu.            

La Très Sainte Trinité y descendit avec toutes ses perfections, y habita avec ses Trois Personnes, enferma son infinité dans un petit espace.

Mais Elle n’en fut pas moins diminuée parce que l'amour de la Vierge et la volonté de Dieu dilatèrent cet espace jusqu'à en faire un Ciel. Et la Très Sainte Trinité se manifesta avec ses caractéristiques :  
Le Père, étant encore une fois le Créateur de la créature, comme au sixième jour de la Création[1][1], avait une fille vraie, digne de Lui, façonnée à sa parfaite ressemblance. L'empreinte de Dieu était imprimée en Marie avec une telle plénitude et exactitude que seul le Premier-Né du Père lui était supérieur.

On peut appeler Marie la puînée du Père, par la perfection qui Lui fut accordée[2][2] et qu’Elle sut conserver et par sa dignité d'Épouse et de Mère de Dieu et de Reine du Ciel, Elle vient en second lieu, après le Fils du Père; et en second lieu dans son éternelle Pensée parce que éternellement Il se complaît en Elle.           
Le Fils, étant aussi pour Elle "Son Fils", lui enseigna, par le mystère de grâce, sa vérité et sa sagesse alors qu'il n'était encore qu'un Embryon qui se développait en son sein.            
L'Esprit-Saint, en apparaissant parmi les hommes par une Pentecôte anticipée, par une Pentecôte prolongée : Amour pour "Celle qu'Il aima"[3][3], Consolation pour les hommes pour le Fruit de son Sein, Sanctification par la Maternité de la Sainte.            

Pour se manifester aux hommes sous la forme nouvelle et complète qui inaugure l'ère de la Rédemption, Dieu n'a pas choisi pour son trône un astre du ciel, ni le palais d'un souverain puissant. Il n'a pas voulu non plus les ailes des anges pour y poser ses pieds. Il a voulu un sein sans tache.

Ève aussi avait été créée sans tache [4][4], mais elle voulut librement se corrompre par sa propre volonté.

Tandis qu'Ève se trouvait dans un monde Pur, Marie vécut dans un monde corrompu sans consentir à blesser sa Pureté par la plus petite pensée dirigée vers le péché [5][5].

Elle savait l'existence du péché. Elle en a vu les divers aspects et les plus horribles. Elle les a tous vus, jusqu'au plus horrible : le déicide.

Mais Elle les a connus seulement pour les expier et être éternellement Celle qui a pitié des pécheurs et prie pour leur Rédemption [6][6]       

 

[7][1] Allusion à Genèse 1,24-31

[8][2] Dans une note manuscrite, Maria Valtorta précise: "Elle est seconde en perfection naturelle et surnaturelle, après celui qui est à la fois Fils de Dieu et son Fils à elle, qui est infini, comme Dieu, en toute perfection." Cité par G. Roschini dans La Vierge Marie dans l'œuvre de Maria Valtorta, page 74. Dans Le livre d'Azarias, page 357 Jésus dit : "Toute perfection de la créature fut atteinte en elle"

[9][3] Cf. Proverbes 8,22

[10][4] Confirmé par l'Enseignement de l'Église : "Nos premiers parents Adam et Eve ont été constitués dans un état de sainteté et de  justice originelle" CEC n° 375

[11][5] C'est aussi l'Enseignement de l'Église: "par la Grâce de Dieu, Marie est restée pure de tout péché personnel tout au long de sa vie". CEC n° 493

[12][6] "Marie ... se livra elle-même intégralement à la personne et à l’œuvre de son Fils, pour servir, dans sa dépendance et avec lui, par la grâce de Dieu, au mystère de la Rédemption. (Lumen Gentium n° 56). Cf. aussi les paroles de l'Ave Maria : "Priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort".

Commentaire personnel.
Vouloir faire de Marie, un être humain comme chacun de nous avec l’héritage du péché dut à la désobéissance d’Adam et Eve, c’est vraiment réduire la puissance de Dieu en le rendant incapable de créer une nouvelle Eve comme l’était la première avant sa chute, c'est-à-dire parfaite et sans tâche, à l’image et à la ressemblance de Dieu, la plus parfaite possible qu’il soit donné à un être humain…

Surtout que cette nouvelle « Eve » devait être porteuse, dans son sein de Jésus, Fils Unique de Dieu, et Dieu au même titre que Le Père et Le Saint-Esprit.

Dieu a fait en Marie l’être humain le plus parfait qu’il lui était donner de créer, afin qu’elle puisse par sa Pureté accueillir Dieu en elle, et réconcilier l’homme avec son Créateur en acceptant d’Obéir en toute chose à Dieu (par son « Oui » continuel) et en toute Humilité (elle ne s’est jamais prévalu de son titre de « Mère de Dieu ») dans un monde corrompu, alors que la première créature parfaite (la première Eve) avait refusé d’Obéir par l’orgueil de vouloir être au-dessus de Dieu et libre de ses choix, séduite par le Prince du mal, le Séducteur et le Menteur de toujours.

Et pour ceux qui désirent approfondir la naissance de Marie, de son désir par Anne et Joachim, de sa conception, de son entrée et de sa vie au Temple, de sa rencontre avec Joseph à l’âge de devenir « épouse », vous trouverez sur le lien suivant, tous les écrits des Révélations de Jésus à Maria Valtorta.
http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/index.htm

En ce jour, je suis frappé par plusieurs choses au travers de cette Fête. C’est d’abord un évènement merveilleux et qui ouvre pour toute l’humanité corrompue auquel nous appartenons tous (moi compris) Le Chemin vers Notre Salut grâce au très douloureux et très Saint « Pardon » vécu par les Cœurs unis de Jésus et de Marie lors de leur humble vie et particulièrement au moment de La Passion en acceptant volontairement et avec un Infini Amour les Souffrances du Rédempteur Jésus et de sa Co-Rédemptrice Marie (tout en restant à sa place de créature qui doit Adoration à Son et Notre Dieu) de L’Humanité.

J’aimerais m’expliquer sur cette dernière phrase afin qu’elle ne soit pas mal interprétée en donnant à Marie une place qu’elle n’a pas.  
Jésus, au travers des Révélations à Maria Valtorta, ne cesse de défendre Sa Maman…alors qu’Il est Dieu…et qu’elle n’est qu’une Créature Humaine même si elle est l’œuvre de Dieu la plus parfaite…et la plus proche de l’image et de la ressemblance de Dieu…œuvre qu’Il a crée.

(A ce titre, ne mettons pas, non plus et à l’inverse, Marie devenant l’égale de Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit…elle reste Sa créature et Lui doit Adoration…mais, elle est l’œuvre la plus parfaite de la création de Dieu (l’homme est la perfection de la création, et Marie est la perfection de l’homme), et à ce titre est devenue la nouvelle « Eve » participante à La Rédemption de l’humanité avec Son Fils Jésus, le nouvel « Adam »…Adam et Eve, par leur désobéissance à Dieu, ont condamné l’humanité à l’Enfer éternel…mais Jésus et Marie, par leur obéissance à Dieu, ont ré-ouvert le Ciel à toute l’humanité qui le désire).

Lecture.
Sainte Marie, Mère du Seigneur, ta Foi nous guide.
Terre du ciel, tourne ton regard vers tes enfants.
La route est longue et sur nous descend la nuit :
intercède pour nous auprès du Christ, Terre du ciel !
(Cantique byzantin-slave à la Mère de Dieu).

Prière.
Ouvre à tes serviteurs, Dieu très bon, tes richesses de grâce ; puisque la maternité de la Vierge Marie fut pour nous le commencement du Salut, que la Fête de sa nativité nous apporte un surcroît de Paix.     

Ajouter un commentaire

Date de dernière mise à jour : 08/09/2018