Jeudi 24 Décembre 2009, messe de la nuit (Fête de La Nativité de Jésus)…3ème Partie.

Mais si je regarde au travers de la lentille d’Amour de Dieu, comme nous pouvons le voir au travers des différents évènements qui ont entourés La Naissance de Notre Sauveur (et comme cela m’est arrivé un nombre infini de fois), alors je peux dire que j’ai assisté là à L’Infinie Prévenance et Tendresse de Dieu qui a permis que je ne sois pas mouillé par la pluie qui arrivait.

Alors je ne peux que dire avec les Anges :

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,1-14.
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et Paix sur la terre aux hommes qu'il aime. »

Mais combien oublient de rendre Gloire à Dieu pour tous les bienfaits dont Il nous comble… voir même simplement le remercier…à l’image des 10 lépreux venant demander à Jésus de les guérir…et dont un seul est revenu pour dire « merci », alors que les dix avaient été guéris !!!

Je vous rappelle ce que j’écrivais dans ma Réflexion suivante :

Extrait de ma Réflexion n°25 : Savoir dire Merci.

Sachons remercier Dieu en toute occasion et encore plus quand nous bénéficions de Ses Bienfaits surnaturels tel que une guérison (même s’il a fallu passer par le médecin pour cela…médecin qui a été mis sur notre route par Le Seigneur et inspiré pour nous soigner par L’Esprit Saint) ou autre chose exceptionnelle.

Dans Saint Luc (17,11-19) Jésus guérit 10 lépreux qui étaient venu à Sa rencontre pour implorer Sa Pitié (cela nous savons le faire, même si le reste du temps nous ne voulons pas entendre parler de Dieu !!!).

Jésus leur demande une chose : « Allez vous montrer aux Prêtres »…ils ont su tous obéir, et comme ils ont su obéir avec Foi, sans voir de guérison au préalable …ils furent tous guéris en chemin.

Mais un seul sur les dix revint sur ses pas en Glorifiant Dieu à haute voix (tout le monde pouvant ainsi l’entendre et voir qu’il rendait Gloire à Dieu) et tomba sur la face aux pieds de Jésus (montrant à tous Son Adoration pour Jésus en qui il reconnaît Dieu, Le Dieu Unique en trois personnes), en le remerciant.

Or c’était un samaritain !!!....Ce qui a fait dire à Jésus cette très dure parole :

Il ne s’est trouvé, pour revenir rendre Gloire à Dieu, que cet étranger !!!...auquel Il dit : « Relève toi, va, ta Foi t’a sauvé »

Parce que cet étranger, après avoir imploré l’aide de Dieu, a su reconnaître le miracle fait par Dieu, faire demi-tour en Lui rendant ouvertement Gloire au milieu de tous, s’incliner devant Jésus en totale Adoration, et le remercier de toute son âme (pas seulement en parole), alors son âme a été sauvé et vivra éternellement auprès de Dieu dans son Royaume (sauf, si volontairement, il rejette Dieu par la suite pour retomber encore plus bas….mais s’il a déjà en lui La Grâce de Dieu, L’Humilité d’avoir su revenir en s’inclinant, en Adorant, en Glorifiant Dieu et en le remerciant. …alors il a toutes les vertus pour rester sur le chemin de L’Amour de Dieu).

Mais pour les autres qui ont su demander, implorer Dieu de les guérir, et qui une fois leur demande exaucée, oublie aussitôt Dieu, alors c’est la porte ouverte où Satan s’engouffre pour tuer définitivement ces âmes…et ces personnes risquent d’être mortes avant même que leur corps devenu guéri n’expire leurs derniers souffles.

Leur corps sera vivant et en bonne santé, leur permettant de se vautrer dans la luxure qu’ils ne pouvaient prétendre auparavant vu leurs états (avec leurs corps ayant la lèpre…et leur désirs inassouvis depuis si longtemps !!!), mais leur âme pourrira avec cette lèpre bien plus dangereuse, et ils seront des cadavres dont seul les corps pourront bouger…et quand ils expireront, leur âme risquera de les conduire directement dans des souffrances éternelles, en enfer.

Amour, Humilité, Miséricorde, Compassion, Tendresse, Sacrifices Agréables à Dieu offerts en offrande d’Amour….sachons et désirons vivre cela avec l’aide du Saint Esprit et de La Très Sainte Vierge Marie.

Mais n’oublions jamais de savoir dire Merci à Dieu, de l’Aimer plus que tout, de l’Adorer (et Lui seul, Dieu en trois personnes, Le Père, Le Fils et Le Saint Esprit, mais L’Unique Dieu) et de Lui rendre Gloire en tout temps et aux yeux de tous. 

J’aimerais maintenant aborder un autre point qui est tout aussi important. Celui de La Venue au monde de Jésus dans cette caverne…celui de La Venue au monde de Jésus dans notre âme.

Pour cela j’aimerais vous faire partager d’abord les images révélées par Jésus à Maria Valtorta et que l’on retrouve dans L’Evangile de ce jour…afin de mieux comprendre ce qui se passe alors dans notre âme…et dans tout notre être.

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,1-14.
L'ange du Seigneur s'approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d'une grande crainte,
mais l'ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple.

Et soudain, il y eut avec l'ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime. »

Dans la caverne au moment de La Naissance de Jésus :

"Tu ne dors pas, Marie ?" demande-t-il. Il le demande trois fois, jusqu'à ce qu'elle en prenne conscience et réponde : "Je prie."

"Tu n'as besoin de rien ?"

"Non, Joseph."

"Essaie de dormir un peu, de reposer au moins."

"J'essaierai, mais la prière ne me fatigue pas."

"Adieu, Marie."

"Adieu, Joseph."

Marie reprend sa position. Joseph pour ne plus céder au sommeil s'agenouille près du feu et il prie. Il prie avec les mains qui lui couvrent le visage. Il ne les enlève que pour alimenter le feu et puis il revient à sa brûlante prière. A part les crépitements du bois et le bruit du sabot de l'âne, qui de temps en temps frappe le sol, on n'entend rien.

Un faisceau de lumière lunaire se glisse par une fissure du plafond et semble une lame immatérielle d'argent qui s'en va chercher Marie. Il s'allonge peu à peu à mesure que la lune s'élève dans le ciel et l'atteint finalement. Le voilà sur la tête de l'orante. Il la nimbe d'une blancheur éclatante.

Marie lève la tête comme pour un appel du ciel et elle s'agenouille de nouveau. Oh ! Comme c'est beau ici ! Elle lève sa tête qui semble resplendir de la lumière blanche de la lune, et elle est transfigurée par un sourire qui n'est pas humain. Que voit-elle ? Qu'entend-elle ? Qu'éprouve-t-elle ? Il n'y a qu'elle qui pourrait dire ce qu'elle vit, entendit, éprouva à l'heure fulgurante de sa Maternité. Je me rends seulement compte qu'autour d'elle la lumière croit, croit, croit. On dirait qu'elle descends du Ciel, qu'elle émane des pauvres choses qui l'environnent, qu'elle émane d'elle surtout.

Son vêtement, d'azur foncé, a à présent la couleur d'un bleu d'une douceur céleste de myosotis, les mains et le visage semblent devenir azurés comme s'ils étaient sous le feu d'un immense et clair saphir. Cette couleur me rappelle, bien que plus légère, celle que je découvre dans la vision du saint Paradis et aussi celle de la vision de l'arrivée des Mages. Elle se diffuse surtout toujours plus sur les choses, les revêt, les purifie, leur communique sa splendeur.

 La lumière se dégage toujours plus du corps de Marie, absorbe celle de la lune, on dirait qu'elle attire en elle tout ce qui peut arriver du ciel. Désormais, c'est elle qui est la Dépositaire de la Lumière, celle qui doit donner cette Lumière au monde. Et cette radieuse, irrésistible, incommensurable, éternelle, divine Lumière qui va être donnée au monde, s'annonce avec une aube, une diane, un éveil de la lumière, un chœur d'atomes lumineux qui grandit, s'étale comme une marée qui monte, monte en immenses volutes d'encens, qui descend comme un torrent, qui se déploie comme un voile...

La voûte, couverte de fissures, de toiles d'araignées, de décombres en saillie qui semblent miraculeusement équilibrées, noire, fumeuse, repoussante, semble la voûte d'une salle royale.Chaque pierre est un bloc d'argent, chaque fissure une clarté opaline, chaque toile d'araignée un baldaquin broché d'argent et de diamants. Un gros lézard, engourdi entre deux blocs de pierre, semble un collier d'émeraude oublié là, par une reine; une grappe de chauves-souris engourdies émet une précieuse clarté d'onyx. Le foin qui pend de la mangeoire la plus haute n'est plus de l'herbe : ce sont des fils et des fils d'argent pur qui tremblent dans l'air avec la grâce d'une chevelure flottante.

La mangeoire inférieure, en bois grossier, est devenue un bloc d'argent bruni. Les murs sont couverts d'un brocart où la blancheur de la soie disparaît sous une broderie de perles en relief. Et le sol... qu'est-ce maintenant le sol ? Un cristal illuminé par une lumière blanche. Les saillies semblent des roses lumineuses jetées sur le sol en signe d'hommage; et les trous, des coupes précieuses, d'où se dégagent des arômes et des parfums.

Et la lumière croît de plus en plus. L'œil ne peut la supporter. En elle, comme absorbée par un voile de lumière incandescente, disparaît la Vierge... et en émerge la Mère.

Oui, quand la lumière devient supportable pour mes yeux, je vois Marie avec son Fils nouveau-né dans ses bras. Un petit Bébé rose et grassouillet qui s'agite et se débat avec ses mains grosses comme un bouton de rose et des petits pieds qui iraient bien dans le cœur d'une rose; qui vagit d'une voix tremblotante exactement comme celle d'un petit agneau qui vient de naître, ouvrant la bouche, rouge comme une petite fraise de bois, montrant sa petite langue qui bat contre son palais couleur de rose; qui remue sa petite tête si blonde qu'on la croirait sans cheveux, une petite tête ronde que la Maman soutient dans le creux de l'une de ses mains pendant qu'elle regarde son Bébé et l'adore, pleurant et riant tout ensemble et qu'elle s'incline pour y déposer un baiser, non pas sur la tête innocente, mais sur le milieu de la poitrine sous lequel se trouve le petit cœur, qui bat, qui bat pour nous... là où un jour sera la blessure. Elle la panse d'avance, cette blessure, sa Maman, avec son pur baiser d'Immaculée.

Le bœuf éveillé par la clarté se dresse avec un grand bruit de sabots et il mugit. L'âne relève la tête et brait. C'est la lumière qui les réveille, mais j'aime penser qu'ils ont voulu saluer leur Créateur pour eux-mêmes et pour tous les animaux.

Joseph aussi, qui comme extasié priait avec autant d'intensité qu'il s'était abstrait de tout ce qui l'entourait, se secoue et entre ses doigts dont il se couvre le visage, il voit filtrer la lumière étrange. Il découvre le visage, lève la tête, se retourne. Le bœuf debout, lui cache Marie, mais elle l'appelle : "Joseph, viens."

Joseph accourt et devant le spectacle s'arrête comme foudroyé de révérence, il va tomber à genoux là où il se trouve. Mais Marie insiste : "Viens, Joseph."

Elle appuie la main gauche sur le foin et tenant de la main droite l'Enfant qu'Elle serre sur son cœur, elle se lève et se dirige vers Joseph qui marche hésitant, pris entre le désir d'avancer et la peur d'être irrespectueux.

Au pied de la couche les deux époux se rencontrent et se regardent en pleurant de bonheur.

 "Viens" dit Marie "offrons Jésus au Père."

Pendant que Joseph s'agenouille, elle, debout, entre les deux poutres qui soutiennent la voûte, élève sa Créature entre ses bras et dit : "Me voici. C'est pour Lui, ô Dieu, que je te dis cette parole. Me voici pour faire ta volonté. Et avec Lui, moi, Marie et Joseph mon époux. Voici tes serviteurs, Seigneur. Que soit accomplie par nous, à toute heure et en toute occasion, ta volonté pour ta gloire et ton amour." Puis Marie se penche et dit : "Prends, Joseph" et Elle offre l'Enfant.

"Moi ! À Moi ! Oh ! Non ! Je ne suis pas digne !" Joseph est tout effrayé, anéanti à l'idée de devoir toucher Dieu.

Mais Marie insiste en souriant : "Tu en es bien digne. Personne ne l'est plus que toi. C'est pour cela que Dieu t'a choisi. Prends-le, Joseph, et tiens-le pendant que je cherche les langes."

Joseph, rouge comme la pourpre, avance les bras et prend le petit bourgeon de chair qui crie parce qu'il a froid. Quand il l'a entre les bras, il ne persiste pas dans l'intention de le tenir par respect éloigné de lui.

Il le serre contre son cœur et éclatant en sanglots : "Oh ! Seigneur ! Mon Dieu !" et il se penche pour baiser ses petits pieds et les sent glacés. Alors, il s'assoit sur le sol, le serre sur son sein.

Avec son habit marron, avec ses mains il s'ingénie à le couvrir, à le réchauffer, à le défendre contre la bise nocturne. Il voudrait bien aller du côté du feu, mais là il y a un courant d'air qui entre par la porte. Mieux vaut rester où il est. Il vaut mieux même aller entre les deux animaux qui les protégeront du courant d'air et donneront un peu de chaleur. Il va se mettre entre le bœuf et l'âne avec les épaules tournées vers la porte, penché sur le Nouveau-né pour lui faire de sa poitrine une niche dont les parois sont une tête grise aux longues oreilles et un grand museau blanc aux naseaux fumants et aux bons yeux humides.

 

Cette Lumière qui envahit toute la caverne « immonde » pour en faire un palais éblouissant, cette Lumière est celle qui envahit notre âme lorsque nous recevons Jésus en nous.

Alors comprenons cette Paix qui nous envahit en pensant à cette Lumière qui pénètre notre âme et transforme tout ce qui s’y trouve en « magnifique merveille ».

A nous alors de rendre Gloire à Dieu…et de prendre soin de Jésus-Bébé qui se sert dans les bras de Sa Très Sainte Maman au milieu de notre âme.

Alors acceptons l’offre de La Très Sainte Vierge Marie qui nous dit, comme Elle l’a dit à Joseph : « Viens, prends Jésus entre tes bras et Adorons ensemble, Offrons Le au Père !!! ».

 

Livre d'Isaïe 9,1-6.
Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; sur ceux qui habitaient le pays de l'ombre, une lumière a resplendi.

Dans la nuit au moment de La Naissance de Jésus :

Plus tard je vois une vaste étendue de campagne. La lune est au zénith et elle cingle tranquille dans un ciel tout constellé. Les étoiles paraissent des clous de diamant enfoncés dans un immense baldaquin de velours bleu foncé. Et la lune rie au milieu avec sa figure toute blanche d'où descendent des fleuves de lumière laiteuse qui donnent une teinte blanche au paysage. Les arbres dépouillés de leur feuillage se détachent plus grands et sombres sur cette blancheur, pendant que les murets qui surgissent çà et là ressemblent à du lait caillé. Une maisonnette, dans le lointain, semble être un bloc de marbre de Carrare.

Sur ma droite, je vois une sorte de hangar qui est construit partie en maçonnerie, partie en bois. De là, sort de temps en temps un bêlement intermittent et bref. Ce doit être des brebis qui rêvent ou qui croient l'aube proche à cause du clair de lune. C'est une clarté, excessive même, tant elle est intense, et qui s'accroît comme si l'astre s'approchait de la terre ou étincelait par suite d'un mystérieux incendie.

Un berger s'avance sur le seuil. Il lève le bras à hauteur du front pour ménager ses yeux et regarde en l'air. Il semble impossible qu'on doive s'abriter de la clarté de la lune, mais elle est si vive qu'elle éblouit, en particulier celui qui sort d'un enclos, d'ordinaire ténébreux. Tout est calme, mais cette clarté est étonnante. Le berger appelle ses compagnons. Ils vont tous à la porte. Un tas d'hommes hirsutes, de tous âges. Il y a des adolescents et d'autres qui déjà blanchissent. Ils commentent le fait étrange et les plus jeunes ont peur, spécialement un garçon d'une douzaine d'années qui se met à pleurer, s'attirant les moqueries des plus vieux.

Mais le pastoureau ne l'écoute plus. Il semble n'avoir plus peur. En effet, il quitte le seuil et s'esquive de derrière les épaules d'un berger musclé derrière lequel il s'était réfugié et sort dans le parc qui se trouve devant le hangar. Il regarde en l'air et marche comme un somnambule ou comme s'il était hypnotisé par quelque chose qui le captive totalement. A un moment il crie : "Oh !" et reste comme pétrifié, les bras légèrement ouverts. Les autres se regardent, étonnés.

"Mais qu'a donc ce sot ?" dit quelqu'un.

"Demain je le ramène à sa mère. Je ne veux pas d'un fou pour garder les brebis" dit un autre.

Et le vieux qui a parlé précédemment dit alors : "Allons voir avant de juger. Appelez aussi les autres qui dorment et prenez des bâtons. Il y a peut-être une mauvaise bête ou des malandrins..."

Ils rentrent, ils appellent les autres bergers et sortent avec des torches et des matraques. Ils rejoignent l'enfant.

 "Là, là" murmure-t-il en souriant. "Au-dessus de l'arbre regardez cette lumière qui arrive. On dirait qu'elle s'avance sur un rayon de lune. La voilà qui approche. Comme elle est belle !"

"Moi, je ne vois qu'une clarté un peu vive."

"Moi aussi."

"Moi aussi" disent les autres.

"Non. Je vois quelque chose qui ressemble à un corps" dit un autre en qui je reconnais le berger qui a donné le lait à Marie.

"C'est un... c'est un ange !" crie l'enfant. "Le voilà qui descend et s'approche... Par terre ! A genoux devant l'Ange de Dieu !"

Un "oh !" prolongé et respectueux s'élève du groupe des bergers qui tombent le visage contre terre et paraissent d'autant plus frappés par l'apparition qu'ils sont plus âgés. Les plus jeunes sont à genoux et regardent l'ange qui s'approche toujours plus, et s'arrête en l'air déployant ses grandes ailes, blancheur de perles dans la blancheur lunaire qui l'enveloppe, au-dessus du mur d'enceinte.

"Ne craignez pas, je ne vous porte pas malheur. Je vous apporte la nouvelle d'une grande joie pour le peuple d'Israël et pour tous les peuples de la terre."

La voix angélique, c'est une harpe harmonieuse qui accompagne des voix de rossignols.

"Aujourd'hui, dans la cité de David, est né le Sauveur."

A ces mots, l'ange ouvre plus grandes ses ailes et les agite comme par un tressaillement de joie et une pluie d'étincelles d'or et de pierres précieuses paraît s'en échapper. Un véritable arc-en-ciel qui dessine un arc de triomphe au-dessus du pauvre parc.

"...le Sauveur qui est le Christ."

L'ange brille d'une lumière plus éclatante. Ses deux ailes, maintenant arrêtées et tendues vers le ciel semblent deux voiles immobiles sur le saphir de la mer, deux flammes qui montent ardentes.

"...Christ, le Seigneur !"

L'ange replie ses ailes de lumière et s'en couvre comme d'un survêtement de diamant sur un habit de perles, il s'incline comme pour adorer avec les bras serrés sur le cœur et le visage qui disparaît, incliné comme il est sur la poitrine, dans l'ombre du haut des ailes repliées.

On ne voit plus qu'une forme allongée et lumineuse, immobile pendant la durée d'un Gloria.

Mais voici qu'il bouge.

Il rouvre les ailes et lève son visage où la lumière s'épanouit en un sourire paradisiaque et il dit : "Vous le reconnaîtrez à ces signes : dans une pauvre étable, derrière Bethléem, vous trouverez un bébé enveloppé dans des langes couché dans une mangeoire d'animaux, parce que pour le Messie, il n'y a pas eu de toit dans la cité de David."

En disant cela, l'ange devient grave, même triste.

 

Mais des Cieux arrive une foule – oh ! Quelle foule ! - une foule d'anges qui lui ressemblent, une échelle d'anges qui descendent dans l'allégresse, éclipsent la lune par leur lumière paradisiaque.

Ils se rassemblent autour de l'ange annonciateur, en agitant leurs ailes, en répandant des parfums, en une harmonie musicale où toutes les voix les plus belles de la création se retrouvent, mais portées à la perfection de leur sonorité.

 

Si la peinture est l'effort de la matière pour devenir lumière, ici la mélodie est l'effort de la musique pour exprimer aux hommes la beauté de Dieu, et entendre cette mélodie c'est connaître le Paradis, où tout est harmonie de l'amour qui de Dieu se donne, se répandant pour réjouir les bienheureux et retourner de ceux-ci à Dieu et Lui dire : "Nous t'aimons !"

 

Le "Gloria" angélique se répand en ondes de plus en plus étendues sur la campagne tranquille, ainsi que la lumière. Les oiseaux unissent leurs chants pour saluer cette lumière précoce et les brebis leurs bêlements pour ce soleil anticipé, comme si les animaux qui saluaient leur Créateur, venu au milieu d'eux pour les aimer comme Homme et en plus comme Dieu.

Le chant décroît, et la lumière aussi pendant que les anges remontent aux Cieux... Les bergers reviennent à eux-mêmes.

Tous ces Anges du Ciel, toute cette Lumière et cette « Harmonie Céleste » unissant les chants et les Lumières des Anges avec les chants des oiseaux et les lumières de la nature…

Alors comprenons qu’il en est de même dans tout notre être (notre âme, notre esprit et notre corps) lorsque Jésus vient en nous.

Il réalise toute cette Harmonie Céleste dans tout notre être et ainsi nous pouvons comprendre que lorsque Jésus vient en nous, nous en sommes tout bouleversé et nous ressentons par tous les pores de notre peau et de notre esprit cette Naissance du Sauveur dans notre âme.

Jésus vient naître dans la caverne « immonde » de notre âme et la transforme en un Palais extraordinaire, les Saints Anges viennent annoncer à notre esprit que Le Sauveur est né, leurs chants et leurs Lumières viennent éblouir notre corps créant une Harmonie Divine et Céleste de tout notre être.

 

Mais ne nous laissons pas « dorloter » par cette sensation qui nous fait tant de bien…et nous fait parfois oublier les dures réalités du quotidien !!!

Prenons exemple sur les bergers qui se sont aussitôt empressés d’aller chercher nourriture et couvertures pour ne pas laisser Jésus et Marie souffrir du froid et de la faim (et là, il ne s’agit pas seulement de Spirituel, mais aussi d’humain, de concret)…

Car Dieu a besoin de nous pour nous entraider les uns les autres…par des actes de Charité concrets.

 

Rappelez-vous ce que ce sont dit les bergers entre eux…et prenons exemple sur eux :

Allons prendre du lait, des fromages, des agneaux et des peaux tannées de brebis. Ils doivent être très pauvres et... qui sait quel froid pour Celui que je n'ose nommer ! Et penser que j'ai parlé à la Mère comme à une pauvre épouse ! ..."

Ils vont au hangar et en sortent, peu après, portant qui des récipients de lait, qui des fromages ronds enveloppés dans des filets de sparterie, qui des paniers avec un agneau bêlant, qui des peaux de brebis apprêtées.

"Moi je porte une brebis qui a eu un agneau il y a un mois. Son lait est excellent. Il pourra leur être utile si la femme en manque.

Je ne voudrais pas terminer cette Réflexion sans rappeler à chacun que tout ce que je viens de dire concernant Jésus venant naître dans notre âme…ne concerne pas que les nouveaux convertis ou ceux qui découvrent Jésus pour la première fois.  

Cela nous concerne tous, que nous soyons jeune converti ou ancien dans La Foi et La Vie Chrétienne, grand Mystique vivant une vie Spirituelle très profonde, etc…

 

Nous sommes tous concernés. La Naissance de Jésus, La Venue de Jésus Bébé dans notre âme nous concerne tous.

N’oublions jamais : Jésus ne vient pas seulement naître dans les âmes qui ne le connaissent pas, mais aussi en chacun, quel que soit le niveau Spirituel (même s’il est « immense ») où nous en sommes et notre ancienneté dans La Foi et La Vie Chrétienne.

Cela nous concerne tous…car L’Amour de Dieu est Infini, La Connaissance de Dieu est Infinie, La Découverte de Dieu est Infinie…

Et nous, nous sommes très limités, alors…Dieu a besoin de naître et de renaître en chacun de nous…pour nous faire découvrir une autre facette de Son Amour, une autre facette de Sa Connaissance, une autre facette de La Découverte de Son Être…

Et Il met sur notre route, quel que soit notre niveau Spirituel, des bergers, des petits, et même parfois de « grands Mystiques » si nécessaire…pour nous nourrir, nous réchauffer et nous faire avancer toujours plus dans la découverte de Son Amour Infini !!! 

Il ne met jamais une seule personne…mais chacun apporte sa « graine » à notre âme (graine qu’il a reçu de Dieu en devenant, au moins pour un temps, un canal ouvert laissant passer La Grâce de Dieu) …et c’est Dieu qui ensuite la recueille au fond de notre âme et la fait ensuite germer en nous.

Il fait ainsi pour que personne ne se dise : « C’est moi qui est conduit cette personne là où elle est arrivée…c’est moi son sauveur !!! ».

Comme beaucoup de personnes ont apporté leurs graines…ils ne peuvent que rendre Gloire à Dieu pour ce qu’Il fait en chacun…car tous reçoivent…aussi bien ceux dont Jésus né (ou re-naît) dans leur âme, que les bergers et petits qui viennent réchauffer Jésus dans le cœur de cette personne…qui reçoivent La Paix de Jésus.

Tous en ressentent Sa Gloire et Son Amour au fond de leur âme, les Saints Anges qui la transmettent à leur esprit, et leurs chants ainsi que leurs Lumières qui éblouissent leur corps.  

EN UNION DE CŒUR, D’AMOUR FRATERNEL ET DE PRIERES.

                                                            PIERRE

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Date de dernière mise à jour : 24/12/2013